Profil de l'industrie au Québec

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Aéronautique et aviation

Aéronautique et aviation

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) tiendra à compter de demain, à Montréal, la 39e session de son assemblée. La Presse a préparé un survol des principaux enjeux auxquels fait face l'agence des Nations unies. Aussi, quelle est la place des femmes dans l'aviation civile internationale ? »

(Montréal) La grappe aérospatiale québécoise est composée de 235 entreprises qui emploient plus de 40 000 personnes.

Elle compte quatre maîtres d'oeuvre: Bombardier Aéronautique, Bell Helicopter Textron, Pratt & Whitney Canada et CAE. On recense également 14 équipementiers, 128 fournisseurs de produits et services spécialisés et 88 sous-traitants.

Le chiffre d'affaires annuel est de 12 milliards, dont les deux tiers proviennent des grands maîtres d'oeuvre, et 20% des équipementiers. La croissance annuelle moyenne des ventes a été de 8,5% depuis 25 ans.

L'activité est concentrée presque entièrement dans le Grand Montréal, où une personne sur 95 voit son emploi relié au secteur aérospatial.

Le Québec compte pour 70% de la recherche et développement de ce secteur au Canada. Les investissements en R&D ont totalisé 660 millions en 2007.

De plus, 80% de la production québécoise est exportée, et l'industrie occupe le premier rang des exportations manufacturières québécoises.

Le secteur est sixième au monde au chapitre des ventes derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon.

«Par habitant, c'est un succès presque disproportionné, étant donné qu'on ne profite pas de projets de défense financés à 100% comme aux États-Unis», dit Gilles Labbé, président de l'équipementier Héroux-Devtek.

Grâce aux programmes fédéraux et québécois qui ont toujours été présents, le Québec s'est doté de grands leaders mondiaux dans l'industrie, précise M. Labbé.

Un long cycle

C'est un secteur important également parce que les retombées économiques seront présentes longtemps. «L'industrie aérospatiale a un long cycle de développement», explique Gilles Labbé, qui est aussi président du conseil d'administration d'Aéro Montréal.

Il faut parfois 10 ans pour développer un projet, mais il aura ensuite une longévité de 20 à 30 ans.

Le gouvernement du Québec s'est donné une stratégie de développement de l'industrie aéronautique québécoise.

Cette stratégie s'articule autour de cinq grands axes d'intervention: un appui financier aux maîtres d'oeuvre et aux équipementiers, une aide au développement des PME québécoises, le maintien d'un bassin de main-d'oeuvre qualifiée, un soutien à l'innovation et à la productivité et un renforcement du partenariat avec le gouvernement fédéral.

Conception et design

À notre époque de mondialisation, faire progresser le secteur de la recherche et de la conception en aérospatiale est d'autant plus important que cela crée des emplois très bien rémunérés. En effet, la conception est une activité à haute valeur ajoutée.

Au Québec, on perd beaucoup d'emplois de production dans différents secteurs en raison des coûts de main-d'oeuvre inférieurs à l'étranger. L'aérospatiale n'y échappe pas.

Par exemple, Bombardier investit au Mexique pour être concurrentiel en ce qui concerne les coûts. Mais il importe que la conception et le design demeurent au Québec. Et c'est ce que fait Bombardier, explique Suzanne M. Benoit, directrice générale d'Aéro Montréal.

Autre avantage: ce sont des emplois plus stables. «Même en période de ralentissement, on continue d'embaucher du personnel pour développer les avions du futur», ajoute Mme Benoit.

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