De Bali à la Suisse, en passant par Dubaï

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Marie-Claude Guertin, CPA, au château de Sion, en Suisse, son pays d'adoption depuis 12 ans.

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Comptables

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L'affaire KPMG et, plus récemment, le cafouillage lors de la cérémonie des Oscars ont terni l'image des comptables. Comment rebâtir leur crédibilité ? Des acteurs du milieu se penchent sur la question et sur les nombreux défis de la profession. »

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Au Québec, la reconnaissance des titres professionnels obtenus à l'étranger est un enjeu. Mais, ailleurs, il semble que ce ne soit pas toujours le cas. Du moins, pour le titre de CPA. Plusieurs Québécois obtiennent des postes intéressants à l'étranger grâce à ce titre sans se préoccuper de le faire officiellement reconnaître. Deux CPA expatriés racontent.

CPA DES ALPES

Fribourg, en Suisse. Une ville située au pied des Préalpes, avec un coeur historique aux rues typiquement médiévales. C'est ici que s'est établie Marie-Claude Guertin, CPA, directrice du Centre de services financiers européens chez Novartis, une entreprise pharmaceutique.

« J'ai toujours voulu vivre en Europe », raconte la diplômée de l'UQAM de 38 ans.

Marie-Claude Guertin est convaincue que son titre de CPA lui a ouvert des portes. Elle travaillait comme vérificatrice externe à Montréal chez PwC lorsqu'une amie dans la même entreprise en Suisse l'a aidée à y décrocher un emploi.

« Le titre a une bonne valeur en Suisse. C'est certain que je ne pouvais pas signer le rapport de vérification, mais ce n'était pas mon rôle à ce moment-là non plus », dit Marie-Claude Guertin.

Aujourd'hui, elle dirige chez Novartis 130 personnes responsables de la comptabilité pour l'Europe de l'Ouest. L'équipe travaille avec les normes internationales d'information financière (IFRS), mais aussi avec les normes de différents pays.

« Des gens dans mon équipe connaissent bien ces différentes normes, et on fait confiance aux CPA, je crois, pour aller chercher l'information lorsque c'est nécessaire afin de ne pas créer de problème comptable. »

Par contre, les termes utilisés sont tout à fait différents de ceux du Québec, et toutes les communications se font en anglais.

« Ça me choquait au début ! J'ai dû m'adapter. »

Elle n'a pas de plan pour rentrer au Québec actuellement.

Nicolas Majeau a travaillé dans plusieurs pays avec... (photo fournie par nicolas majeau) - image 2.0

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Nicolas Majeau a travaillé dans plusieurs pays avec son titre de CPA et il est maintenant en poste à Dubaï, où il a pu visiter le désert et voir des chameaux d’Arabie.

photo fournie par nicolas majeau

OSER DUBAÏ

Il a travaillé plusieurs années en Australie, à Bali, il a fait un retour au Québec récemment, puis il a osé s'installer à Dubaï. Nicolas Majeau est un CPA avec un goût prononcé pour l'aventure et les expériences internationales. Chaque fois, grâce à son titre de CPA, il s'est rapidement trouvé de l'emploi.

« En voyant le titre, les employeurs savent ce qu'on est capable de faire », dit Nicolas Majeau.

Il est maintenant directeur, finance, chez SouqExtra !, un développeur immobilier à Dubaï. Il s'occupe des budgets, des études de faisabilité des projets et des relations avec les banques et les investisseurs.

« Je suis le bras droit du grand patron, affirme le diplômé de HEC Montréal de 37 ans. Il y a un volet stratégique à mon travail. Je n'aurais jamais eu cet emploi sans mon titre. »

Dubaï a la particularité d'être peuplé d'expatriés.

« Ils représentent 90 % de la population ! La majorité des emplois en finance demandent un titre comptable, mais ils viennent de différents pays. »

Pourquoi Dubaï ? Pour suivre sa conjointe qui y a déniché un emploi. La petite famille s'y est installée il y a un an et demi.

Avec deux enfants en bas âge, Nicolas Majeau et sa femme souhaitent profiter encore un peu de cette possibilité de vivre des expériences à l'étranger. Mais ils veulent que leurs enfants grandissent au Québec.

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