Les «petits poissons des chenaux» veulent créer des alliances

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Portrait 2012: Mauricie

Portrait 2012: Mauricie

Selon les perspectives d'emploi en Mauricie, 26 600 emplois seront à pourvoir dans la région d'ici à la fin de l'année 2015. »

La pêche aux «petits des poissons des chenaux... (Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

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Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

La pêche aux «petits des poissons des chenaux » célébrera 75 ans d'existence en 2013.

En marge des festivités à venir, les organisateurs de la pêche aux «petits poissons des chenaux» veulent continuer à bonifier l'offre d'activités et, surtout, retenir les visiteurs plus longtemps dans la région.

Attrait touristique d'importance en Mauricie, la pêche au poulamon célébrera 75 ans d'existence en 2013. À un âge aussi vénérable, l'événement réussit encore à se renouveler.

Le CLD des Chenaux vient d'embaucher, il y a trois semaines à peine, une personne dont le mandat sera de créer des alliances entre les différents attraits touristiques mauriciennes. «Nous avons entre autres les sentiers de glace du Domaine de la forêt perdue, de même que le Défi-Mauricie, une course de chiens de traîneau qui attire des mushers [conducteurs de traîneaux à neige, NDLR] d'un peu partout dans le monde. Nous devons faire connaître ces attraits et les inclure dans des forfaits», dit Louise Marchildon, agente de développement touristique.

Outre la pêche, les visiteurs peuvent désormais patiner sur la rivière Sainte-Anne, jouer avec les enfants dans des jeux gonflables et même faire des promenades en hélicoptère. Le Festival de la pêche aux petits poissons des chenaux a d'ailleurs été créé pour rendre le lieu encore plus attrayant et convivial.

Selon elle, les Québécois et les touristes étrangers doivent se «réapproprier» l'hiver. La Mauricie leur en offre la chance à peu de frais, dit-elle. «Pour une famille de quatre personnes, ça coûte moins de 100$ pour un forfait de pêche tout compris de 10 heures à Sainte-Anne-de-la-Pérade, alors que ça coûte presque la même somme par personne pour une journée de ski à Tremblant», soutient Mme Marchildon.

Nouvelles activités

«Une étude récréotouristique nous apprend que les gens viennent pêcher quelques heures avant de retourner chez eux. On va ajouter de nouvelles activités pour être capables non seulement d'attirer une nouvelle clientèle, mais aussi de garder les visiteurs plus longtemps dans la région», explique Steve Massicotte. L'une des solutions envisagées, dit-il, est de «vendre» la Mauricie comme destination touristique hivernale.

Tous les ans, du 26 décembre jusqu'à la mi-février (soit environ six semaines), le segment de la rivière Sainte-Anne qui se trouve devant la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade se transforme en véritable village sur glace. Près de 20 pourvoyeurs y exploitent entre 500 et 600 chalets de pêche qui sont alimentés en électricité et qui sont en fonction 24 heures sur 24, 7 jours par semaine.

Ils sont de 80 000 à 100 000 visiteurs à taquiner l'un des 500 millions de poulamons qui viennent frayer dans la rivière. Ce phénomène de la nature, et bien sûr l'aménagement d'un imposant village de pêche blanche, a fait l'objet de reportages télévisuels un peu partout sur la planète.

La pêche au poulamon, poisson communément appelé «petite morue» ou «petit poisson des chenaux», génère des retombées économiques de près de 7 millions, dont 50% vont aux pourvoyeurs et 50% aux commerces et autres entreprises de la région de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Cette activité a longtemps été associée à une «beuverie». Ce n'est plus le cas, nous affirme-t-on. Steve Massicotte, nouveau président de l'Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, dit poursuivre le virage familial entrepris il y a quelques années par ses prédécesseurs.

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