Aérospatiale: pleins gaz pour les projets numériques

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L'entreprise L-3 MAS, installée à Mirabel, est un leader dans le secteur militaire de l'industrie aérospatiale canadienne. Sur notre photo, un robot consacré à l'entretien des avions F-18.

Photo Alain Roberge, La Presse

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Les grands donneurs d'ouvrage, comme Bombardier, Boeing ou Airbus, ne s'adressent plus directement aux petites PME pour participer à leurs programmes. Celles-ci doivent convaincre les fournisseurs de premier niveau des avionneurs, afin d'entrer dans leur chaîne d'approvisionnement. Or, la concurrence est rude, partout sur la planète. »

Didier Bert

Collaboration spéciale

La Presse

La grappe aérospatiale Aéro Montréal lancera en janvier son nouveau programme MACH-FAB 4.0, destiné à soutenir des projets numériques dans 50 PME. L'objectif affiché est de préparer le secteur aérospatial québécois à la numérisation de ses activités, dans la lignée d'entreprises déjà bien avancées en la matière.

Suzanne Benoit, PDG d'Aéro Montréal, a annoncé le... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 1.0

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Suzanne Benoit, PDG d'Aéro Montréal, a annoncé le lancement de MACH-FAB pour le début de l'année 2017.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

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L'École de technologie supérieure de Montréal participe à la création d'un indice unique au monde.

Photo François Roy, La Presse

UN NOUVEAU MACH POUR ACCOMPAGNER LA NUMÉRISATION

La prochaine cohorte de l'initiative d'amélioration continue MACH sera la dernière sous sa forme actuelle. En janvier 2017, le programme MACH-FAB 4.0, axé sur la numérisation des entreprises, sera lancé presque simultanément. « MACH-FAB est la continuité de MACH, souligne Suzanne Benoit, PDG d'Aéro Montréal, si ce n'est que les projets soutenus seront tournés vers l'intelligence et la fluidité de la production, ainsi que la fabrication avancée. »

MACH-FAB 4.0 bénéficiera d'une enveloppe budgétaire de 19 millions de dollars, dont 50 à 70 % proviendront du gouvernement du Québec. Avec ce financement, les PME pourront mener des projets de numérisation sur un horizon de six mois à deux ans.

VERS LE PREMIER INDICE DE MATURITÉ EN AÉROSPATIALE

Les PME participantes à MACH-FAB 4.0 seront classées sur une échelle d'intensité numérique, avec l'objectif d'augmenter cette intensité, sauf que... une telle échelle n'existe pas encore. « Les Allemands ont créé un indice de maturité numérique, mais il n'est pas spécifique à l'aérospatiale », explique Hany Moustapha, directeur d'AÉROÉTS, le réseau aérospatial de l'École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS).

Pour créer l'indice de maturité Aerospace 4.0, l'école montréalaise oeuvre conjointement avec l'Université Concordia, l'Université Laval et la PME manufacturière APN. La firme allemande Siemens apportera les connaissances accumulées dans son pays. « L'Allemagne est le pays le plus avancé en industrie 4.0 », souligne Suzanne Benoit.

UN LABORATOIRE VIRTUEL POUR LES PME

Parallèlement à la création d'un indice de maturité, AÉROÉTS lancera prochainement un laboratoire virtuel numérique consacré aux PME québécoises de l'aérospatiale. « Nous irons étudier comment la PME fonctionne, puis nous simulerons son organisation dans notre laboratoire », illustre Hany Moustapha. Tous les procédés de fabrication et de conception seront décortiqués. « Nous pourrons alors voir quelles sont les opportunités d'amélioration possibles grâce à l'utilisation de logiciels et de nouvelles machines », explique le directeur d'AÉROÉTS. « Aujourd'hui, les Allemands ont ce type d'outil, les grandes entreprises aussi, comme Pratt & Whitney Canada, mais les PME n'en ont pas les moyens. »

L-3 MAS ENTRE DANS LA RÉALITÉ AUGMENTÉE

Le 19 décembre, l'entreprise de Mirabel spécialisée dans la maintenance d'avions L-3 MAS dévoilera sa dernière trouvaille à ses techniciens responsables de la maintenance d'aéronefs : un démonstrateur de lunettes à réalité augmentée. Le mariage entre la géolocalisation et la réalité augmentée est prometteur pour Jacques Comtois, directeur général de L-3 MAS. Ces lunettes donneront aux techniciens toutes les informations dont ils ont besoin. « Ils pourront voir l'intérieur de l'avion et tous les systèmes, comme s'ils passaient l'avion aux rayons X, se félicite-t-il. Cela augmentera la productivité des techniciens de façon significative : ils pourront travailler les mains libres, avec les informations devant les yeux. »

QUAND L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE RÉPARERA DES AVIONS

Les robots ne sont pas une nouveauté chez L-3 MAS. Depuis 2000, l'entreprise de maintenance en utilise pour optimiser ses opérations, notamment dans l'entretien des avions de chasse CF-18. En plus de favoriser un niveau constant de qualité, « la robotisation permet d'accéder à des endroits difficiles d'accès pour un humain », explique Jacques Comtois, directeur général de L-3 MAS. Mais ils sont encore programmés d'avance par les ingénieurs de L-3 MAS. À l'avenir, « nous voulons amener le robot à détecter et à penser par lui-même face aux différentes situations, afin de prendre les décisions les plus adaptées », affirme M. Comtois.

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