Centre d'escalade Délire et Délire prises d'escalade: deux entreprises, une seule passion

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Portrait 2013: Québec Capitale-Nationale

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De l'extérieur, il serait facile de réduire les investissements majeurs de la Capitale-Nationale à la seule construction de l'amphithéâtre de 400 millions. Bien que ce projet tienne particulièrement à coeur au maire Régis Labeaume, il ne s'agit que de l'arbre qui cache la forêt. Une récente compilation des chantiers de la région métropolitaine de Québec fait état de 190 projets en cours de réalisation. »

Pour répondre aux exigences de la fédération, le... (Photo gracieuseté Lisa Lajoie)

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Photo gracieuseté Lisa Lajoie

Pour répondre aux exigences de la fédération, le nouveau mur de vitesse du centre d'escalade Délire commence à 20 centimètres du sol, il a trois mètres de large et 15 mètres de hauteur. C'est le mur le plus haut de tous les centres d'escalade à Québec.

Julie Roy, collaboration spéciale
La Presse

Lorsqu'ils ont commencé à pratiquer l'escalade, il y a une quinzaine d'années, Jean-François Beaulieu, 35 ans et sa conjointe, Lisa Lajoie, 31 ans, ont découvert un sport et une passion qui allait changer leur vie. Ils sont devenus si mordus de cette activité qu'ils ont créée pas une, mais deux entreprises dédiées à cette discipline. De fil en aiguille,

Délire prises d'escalade, une manufacture spécialisée dans la fabrication de prises d'escalade et le Centre d'escalade Délire, situé aux Galeries de la Canardière à Québec, ont fait leurs preuves et atteignent maintenant des sommets. L'année 2012 a d'ailleurs été un point culminant, car quasi simultanément, ces entrepreneurs ont agrandi leur usine de fabrication et ont doté leur centre d'installations de calibre international.

S'ils ont réalisé de tels investissements, c'est qu'ils ont plusieurs objectifs en tête. Le Comité international olympique (CIO) doit en effet décider cette année si l'escalade deviendra une discipline olympique. Dans le but de donner aux athlètes élites d'ici un outil d'entraînement conforme aux normes de la Fédération internationale d'escalade sportive, ils ont aménagé un mur de vitesse, un investissement de près de 60 000 $. « Nous avons toujours fait de la compétition et nous croyons que c'est notre devoir de s'impliquer dans la formation de jeunes athlètes prometteurs », souligne Lisa Lajoie, maman de deux jeunes enfants en bas âge.

Croire en la jeunesse

Si la réussite des jeunes leur tient tant à coeur, c'est sans doute parce qu'eux-mêmes ont eu du mal à démarrer leurs entreprises, faute de soutien économique. « Nous avons commencé en 2004 à fabriquer des prises d'escalade dans notre quatre et demi à Sainte-Foy avec 50 moules, raconte Mme Lajoie. Lors de nos débuts personne ne voulait nous prêter ni nous assurer parce nous fabriquions un produit qui n'était pas commun. »

À force de travail, ils ont gravi les échelons un à un. Ils se sont inscrits à tous les concours d'entrepreneuriat existants. Ils ont remporté une bourse de jeunes promoteurs et ont réussi à convaincre le Centre local de développement (CLD) de Québec d'investir dans leur projet. « Le CLD de Québec a été le premier à nous soutenir », mentionne Mme Lajoie. Depuis, l'entreprise n'a cessé de grandir. Elle s'adonne maintenant à la construction de structures artificielles clé en main pour des écoles, des centres sportifs et autres. Elle a doublé ses effectifs en 2012 et possède un catalogue de 400 moules différents. Tous les ans, les jeunes entrepreneurs se renouvellent. « Nous sortons de 20 à 30 moules par an et nous peaufinons ceux que nous avons déjà. Nous connaissons notre sport et je crois sans me tromper que nous sommes les seuls à être manufacturiers et utilisateurs », soutient Mme Lajoie. La prochaine étape qu'ils comptent franchir est l'exportation vers les États-Unis, un processus qui serait déjà enclenché.

Le centre d'escalade, un autre début difficile

Il n'y a pas que l'usine de fabrication qui a été difficile à mettre sur pied. L'inauguration du centre d'escalade Délire en 2007 n'a pas été de tout repos. « Le centre l'Escaladium venait tout juste de fermer ce qui laissait un gros marché à combler, raconte Mme Lajoie. On s'est dit que c'était le temps pour nous, mais démarrer une telle entreprise représentait un coût de 315 000 $. Nous n'étions pas en mesure de mettre la mise de fonds. » Ce détail n'allait tout de même pas les arrêter. Ils ont encore une fois participé à des concours, sollicité amis et parents et trouvé un nouvel investisseur. « Notre ami Vincent Légaré est copropriétaire avec nous. Mes parents et ma soeur nous ont donné un bon coup de main. Nous avons aussi 10-12 amis qui ont investi comme actionnaire 1000 $ chacun », raconte Mme Lajoie.

Aujourd'hui, leur ténacité a porté fruit, car le centre d'escalade est une entreprise à succès où se réunissent des gens de tous les âges et de tous les calibres. Ils espèrent maintenant qu'il sera le berceau de futurs champions olympiques.

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