Agroalimentaire

L'agriculture à l'heure de la technologie

Vert Nature possède une vingtaine de tracteurs.... (PHOTO JULIE ROY, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Vert Nature possède une vingtaine de tracteurs.

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Agroalimentaire

Agroalimentaire

L'entrée en vigueur imminente de l'accord de libre-échange Canada-Union européenne préoccupe plusieurs acteurs du milieu agricole et le ministre de l'Agriculture, Laurent Lessard, convient que « toute la filière agroalimentaire » québécoise devra se regrouper pour tirer avantage de l'ouverture des marchés. »

Julie Roy

Collaboration spéciale

La Presse

Agriculture et technologie, deux mots qui, pour bien des gens, ne vont pas nécessairement ensemble. Pourtant, il n'est plus rare de voir dans les champs québécois des drones, des robots, des tracteurs dirigés grâce à un GPS et des producteurs munis d'un téléphone intelligent collé à l'oreille ou au bout des doigts. État des lieux. -

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Le robot de traite ne chôme pas, il n'est pas rare de voir une file d'attente de vaches qui désirent se faire traire.

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Des robots à l'étable

Depuis un an, Jean-François Duteau, producteur laitier à Saint-Bernard-de-Lacolle, n'est plus obligé de se lever à 4h30 du matin pour aller faire le train. Il ne passe plus 11 heures par jour à s'occuper de ses vaches. Ses journées commencent à 6h et le travail à l'étable ne lui prend plus que quatre heures. Tout cela parce que deux robots viennent lui prêter main-forte. Un a pour tâche de distribuer six fois par jour le fourrage aux animaux, tandis que l'autre a pour fonction de les traire.

Le fonctionnement de traite est simple. Attirée par une moulée spéciale, la vache se dirige d'elle-même au robot. Une fois dans l'enclos, le système l'analyse grâce à une puce que l'animal porte au cou. Si tous les paramètres du programme sont respectés, un laser détecte les pis, les désinfecte et le travail commence. La vache, pendant ce temps, se régale. Quand tout est terminé, la porte de l'enclos s'ouvre et une autre vache, qui bien souvent fait la queue, entre à son tour. «Tout se fait tout seul et chaque vache a sa routine. Elle boit et mange quand ça lui plaît et se fait traire quand elle veut», raconte le producteur de 37 ans.

Cette technologie a un autre avantage. Elle compile des données qui permettent à l'agriculteur de suivre la santé de ses animaux et cela, même à distance. «De Cuba grâce à mon téléphone, j'étais capable de savoir si une vache avait un problème.»

Pour l'achat et l'installation de ses deux robots, Jean-François Duteau estime qu'il a dû débourser 1 million de dollars. Une somme qu'il considère comme un bon investissement. «Je n'avais plus de main-d'oeuvre et j'étais brûlé. C'est un ami producteur qui m'a convaincu que les robots étaient l'avenir. J'étais sceptique au départ parce que je ne suis pas du genre techno, mais il avait raison. Sans cela, j'aurais sûrement lâché le métier.»

Le jeune producteur est tellement convaincu de l'efficacité de ce système qu'il prévoit l'achat d'un troisième robot. «Avec 64 vaches, le mien ne fournit pas», dit-il en riant.

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Des tracteurs intelligents

Imposants et équipés comme des cabines d'avion, les tracteurs qui sillonnent les champs sont de véritables machines intelligentes. Munis de GPS, ils permettent de pratiquer une agriculture précise au centimètre près. «Grâce à cette technologie, on se dirige au bon endroit autant le jour que la nuit», indique Stéphane Verner, gérant de la ferme Vert Nature, située à Sherrington.

«On évite ainsi des passages inutiles, on diminue les risques de compacter trop le sol. L'engrais est épandu là où il faut et à la bonne quantité, les zones de mauvaises herbes sont mieux ciblées. Par conséquent, on applique les pesticides uniquement à ces emplacements. Au final, on préserve l'environnement, on augmente notre rendement et on diminue nos coûts», affirme M. Verner.

Un tel GPS ne se compare pas du tout à ceux que l'on retrouve dans les voitures. D'abord, il y a le coût d'acquisition, entre 20 000$ et 40 000$. Ces derniers doivent aussi être entièrement programmés pour correspondre aux caractéristiques de l'entreprise. «On entre des données comme la date des semis, les pulvérisations, la température. Il y a aussi toute la caractérisation des champs, etc.», raconte M. Verner.

Une fois cette tâche complétée, les informations transmises au producteur sont une véritable mine d'or. Elles facilitent tout le travail de gestion de l'entreprise. «Grâce à cela, on est capable d'établir des prévisions, de savoir de quoi aura l'air notre prochaine production et de prendre les décisions qui s'imposent», dit M. Verner.

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Contrôle des microguêpes parasitoïdes pour contrôler la pyrale du maïs.

PHOTO FOURNIE PAR LE PÔLE D'EXCELLENCE EN LUTTE INTÉGRÉE

La technologie pour réduire les pesticides

Réduire les pesticides et trouver une solution de rechange à ceux-ci, voilà la mission du Pôle d'excellence en lutte intégrée (PELI) qui est chapeauté par le CLD de Napierville. Pour y arriver, Élaine Grignon, agronome et coordonnatrice du PELI, diffuse tout ce qu'elle reçoit comme nouveauté en terme de développement technologique sur les réseaux sociaux comme Twitter, mais aussi sur une plateforme qui ressemble à Google. Pyrodésherbeur qui détruit les mauvaises herbes grâce à une flamme, station météo, utilisation de microguêpes parasitoïdes pour contrôler un prédateur dans le maïs, l'information ne manque pas. C'est par dizaines que les internautes découvrent des innovations les aidant à faire des choix pour réduire l'utilisation de pesticides. «Il n'y a pas une semaine où il n'y a pas de développement en haute technologie en agriculture. Les producteurs sont de leur temps et veulent savoir ce qui se passe.» Au total, c'est une multitude d'intervenants du milieu horticole et des producteurs qui assurent la vigie pour alimenter ce réseau.

GPS que l'on retrouve dans les tracteurs.... (PHOTO JULIE ROY, COLLABORATION SPÉCIALE) - image 5.0

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GPS que l'on retrouve dans les tracteurs.

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Les applications mobiles à l'assaut du monde agricole

Selon un récent sondage de Financement agricole Canada (FAC), 76% des producteurs canadiens possèdent un téléphone intelligent et 54%, une tablette. De ce nombre, près 35% utilisent des applications liées à l'agriculture. Frédéric Marcoux, producteur laitier, fait partie de cette génération techno. Les applications, il connaît. «C'est mon 13e téléphone intelligent et je ne sors jamais sans lui.» Véritable référence en la matière, il donne même des conférences sur l'univers des téléphones intelligents aux producteurs. Ses applications préférées: Agpad, celle où il peut commander directement des médicaments à son vétérinaire, Pl@nte net et Weatherbomb. «Les applications météo sont super utiles, mais celle-là est extrêmement précise.» Le site internet du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) est une bonne source pour découvrir des applications. Des dizaines y sont répertoriées, et ce, dans tous les secteurs agricoles (productions animales, végétales, économie, gestion, météo, machinerie).

Sur le web: www.craaq.qc.ca

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