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Jamp Pharma: d'une acquisition à l'autre

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Le PDG de Jamp Pharma, Louis Pilon, compte... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Photo Martin Chamberland, La Presse

Le PDG de Jamp Pharma, Louis Pilon, compte doubler le chiffre d'affaires de son entreprise d'ici trois ans.

Laurence Niosi, collaboration spéciale
La Presse

L'entreprise pharmaceutique Jamp Pharma multiplie les acquisitions. En décembre, elle achetait Laboratoire suisse par le biais de sa filiale Wampole, quelques mois après la signature d'une entente avec la firme indienne Strides Arcolab.

L'entreprise de Boucherville se spécialise dans le développement, la distribution et la commercialisation de produits de marque de médicaments génériques et de produits sans ordonnance.

L'acquisition de Laboratoire suisse, sa quatrième en six ans, «vient compléter» l'offre de produits naturels de la division de Jamp Pharma, se réjouit le président et chef de la direction Louis Pilon. En 2011, la compagnie avait acheté la firme de produits naturels CuraPhyte par le biais de Wampole, elle-même acquise cinq ans plus tôt.

L'entreprise familiale fondée en 1988 en Colombie-Britannique a connu une croissance fulgurante depuis que Louis Pilon s'en est porté acquéreur en 2006. À l'époque, Jamp Pharma, dont le chiffre d'affaires se situait autour de 5 millions, fabriquait des produits pour les marques privées des grandes chaînes. Intéressé par certains de ses produits en développement, M. Pilon a néanmoins changé le modèle d'affaires de la PME afin de développer de nouvelles formulations. Avec plus de 200 produits offerts sur le marché, Jamp Pharma est l'entreprise de médicaments génériques au Canada «qui a lancé le plus de nouveaux produits dans les deux dernières années», souligne le PDG de l'entreprise, dont le chiffre d'affaires atteint aujourd'hui 50 millions.

L'association récente avec la compagnie Strides Arcolab, avec qui Jamp Pharma a créé la coentreprise Agila-Jamp, a en outre permis de développer une quarantaine de médicaments injectables, qui seront mis sur le marché dans les deux prochaines années.

Dans la cour des grands

Louis Pilon souhaite ainsi devenir une nouvelle source d'approvisionnement dans une industrie où quelques grands joueurs ont le quasi-monopole du marché. Un an après l'importante pénurie de médicaments provoquée par les problèmes à l'usine Sandoz, le PDG estime que la diversification des sources reste la solution pour éviter que de tels fiascos se reproduisent.

«L'industrie du médicament générique fait face à des vents contraires en raison des nombreuses baisses de prix effectuées par le gouvernement. Plusieurs compagnies cessent de fabriquer certains produits, car les prix sont trop bas, et ça devient dangereux pour la population», déplore-t-il.

Dans un contexte difficile pour l'industrie pharmaceutique, Louis Pilon réalise toutefois «sa chance». Dans les dernières années, Jamp Pharma a su profiter des fermetures des centres de recherche dans la région montréalaise pour recruter une main-d'oeuvre qualifiée.

«Alors que plusieurs brevets expirent et que les produits de marque diminuent, le volume de médicaments génériques a beaucoup augmenté permettant à l'industrie de se développer», résume-t-il.

Six ans après avoir déménagé son entreprise de la Colombie-Britannique au Québec, il souhaite maintenant augmenter sa part de marché dans le reste du Canada et doubler son chiffre d'affaires d'ici trois ans. Une nouvelle acquisition se profile-t-elle à l'horizon? «On a toujours des projets d'expansion sur la planche», assure Louis Pilon.

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