Séduire une nouvelle clientèle grâce au web

Édith Arsenault, vice-présidente de Boutique Séduction, située boulevard... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Édith Arsenault, vice-présidente de Boutique Séduction, située boulevard Métropolitain, à Montréal

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Commerce électronique

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Le commerce électronique qui regroupe à la fois les ventes au détail et les transactions interentreprises représente un défi de taille pour les PME du Québec. Comment les PME peuvent-elles tirer leur épingle du jeu ? Trucs et astuces d'entreprises pour qui le commerce électronique est devenu un outil efficace de développement. »

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Vous êtes trop timide pour oser mettre les pieds dans une boutique érotique ? Vous habitez en région et le magasin le plus près se trouve à quelques centaines de kilomètres ? Ou encore, vous craignez d'y croiser un voisin ? C'est en pensant à vous que depuis environ quatre ans, l'équipe de Boutique Séduction a entrepris le virage de la vente en ligne.

D'abord, la vice-présidente Édith Arsenault a dû, avec son frère Julien, convaincre le grand patron : leur beau-père ! Et ce n'était pas gagné d'avance. Parce que si l'entreprise réalisait déjà un peu de vente en ligne, ce n'était pas une priorité d'affaires. Prendre ce virage, en incluant les médias sociaux, signifiait intégrer le web dans toutes les stratégies et réaliser des investissements importants.

« Refaire un site web, c'est cher. Lorsqu'on s'est lancés, c'était épeurant parce que la part de notre chiffre d'affaires réalisée par les ventes en ligne était petite, alors le retour sur l'investissement n'était pas élevé. » - Édith Arsenault

Avec une progression constante des ventes en ligne, les investissements ont commencé à se justifier de mieux en mieux. Heureusement, parce que sur le web, tout change très rapidement et il faut constamment se réinventer.

LE WEB EN COHÉRENCE AVEC LES BOUTIQUES

Actuellement, Boutique Séduction refait d'ailleurs sa plateforme web, en plus de son image de marque, en vue d'un lancement dans environ six mois.

L'entreprise souhaite que son site web reflète encore davantage ses services en magasin, où une sexologue gère les employés qui donnent beaucoup d'information aux clients pour favoriser la santé et le bien-être sexuels.

« Nous voulons avoir une plateforme assez complète avec des conseils et un service de clavardage en direct, ce qui demande beaucoup d'organisation à l'interne pour avoir toujours quelqu'un de disponible pour répondre aux questions », explique Édith Arsenault.

Un autre défi est de vendre aux mêmes prix les articles en ligne et en magasin, où les frais d'exploitation sont beaucoup plus élevés.

« C'est un défi pour tous les détaillants parce qu'il y a toujours des gens qui vendent des produits dans leur garage et qui cassent le marché, mais pour nous distinguer, nous comptons sur notre marque de confiance, ainsi que sur la qualité de nos produits et de notre service à la clientèle. » - Édith Arsenault

Boutique Séduction, située boulevard Métropolitain, à Montréal, mise aussi sur son service de livraison discret. Les boîtes n'affichent pas le logo de l'entreprise ni aucun détail pouvant révéler ce qu'elles contiennent. Et cela fonctionne.

« Les codes postaux des commandes montrent que la clientèle vient de partout à travers le Québec, l'Ontario et l'est du Canada », affirme Édith Arsenault.

L'objectif de Boutique Séduction est de devenir le leader de la vente en ligne pour les produits érotiques dans tout le Canada francophone et l'Ontario, où l'entreprise est déjà bien connue grâce à ses deux magasins à Toronto.

« Nous avons toujours une clientèle qui veut venir en magasin pour voir nos produits et sentir les huiles, par exemple, mais à long terme, on ne peut pas seulement miser sur la boutique traditionnelle, alors que ce sera de plus en plus difficile pour le commerce de détail, affirme Édith Arsenault. La vente en ligne nous permet d'avoir une portée beaucoup plus grande et elle sera très importante pour le futur. »

BOUTIQUE SÉDUCTION EN BREF

Nombre d'employés : 85

Année de fondation : 1992

Siège social : Laval

Nombre de boutiques : 3 (une à Montréal, deux à Toronto)




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