Électricité: quand le gaz s'en mêle

Des pylônes d'Hydro-Québec.... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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Des pylônes d'Hydro-Québec.

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Affaires internationales

Affaires internationales

La tendance est claire: depuis le début du millénaire, les entreprises québécoises délaissent progressivement les États-Unis pour se tourner vers d'autres marchés internationaux. Cette semaine, nous faisons le point sur l'industrie de la microélectronique. »

Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

La tendance est claire: depuis le début du millénaire, les entreprises québécoises délaissent progressivement les États-Unis pour se tourner vers d'autres marchés internationaux. Cette semaine, nous faisons le point sur le marché de l'électricité.

Le Québec utilise l'électricité depuis plus de cinq décennies comme levier économique. Et il en exporte même à ses voisins. Mais par les temps qui courent, c'est devenu moins rentable.

C'est qu'il y a un compétiteur qui joue du coude dans le secteur de la production d'électricité en Amérique du Nord. Son nom s'écrit en deux mots : gaz naturel.

Les États-Unis comptent de plus en plus sur cette forme d'énergie pour générer leur électricité en remplacement du charbon. En Nouvelle-Angleterre, il occupe même déjà le premier rang, et il est derrière près de la moitié de la production d'électricité de la région.

La situation gêne Hydro-Québec qui achemine dans ces États une partie de sa production d'électricité. C'est qu'au cours des cinq dernières années, le prix du gaz naturel sur le marché nord-américain a chuté, entraînant dans son sillage celui de l'hydroélectricité.

Ainsi, depuis son plus récent sommet à 12,69 $US par MBTU (million de British Thermal Unit) en juin 2008, le prix du gaz naturel est tombé à un plancher de 1,95 $ par MBTU en avril 2012 pour s'établir ces jours-ci à 3,60 $ le MBTU. L'électricité, elle, vendue il y a cinq ans de 8 à 11 cents le kilowattheure (kWh), s'échangerait aujourd'hui autour de 3 cents le kWh.

Comme Hydro-Québec obtient désormais moins en échange de ses kilowattheures, la société d'État a ouvert les vannes et plus que doublé ses exportations en trois ans, passant de 12,6 TWh en 2010, à 20,8 en 2011, puis à 30,1 l'année dernière. Ainsi, c'est 1,2 milliard de dollars qu'Hydro-Québec est allée chercher en exportations nettes aux États-Unis et dans le reste du Canada en 2012. Un chiffre légèrement inférieur aux 1,5 milliard obtenus en 2008, mais au prix d'un volume d'électricité deux fois supérieur.

Questionné à savoir si les volumes d'exportation d'électricité allaient poursuivre leur progression, Thierry Vandal, président et directeur général d'Hydro-Québec, a été concis. " Nous ne pouvons pas avancer de chiffres précis ", a-t-il indiqué tout en soulignant que les exportations resteront importantes pour les années à venir.

Selon lui, le réseau de transport électrique responsable de l'exportation fonctionne déjà au maximum de sa capacité, " sollicité du matin au soir presque tous les jours ", dit-il. Voilà pourquoi Hydro-Québec compte sur le développement de nouvelles infrastructures pour augmenter ses capacités d'exportation, tel le projet Northern Pass, d'une capacité de 1 200 MW, ainsi que celui de Champlain Hudson Power Express, d'une capacité de 1000 MW, a-t-il ajouté.

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