Énergie Brayton Canada: du sous-sol à l'exportation internationale

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Antoine Corbeil, propriétaire d'Énergie Brayton Canada, a toujours... (Photo Archives Le Droit)

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Antoine Corbeil, propriétaire d'Énergie Brayton Canada, a toujours travaillé à trouver des solutions pour les éléments soumis à des températures élevées.

Julie Roy, collaboration spéciale
La Presse

Lors de sa fondation, en 2008, l'objectif d'Énergie Brayton Canada était d'offrir des services de consultation en génie mécanique. Parallèlement, pendant les moments plus tranquilles, Antoine Corbeil, 40 ans et propriétaire de l'entreprise, travaillait dans son sous-sol à un projet d'échangeur de chaleur ultracompact. Ses travaux ont si bien réussi qu'une usine-pilote a ouvert ses portes en octobre dernier à Gatineau. Déjà, il prévoit un agrandissement.

Si la croissance de l'entreprise est si rapide, c'est qu'elle s'est associée à Bladon Jets, société britannique spécialisée dans la fabrication de turbines à gaz, qui a notamment travaillé sur un moteur électrique utilisé dans la Jaguar C-X75. «Nous les avons rencontrés par hasard en 2010, explique M. Corbeil. Ils avaient besoin d'un récupérateur de chaleur pour remplacer les moteurs diesel par des microturbines à énergie verte.» Toute une chance pour le jeune entrepreneur, qui possédait justement un prototype qui correspondait aux exigences de l'entreprise britannique.

Bladon Jets a donc investi 600 000$ dans l'entreprise gatinoise. Depuis, avec le soutien de subventions, les premiers prototypes sortent de l'usine. «Au mois de mai, on prévoit 3 prototypes par mois, 7 à la fin de l'année et 1000 unités en juin 2015», explique M. Corbeil. Pour gérer cette croissance, il planifie déjà l'agrandissement de son usine, qui devrait être terminé avant 2015.

L'équipe d'Énergie Brayton comprend 24 employés, pour la plupart des ingénieurs. L'entreprise entretient aussi des liens étroits avec l'Université d'Ottawa et accueille bon nombre de stagiaires. «On offre la chance à des étudiants en ingénierie d'appliquer les théories qu'ils apprennent sur les bancs d'école», souligne M. Corbeil. Pour ces étudiants, il s'agit d'une véritable chance, car les échangeurs de chaleur ne sont pas utilisés que pour des turbines: on en trouve dans une panoplie d'appareils qu'on côtoie au quotidien. Les applications sont donc nombreuses et le terrain de jeu, vaste. «Nos ingénieurs possèdent une expérience considérable en matière de designs innovateurs provenant de plusieurs projets d'énergie à petite et à grande échelle, allant des véhicules hybrides à turbine à gaz aux systèmes d'énergie renouvelable, en passant par les systèmes nucléaires d'avant-garde et plus encore.»

Les étudiants ne sont pas les seuls à apprendre. M. Corbeil, ingénieur mécanique et ancien officier de l'armée canadienne en aérospatiale, a passé la majeure partie de sa carrière à travailler pour des entreprises comme Bombardier et Pratt and Whitney Canada. Le succès de son entreprise n'était pas planifié et il avoue qu'il n'était pas préparé au monde des affaires. Pour s'ajuster, il peut compter sur le soutien du centre local de développement (CLD) de Gatineau. «Je me suis installé ici parce que ma femme est originaire de l'endroit, mais je ne le regrette pas du tout, dit M. Corbeil. Nous avons un bon appui et de l'encadrement de la part des organismes économiques, dont le CLD.»

Formule 1

Énergie Brayton ne compte pas devenir captif d'un seul client, de sorte que les ingénieurs travaillent à plusieurs autres projets concernant l'énergie renouvelable. D'ici les prochaines semaines, elle saura si sa technologie fera partie de la production de moteurs de performance pour des voitures de Formule 1. «En course automobile, la gestion de la chaleur est un élément majeur et, une chance pour nous, c'est justement notre créneau», affirme avec confiance M. Corbeil.

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