Fermes Lufa

Des projets qui se multiplient

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Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

«Nous voulons être le Cirque du Soleil de l'alimentation», lance Mohamed Hage, président et fondateur des Fermes Lufa.

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse

L'entreprise les Fermes Lufa, productrice de fruits, légumes et fines herbes sur le toit d'un immeuble à bureaux dans l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville, construira une deuxième serre à Laval dès la fin juin. «Nous annoncerons l'immeuble choisi lors du début de la construction», indique Mohamed Hage, président et fondateur des Fermes Lufa, qui compte une trentaine d'employés.

L'an prochain, l'entreprise souhaite construire une première serre à l'étranger.

Une chose est certaine; l'équipe des Fermes Lufa voit grand. Les projets se multiplient alors que l'entreprise a semé sa première graine dans sa serre de 31 000 pieds carrés d'Ahuntsic-Cartierville en février 2011.

«La distribution des paniers a commencé il y a 13 mois, mais l'entreprise a démarré il y a six ans. Pendant cinq ans, nous avons développé la technologie et les procédures. Depuis le début, nous avons une vision globale. Nous avons toujours travaillé pour que notre innovation montréalaise soit exportable. Nous voulons être le Cirque du Soleil de l'alimentation», lance Mohamed Hage en s'esclaffant.

Un concept exportable

L'équipe des Fermes Lufa croit que son concept s'exportera très bien dans des villes comme Boston, Chicago et Toronto.

«Il faut regarder maintenant les questions de changement de zonage et trouver les meilleurs partenaires», précise M. Hage.

Pour les serres, l'équipe des Fermes Lufa cible toujours des immeubles commerciaux ou industriels.

«C'est l'idéal parce qu'on parle de surfaces énormes et d'îlots de chaleur. Nous faisons la cueillette de l'eau de pluie et la culture rafraîchit l'immeuble. Par contre, il y a toujours des modifications à apporter pour assurer la sécurité de l'immeuble et la conformité aux normes. Notre équipe d'experts en ingénierie et en architecture s'occupe de ça», explique M. Hage.

Un panier en transformation

La popularité des Fermes Lufa a été instantanée auprès des consommateurs qui se sont abonnés massivement au concept de panier hebdomadaire. L'entreprise continue d'améliorer son concept.

«Nous sommes à capacité depuis quelques mois avec 1000 abonnés et au moins 500 noms sur notre liste d'attente, indique M. Hage. Nous avons commencé à cultiver une quarantaine de variétés de fruits et de légumes et nous augmentons. Chaque fois que nous ajoutons quelque chose, nous regardons la réaction de nos abonnés. Nous souhaitons cultiver ce qu'ils ont envie de manger.»

L'équipe des Fermes Lufa travaille sur un concept pour permettre aux abonnés de modifier le contenu de leur panier dès cet été.

«Par exemple, j'ai remarqué que contrairement à moi qui suis d'origine libanaise, les Montréalais mangent peu d'aubergines. Les gens d'origine libanaise pourront mettre énormément d'aubergines dans leur panier, alors que d'autres pourront mettre énormément de tomates!», affirme-t-il avec une pointe d'humour dans la voix.

Variétés de produits

Les variétés de produits du panier varient d'une saison à une autre.

«Étrangement, c'est la chaleur qui nous cause des difficultés avec certains produits. Par exemple, là, c'est la fin de la saison des fraises parce qu'après, il fera trop chaud dans la serre. Il faudra se tourner vers des variétés qui aiment plus la chaleur, comme la bette à carde, le fenouil et le basilic. L'hiver, on peut tout cultiver», explique l'entrepreneur âgé de 30 ans.

Les fruits et légumes des Fermes Lufa sont cultivés sans pesticides synthétiques.

«Nous utilisons le contrôle biologique. Nous introduisons des insectes dans les serres pour en combattre d'autres», dit le président.

Un des défis des Fermes Lufa était d'ailleurs de démontrer que la polyculture avec contrôle biologique était possible sur une base annuelle.

«Ailleurs, la polyculture avec contrôle biologique se fait, mais la production n'est pas continue. Entre les saisons de culture, on ferme la serre et on nettoie tout. Comme nous sommes toujours en production, nous devons garder un équilibre sur les insectes à longueur d'année. C'était un défi que nous avons relevé sans problème majeur jusqu'à maintenant», affirme M. Hage.

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