Au croisement des arts technologiques et des sciences

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Portrait 2012: Montréal

Portrait 2012: Montréal

Le pont Champlain et l'échangeur Turcot à remplacer, les pannes qui semblent à répétition dans le métro, le réseau d'eau en piètre état, mais surtout les pertes d'emplois qui se comptent par milliers depuis un an. À première vue, on pourrait croire que Montréal est sur le point de s'effondrer. Or, ce n'est pas le cas, soutient Richard Deschamps, vice-président du comité exécutif et responsable des grands projets et du développement économique à la Ville de Montréal. »

Mae Drolet-Giroux, collaboration spéciale
La Presse

La Société des arts technologiques (SAT) de Montréal est en voie d'implanter le tout premier laboratoire vivant en milieu hospitalier au CHU Sainte-Justine.

Le 27 avril seront présentés les différents projets de recherche aux intervenants concernés par le laboratoire vivant.

«Il ne s'agit pas uniquement de dispositifs développés pour le loisir de l'enfant mais également pour la formation et pour le traitement. Les travaux de recherche conjoints touchent les domaines de la santé mentale, de la réadaptation, de l'hémato cancérologie, le traitement de l'anxiété et l'autisme. Tout ceci est évalué de façon très minutieuse par nos équipes conjointes», explique Dr Fabrice Brunet, directeur général du CHU Sainte-Justine.

Depuis l'annonce du projet conjoint de laboratoire vivant en septembre 2010, trois projets de création de dispositifs technologiques de pointe visant une humanisation accrue des soins de santé en milieu hospitalier ont vu le jour dans les laboratoires de la SAT.

«On a identifié une quarantaine de pistes qui sont autant de programmes de recherches qu'on pourrait mettre en place. On commence cette année avec cinq projets, dont trois qui sont déjà très avancés», indique Monique Savoie, directrice générale, fondatrice et directrice artistique de la SAT.

Immersion

Toujours au stade de recherche, le dispositif d'immersion sera testé en avril auprès d'une cohorte d'environ 15 enfants en transition.

Il s'agit d'une technique de projection vidéo dans des chambres sur les murs et les objets de manière très précise. On peut imagine une chambre ou encore un dôme plus petit dans lequel un intervenant et un enfant prendraient place où l'univers pourra être choisi au gré des humeurs et besoins de l'enfant.

«Ce projet d'immersion doit s'inscrire toutefois dans les plans d'architecture de Sainte-Justine afin d'y créer une salle immersive», précise Monique Savoie.

Toonloop

Les enfants ont déjà pu explorer le dispositif d'animation image par image Toonloop permettant aux enfants de créer des séquences vidéo animées à l'aide d'objets de leur environnement immédiat.

«L'enfant utilise des objets tels que des équipements médicaux miniaturisés. Ils composent leur propre histoire en animation ce qui leur permet d'extérioriser des émotions. Nous explorons toutefois d'autres possibilités comme l'utilisation de la tablette de repas de l'enfant comme outil de création», dit Monique Savoie.

Avatar

Autre projet à venir, la représentation d'un intervenant au travers un avatar. Ce dispositif servira notamment en intervention psychiatrique ou encore aux enfants en réadaptation. Un enfant pourra par exemple, dans un contexte ludique, répéter les mouvements suggérés par l'avatar en vue d'une réadaptation physique.

La SAT vise aussi le génie

Des intervenants de l'ÉTS collaborent déjà au comité scientifique de la SAT. Mais Monique Savoie compte pousser cette collaboration plus loin encore. Une entente de partenariat formelle visera à faciliter le travail de collaboration entre le secteur des arts technologique et du génie. Des discussions à ce sujet ont cours entre la SAT et l'ÉTS depuis deux ans.

«Le jumelage de l'école d'ingénieurs avec le secteur des arts est de plus en plus intéressant. Il y aura une annonce éventuelle d'entente de collaboration entre la SAT et l'ÉTS en ce qui concerne les développements technologiques dans le secteur des arts numériques», annonce Yves Beauchamp, directeur général de l'École de technologie supérieure (ÉTS).

Véritable pépinière de l'innovation et située au coeur de l'industrie des technologies, la SAT joue un rôle de pivot marqué dans son secteur et d'incubateur de talents en appui aux jeunes entrepreneurs. À Montréal, 120 000 emplois dans le domaine des technologies de l'information et des communications ont été recensés dont 70% se situent à moins de 3 km de la SAT. Au cours de la dernière année, la SAT a embauché 170 personnes, pour la plupart des étudiants finissants.

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