Lambert, jamais mieux servi que par soi-même

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Portrait 2013: Chaudière-Appalaches

Portrait 2013: Chaudière-Appalaches

Chaudière-Appalaches serait-elle victime de son dynamisme économique ? Affichant l'un des plus bas, sinon le plus bas taux de chômage au Québec (4,6 %), cette région doit désormais composer avec une rareté de la main-d'oeuvre. Les choses n'iront pas en s'améliorant. D'ici 2016, elle devra rivaliser d'ingéniosité afin de combler 37 000 postes, dont 32 000 seront laissés vacants par des départs à la retraite. »

Le directeur général Sylvain Caya, chez Cycles Lambert.... (Photo fournie par Cycles Lambert)

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Photo fournie par Cycles Lambert

Le directeur général Sylvain Caya, chez Cycles Lambert.

Florence Tison, collaboration spéciale
La Presse

Depuis la semaine dernière, la société de Lévis Cycles Lambert distribue la deuxième version du vélo électrique Toba, développé entre ses murs.

Toba est propulsé par la technologie québécoise BionX, que Lambert distribue aussi à l'unité. Lambert vend déjà 3000 systèmes BionX par an, mais «la combinaison des deux, c'est ce qui fait le succès de ce produit-là, estime le directeur général de Lambert Sylvain Caya. Toba est la marque numéro un au Canada!»

Lambert négocie en ce moment pour obtenir l'exclusivité de la prestigieuse marque de vélo Look aux États-Unis. L'enthousiasme  du directeur général à ce sujet est contagieux. «Ce sont les Ferrari du vélo! s'exclame M. Caya. Des équipes du tour de France roulent avec ça. Ce sont de belles machines, des oeuvres d'art.»

À l'assaut de l'Amérique du Nord

Lambert est le premier distributeur d'équipement de vélo et de course au Canada. Il est le troisième en Amérique du Nord avec l'ouverture il y a un an d'un entrepôt sur la côte Ouest des États-Unis.

La société de la Chaudière-Appalaches a 1500 clients au Canada et 120 employés. L'acquisition de la compagnie américaine Hawley l'an dernier a doublé le nombre de clients et le chiffre d'affaires de Lambert, qui s'établit maintenant à 70 millions.

Avec sa succursale à Vancouver, Hawley en Pennsylvanie et le nouvel entrepôt au Nevada, Lambert couvre tout le territoire américain. Il peut maintenir sa promesse de livrer la marchandise le lendemain tout comme il le fait déjà au Canada.

Lambert pourrait encore monter en grade s'il devient l'unique distributeur des bicyclettes Look chez nos voisins du Sud, comme il l'est déjà pour le Canada. L'entreprise a pour le moment l'exclusivité sur les pédales aux États-Unis, mais «ça semble très bien pour les vélos, confie M. Caya. Notre réputation, on l'a bâtie. On est dans le top 10 au niveau mondial. C'est avec ça qu'on a réussi à aller chercher des exclusivités.»

Le détaillant devenu distributeur devenu grand.

Cycles Lambert a débuté en 1945 comme détaillant indépendant d'équipement cycliste. Le propriétaire de l'époque Charles Lambert a eu l'idée de s'allier à d'autres commerçants sportifs pour devenir leur propre distributeur. Pourquoi laisser d'autres faire ce qu'on peut faire soi-même?

Depuis, et même après son passage aux mains de Barrett Corporation du Nouveau-Brunswick, Lambert fait à sa manière. Jusque dans ses ressources humaines, qui se sont mérité le prix Proactif RH, présenté par Emploi-Québec Chaudière-Appalaches au gala Pléiade 2012 de la Chambre de commerce de Lévis.

«Lambert est bien reconnu pour l'intégration et la reconnaissance du potentiel humain, explique le directeur général de la Chambre de Commerce de Lévis Jérôme Gaudreault. En 2012, Lambert a été récompensé pour son intégration des personnes handicapées et ses saines habitudes de santé. À l'interne, ils ne vivent pas que de la pratique du sport, ils en font aussi. C'est ce qui en fait un employeur de choix dans la région.»

L'Équipe cycliste Lambert, par exemple, est composée de 40 employés sur les 120 de la compagnie au Canada. «Chez les employés aussi, on veut une culture de gens qui bougent, insiste Sylvain Caya, lui-même grand cycliste. Les gens s'en parlent au bureau, ça devient motivant de bouger. Un paquet de gens de l'entreprise font du spinning sur l'heure du midi et des randonnées à vélo la fin de semaine!»

Lambert dynamise l'économie la région de la Chaudière-Appalaches. «À Lévis, les choses bougent bien, reconnaît Michel Caseault, conseiller en développement économique à la ville. C'est sûr que c'est attribuable aux chefs de file comme Cycles Lambert. Ils sont en mesure d'évoluer très rapidement en Amérique du Nord quant à leurs ventes. Pour nous, Cycles Lambert est un fleuron qui permet de rayonner à l'extérieur de nos frontières.»

Les vélos Toba coûtent 2700$ et plus. Les Look, de 3000$ à 10 000$.

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