Respecterre vise les marchés canadiens

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Portrait 2012: Centre-du-Québec

Portrait 2012: Centre-du-Québec

Autant du côté agricole que du côté manufacturier, le Centre-du-Québec doit travailler fort pour s'assurer une relève efficace. Les jeunes agriculteurs peinent à trouver le soutien financier pour racheter les terres sur le marché. Quant aux jeunes travailleurs, plusieurs d'entre eux abandonnent leurs études secondaires pour un emploi manufacturier parfois précaire. »

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Respecterre est représentée dans 80 points de vente,... (Photo fournie par Respecterre)

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Photo fournie par Respecterre

Respecterre est représentée dans 80 points de vente, dont 40 au Québec.

Guy Paquin, collaboration spéciale
La Presse

En 2012, le créateur de vêtements Respecterre de Ham Nord va accentuer ses efforts pour faire son entrée chez de nouveaux détaillants en Ontario et en Colombie-Britannique.

«C'est notre but stratégique principal, confirme Karen Veilleux, associée et cofondatrice de l'entreprise. Nous voulons nous servir du programme d'aide à l'exportation du MDEIE et présenter nos créations dans des expositions hors Québec.»

Pour l'instant, la marque est représentée dans 80 points de vente au Canada, dont 40 au Québec. Le 18 août 2012, Respecterre présentera sa collection 2013 dans ses locaux lors de la journée Porter l'avenir.

«Nous y invitons nos clients, les propriétaires de boutiques qui nous suivent, dit Mme Veilleux. Le public a là aussi une belle occasion de voir ce que nous faisons. Il y aura visite de l'atelier, un défilé, un souper sur place et ça se terminera le soir par un grand feu de joie.»

Fringues écolos

Respecterre est un enfant de la communauté écologique d'Ham Nord, fondée en 1984. La communauté repose sur un groupement de familles soucieuses de l'environnement. On y a créé une école portant ces valeurs: respect de la Terre, entraide, fraternité. Quant à l'entreprise, elle a pour but d'aider au financement des projets de la communauté autant que de subvenir aux besoins de ses membres.

On y dessine, produit et diffuse des vêtements dont les composants respectent l'environnement et dont la transformation première est faite au Québec. Au premier rang vient le coton biologique, tricoté et teint à Montréal selon des méthodes parfaitement respectueuses de l'environnement. Pour le chanvre, c'est pareil. Jusque-là, coton, chanvre, pas de surprise.

Mais si on vous parle de fringues en eucalyptus? En bambou? «Le bambou, indique Mme Veilleux, ça pousse comme de la mauvaise herbe, sans engrais chimique ni pesticide. Ça nécessite quatre fois moins d'eau que le coton. On en extrait la viscose et les vêtements résultants sont doux et confortables.»

Pour l'eucalyptus, on extrait de son écorce la fibre Tencel à l'aide d'un solvant non polluant. Et la fibre est elle aussi tricotée et teinte au Québec.

Tous ces tissus deviennent vêtements de yoga, d'escalade, pour la marche ou le jardinage. On en vend pour un chiffre d'affaires qui oscille entre 350 000$ et un demi-million annuellement.

Adieu mondialisation

Respecterre a commencé à cause de la mondialisation. «Au départ, on avait un bel atelier d'assemblage et de couture. Nous faisions vivre une vingtaine de personnes à faire de la sous-traitance pour de grands producteurs. Et puis, en 2007, nos clients se sont avisés que l'assemblage leur coûterait moins cher en Chine. On s'est retrouvé avec une belle shop, de belles machines coûteuses et plus de clients.» Respecterre est donc née dans sa forme actuelle il y a à peine cinq ans, en réponse à la mondialisation. Les principes sont restés les mêmes: tissus bios et transformation québécoise. Pensez planète et agissez localement.

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