Bain Magique: à la conquête de l'Ouest américain

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Au fil des ans, Bain Magique a rénové les baignoires des hôtels Sheraton, à Montréal, Royal York, à Toronto, et Château Laurier, à Ottawa, a confié Régis Rehel, président et chef de la direction de Bain Magique.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Il faut ajouter le nom de Bain Magique, de Saint-Eustache, à la liste des entreprises québécoises qui tireront profiter de la reprise économique aux États-Unis.

Le fabricant et installateur de revêtements en acrylique de baignoire et douche entend couvrir la totalité du territoire américain d'ici trois à cinq ans. Présent aux États-Unis depuis 1992, il lui reste à occuper le Nord-Ouest et la côte du Pacifique.

Bain Magique-Bath Fitter réalise environ 85% de son chiffre d'affaires chez les Américains. L'entreprise, qui fête ses 30 ans en 2014, a installé plus de 1 million de baignoires et de douches depuis sa création.

Verticalement intégrée, Bain Magique conçoit sur mesure ses revêtements en acrylique qui s'ajustent par-dessus les baignoires existantes. Le produit est garanti à vie. Elle dispose de deux usines: à Saint-Eustache, où se trouve aussi son siège social, et à Springfield, au Tennessee. Cette dernière a ouvert ses portes en 2000. Au total, environ 400 personnes y travaillent.

L'idée de Bain Magique est venue à l'aîné des trois frères Cotton après qu'il eut vécu le cauchemar en sortant sa vieille baignoire sur le trottoir. Patenteux à ses heures, Brian Cotton s'est ensuite appliqué à imaginer un recouvrement durable qui permettrait de rajeunir la salle de bain sans risquer de provoquer des dégâts.

La société dit avoir plus de 250 points de vente. De ce nombre, 7 sur 10 sont des franchises et les autres sont des magasins d'entreprise. Si l'on tient compte du réseau de ventes au détail, Bain Magique fait travailler 5000 personnes en Amérique du Nord, a soutenu Steven Trottier, directeur pour la région de la Rive-Nord, à l'hebdo L'Éveil de Saint-Eustache, plus tôt cette année.

En 2006, un article du Devoir estimait les ventes annuelles au détail à 250 millions de dollars. Un chiffre que l'entreprise privée n'a pas voulu dévoiler.

Un modèle d'affaires à l'épreuve des récessions

«Quand l'économie va moins bien, les gens mettent moins sur la céramique et vont opter pour notre solution. Quand l'économie va bien, les gens rénovent leurs salles de bains, dit Régis Rehel, président et chef de la direction, qui retourne aux États-Unis tous les 15 jours. Dans les deux cas, nous sommes anti-récession», dit celui qui est arrivé en poste en avril 2011. Auparavant, ce Gaspésien d'origine a été gestionnaire chez Québecor et Cascades.

La Presse Affaires a rencontré M. Rehel, 47 ans, au magasin Bain Magique de Montréal, rue Papineau. La franchise appartient à Martin Martin. Elle emploie 40 personnes, ce qui comprend le personnel de vente et les installateurs.

Le principe de Bain Magique est d'offrir aux consommateurs une baignoire ou une douche à l'apparence impeccable en une seule journée d'installation. Il faut prévoir environ 3000$ pour le revêtement d'une baignoire, murs et plomberie compris, précise le franchisé.

Au cours des dernières années, une partie des ventes a pris la forme de conversions de vieilles baignoires de 5 pieds en longues douches.

La société compose par ailleurs très bien avec le fait qu'elle n'offre pas de solution complète de rénovation de salle de bains. Le client doit en effet s'adresser à un autre rénovateur s'il veut rajeunir le meuble-lavabo et le meuble sanitaire ou refaire le plancher.

La stratégie de croissance de la société Bain Magique passe par la hausse des ventes de magasins comparables, en développant davantage les ventes dans le secteur non résidentiel, d'une part, et, au Québec, en tirant profit du crédit d'impôt sur la rénovation qu'a créé le gouvernement de Philippe Couillard, d'autre part.

Au fil des ans, Bain Magique a rénové les baignoires des hôtels Sheraton, à Montréal, Royal York, à Toronto, et Château Laurier, à Ottawa.

Le deuxième axe de croissance consiste à ouvrir des magasins dans l'ouest des États-Unis. Quelques magasins ont ouvert leurs portes cette année et d'autres suivront d'ici la fin de 2014. Les infrastructures de fabrication suffisent à la demande pour l'instant, mais la société prévoit implanter une usine dans l'Ouest américain d'ici peu pour des raisons d'efficacité.

Bain Magique en un coup d'oeil

> Fondation: 1984

> Actionnaires: Brian et Glenn Cotton

> Siège social: Saint-Eustache

> Usines: Saint-Eustache et Springfield, au Tennessee

> Nombre de points de vente: plus de 250 en Amérique du Nord

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