Trois-Rivières mise sur l'aviation

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Portrait 2010: Mauricie

Portrait 2010: Mauricie

La Mauricie est le berceau de l 'industrialisation au Québec, sinon au Canada. »

(Montréal) Dans sa recherche de diversification de son économie, la Ville de Trois-Rivières mise notamment sur le secteur de l'aéronautique. Au cours des 18 derniers mois, elle a investi près de 10 millions de dollars dans la modernisation et l'amélioration de son aéroport.

L'aéroport de Trois-Rivières, qui appartient à la Ville depuis 1995, dispose dorénavant d'une piste longue d'environ 3000 mètres, ce qui lui permet d'accueillir à peu près tous les types d'avions, sauf le titanesque A-380 d'Airbus. L'endroit s'est également doté d'un nouveau système d'approche de précision, de même que d'un système d'éclairage de pistes tout neuf.

Ces investissements étaient attendus depuis fort longtemps, surtout de la part de Première Aviation. Cette PME de 200 employés se spécialise dans l'entretien et l'inspection de plusieurs types d'aéronefs. Première Aviation souhaite prendre encore de l'expansion.

D'ailleurs, grâce à ses entreprises spécialisées dans le domaine de la fibre de verre, des matériaux composites et du métal (notamment Aerofairings Aérotechniques SEA de même qu'Aviatech services techniques), Trois-Rivières et ses environs se targuent de représenter la plus large concentration d'entreprises dans le domaine de l'aviation au Québec, à l'extérieur du grand Montréal.

Depuis 2002, l'aéroport de Trois-Rivières connaît une croissance importante. La Ville serait d'ailleurs en négociation avec le gouvernement fédéral afin obtenir les services de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA). But avoué: obtenir des vols nolisés en direction notamment de Cuba, de la République Dominicaine et du Mexique.

«Nous devions avoir ces vols nolisés dès cette année, mais l'entente a été annulée. Nous n'avons pas abandonné le projet pour autant. Nous sommes un aéroport intermédiaire. Nous ne visons donc pas la clientèle qui se rend à Montréal, mais plutôt celle qui se rend à Plattsburg ou Burlington», explique Yves Marchand, directeur général de l'organisme Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE).

 

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