Un gigantesque site d'extraction

Le projet du Lac Bloom démarrera cette année

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Portrait 2010: Côte-Nord

Portrait 2010: Côte-Nord

Mines, barrages, infrastructures: de grands projets sont sur les rails actuellement sur la Côte- Nord et ce n'est qu'un début. »

Consolidated Thompson travaille sur le projet d'extraction de... (Photo fournie par Consolidated Thompson)

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Photo fournie par Consolidated Thompson

Consolidated Thompson travaille sur le projet d'extraction de minerai de fer sur le site du Lac Bloom, près de Fermont, depuis plusieurs années déjà. L'entreprise procède actuellement au rodage de ses équipements.

(Montréal) Environ 750 millions de dollars d'investissements, une production annuelle de 8 millions de tonnes de concentré de fer chaque année, pendant au moins 35 ans: le projet d'extraction de minerai de fer de Consolidated Thompson, qui démarrera cette année sur le site du Lac Bloom, près de Fermont, est gigantesque.

«C'est la première mine de fer ouverte dans la région depuis 35 ans! C'est un gros projet», indique Bernard Gauthier, commissaire industriel à la Corporation de développement économique de Port-Cartier.

La société minière travaille sur le projet depuis plusieurs années déjà et elle procède actuellement au rodage de ses équipements.

«En même temps, nous terminons le raccordement ferroviaire entre la mine et le Labrador ainsi que nos installations portuaires à Sept-Îles. Tout cela devrait être terminé pour le printemps et nous commencerons alors la production», explique Richard Quesnel, président et chef de la direction de Consolidated Thompson.

Déjà, une centaine de travailleurs ont été embauchés et lorsque l'exploitation se fera à plein régime, leur nombre grimpera à 250, voire 275, sur le site de la mine, en plus de la trentaine d'employés dans les installations ferroviaires et portuaires.

L'entreprise minière a injecté plus de 530 millions sur le site de la mine, plus de 110 millions pour le chemin de fer qui servira à transporter le minerai et plus de 100 millions dans ses installations portuaires de Sept-Îles qui serviront à l'expédier. Des sommes considérables.

Mais pourquoi extraire ce minerai de fer maintenant, alors qu'il dormait dans le sous-sol québécois depuis si longtemps? Une question d'offre et de demande.

«À la fin des années 90, le fer se vendait de 20 à 25$ la tonne, alors qu'en 2009, il se vendait 60$ la tonne. De plus, cette année, on anticipe encore une hausse de 40%», affirme M. Quesnel.

La raison? La forte augmentation de la demande des pays émergents.

«Nous avons d'ailleurs déjà vendu sur le marché asiatique nos sept premières années de production, soit 8 millions de tonnes par année», ajoute-t-il.

 

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