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Une ville, cinq pôles de développement
Photo Robert Mailloux, archives La Presse
À lui seul, le secteur des biotechnologies génère des investissements qui avoisinent les 500millions de dollars par année à Laval.

Stéphane Champagne, collaboration spéciale
La Presse
Avoir su miser sur cinq pôles, cinq secteurs de l'économie qui font de Laval une ville qui brille de plus en plus à l'échelle internationale.
Les cinq pôles en question sont l'industriel, les biotechnologies, les technologies, l'agriculture et le tourisme. Parmi eux, le pôle des biotech, ou le «biopôle» pour les initiés, est assurément celui qui connaît la plus forte croissance, celui qui fait de Laval un joueur à part.
À lui seul, le secteur des biotech génère des investissements qui avoisinent les 500 millions par année.
«Le biopôle, et sa vedette la Cité de la biotech, est le secteur qui a le plus progressé depuis les sept ou huit dernières années. La force de la Cité, c'est qu'elle regroupe plusieurs grandes entreprises (Algorithme Pharma, Roche, Boehringer Ingelheim, Sanofi-Aventis, GSK, LAB Research, etc), mais aussi plusieurs essaimages (spin-offs) qui sont en démarrage à notre centre d'innovation en biotechnologie (CQIB), un incubateur en biotechnologie créé en 1996», explique Pierre Desroches, président et directeur général de Laval Technopole.
La Cité de la Biotech peut également compter sur la présence de l'INRS (Institut national de recherche scientifique), une des 17 universités québécoises.
Le campus lavalois de l'INRS abrite le laboratoire de la professeure Christiane Ayotte, un des laboratoires les plus perfectionnés au monde pour le contrôle du dopage sportif.
La cité de la biotech compte d'ailleurs la plus forte concentration de centres de recherche privés en solutions de maladies virales au Canada.
Bref, Laval est un pôle d'excellence en matière de recherche en santé.
Réputation internationale
La réputation de Laval dépasse donc largement les frontières du Québec, dit M.Desroches. «Nous recevons tous les ans de six à huit délégations d'à peu près tous les pays. Ce qu'ils constatent, surtout dans le secteur du biopôle, c'est qu'il y a une complémentarité des industries en biotech. Ils voient que chez nous, on peut avoir une idée et développer cette même idée jusqu'au bout, jusqu'au stade de commercialisation.»
En 2010, le biopôle va continuer d'être au coeur des préoccupations des dirigeants de Laval. «Car c'est un secteur fragile, très compétitif, où il ne faut jamais baisser la garde. Mais 2010 sera aussi l'année où nous allons nous concentrer sur notre offre de services dans le secteur des technologies. Un secteur qui demeure en forte croissance à l'échelle mondiale et dont nous voulons profiter», dit M.Desroches.
Le PDG de Laval Technopole se fait un devoir de rappeler ce qu'est un pôle.
«Il faut tout d'abord qu'il y ait une masse critique sur place, dit-il, ce qui assure la pérennité du pôle en question. Ensuite, il faut qu'il y ait de la recherche scientifique qui soit faite à l'intérieur, de la recherche de niveau universitaire. Il faut aussi qu'il y ait un grand potentiel de développement. Juste dans le iPôle (pôle des technologies), nous avons 264 entreprises qui sont dans tous les secteurs, que ce soit la fabrication, la recherche, le service a la clientèle.»
Laval compte environ 190 000 travailleurs. Sur une base quotidienne, il y en a 85 000 qui quittent Laval, contre 21 000 qui y entrent.
«Pourquoi y a-t-il autant de gens de l'extérieur de l'île pour venir travailler chez nous chaque jour? C'est parce que plusieurs entreprises autrefois à Montréal ont décidé de prendre de l'expansion et de venir s'établir chez nous, et les emplois ont suivi», résume M.Desroches.
Treize parcs industriels
Par ailleurs, le tissu d'entreprises à Laval est moins fragilisé par rapport à celui d'autres régions du Québec. Sur les 10 648 entreprises comprises sur le territoire de Laval (dont 841 établissements manufacturiers), plus de 50% d'entre elles comptent moins de 10 employés.
Laval compte treize parcs industriels, dont cinq municipaux et huit privés.
«Il nous reste encore 48 millions de pieds carrés de nouveaux sites. On consomme environ un million et demi de pieds carrés par année, ce qui veut dire qu'on en a encore pour 20 à 25 ans de développement. Et même avant cette échéance, on va réorganiser certains parcs industriels qui seront moins à jour dans quelques années», dit le grand patron de Laval Technopole.
Laval, tient à rappeler M.Desroches, est situé à 20 minutes des aéroports Montréal-Trudeau et Mirabel. La construction entre 1965 et 1980 de ses grands axes routiers (la 15, la 640, la 25, la 19 qui sera bientôt prolongée) est un atout de taille pour la ville, dit-il.
Enfin, Laval compte 18 sièges sociaux, dont ceux d'Alimentation Couche-Tard, CIMA", Les Rôtisseries St-Hubert, Les magasins Hart, Dessau, etc.
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