Portrait 2013: Nord-du-Québec

Après les mines, l'industrie forestière redémarre

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Portrait 2013: Nord-du-Québec

Portrait 2013: Nord-du-Québec

On parle des besoins de main-d'oeuvre dans le secteur minier depuis des années dans le Nord-du-Québec, mais voilà que l'industrie forestière se met aussi de la partie. En plus de bénéficier de la reprise économique, de nouveaux projets sont en cours de réalisation, notamment celui de l'ancienne usine Domtar de Lebel-sur-Quévillon rachetée par Fortress Paper, qui produira de la pâte destinée à la fabrication de rayonne. »

On parle des besoins de main-d'oeuvre dans le secteur minier depuis des années... (Illustration Daniel Riopel La Presse)

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Illustration Daniel Riopel La Presse

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse

On parle des besoins de main-d'oeuvre dans le secteur minier depuis des années dans le Nord-du-Québec, mais voilà que l'industrie forestière se met aussi de la partie. En plus de bénéficier de la reprise économique, de nouveaux projets sont en cours de réalisation, notamment celui de l'ancienne usine Domtar de Lebel-sur-Quévillon rachetée par Fortress Paper, qui produira de la pâte destinée à la fabrication de rayonne.

«Cela deviendra un projet majeur pour la région avec la création de 300 emplois», affirme Cyrille Djoman, économiste au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec.

«C'est un indicateur du potentiel que représente la diversification pour l'industrie forestière», remarque Alain Coulombe, directeur général adjoint au développement économique à la Société de développement de la Baie-James.

Le Nord-du-Québec a relativement bien traversé la crise dans ce secteur d'activité en comparaison avec d'autres régions de la province.

«Toute l'industrie forestière a connu un répit au cours des dernières années, mais grâce à deux entreprises privées, Chantiers Chibougamau, qui travaille dans les produits à haute valeur ajoutée, et la scierie Barrette, la région a pu maintenir certains emplois, explique M. Djoman. Maintenant, nous ne sommes plus dans le maintien, mais dans la création d'emplois.»

«La scierie Eacom, à Matagami, est aussi un acteur important qui a repris ses activités depuis plusieurs mois, ajoute M. Coulombe. De plus, alors qu'on voit une reprise des mises en chantier aux États-Unis et une croissance soutenue du prix du bois d'oeuvre, Resolu a annoncé un investissement de 9 millions dans son usine à Lebel-sur-Quévillon.»

Il y a longtemps que l'industrie forestière n'avait pas annoncé autant de bonnes nouvelles. La crise a toutefois laissé des traces.

«Plusieurs travailleurs ont quitté l'industrie et, dans les écoles, le domaine n'a pas été très populaire auprès des jeunes, remarque M. Coulombe. Il faudra se donner une stratégie au Québec pour s'assurer d'avoir l'expertise pour saisir les enjeux de développement.»

L'industrie minière continue pour sa part sur sa lancée avec plusieurs projets majeurs, dont la mine d'or Éléonore de Goldcorp, à 350 km au nord de Matagami.

«La production est prévue pour 2014, mais déjà, on y trouve environ 600 travailleurs», affirme Cyrille Djoman.

La construction de la mine de diamants de Stornoway près des monts Otish, à 350 km au nord de Chibougamau, doit aussi commencer prochainement. La production est prévue pour 2015 et on prévoit embaucher 450 travailleurs.

BlackRock Metal prévoit pour sa part lancer prochainement la production d'une mine de fer à 67 km de Chibougamau.

L'enjeu de la main-d'oeuvre

«Nos deux principales industries risquent donc de connaître des cycles assez hauts en même temps. C'est intéressant, mais ça représente des défis», indique M. Coulombe.

Puisque la région est la plus petite du Québec en matière de démographie, les travailleurs devront provenir de l'ensemble de la province. Pour profiter pleinement des retombées économiques de ces projets en développement, les villes ont avantage à amener les travailleurs à s'installer dans la région avec leurs familles pour mettre en valeur l'industrie des services. Or, le manque de logements est criant.

«Les villes, que ce soit Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon ou Matagami, sont très conscientes de l'enjeu et on tente de favoriser la construction domiciliaire. Par contre, pour les sites miniers plus au nord, on ne construit pas de villes: les travailleurs sont logés dans des campements pour travailler plusieurs jours, puis ils retournent chez eux pour y passer leurs jours de congé», explique M. Coulombe.

Les communautés autochtones pourront toutefois jouer un rôle important dans ces projets.

«Des ententes de partenariat ont été signées entre les sociétés minières et les communautés cries situées à proximité des lieux de production, indique M. Coulombe. Je pense à l'entente de Stornoway avec la communauté de Mistissini et à celle de Goldcorp avec la communauté de Wemenji.»

«Les Cris représentent près de 40% des habitants du Nord-du-Québec et leur population est jeune, affirme M. Djoman. Il faut travailler avec eux, mais ils doivent aller chercher les qualifications nécessaires pour les postes à pourvoir. Le centre de formation professionnelle de la Baie-James et le centre d'études collégiales à Chibougamau offrent des programmes d'études en lien avec les besoins.»

Le Nord-du-Québec en chiffres

718 229 km2 : superficie en terre ferme

Principales villes (2011):

Chibougamau (7541 habitants),

Lebel-sur-Quévillon (2159 habitants), Chapais (1610 habitants),

Matagami (1526 habitants)

42 993 (2012): population totale

55,7% (janvier 2013) : taux d'emploi

59,1% (janvier 2013) : taux d'activité

50 600 (janvier 2013) : nombre d'emplois

24 753$ (2011) : revenu disponible des ménages par habitant

5,7% (janvier 2013) : taux de chômage

Sources: Institut de la statistique du Québec, Statistique Canada

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