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Portrait 2010: Longueuil

Portrait 2010: Longueuil

En métro, on est à cinq minutes du centre-ville de Montréal. À dix minutes en voiture, parle pont Jacques-Cartier. L'été, on peut même s'y rendre en bateau et à vélo. »

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Le revirement dans le secteur de l'aérospatiale , survenu en 2009, est préoccupant pour Longueuil.

(Montréal) Après avoir résisté à la crise grâce aux carnets de commandes pleins, l'aérospatiale, un des moteurs de l'économie Longueuilloise, s'est soudainement mise à battre de l'aile. «Le commercial a ralenti, dit Réal Bélanger, vice-président exécutif et chef de la direction financière chez Héroux-Devtek. Tout ce qui touche de près ou de loin l'aérospatiale commerciale est affecté.»

Ce revirement, survenu en 2009, est préoccupant pour Longueuil, car l'aérospatiale est une composante importante et grandissante de l'économie locale. Ce secteur contribue à la recherche, au développement et à l'emploi. Or, Pratt&Whitney Canada a dû remercier en 2009 660 travailleurs à son usine de Longueuil.

Touché de plein fouet par l'appréciation du dollar canadien et les difficultés de l'aviation civile, le leader mondial des moteurs pour avions régionaux et d'affaires et pour hélicoptères a vu ses livraisons chuter de 33% au quatrième trimestre.

Héroux-Devtek, autre poids lourd régional, se tire mieux d'affaire, avec ses activités à 50% militaires. Ses revenus ont néanmoins reculé de 10,4% au troisième trimestre 2009-10. «Nous n'avons pas fait de compressions de personnel, dit M.Bélanger. Nous avons plutôt misé sur le temps partagé.» L'usine de Longueuil, axée essentiellement sur le militaire, a toutefois été épargnée.

D'autres joueurs sur le territoire, nichés dans l'électronique, l'avionique, les télécommunications, les simulateurs, la technologie spatiale, la réparation et la remise à neuf, ou autres, souffrent également.

Bien que la situation ne soit pas encore alarmante à ce stade-ci, si la baisse du trafic aérien se poursuivait, si les reports ou les annulations de commandes se multipliaient, si des événements imprévus (attentat, épidémie...) survenaient, les choses pourraient empirer en 2010.

Mais loin de penser que l'industrie pourrait toucher un nouveau creux, Réal Bélanger s'attend néanmoins à ce qu'un retour à la normale ne se fasse qu'en 2012.

 

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