Quand ça va mal, il faut intervenir rapidement

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L'art de vendre sa vision

L'art de vendre sa vision

On dit que la foi peut déplacer les montagnes. Il en va certainement de même pour les entrepreneurs qui ont de la vision. Prenez le cas de Moty Cohen. L'homme d'affaires montréalais a créé des produits novateurs destinés aux salons de coiffure que même les multinationales n'ont pas réussi à mettre au point. »

Rares sont les entreprises qui n'ont jamais connu de problèmes financiers, ne serait-ce que le temps d'un trimestre. D'ailleurs, personne n'est à l'abri, indique Marc Bergeron, vice-président de la Ligne de redressement et d'insolvabilité chez Raymond Chabot Grant Thornton. M. Bergeron nous explique les raisons qui peuvent mener à ces problèmes et nous fournit des indices pour les détecter rapidement.

«En matière de problèmes financiers, il y a d'abord ce qu'on appelle le contexte externe. Par exemple, une hausse substantielle du prix du carburant pour une entreprise de transport. Ou la demande qui tombe pour une entreprise de bois d'oeuvre. Ces éléments sont souvent impossibles à maîtriser. Il faut composer avec ces éléments et voir comment on peut y survivre», explique M. Bergeron.

«Ensuite, il y a le contexte interne. Et là, c'est surtout à cause d'une mauvaise gestion. Ou bien la PME ne mise pas assez sur son produit-vedette, ou bien elle a un bon produit, mais n'a pas les moyens de ses ambitions. Dans ce dernier cas, la PME est sous-capitalisée ou elle n'a pas les reins assez solides, mais s'entête à vouloir aller de l'avant, bien souvent en concurrençant de plus gros joueurs qu'elle», ajoute le CA de formation

500 dossiers gérés

Raymond Chabot Grant Thornton s'occupe de redressement et d'insolvabilité depuis près de 30 ans. Bon an, mal an, elle gère environ 500 dossiers commerciaux, dit Marc Bergeron. Du lot, plusieurs entreprises sont réchappées. «Plus vite on intervient, soutient-il, plus il y a des solutions. Bien souvent, ce sont les créanciers qui sonnent l'alarme, car les dirigeants habitués aux risques espèrent que tout reviendra dans l'ordre.»

Par ailleurs, qu'on soit dirigeant d'entreprise ou créancier, lorsqu'on sent que les affaires vont mal, il y a des signes qui ne mentent pas.

«Pour le chef d'entreprise, ça va mal quand il fonctionne à perte, a des problèmes de liquidité ou remplace ses dirigeants trop fréquemment. Mais aussi quand sa marge bénéficiaire est en constante diminution et qu'il n'a pas investi en recherche et développement depuis quelques années», explique M. Bergeron.

«Et pour le créancier, il peut commencer à se poser de sérieuses questions quand les dirigeants avec qui il fait affaire sont difficiles à joindre ou bien quand les états financiers tardent à être fournis», conclut-il.

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