Cap sur la Bourse américaine

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Guy Côté, premier vice-président et gestionnaire de portefeuilles, Financière Banque Nationale.

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Courtage à escompte

Courtage à escompte

Avec le courtage à escompte, l'investisseur autonome dispose aujourd'hui de tous les outils pour gérer son portefeuille efficacement. Mais encore doit-il avoir un bon plan de match pour choisir les bons placements. Pour anticiper la performance des marchés boursiers en 2015, La Presse Affaires a fait appel à trois stratèges et gestionnaires réputés. Leur verdict? C'est la Bourse américaine qui offrira les meilleurs rendements. »

Jean Gagnon

Collaboration spéciale

La Presse

Avec le courtage à escompte, l'investisseur autonome dispose aujourd'hui de tous les outils pour gérer son portefeuille efficacement. Mais encore doit-il avoir un bon plan de match pour choisir les bons placements. Pour anticiper la performance des marchés boursiers en 2015, La Presse Affaires a fait appel à trois stratèges et gestionnaires réputés. Leur verdict? C'est la Bourse américaine qui offrira les meilleurs rendements.

Un marché pas trop cher

C'est aux États-Unis, où l'on assiste à un retour de l'industrialisation, que les perspectives boursières sont de loin les meilleures, estime Guy Côté. Nos voisins du sud profitent d'une main-d'oeuvre qualifiée tout en ayant accès à de l'énergie à bon marché, et les ménages répondent bien en maintenant leur consommation.

La situation est beaucoup moins claire en Asie et en Europe, estime-t-il. La Banque de Chine vient d'annoncer la première baisse de taux depuis cinq ans afin de stimuler son économie. Réussira-t-elle? Quant au Japon, c'est le retour à la récession.

En Europe, le risque de déflation est plus présent que jamais. «Le président de la Banque centrale (BCE), Mario Draghi, doit agir, mais les mesures monétaires stimulatrices doivent s'accompagner de mesures sociales pour favoriser l'emploi», dit Guy Côté.

Le gestionnaire de la Financière prévoit une croissance de l'économie mondiale de 3,5% en 2015 et de bons profits pour les sociétés, surtout américaines.

La Bourse américaine semble donc invitante. Mais n'est-elle pas déjà trop chère? «Pas vraiment étant donné que le ratio cours/bénéfices de l'indice S&P 500 et de l'indice S&P/TSX est de 16 fois les bénéfices, et que la croissance des profits va se poursuivre», répond M. Côté.

Les banques, les techs et les secteurs de la consommation seront les plus performants aux États-Unis et au Canada.

Quant aux obligations, contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, elles réaliseront à nouveau un bon rendement en 2015. «Elles ont encore une place dans le portefeuille», croit le gestionnaire, car il ne prévoit pas d'augmentation de taux d'intérêt avant le quatrième trimestre.

Comme le marché haussier est âgé, il s'attend à ce que la volatilité soit au rendez-vous en 2015. «Alors mieux vaut être bien diversifié», dit-il.

Jean-Luc Landry, président, Gestion de portefeuille Landry.... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Jean-Luc Landry, président, Gestion de portefeuille Landry.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Septième année de croissance

En mars 2015, le marché haussier (bull market) fêtera son septième anniversaire. Or, ce type de marché a, en moyenne, une durée de vie de quatre ou cinq ans. Faut-il craindre alors une fin abrupte de l'embellie boursière actuelle? Pas nécessairement, estime Jean-Luc Landry: «Les bull markets se terminent la plupart du temps par une période de spéculation intense, et nous n'en sommes pas encore à cette phase.»

Nous sommes encore dans l'ère des entreprises au détriment de celle des gouvernements. «Elles font de l'argent comme de l'eau, et cela devrait se poursuivre», dit-il.

À court terme, un élément est venu changer complètement la donne, et c'est l'exploitation des gaz de schiste aux États-Unis. «Pendant que certains pays hésitent, les Américains ont pris une bonne avance», dit-il. L'augmentation de la production aux États-Unis entraîne la chute du prix du pétrole, ce qui accroît la capacité économique mondiale.

Pour l'année 2015, pas de doute qu'il faut privilégier la Bourse, selon M. Landry, et le marché américain est certainement le plus sûr. Il devrait procurer le rendement moyen à long terme, soit 5,8%, plus l'inflation.

Mais si votre horizon de placement est à plus long terme, c'est du côté de l'Europe qu'il faut regarder, selon le spécialiste. «Elle a besoin de l'aide de la Banque centrale (BCE), mais si les bonnes décisions sont prises, le potentiel boursier est de 50% pour les trois prochaines années», dit-il.

Quant au Canada, le marché boursier demeure trop risqué, car les perspectives des prix des matières premières demeurent incertaines. «Puisque ce marché est très survendu, il faudra aussi se méfier des moments de reprise, qui pourraient fort bien n'être que de faux rebonds», dit M. Landry.

Luc Vallée, stratège en chef, Valeurs mobilières Banque... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE) - image 3.0

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Luc Vallée, stratège en chef, Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

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Plusieurs secteurs invitants

La hausse des taux d'intérêt aux États-Unis sera à l'avant-plan des facteurs qui influeront sur les marchés durant la prochaine année. Mais il y aura aussi la capacité des pays de la zone euro à s'allier pour relancer leur économie, et celle de la Chine à retrouver un rythme de croissance économique de 7,5% et plus. Mais bien qu'ils soient potentiellement négatifs, ces facteurs se heurteront à la résilience des profits des sociétés américaines, croit Luc Vallée.

Par ailleurs, la chute précipitée du prix du pétrole dans les derniers mois est de bon augure. «Une telle baisse laisse entrevoir une accélération du rythme de la croissance économique», dit le stratège. En outre, cette baisse ralentira l'inflation aux États-Unis. La Réserve fédérale aura donc moins à se précipiter pour hausser les taux d'intérêt.

Ce qu'il faudra surtout éviter, en 2015, ce sont les obligations et les matières premières, soutient le stratège. La hausse des taux d'intérêt fera chuter le prix des obligations, ce qui grugera les revenus d'intérêt déjà plutôt faibles. Quant aux prix des matières premières, il faudra du temps pour absorber les surplus, si bien qu'une remontée des prix n'est pas pour tout de suite, ce qui ne favorisera pas la Bourse canadienne.

Aux États-Unis, par contre, plusieurs secteurs sont invitants. D'abord, les grandes banques, qui ont assaini leur bilan et qui profiteront de la hausse des taux d'intérêt pour améliorer leurs marges bénéficiaires. Puis la technologie, pour l'innovation qui se poursuit et les bons dividendes que commencent à verser les grandes sociétés du secteur.

Le stratège aime aussi les grandes pharmaceutiques et les sociétés de services médicaux, dont la gestion des hôpitaux, qui vont continuer de profiter du vieillissement de la population. Il privilégie également les compagnies de fertilisants et de produits chimiques ainsi que les sociétés aériennes, car elles profiteront de la baisse du prix du pétrole.

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