Dans la ligne de mire de la Chine, de l'Inde et des autres

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La chambre de commerce du Montréal métropolitain a récemment rendu publics les résultats de son étude sur l'importance du secteur des ressources naturelles pour la région. Michel Leblanc, président et chef de la direction de la chambre, reprendra les grandes lignes de cette étude au cours d'une présentation au Salon Plan Nord, pendant le Forum sur les ressources naturelles, vendredi. »

L'indienne Tata Steel (sur la photo) fait partie... (Photo Archives Reuters)

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Photo Archives Reuters

L'indienne Tata Steel (sur la photo) fait partie des investisseurs étrangers qui ont des projets dans le nord du Québec.

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    Guy Paquin, collaboration spéciale

(Montréal) Louise Morin parcourt la planète, du pôle Nord à l'Équateur.

La vice-présidente, affaires internationales, d'Investissement Québec se balade avec le Plan Nord dans ses bagages. C'est qu'Investissement Québec a le mandat de faire la prospection des entreprises étrangères.

«Depuis juin dernier les événements et rencontres individuelles se multiplient, parfois avec M. Charest, parfois sans. Nous sommes allés à Londres, New York, Paris, Bruxelles, Munich, Pékin, Shanghai et Tokyo, dit-elle. Nous ciblons en priorité les entreprises du secteur minier et de sa transformation secondaire, mais nous rencontrons aussi des firmes de génie-conseil, des forestières, des gens des secteurs touristique et financier.»

Premiers arrivés

Les Chinois, avec leurs immenses besoins en ressources, avec l'acier en tête de liste, ont répondu présents.

Pensons à l'énorme projet de la chinoise Wisco et de son partenaire canadien Adriana Resources.

Mais Wisco n'est pas la seule minière chinoise à s'installer au nord du 49e parallèle. Jilin Jien Nickel Industries n'a pas attendu le passage de la fanfare du Plan Nord pour s'installer à l'extrême septentrion du Québec.

Dès 2003, la très grande minière chinoise (10 000 employés) rôdait dans les parages de Kangiqsujuaq au Nunavik. S'associant à Goldbrook Ventures de Vancouver, elle mettait la main quelques années plus tard sur les gisements de Canadian Royalties pour 192 milions. Depuis, Jilin Jien a investi 800 millions dans le Grand nord québécois.

Pour le gisement de nickel du Nunavik, elle prévoit embaucher 270 travailleurs vers le milieu 2012 et sortir le nickel par navires via un port en eau profonde à la baie Déception.

Sans compter le projet de l'indienne Tata Steel avec la canadienne New Millenium, qui était déjà en marche quand Jean Charest a lancé le Plan Nord.

Les Norvégiens sont aussi des précurseurs du Plan Nord. Et ils débarquent là où on n'attend par d'ordinaire les creuseurs de gros trous.

Fer? Non. Or, diamants, nickel, titane? Non plus. Yara est un des plus grands producteurs d'engrais phosphorés du monde.

Or, la mine Arnaud, dans la région de Sept-Îles, contient un important gisement d'apatite, caillou très riche en phosphates.

De gros projets

Ce qui a décidé Yara et son partenaire financier, Investissement Québec (en fait l'ex-SGF), à relancer la mine Arnaud, c'est le cours de l'apatite qui est passé de 42$ US la tonne à 150$ US dans les cinq dernières années. Ça vous stimule son prospecteur.

On va investir 750 millions en tout pour relancer l'extraction de 700 000 tonnes de minerai par an. On créera 275 emplois dans la région.

Le minerai sera expédié en Norvège pour transformation secondaire. Le tout doit démarrer en 2013. Rappelons qu'Investissement Québec détient 62% de cette initiative minière.

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