MUNICIPALITÉS DU NORD

20 000 emplois par année pendant 25 ans

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Plan Nord

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La chambre de commerce du Montréal métropolitain a récemment rendu publics les résultats de son étude sur l'importance du secteur des ressources naturelles pour la région. Michel Leblanc, président et chef de la direction de la chambre, reprendra les grandes lignes de cette étude au cours d'une présentation au Salon Plan Nord, pendant le Forum sur les ressources naturelles, vendredi. »

La ville de Chibougamau, vue à vol d'oiseau.... (Photo Sébastien Aubert, archives La Presse)

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Photo Sébastien Aubert, archives La Presse

La ville de Chibougamau, vue à vol d'oiseau.

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    Guy Paquin, collaboration spéciale

(Montréal) Le document de présentation du Plan Nord, Faisons le Nord ensemble, a de quoi faire rêver les maires et mairesses des municipalités au nord du 49e parallèle.

On y lit que le projet créera ou consolidera 20 000 emplois par année sur 25 ans. Les retombées dans les 63 municipalités du Nord, si cet objectif se réalise, seront importantes.

Ordinairement, un emploi direct dans le secteur minier crée un emploi indirect chez les fournisseurs de la société minière. Et 70% de ces emplois indirects sont dans le secteur des services, selon le profil des retombées économiques du secteur minier réalisé en mai 2011 par Ressources naturelles et Faune Québec.

Baie-Comeau, région modèle

Christine Brisson, mairesse de Baie-Comeau, est déjà à l'oeuvre. «Je ne peux vous chiffrer les retombées pour le moment, mais nous avons amorcé des discussions avec les différents promoteurs actuels et potentiels. Nous rencontrons les gens du secteur minier, cela va de soi, mais aussi les acteurs des domaines de la foresterie, de la construction et du tourisme.»

Et la mairesse souligne les atouts de Baie-Comeau: «Tout d'abord, les infrastructures portuaires. Nous avons un port en eau profonde et un caprice géographique veut qu'il soit libre de glaces 365 jours par année. Il n'opère pas encore à pleine rendement donc nous pouvons accueillir de nouveaux navires dès maintenant.»

Il y a aussi le traversier-rail Georges-Alexandre-Lebel qui peut amener de Baie-Comeau à Matane 26 wagons par traversée. Une gare de triage existe qui dessert déjà Abitibi Consolidated, Alcoa et l'aluminerie Alouette.

Mais ce qui distingue Baie-Comeau et sa région, c'est l'attrait touristique unique d'être désignés par l'UNESCO comme réserve mondiale de la biosphère.

En 2007 l'organisme international faisait entrer la région Manicouagan Uapishka dans ce club sélect. «Je ne sais comment cela résonne aux oreilles des Québécois, mais à travers le monde c'est toute une recommandation», avance la mairesse.

Chibougamau: une embellie

Manon Cyr est mairesse de Chibougamau et reconnaît volontiers que les dernières années ont été celles du marasme.

«On ne sent pas encore l'effervescence autour de nous, mais nous croyons que nous allons sortir de la stagnation», dit-elle.

Est-ce le Plan Nord? Certes, car on commence dès cet automne la route qui va mener de Chibougamau vers les monts Otish, là où dorment (pas pour bien longtemps encore) les beaux diamants du gisement Renard de la société Stornoway. Dès 2015 on croit en extraire 2 millions de carats par année.

Sur le territoire de la Baie-James se trouve aussi le projet Éléonore de la Goldcorp, littéralement de l'or en barre.

«C'est à trois heures de route, mais à une petite heure d'avion.» Et il y a l'usine de laminé collé qui va employer 350 personnes, sans compter les emplois indirects.

Sept-Îles, un beau problème

«Connaissez-vous le taux d'inoccupation des logements locatifs à Sept-Îles?», lance le maire Serge Lévesque. «C'est 0,3%», répond-il.

«Nous avons une pénurie criante de logements et comme nous serons une des portes d'entrée du Plan Nord, ça ne va pas aller en s'améliorant», ajoute-t-il.

L'américaine Cliff Resources, acheteuse de la mine de Wabush à Fermont, veut doubler sa production d'ici trois ans.

Et le gigantesque projet d'Adriana (13 milliards de dollars) va sortir ses tonnes de roches par le port de Sept-Îles.

Toutes les activités d'entreposage, de manutention et d'entretien du chemin de fer (850 kilomètres) seront centrées sur la ville.

«Ça veut dire des rues, des trottoirs, des lampadaires, des égouts, des quartiers complets à aménager par la ville», énumère M. Lévesque.

«Pour nous étaler, faut acheter des terrains et c'est forcément ceux de Ressources naturelles Québec que je dois acquérir. Tout le paysage autour de Sept-Îles est à eux. Si le Ministère ne m'aide pas, j'ai un gros problème. Un beau problème, certes, mais un problème quand même.»

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