Brio Ressources Humaines lorgne la Mauricie

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Portrait 2012: Centre-du-Québec

Portrait 2012: Centre-du-Québec

Autant du côté agricole que du côté manufacturier, le Centre-du-Québec doit travailler fort pour s'assurer une relève efficace. Les jeunes agriculteurs peinent à trouver le soutien financier pour racheter les terres sur le marché. Quant aux jeunes travailleurs, plusieurs d'entre eux abandonnent leurs études secondaires pour un emploi manufacturier parfois précaire. »

Guy Paquin, collaboration spéciale
La Presse

Brio Ressources Humaines n'est arrivée dans le Centre-du-Québec qu'en 2010, mais déjà, elle vise l'autre côté du fleuve, vers la Mauricie. «Nous ciblons Trois-Rivières d'ici 2015 pour deux raisons, énumère Mireille Allard, cofondatrice. D'abord, c'est un marché intéressant en soi. Et puis, comme toutes les cartes vous le montreront, c'est juste entre Québec et Montréal.» Deux autres marchés non dépourvus d'intérêt.

Brio offre une palette de services en ressources humaines aux entreprises mais se spécialise surtout en recrutement et comme chasseur de têtes.

Mais une acquisition réalisée en septembre 2011 va élargir la palette de services offerts par Brio. Brio a mis la main sur le Centre de recherche et d'expertise en services de santé, le CRESS. Il s'agit d'un réseau de services de soutien psychologique aux employés surmenés, près de l'épuisement professionnel ou en détresse après des événements pénibles dans leurs vies. Ce service est offert aux employeurs partout dans la province.

Le CRESS compte sur 125 spécialistes autonomes à travers le Québec. «L'intégration de tous ces gens a été facilitée par le fait que les fondateurs du CRESS se sont mis à notre disposition et ont rencontré leurs travailleurs autonomes afin de faciliter la transition, rappelle Mme Allard.»

Un petit détour

Au départ, en septembre 2008, Brio Ressources Humaines aurait dû naître à Drummondville ou à Victoriaville où se trouvent deux de ses trois têtes de pont. «Mais à l'époque de sa création, raconte Mme Allard, nous, les quatre fondatrices, avions laissé nos emplois dans des boîtes de conseils en ressources humaines pour nous lancer en affaires. Or, il se trouvait que nous avions toutes les quatre des clauses de non-concurrence touchant explicitement le Centre-du-Québec.»

Il fallut donc faire un petit détour par Sherbrooke où l'entreprise a encore un bureau. «Nous savions que le marché du Centre-du-Québec n'était pas saturé parce que nous avions réalisé nous-mêmes une étude de marché. En septembre 2010, les clauses de non-concurrence sont devenues caduques et nous étions de retour dans notre région de choix.»

L'entreprise est jeune et les quatre fondatrices aussi. Nous n'avons pas poussé l'impudence jusqu'à nous enquérir de leur âge, mais Mme Allard consent à offrir une fourchette: «Entre 35 et 43 ans.»

Mme Allard n'est pas non plus très loquace en ce qui concerne les résultats financiers de Brio. Mais elle concède que la compagnie «est, depuis 2011, du côté du profit.» Et que le chiffre d'affaires actuel se situe entre 1 et 3 millions.

Il y a bien sûr des clients hors région, comme Bombardier Véhicules Récréatifs à Valcourt. Mais on trouve aussi des entreprises du Centre-du-Québec, comme Lazer Inox à Drummondville, une PME qui fabrique des citernes pour camions.

Avec un secteur manufacturier en plein essor au Centre-du-Québec et une main d'oeuvre difficile à recruter et à retenir, Brio a du pain sur la planche.

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