Consultation publique sur le bruit des avions

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Portrait 2010: Longueuil

Portrait 2010: Longueuil

En métro, on est à cinq minutes du centre-ville de Montréal. À dix minutes en voiture, parle pont Jacques-Cartier. L'été, on peut même s'y rendre en bateau et à vélo. »

Mme Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil.... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Photo Bernard Brault, archives La Presse

Mme Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil.

(Montréal) Le bourdonnement incessant des avions dérange des résidants de Longueuil. Pour régler le problème, la Ville a tenu une consultation publique.

«Depuis deux ans, des citoyens de plus en plus nombreux se plaignent du bruit grandissant, qui dépasse le niveau que Transport Canada considère tolérable, dit la mairesse Caroline St-Hilaire. Le problème serait lié aux écoles de pilotage.»

Ces enjeux de cohabitation avec les résidants de la région avaient pousser la municipalité à retreindre les mouvements d'appareil durant l'été dernier. Mais il ne s'agissait-là que de mesures temporaires en vue de limiter l'impact des activités de l'aéroport sur les secteurs avoisinants.

Maintenant, la nouvelle mairesse veut régler cette question une fois pour toute en procédant à une vaste consultation publique sur la problématique du bruit aux abords de l'aéroport. Les audiences se tiennent jusqu'à demain. «Il s'agit d'entendre tout le monde qui le souhaitait, dit Mme St-Hilaire. Car toutes les options sont sur la table.»

Rapport en avril

C'est Steve Flanagan, spécialiste des consultations publiques et de la gestion d'enjeux, qui a agi à titre de mandataire.

Son rôle était d'entendre la population pour ensuite formuler des recommandations. Il remettra au plus tard le 20 avril prochain son rapport au comité exécutif.

«Nous allons analyser toutes les options avant de proposer des solutions, dit M.Flanagan. Nous voulons identifier plusieurs mesures atténuantes au niveau du bruit.»

Mais, ajoute-t-il, «il est difficile de dire à cette étape-ci si la réduction du bruit nécessitera une réduction des activités».

Or, tant que cette question ne sera pas clarifiée, elle hantera bien des esprits.

Certains craignent même le pire pour les écoles de pilotage, identifiées comme la source du problème. Ces écoles seraient probablement forcées de déménager si l'utilisation de technologies ultramodernes ou la modification des pistes ne pouvaient régler le problème. «Les écoles de pilotage doivent rester, pense Gordon Levingstone, PDG d'Aérocentre YHU Longueuil. Il faut trouver une façon de les intégrer, une manière d'opérer qui serait plus acceptable.»

Pour sa part, Caroline St-Hilaire insiste sur le fait que la municipalité, qui a demandé 60 millions à Chantiers Canada pour améliorer les infrastructures, aura l'argent nécessaire pour faire des travaux pour atténuer le bruit. «Ce n'est pas le seul aéroport en milieu urbain, dit-elle. Des solutions doivent exister. Il faut les trouver.»

 

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