Premier Aviation: plus présent que jamais à Trois-Rivières

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Ronnie Di Bartolo a fondé son entreprise de... (Photo fournie par Premier Aviation)

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Photo fournie par Premier Aviation

Ronnie Di Bartolo a fondé son entreprise de maintenance d'avion quelques mois après le 11 septembre. Onze ans plus tard, Premier Aviation est l'un des premiers employeurs de Trois-Rivières et n'a cessé de croître.

Anne Gaignaire, collaboration spéciale
La Presse

Premier Aviation vient de tripler la superficie de ses installations à l'aéroport de Trois-Rivières. L'entreprise de maintenance d'avions, en croissance constante, réaffirme sa présence dans la ville et investit pour poursuivre son expansion.

L'entreprise québécoise travaille à plein régime. À tel point qu'elle était à l'étroit dans ses installations de Trois-Rivières (depuis 2002), de Rome, dans l'État de New York (depuis 2010), et de Windsor, en Ontario (depuis 2011). «Nos installations canadiennes étaient constamment combles», confirme Ronnie Di Bartolo, 63 ans, PDG de la société créée en 2002.

Si bien que Premier Aviation vient d'ajouter 104 000 pi2 à ses 46 000 pi2 existants à l'aéroport de Trois-Rivières pour agrandir ses bureaux et ajouter un nouveau hangar. «Maintenant, on a la place pour accueillir un 767», lance fièrement Ronnie Di Bartolo. La piste a également été allongée pour atteindre maintenant 9000 pieds. Une cinquantaine d'employés ont été recrutés. Plusieurs dizaines devraient encore l'être prochainement.

Parallèlement, l'entreprise, qui offre des services d'entretien, de réparation et de révision d'aéronef ainsi que des travaux sur le fuselage et de peinture, a acheté trois lots d'équipements et outils, avec une aide de 1,5 million du gouvernement (sous forme de prêt sans intérêt notamment), afin d'équiper le nouveau hangar.

«Cela nous donnera la possibilité d'avoir des contrats pour des avions sur lesquels on ne travaille pas aujourd'hui», indique le PDG. L'entreprise a d'ailleurs répondu à un appel d'offres des Forces canadiennes pour de la maintenance lourde sur ses aéronefs. Le résultat est attendu pour le mois de mars ou d'avril.

L'étranger dans trois ans

Premier Aviation, qui affiche une croissance de 10 à 15% chaque année, compte parmi ses clients Air Canada (pour les Embraer), WestJet, First Air, Sunwing ou encore Cargojet. Avec ses 545 employés, dont 330 au Québec, la société vise à avoir de nouveaux clients et à augmenter sa collaboration avec ses clients actuels dont Air Canada.

Expansion internationale

Sa priorité est de gagner des parts de marché au Canada et aux États-Unis. Mais elle ne ferme pas la porte à une expansion internationale plus grande. «On envisage de s'ouvrir à l'étranger dans trois ans», affirme le PDG.

En attendant, pour faire croître encore son activité, Premier Aviation réfléchit à offrir de nouveaux services dès la fin de 2013. «Même si on sait qu'on ne pourra pas le faire complètement, on voudrait aller vers le concept de one-stop-shop», explique Ronnie Di Bartolo.

Le PDG a ainsi l'ambition d'offrir le plus grand nombre de services aux compagnies aériennes de façon à devenir leur interlocuteur privilégié et unique pour toute sorte de réparation, travaux et entretien. L'entreprise offre déjà un plus en ayant des services de peinture sur place.

Recrutement difficile

L'un des principaux défis de Premier Aviation, dans un marché concurrentiel qui a vu la disparition d'Aveos l'année dernière, ce sont les ressources humaines. Devant la difficulté de trouver la main-d'oeuvre en nombre suffisant, l'entreprise, depuis plusieurs années, «en lien avec le gouvernement, accueille les équipements d'une formation aérospatiale homologuée», précise le site internet de Premier Aviation. Celle-ci accueille deux classes dans ses hangars afin que les étudiants puissent travailler dans les conditions réelles. «On engage 97% des diplômés», assure M. Di Bartolo, qui a choisi de s'installer, en 2002, à Trois-Rivières notamment pour pouvoir faire venir de la main-d'oeuvre tant de Montréal que de Québec afin de subvenir à ses besoins.

Un choix qu'il ne regrette pas puisqu'il vient d'agrandir ses installations sur place.

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