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Étude sur l'attractivité des villes au Canada
Lévis au premier rang au Québec
Photo Laetitia Deconinck, Archives Le Soleil
Lévis s'est classée première ville au Canada dans la catégorie de l'habitation. Cette note a été obtenue en évaluant le pourcentage des revenuspar ménage consacré soit à l'hypothèque ou à la location d'un logement, ainsi que le pourcentage de domiciles nécessitant des réparationsmajeures. Il en ressort que Lévis est l'une des villes au pays où il en coûte le moins cher pour se loger.

Caroline Rodgers, collaboration spéciale
La Presse
L'étude, intitulée City Magnets, avait pour objectif de mesurer le pouvoir d'attraction des 50 plus grandes villes au pays en fonction de 41 indicateurs répartis en sept catégories: l'économie, la société, la santé, l'environnement, l'innovation, l'éducation et l'habitation.
Quand on parle de pouvoir d'attraction, il s'agit d'un ensemble de facteurs faisant en sorte que la population mobile ait envie d'aller vivre ou non dans une ville.
Les villes ont aussi obtenu une note de performance, soit A, B, C ou D. Globalement, Lévis a obtenu un B.
Des notes ont aussi été attribuées pour chacune des sept catégories. Lévis a obtenu un «A» et s'est classée première ville au Canada dans la catégorie de l'habitation. Cette note a été obtenue en évaluant le pourcentage des revenus par ménage consacré soit à l'hypothèque ou à la location d'un logement, ainsi que le pourcentage de domiciles nécessitant des réparations majeures.
Il en ressort que Lévis est l'une des villes au pays où il en coûte le moins cher pour se loger!
Selon l'étude, moins de 12% des revenus par ménage sont consacrés à l'hypothèque, tandis qu'un locataire dépense autour de 18% de son revenu pour louer son appartement.
Par ailleurs, Lévis est mentionnée comme la ville ayant le taux de chômage le plus bas au Canada, avec 3,6% pour l'année de référence utilisée, 2006.
Elle se classe au troisième rang canadien pour la proximité des bibliothèques, et au quatrième rang le plus bas en ce qui concerne les crimes violents.
Elle se classe aussi dans le premier quartile en ce qui concerne la proximité des musées, la proportion de la population sous le seuil de la pauvreté et l'égalité des revenus entre les sexes.
Toutefois, certains éléments sont préoccupants, en particulier dans le domaine de la santé. Lévis arrive au quatrième quartile en ce qui concerne le nombre de lits d'hôpitaux et de médecins spécialistes par 100 000 habitants.
Elle est également dans le quatrième quartile pour la croissance de la productivité et la diversité de la population.
«Globalement, nous sommes très heureux de la note attribuée à Lévis, indique-t-on à la Direction du développement à la Ville de Lévis. Au plan économique, Lévis obtient un résultat comparable ou supérieur aux autres villes au Québec. Pour la santé, nous sommes préoccupés par le taux plus faible de médecins au prorata de la population, mais il semble que cela soit le fait des villes qui ont connu une croissance importante. Là où Lévis est moins notée, notamment l'innovation, les transports en commun et l'immigration, des avancées concrètes ont été observées l'an dernier.»
Sur les 50 villes figurant au classement, on en retrouve neuf au Québec.
À l'échelle canadienne, Lévis se classe juste après Halifax, et devant Regina. Elle est suivie de près par Québec (19e au Canada, 2e au Québec), Sherbrooke (21e au Canada et 3e au Québec) et Gatineau (23e au Canada, 4e au Québec. Montréal se classe au 35e rang canadien et au cinquième rang québécois. Les autres villes au classement sont Laval, Trois-Rivières, Saguenay et Longueuil.
Les six villes arrivant en tête du classement canadien sont respectivement, dans l'ordre: Calgary, Waterloo, Ottawa, Richmond Hill, Vancouver et Saint John's.
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