La charcuterie La Fernandière à la conquête du ROC

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La chaîne de production de la charcuterie La... (Photo Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Photo Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

La chaîne de production de la charcuterie La Fernandière.

Anne Gaignaire, collaboration spéciale
La Presse

La charcuterie La Fernandière de Trois-Rivières a connu des derniers mois très actifs. Non seulement elle a déménagé dans des installations dernier cri en novembre mais, depuis huit mois, elle vend aussi pour la première fois ses saucisses hors du Québec grâce à un accord avec Costco.

L'entreprise familiale s'est recentrée sur son produit de base il y a quelques années - la saucisse fraîche - après avoir tenté de diversifier ses produits et elle ne s'en porte que mieux. «On ne le regrette vraiment pas, car il y a eu une forte croissance du marché de la saucisse: nous avons multiplié par cinq nos ventes au Québec sur ces cinq dernières années», indique Yanick Gervais, 33 ans, petit-fils du fondateur de l'entreprise, créée en 1948, et actuel directeur général.

L'année dernière, la charcuterie, qui compte une cinquantaine d'employés, a produit trois millions de kilos de saucisses. «Alors que nous étions une petite entreprise à sa création, La Fernandière est maintenant une entreprise de taille moyenne», se réjouissent Yanick Gervais et le président de l'entreprise, Marc Lafontaine.

Bien présente au Québec

L'expansion était telle que l'ancienne usine est devenue trop étroite. La Fernandière a donc investi dans des installations de 25 000 pi2 dans le nouveau parc commercial de Trois-Rivières, au bord de l'A40. Une troisième chaîne de production a été ajoutée, ce qui porte la capacité de fabrication de saucisses à 1200... par minute.

Maintenant installée dans une usine à sa dimension, la charcuterie pourra continuer son expansion. «Notre axe de développement est de percer de nouveaux marchés dans le reste du Canada, car, au Québec, notre pénétration est proche de 100%. Nos produits sont en effet vendus dans la plupart des grandes chaînes d'alimentation: Walmart, Loblaws, IGA, Metro», explique Yanick Gervais.

L'accord de septembre dernier avec Costco ouvre la voie puisque les saucisses de la charcuterie sont désormais présentes sur les étals des magasins à Vancouver et à Terre-Neuve (sous le nom de Three River Sausage). Ce contrat aura servi d'expérience à l'entreprise québécoise qui a dû s'adapter aux goûts locaux en concevant une saucisse de porc au goût pas trop prononcé.

Une croissance maîtrisée

Maintenant, La Fernandière voudrait partir à la conquête de nouveaux marchés, mais elle reste néanmoins prudente. «Notre défi est de maintenir notre croissance en gardant nos acquis et sans oublier qui on est», affirme Yanick Gervais.

Sa marque de fabrique: la simplicité. «On essaie de garder une recette la plus simple possible avec seulement 15% de gras et pas d'agents chimiques», poursuit le directeur. Chaque nouvelle saveur - il en existe une vingtaine, dont porc et boeuf, italienne, tomate-basilic et la dernière créée, bacon-cheddar - est testée auprès des employés et de la direction avant d'être adoptée.

Si Yanick Gervais, un comptable de formation qui «a trop vu d'entreprises croître trop vite», veut consolider la croissance et avancer progressivement, il n'en nourrit pas moins de nombreux projets. Le premier est de négocier avec Costco l'introduction de ses saucisses dans les magasins québécois et ailleurs au Canada - hormis Vancouver et Terre-Neuve où elles sont déjà en vente. Déjà fabricante des produits de marque maison de Super C, la charcuterie va aussi analyser la possibilité de le faire pour d'autres chaînes d'alimentation.

L'année 2013 sera consacrée à «bien structurer les activités dans la nouvelle usine» et à travailler sur ces pistes de croissance. Afin d'avoir tous les atouts pour gagner de nouveaux marchés dans un milieu de plus en plus sévère sur les normes sanitaires, la charcuterie a entrepris le processus pour obtenir la certification SQF (Safe Quality Food), norme mondiale exigée par les grandes chaînes d'alimentation. Les audits sont sur le point de commencer et elle attend la certification, si tout va bien, pour le mois d'avril.

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