- Accueil >
- Affaires >
- Portfolio >
- Développement économique régional >
- Côte-Nord >
- Le volume d'activités augmentera de 65%
Investissements majeurs au port de Sept-ÃŽles
Le volume d'activités augmentera de 65%
Photo André Pichette, archives La Presse
De grosses affaires se brassent au port de Sept-Îles. «Il faut revenir aux années 70 pour retrouver un tel essor », indique le PDG, Pierre Gagnon.

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse
«Il faut revenir aux années 70 pour retrouver un tel essor. On atteindra près de 40 millions de tonnes manutentionnées annuellement, ce qui est l'équivalent de tout le volume qui transite chaque année dans la voie maritime du Saint-Laurent vers les Grands Lacs», indique Pierre Gagnon, président-directeur général du port de Sept-Îles.
L'arrivée de quelques acteurs importants explique cette effervescence.
La semaine dernière, le port de Sept-Îles a annoncé la conclusion de deux ententes avec les sociétés minières Labrador Iron Mines Limited et New Millenium Capital Corp. pour permettre l'expédition de leur production de Schefferville et du Labrador par les installations du terminal de Pointe-Noire.
Ensemble, ces deux ententes représentent un volume annuel de plus de 7 millions de tonnes.
Elles viennent s'ajouter à l'entente signée avec Consolidated Thompson l'automne dernier pour expédier le minerai de fer qu'elle extraira de son site du Lac Bloom.
La compagnie est en train d'aménager ses installations d'entreposage et de manutention au terminal Pointe-Noire, un investissement de plus de 100 millions.
Dès l'an prochain, Consolidated Thompson expédiera huit tonnes de minerai de fer chaque année à partir du port de Sept-Îles.
Investissements d'Ottawa
Pour que ces activités importantes soient possibles, le port de Sept-Îles doit également effectuer des travaux pour optimiser ses installations du terminal Pointe-Noire.
Des travaux terrestres à proximité du quai 31, pour aménager un centre de transbordement maritime de marchandise en vrac, ainsi que des travaux visant à agrandir le quai d'une soixantaine de mètres doivent être réalisés d'ici décembre.
La semaine dernière, John Baird, ministre des Transports et de l'Infrastructure du Canada, s'est d'ailleurs rendu sur place pour annoncer qu'il s'engageait à payer la moitié de la facture évaluée à 10 millions grâce à son Fonds de stimulation de l'infrastructure.
«Ces investissements permettront de tripler le volume d'activités au terminal Pointe-Noire. C'est très important considérant le grand essor que connaît actuellement l'industrie minière dans la région», affirme Pierre Gagnon.
Cet investissement de 5 millions du gouvernement du Canada s'ajoute à celui de 4,5 millions qu'il s'est engagé à verser en juillet pour l'optimisation du quai 30, un projet d'une valeur totale de 9 millions.
Ces sommes s'ajoutent également aux 15 millions que le gouvernement fédéral a promis en septembre pour financer la moitié des travaux d'augmentation de la capacité du terminal La Relance, qui dessert principalement les activités de l'Aluminerie Alouette.
Un silo additionnel sera construit avec un système de distribution de matière.
On augmentera également la capacité des équipements de déchargement et d'expédition, pour un investissement total de 30 millions.
«L'Aluminerie Alouette est la plus grande en Amérique. C'est vraiment un chef de file à travers la planète et si elle veut prendre encore plus d'expansion, il faut suivre», indique M. Gagnon.
Grâce à toutes ces ententes, le port de Sept-Îles deviendra le deuxième port en importance au Canada en terme de volume manutentionné.
Quai en eau profonde
Et ce n'est pas terminé. L'autorité portuaire souhaite aménager un quai en eau profonde pour différents usagers, entre le terminal de Pointe-Noire et celui de La Relance. Le quai pourrait accueillir des bateaux de plus de 300 000 tonnes.
On est actuellement à chercher des partenaires financiers pour ce projet évalué à plus de 200 millions.
Comme cela a été le cas pour ses autres projets d'infra-structure, le port de Sept-Îles espère pouvoir compter sur le gouvernement fédéral pour financer la moitié du projet. Le quai pourrait être construit d'ici 2012.
Le port de Sept-Îles génère des retombées économiques annuelles de près de 1 milliard de dollars.
Croisières internationales
En mai dernier, le port de Sept-Îles a accueilli son premier navire de croisière internationale. Le premier, mais certainement pas le dernier.En compagnie de ses partenaires, la Ville de Sept-Îles et le Conseil de bande Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, le port de Sept-Îles avait profité de l'occasion pour annoncer la conclusion d'une entente de partenariat financier avec les gouvernements fédéral et provincial pour la réalisation du quai des Croisières, un projet d'infrastructure de plus de 20 millions de dollars.
"C'est un beau projet de partenariat entre la municipalité, la communauté innue et le port. C'est aussi très structurant pour les communautés de la région parce que cela permet de mieux nous faire connaître au niveau international, de renforcer l'offre touristique et de créer de l'emploi", affirme Pierre Gagnon, président-directeur général du port de Sept-Îles.
Le nouveau quai pourra accueillir des navires de plus de 2500 passagers et de 315 mètres de long.
En plus de ces travaux d'infrastructures portuaires, les aménagements touristiques de la Ville de Sept-Îles et de la communauté innue seront améliorés.
D'ailleurs, pour attirer un maximum de bateaux de croisières internationales, Sept-Îles mise principalement sur l'intérêt de la culture innue.
"Un train amène les visiteurs sur le site d'interprétation de la culture innue où ils peuvent voir un campement traditionnel et découvrir le mode de vie de cette communauté", indique M. Gagnon.
Les travaux du quai des Croisières devraient se terminer à l'automne et déjà , des bateaux ont prévu accoster en octobre.
En 2009, le port de Sept-Îles a accueilli trois navires de croisières internationales, pour un total de plus de 5000 passagers.
Â
Partager |
|
Tweet |
|
publicité
publicité
publicité
publicité
