Trouver l'indispensable adjointe de direction

La présidente de L'indispensable Vanessa Mongeau... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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La présidente de L'indispensable Vanessa Mongeau

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Vanessa Mongeau nous tend sa carte professionnelle avec la nouvelle adresse des bureaux de L'indispensable : le 1, Place Ville-Marie. « Il y a quelque chose avec cette tour, clame-t-elle. Celle où se trouvaient nos anciens bureaux est belle, mais nous voulions être établis encore plus au centre du centre-ville. »

C'est que L'indispensable, mise sur pied en 2013, part à la chasse d'adjointes de haute direction. Et celles que Vanessa Mongeau rencontre n'ont pas toujours le luxe de prendre une journée de congé ou plusieurs heures pour passer une entrevue. « Elles viennent le matin ou à l'heure du lunch, la plupart du temps, explique la présidente. Il faut donc être très près d'où elles travaillent. »

À compter du 1er décembre, c'est donc officiellement à cet endroit qu'elle passera... une douzaine d'heures quotidiennement. « Notamment pour rencontrer des candidates avant et après leurs heures de travail, précise Vanessa Mongeau. Mais j'aime ce que je fais. » 

« Mes parents étaient en affaires. Je les ai vus comme ça. Je suis vieux jeu, j'ai besoin de la fonction mains libres de mon téléphone et du papier ! » - Vanessa Mongeau

Pourrait-elle travailler moins ? L'année se termine avec la réussite de 50 recrutements. « Ça va très bien pour nous, même si en 2015, il y a eu des nuages. » Des nuages gris, car il y a eu plusieurs revirements alors qu'elle croyait avoir bouclé des alliances patron-adjointe.

« Le recrutement est une science imparfaite, justifie Vanessa Mongeau. On travaille d'abord avec des humains. Mais ça m'a donné l'occasion de me poser des questions. Devais-je être moins rigide ? Être négociable sur mes taux ? J'ai décidé que non. Je suis restée fidèle à mes valeurs et transparente. Par exemple, quand je n'ai pas encore trouvé la candidate, je le dis. Je n'enverrai pas une adjointe qui ne convient pas parfaitement. Et 2016 m'a donné raison, car les clients m'ont rappelée à cause du service et du suivi. »

L'indispensable promet de trouver la perle en trois semaines pour une facture de 20 % du salaire de l'adjointe. « Le marché est de 15 %, concède Vanessa Mongeau. Mais j'envoie deux ou trois CV et je promets que la bonne candidate s'y retrouvera ! »

UN RÔLE STRATÉGIQUE

Mais plus qu'une question de revenus appréciables et de taux, c'est d'abord un intérêt profond pour la profession qui anime Vanessa Mongeau.

« Les adjointes de haute direction ne sont pas dans l'ombre, constate-t-elle. Et oui, j'emploie le féminin, car ces dernières années, je n'ai rencontré que deux hommes pour un tel poste ! Elles ont confiance en elles et ont plus de contrôle qu'on ne le croit. J'aime leur parcours, qui elles sont. » 

« Je dis souvent à la blague que si un PDG doit renvoyer son vice-président finances ou son adjointe exécutive, c'est la première personne qu'il doit remercier ! Les adjointes sont trop indispensables et dédiées ! » - Vanessa Mongeau 

« Aujourd'hui, elles sont très stratégiques dans les organisations. Comme elles sont sur le terrain, elles voient réellement ce qui est en train de se passer », ajoute Vanessa Mongeau

Vanessa Mongeau les apprécie au point d'organiser depuis trois ans un Symposium des adjointes à la haute direction. Une quarantaine de personnes y assistent chaque fois. « Je fais zéro cent, même si ça nous rapporte d'une certaine façon, car c'est du développement des affaires, affirme la présidente. J'embarque néanmoins, car rien n'existe pour elles. Elles échangent des trucs du métier et en profitent pour parler d'enjeux. »

L'âge moyen des adjointes recommandées par L'indispensable est de 45 ans « avec beaucoup de personnes dans la cinquantaine ». Celles qui participent au Symposium ont de 32 à 60 ans. Une belle façon de voir que la profession se transforme.

« Parfois, j'ai l'impression que le titre change pour attirer les jeunes, confie notamment Vanessa Mongeau. La génération Y dit : "Je ne veux pas être adjointe" ou encore : "Moi, je n'amènerai pas le café." Or, concrètement, les adjointes sont des gestionnaires de projets. La majorité est allée à l'université. L'écrit est moins bon, mais elles sont technos et font les choses vite. Cette génération a tout à offrir. »




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