Eidos dévoile les premières images de Deus Ex III

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Portrait 2010: Montréal

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Grande métropole et deuxième v i l le au Canada, Montréal est la locomotive économique du Québec. »

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(Montréal) Après deux ans et demi de travail, Eidos Montréal vient de dévoiler les premières images de son jeu Deus Ex III, entièrement produit à Montréal.

Ce sera le premier jeu développé ici par la filiale montréalaise de cette entreprise londonienne qui a ouvert son studio dans la métropole en 2007.

Toutefois, il n'est pas question de dévoiler la date de sortie officielle!

Une telle information relève toujours du secret le mieux gardé pour toute entreprise développant des jeux vidéo, explique Stéphane D'Astous, directeur général d'Eidos Montréal.

«Pour plusieurs raisons, et notamment parce que les fenêtres de lancement pour les jeux sont très compétitives, dit-il. De plus, si on veut un vrai gage de qualité, on dit aux consommateurs que le jeu sortira quand on pensera avoir atteint le niveau que l'on souhaite avoir. On va l'annoncer au cours des prochains mois, mais pour l'instant, on protège notre bébé.»

Il est difficile pour le public de s'imaginer à quel point il est long, coûteux et complexe de développer un nouveau jeu, explique le dirigeant.

«Imaginez le film le plus cher qui a été tourné au Canada ou au Québec, et le budget doit tourner autour de 12 millions, dit-il. Pour un jeu, c'est au minimum le double de ce budget juste en développement, et cela n'inclut même pas la commercialisation. Si on veut l'exprimer en temps de travail, cela équivaut à plus de 2500 mois/homme pour un jeu de première qualité. C'est comme si on avait le tournage de 24 films de l'envergure de Bon Cop, Bad Cop en chantier à Montréal simultanément!»

Deus Ex est un jeu qui évolue dans un univers visuel de type cyber-punk, un peu dans le style de ce que l'on pouvait voir dans le film Blade Runner.

Trois phases

Le développement d'un jeu vidéo passe par trois phases: la conception, la préproduction et la production.

«Nous en sommes aux trois quarts de la production pour Deus Ex, et notre second projet, le jeu Thief, démarré en 2008, est rendu à la préproduction.»

Il va sans dire que le dévoilement de telles images est toujours très attendu des amateurs et scruté à la loupe sur l'internet.

«Les fans de jeux sont des passionnés, ce sont eux qui ont créé les blogues et les forums il y a 10 ans, dit Stéphane d'Astous. Nous avons même un employé à temps plein, que l'on appelle «community manager», dont le poste a été créé dans le but de passer ses journées à visiter les sites de discussion. C'est une sorte d'ambassadeur virtuel, et quand notre deuxième jeu sera plus avancé, il y en aura un autre qui se consacrera à celui-ci.»

Sur le plan mondial, Eidos, fondée à Londres en 1990, est surtout connue pour le jeu Tomb Raider, qui a connu sept versions s'étant vendues à 35 millions d'exemplaires et ayant généré plus de deux milliards de dollars. C'est le studio de San Francisco d'Eidos qui en est responsable.

Son autre jeu le plus connu est Hit Man, vendu à neuf millions de copies et élaboré à Copenhague.

Le studio montréalais, qui compte 285 employés, en est maintenant à la troisième phase d'expansion de son plan d'affaires.

«Quand Eidos a choisi Montréal, nous étions en compétition avec Vancouver et Austin, et l'intention était d'en faire le plus gros studio du groupe. Nous sommes effectivement devenus le plus gros», dit Stéphane D'Astous.

 

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