Stratégie: trois grands risques à ne pas oublier

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Jean Duguay, directeur des placements pour le Groupe... (Photo Archives La Presse)

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Jean Duguay, directeur des placements pour le Groupe Eterna.

Jean Gagnon., collaboration spéciale
La Presse

Pour l'investisseur autonome, comme pour le gestionnaire professionnel, le succès passe généralement par une bonne gestion du risque.

Pour déterminer si le moment est opportun d'investir dans les actions, il importe d'établir quels sont les éléments de risque auxquels nous faisons face, et de quelle façon ils évoluent, explique Jean Duguay, directeur des placements pour le Groupe Eterna, société de gestion de portefeuilles de Québec.

Durant l'été, «dans le but d'établir la stratégie à adopter pour les trimestres suivants, trois grands risques ont été établis», souligne M. Duguay.

Pouvions-nous espérer une reprise économique qui pourrait être qualifiée de raisonnable?

Ensuite, quels seraient les impacts de l'élection présidentielle américaine?

Et enfin, comment l'administration américaine allait-elle gérer sa situation budgétaire devant le «précipice fiscal» qui point le 31 décembre?

Facteurs de risque

Sur la question de l'économie, les plus récents indicateurs permettent d'espérer une légère amélioration des conditions économiques, croit M. Duguay. «Pas qu'il faille s'attendre à une forte croissance, mais on peut quand même penser que le pire est derrière nous, dit-il. Même les craintes d'une implosion de la zone euro se sont quelque peu dissipées.»

Quant à l'élection présidentielle américaine, les forces en présence sont les mêmes. «L'élection d'Obama est en quelque sorte rassurante, car ce qui est connu est toujours moins inquiétant que l'inconnu», dit le gestionnaire.

Cela dit, l'entente sur le déficit américain constitue sûrement le problème de l'heure, admet Jean Duguay. Mais il y a lieu d'être optimiste. «La question du précipice fiscal ne sera pas facile à régler, mais compte tenu des résultats de l'élection, personne n'a intérêt à ce que l'on échoue», dit-il.

Selon lui, on fera des compromis et des éléments de solution seront mis en place sur une longue période pour assainir les finances publiques américaines. «Il existe une marge de manoeuvre pour augmenter les impôts, et les Américains sont des gens raisonnables», dit-il.

Côté positif

Parmi les facteurs qui permettent d'espérer un environnement favorable à l'investissement, M. Duguay cite le bilan financier des ménages américains qui s'est beaucoup amélioré au cours des dernières années.

Au Canada, d'ailleurs, autant Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada, que Jim Flaherty, ministre fédéral des Finances, mettent tout en oeuvre pour que les ménages canadiens fassent de même.

À cela, le secteur immobilier a amorcé une reprise, sans compter que la situation financière de plusieurs géants américains est excellente. «Ces entreprises possèdent les liquidités et les capitaux nécessaires et elles peuvent se financer à des taux très bas», dit Jean Duguay. Cela permet à plusieurs d'entre elles de procéder à des rachats de leurs propres actions et de hausser les dividendes.»

Mise en garde

Paradoxalement, ce sont les investisseurs qui se veulent les plus prudents qui pourraient être exposés au plus grand risque, explique le gestionnaire. «Les taux d'intérêt très bas augmentent le risque associé aux obligations, rappelle-t-il. Car le jour où les taux remonteront, la valeur des obligations dont les prix fluctuent inversement aux taux d'intérêt chutera rapidement.»

Comme l'économie mondiale est faible, personne ne parle encore d'une remontée des taux d'intérêt. Mais une reprise chez les pays émergents pourrait surprendre, croit le gestionnaire. «Quand l'économie reprendra, attention de ne pas être dans les obligations», prévient-il.

Mais alors, comment obtenir un rendement raisonnable sans avoir à courir un risque indu en investissant trop dans les actions?

Les individus peuvent encore espérer un rendement d'environ 6% en investissant dans des sociétés qui versent un dividende et dont le bêta est faible, explique M. Duguay.

Le bêta est la corrélation entre la volatilité d'une action et celle du marché en général. Ainsi, un titre dont le bêta est faible va baisser moins que l'ensemble du marché au cours des périodes difficiles. Mais évidemment, il montera moins lorsque les marchés seront positifs. Cela limite le rendement, mais diminue le risque. Et on a le dividende qui compense le rendement inférieur du titre à faible bêta.

Les investisseurs ont toutefois encore un peu de temps pour s'ajuster à une remontée éventuelle des taux d'intérêt, selon Paul-André Pinsonnault, économiste principal Revenu fixe à la Financière Banque Nationale.

«Comme nous nous attendons à ce que la croissance économique demeure morose au cours des six prochains mois, pour atteindre un creux au premier trimestre 2013, nous croyons que l'environnement de taux relativement bas durera et devrait même s'accentuer au début de l'année prochaine», dit-il.

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