Poêles et cheminées: SBI diversifie sa production

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Portrait 2013: Québec Capitale-Nationale

Portrait 2013: Québec Capitale-Nationale

De l'extérieur, il serait facile de réduire les investissements majeurs de la Capitale-Nationale à la seule construction de l'amphithéâtre de 400 millions. Bien que ce projet tienne particulièrement à coeur au maire Régis Labeaume, il ne s'agit que de l'arbre qui cache la forêt. Une récente compilation des chantiers de la région métropolitaine de Québec fait état de 190 projets en cours de réalisation. »

Le président de SBI-Fabricant de poêles international inc.... (Photo fournie par SBI)

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Photo fournie par SBI

Le président de SBI-Fabricant de poêles international inc. Marc-Antoine Cantin (à gauche) et son frère le directeur des opérations Jean-François Cantin (à droite) devant le siège social de SBI à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Florence Tison, collaboration spéciale
La Presse

SBI - (Stove Builders International inc.- Fabrication de poêles international inc.) construit des cheminées pour la première fois de son histoire. La nouvelle production est possible grâce à la coentreprise Cheminées Olympia du Canada créée en septembre dernier et dont SBI est propriétaire à 75%.

SBI se spécialisait auparavant uniquement en poêles, foyers et chauffage central à combustible solide, c'est-à-dire à bois ou granules de bois. «Dans cette ligne-là, on est dans le top 5 des entreprises en Amérique du Nord,» souligne le président de SBI Marc-Antoine Cantin. La PME de Saint-Angustin-de-Desmaures emploie déjà plus de 200 employés au Québec.

La production de cheminées et de ses accessoires va bon train, le site web se crée en ce moment et SBI sort bientôt un premier catalogue de 500 éléments sous la marque Ventis. «À maturité, on parle de 5000 items dans la gamme d'ici cinq ou six ans,» selon M. Cantin, 38 ans.

Les délais n'auraient pas été aussi courts sans la création en septembre de la coentreprise Cheminées Olympia avec la société américaine Olympia, spécialisée dans les cheminées. «Développer un catalogue de produits, ça nous aurait pris 15 ans, explique M. Cantin. Là, on a accès à toute la propriété intellectuelle d'Olympia.»

Les détails de l'entente donnent à SBI l'usage de l'expertise et des modèles de cheminées d'Olympia afin de les commercialiser au Canada et dans ses autres marchés, comme en Australie et au Brésil. «On vend déjà nos propres produits aux États-Unis, note M. Cantin, mais c'est sûr qu'on ne fera pas compétition à Olympia sur le même marché des cheminées. C'est dans l'entente.»

Plus d'emplois pour Québec Capitale-Nationale

«Ça va créer des emplois, parce que l'on va tout fabriquer ici, indique Marc-Antoine Cantin.

On va peut-être avoir des ventes d'un million la première année, mais on espère aller chercher entre 15 et 20 millions de chiffre d'affaires en 10 ans. Ça peut représenter une quarantaine d'emplois.»

Toute une différence par rapport aux débuts de la famille Cantin, qui en 1999 a repris SBI, Drolet Poêles et foyers à l'époque. «On est quand même une jeune entreprise, remarque Marc-Antoine Cantin. Lorsqu'on a acheté, le chiffre d'affaires était de 5 millions. Maintenant, c'est de 40 millions. On a créé des emplois, tout est fabriqué ici. Des PME détenues par des intérêts québécois qui font au-dessus de 25 millions de chiffre d'affaires, il n'y en a pas tant que ça!»

Avant de devenir entrepreneurs, Marc-Antoine Cantin était comptable agréé à Montréal et son frère Jean-François Cantin, ingénieur civil à Chambly. «On était tannés de notre emploi, se souvient Marc-Antoine Cantin. On avait des compétences complémentaires, mon frère et moi. Mon père a décidé de nous prêter l'argent pour acheter une entreprise, qui est maintenant SBI. Les actionnaires voulaient rester impliqués, mais pas dans la gestion. Ils ont accepté de nous vendre 60% de l'entreprise.»

Après son achat par la famille Cantin, SBI ajoute toujours des cordes à son arc en absorbant d'autres entreprises en difficulté et profitant ainsi de leurs expertises respectives. Ce qui explique la croissance rapide de la PME.  Par exemple, l'achat de Foyers Valcourt de Saint-Jean-sur-Richelieu lui permet de mettre la main sur le chef de file québécois en appareils décoratifs de haute efficacité à dégagement zéro.

Le succès ne monte pas à la tête des Cantin, qui partagent  volontiers leur expérience en affaires avec les jeunes entrepreneurs de Québec-Capitale nationale.

«Ce sont des propriétaires très impliqués, assure Alain Kirouac, président de la Chambre de commerce de Québec. Par exemple dans le programme d'entrepreneuriat, Marc-Antoine Cantin a accepté de jouer le jeu et devient le coach d'autres entrepreneurs qui vivent des situations particulières. Il ne se contente pas de réussir, il est capable de redonner également.»

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