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Éducation des investisseurs

Éducation des investisseurs

Si la gestion de votre portefeuille de placements vous intéresse, vous devez d'abord vous demander quel type d'investisseur vous êtes et, surtout, quelle approche de gestion vous devriez utiliser. Le débat n'est pas nouveau. Est-il préférable d'acheter des titres dans le but de les conserver longtemps, comme le font les investisseurs qualifiés de passifs ? Ou faut-il plutôt être pro-actif et modifier régulièrement la composition du portefeuille en fonction de l'évolution des conditions économiques? »

Marc Tison
Marc Tison
La Presse

On les appelle également Organismes de placement collectif (ou OPC, rien à voir avec l'Office de la protection du consommateur). Les fonds communs de placement permettent à un grand nombre de petits investisseurs de mettre en commun leur capital pour avoir accès à un éventail de placements hors de leur portée individuellement. Ils vous permettent de détenir plus de titres, donc d'avoir un portefeuille plus diversifié que si vous investissiez directement sur les marchés.

Ce faisant, vous confiez également la gestion de ce portefeuille à un spécialiste compétent Du moins, vous l'espérez. Le désavantage : ce gestionnaire est rémunéré, et la société de gestion veut faire des bénéfices. En moyenne, les divers frais liés à un fonds commun gravitent autour de 2% de l'actif. Autant de moins en rendement

Les types de fonds

Les fonds du marché monétaire

Ces fonds regroupent des titres de créance à court terme émis par les gouvernements ou par de grandes sociétés solidement établies, notamment des bons du Trésor et des obligations à court terme.

Caractéristiques : leur risque est minime tout comme leur rendement.

Utilité: pour sécuriser votre capital, pour entreposer temporairement vos liquidités en attendant de choisir un nouveau type de placement.

Les fonds à revenu fixe

Ces fonds se concentrent sur les titres de créance qui procurent un intérêt régulier obligations, débentures, créances hypothécaires, etc. ou dans les actions privilégiées de sociétés qui versent des dividendes.

Caractéristiques : risque faible à modéré. Leur rendement est relativement modeste.

Utilité: ils assurent une entrée régulière de revenus et ses arrières quand la Bourse chute.

Les fonds d'actions canadiennes

Ces fonds regroupent des actions ordinaires.

Ils peuvent se spécialiser (fonds à capitalisation de grandes sociétés ou d'entreprises à petite capitalisation, par exemple) ou être concentrés dans certains secteurs d'activités (ressources naturelles, hautes technologies).

Caractéristiques : leur risque varie de modéré à élevé, selon la catégorie. Le rendement, tout comme le risque, dépend en partie du talent du gestionnaire à choisir les titres et à s'en départir au moment opportun.

Utilité: placements à moyen et long terme pour appréciation de l'actif.

Les fonds équilibrés

Ils regroupent dans un même fonds des investissements sur le marché monétaire, dans les titres à revenus fixes et dans les actions.

Caractéristiques : ils visent un rendement modéré avec un risque modéré et plus.

Utilité: ils permettent aux petits investisseurs de diversifier leur portefeuille avec un nombre limité d'investissements, plus faciles à suivre.

Les fonds spécialisés

Ces fonds d'actions sont concentrés dans certains secteurs (hautes technologies, ressources naturelles, télécommunications, par exemple) ou dans certaines régions (Asie, Japon).

Caractéristiques : le rendement peut être spectaculaire, mais la chute également. Aux risques liés au taux de change ou à l'instabilité politique s'ajoute celui inhérent au secteur économique.

Utilité: recherche (débridée) de rendement. Ils permettent de contrebalancer d'autres secteurs ou régions à la baisse.

Les fonds hypothécaires

Ces fonds, qui représentent une sous-catégorie des fonds à revenu fixe, sont peu nombreux sur le marché québécois. Ils sont composés d'hypothèques résidentielles ou de titres hypothécaires canadiens, plus une petite proportion en titres de revenus.

Caractéristiques : leur risque est faible et leur rendement est supérieur à celui des CPG.

Les fonds de travailleurs

Ces fonds à capital de risque donnent droit à d'intéressants crédits d'impôt. Nous en parlerons davantage dans le fascicule sur l'impôt.

Quelques points d'intérêt

L'expérience est rentable

Les fonds communs semblent se multiplier par génération spontanée. L'actif des OPC est passé de 25 milliards en 1990 à 658 milliards en février 2011. Le marché canadien compte maintenant plus de 14 000 fonds! Un conseil : ne vous lancez pas sur les derniers venus. Laissez-les d'abord prendre un peu de maturité et d'expérience.

Quelle est votre tolérance au risque?

Êtes-vous pécuniairement frileux? Budgétairement prudent ? Économiquement audacieux ? Financièrement matamore? Il existe des outils pour évaluer votre réelle tolérance au risque. Insistez pour que votre conseiller la respecte.

Quels sont vos objectifs?

Pour chaque placement, déterminez clairement vos objectifs. Vous désirez accumuler de l'argent pour votre retraite dans 20 ans ? Pour votre retraite dans deux ans? Vous épargnez dans le but d'acheter une propriété dans trois ans? Pour faire un voyage en Europe l'an prochain?

Sans égard à votre tolérance au risque, plus l'échéance est éloignée, plus vous avez du temps pour récupérer les baisses plus vous pouvez donc viser un rendement intéressant. À l'inverse, plus le terme du projet est proche, moins vous aurez de temps pour rattraper une perte.

Comment choisir ?

Le rendement du fonds, comparativement à celui de ses concurrents de la même catégorie, dépend essentiellement de la qualité de son gestionnaire et de ses frais de gestion.

Le gestionnaire change de firme? Sa compétence et ses rendements le suivront.

Le passé n'est pas garant de l'avenir, on le sait, mais à défaut d'une boule de cristal fiable, on doit se rabattre sur un minimum de données historiques. Les performances sur trois et cinq ans donnent des indices raisonnables du rendement d'un fonds.

Faites ces comparaisons sur des sites de référence comme morningstar.ca. Les outils de recherche permettent de filtrer les fonds en fonction de divers critères: catégorie de fonds, ratio de frais, cote Étoile, rendement sur un an, trois ans, etc.

Quand vendre?

Habituellement, on investit dans un fonds commun avec des objectifs à moyen ou long terme. Si le fonds est bien choisi en fonction de vos objectifs et de votre tolérance au risque, le principe consiste à laisser le gestionnaire faire son travail. Mais quand faut-il vendre? Lorsque le fonds connaît inexplicablement, année après année, de moins bonnes performances que ses concurrents ; si vous modifiez vos objectifs de placement ; pour profiter d'une occasion de placement intéressante et pertinente ; ou parce que le nouveau gestionnaire a un style qui ne vous convient pas. Mais idéalement, vous devriez vendre lorsque votre objectif est atteint.

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