Trois questions au maire Vaillancourt

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Portrait 2010: Laval

Portrait 2010: Laval

Laval se targue d'être efficace. À la fois ville, municipalité régionale de comté (MRC) et une des 16 régions administratives du Québec, cette île d'environ 246 kilomètres carrés a en effet les coudées franches pour gérer sa destinée. »

Élu conseillermunicipal en 1973, Gilles Vaillancourt occupe le... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Photo Robert Skinner, La Presse

Élu conseillermunicipal en 1973, Gilles Vaillancourt occupe le siège du maire de Laval depuis 1989.

(Montréal) Gilles Vaillancourt est le maire de Laval depuis 1989. Il a fait son entrée au conseil municipal en 1973 à titre de conseiller. Nous lui avons posé trois questions sur le passé, le présent et l'avenir de sa ville.

Q Comment était Laval quand vous avez été porté au pouvoir en 1989?

R La population y était beaucoup moins importante, je dirais qu'il y avait 75 000 résidants en moins qu'aujourd'hui. On était encore à faire de grands efforts pour compléter notre réseau routier. L'un des premiers gestes que j'ai faits à l'époque, ç'a été de créer une pétition de 200 000 noms où l'on réclamait au gouvernement la venue du métro à Laval et la construction d'un pont dans l'est de l'île. On n'a jamais dérogé de notre plan. Aujourd'hui, le métro est là en partie et la construction du pont est en marche. Avec la fusion dans les années 70 des 16 petites municipalités indépendantes qui composaient Laval, nous avons créé une seule ville. Nous avons continué la mise en place de notre plan d'aménagement. Nous avons complété la construction de nos grands axes autoroutiers. Nous sommes ainsi devenus un carrefour important. Je dirais même une espèce de capitale de la rive-nord de Montréal. On a fait d'immenses efforts pour dynamiser nos parcs industriels. On a encore le plus grand parc industriel municipal au Canada. On a été extrêmement actifs sur le plan du développement industriel et commercial, également dans le développement résidentiel. Laval accueille tous les ans beaucoup de nouveaux citoyens. Dans les 10 dernières années, il y a presque 35 000 personnes qui ont choisi de venir partager notre qualité de vie.

Q Comment se porte Laval actuellement?

R Laval est actuellement en croissance. Les mesures de transports en commun qu'on a finalement réussi à obtenir ont changé et vont changer énormément le caractère de Laval. L'arrivée des trois stations de métro sur notre territoire est un facteur déterminant, marquant. Si je prends par exemple l'ancienne Montée du Moulin, à Laval-des-Rapides, il n'y avait là que de vieilles industries qui faisaient du sur-place et qui n'avançaient plus. Ces entreprises se sont maintenant reconverties. On se prépare à aménager entre 1200 et 1500 unités de logement dans ce secteur-là. On va donc y ramener des jeunes familles, y ramener le dynamisme. Laval s'est toujours occupée de demeurer attrayante pour les jeunes familles. Dans nos vieux quartiers où la population vieillit, où les gens quittent pour un condominium ou une résidence de services, on a établi un programme d'accueil pour les jeunes familles, où on donne un crédit sur les droits de mutation et un crédit de taxes de cinq ans pour les améliorations apportées à la résidence. Ces programmes-là nous ont permis d'attirer près de 10 000 familles qui, au lieu d'aller acheter une nouvelle maison ailleurs, ont choisi de s'installer dans des quartiers où les arbres sont matures, où le transport en commun est en place et où il y a des équipements communautaires.

Q Comment entrevoyez-vous l'avenir de Laval?

R Tant que Dieu me prêtera la santé et que j'aurai l'impression que je peux apporter une contribution positive à Laval, c'est sûr que je n'abandonnerai pas, car j'ai la chance d'exercer une fonction que j'apprécie au plus haut point. Laval va continuer à grandir, elle va se doter de grandes infrastructures. Nous avons obtenu deux subventions qui vont nous permettre d'avoir un complexe de glace et un complexe culturel, qui seront reliés ensemble. Ça va être une sorte de mini Centre Bell de 7500 places, qui peut monter jusqu'à 10 000 places. L'Université de Montréal est en train de construire son premier pavillon à Laval, et tout porte à croire qu'elle va probablement en construire un autre. On aura bientôt en chantier une usine de biométhanisation qui va nous permettre de prendre tous les résidus qui peuvent être compostés, en extraire le biogaz et soit produire de l'électricité, soit nourrir de gaz naturel nos autobus. C'est un projet de 121 millions. Il y a aussi Podium, le collège musical de Grégory Charles, un investissement de 8,2 millions. Le Collège Montmorency vient de procéder à un agrandissement de 18 millions, la Cité de la santé vient d'avoir son centre de cancérologie, c'est quelque chose comme 45 millions. Nous avons choisi de moderniser nos usines de production d'eau potable dans un programme de 50-50 avec le gouvernement, et nous allons y investir 185 millions. Le pont de la 25 dans l'est se construit et devrait ouvrir très bientôt. Je vous le dis, l'avenir sera meilleur que le présent qui, lui, est extraordinaire.

 

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