SIM: la communauté Cognibox s'agrandit

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Portrait 2013: Mauricie

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Emilie Filion et Chantal Trépanier... (Photo fournie par SIM Cognibox)

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Photo fournie par SIM Cognibox

Emilie Filion et Chantal Trépanier

Laurence Niosi, collaboration spéciale
La Presse

L'outil-vedette de SIM, Cognibox, poursuit sur sa lancée. Après les industries minières, manufacturières et agroalimentaires, l'entreprise de Shawinigan part à la conquête des villes et du secteur aéronautique.

Le Service d'intervention sur mesure a ainsi récemment signé une entente avec un important acteur de l'aéronautique au Québec, qui utilisera dorénavant Cognibox pour la gestion de sa sous-traitance. «L'entente touchera de 1000 à 1500 sous-traitants du secteur, principalement dans la région montréalaise», se félicite Chantal Trépanier, présidente-directrice générale de SIM, sans toutefois nommer son nouveau client.

Depuis 10 ans, Cognibox fait les beaux jours de l'entreprise shawiniganaise. Le système intégré en ligne permet aux donneurs d'ordres de sélectionner les sous-traitants selon des critères en matière de santé-sécurité, d'environnement et de développement durable. Plusieurs sociétés comme Alcoa, Rio Tinto Alcan et ArcelorMittal utilisent Cognibox, et quelque 4000 sous-traitants y sont répertoriés, notamment au Brésil, en Chine, en Islande, et récemment en Nouvelle-Calédonie.

SIM compte également plusieurs clients dans le Nord québécois. Considéré l'année dernière comme l'un des partenaires majeurs du Plan Nord, SIM caresse toujours des ambitions pour le développement du Nord, et ce, en dépit de l'incertitude entourant le projet phare de l'ancien gouvernement libéral. «Il y a eu un ralentissement certain depuis l'automne, reconnaît Chantal Trépanier. On attend de voir ce qui va se passer.»

Une percée dans le monde municipal

L'année dernière, la Ville de Shawinigan est devenue la première municipalité à adhérer à Cognibox. Une première, et certainement pas la dernière, incursion dans le monde municipal pour l'entreprise shawiniganaise. SIM est en discussion avec d'autres villes québécoises, révèle Chantal Trépanier.

L'adoption de la loi 35 pour éliminer les pratiques frauduleuses dans le milieu de la construction n'est pas étrangère à cet engouement renouvelé pour Cognibox. Entrée en vigueur l'année dernière, la loi impose de nouvelles restrictions aux municipalités. «On voulait une base de données qui permet de valider que les entreprises qu'on embauche ont de bons dossiers et respectent les lois», résume Gaétan Béchard, directeur général de la Ville de Shawinigan.

De 4 à 100 employés

L'entreprise qui emploie aujourd'hui une centaine de personnes a parcouru beaucoup de chemin depuis ses modestes débuts il y a 40 ans. D'abord un centre de service aux entreprises du collège Shawinigan, SIM a été privatisée à la fin des années 90. À l'époque, l'entreprise faisait travailler quatre personnes.

En 1999, Chantal Trépanier arrive à la tête de SIM et y entreprend une réorientation stratégique majeure. L'entreprise, qui offre des formations en santé et sécurité au travail, conçoit Cognibox à l'origine pour établir une «mégabase de données» où seraient hébergés les renseignements sur les employés formés, ce qui permettrait à tous les donneurs d'ordres d'y avoir accès.

Résultat: son chiffre d'affaires augmente de 25% en moyenne depuis 10 ans. Cognibox, aujourd'hui à sa troisième mouture, est sans contredit sa locomotive: SIM en tire 80% de ses revenus, en incluant les formations.

Chantal Trépanier est particulièrement fière d'avoir pu tirer son épingle du jeu dans une économie longtemps dominée par les grandes entreprises, comme Rio Tinto Alcan et AbitibiBowater. «L'économie à Shawinigan change et plusieurs grandes entreprises ferment. Nous, on continue à être des générateurs d'emplois», s'enorgueillit-elle.

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