La créativité au service du recyclage de pneus

Yves Dubé, Tommy Germain, Danny Éthier (à l'arrière)... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Yves Dubé, Tommy Germain, Danny Éthier (à l'arrière) et Jacques Éthier, de Jecc Mécanique. L'entreprise de Saint-Michel-des-Saints a mis au point des équipements capables de traiter jusqu'à 30 tonnes de pneus à l'heure.

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L'inventivité québécoise se trouve partout, y compris dans des déchiqueteuses conçues et fabriquées à Saint-Michel-des-Saints, aux confins de Lanaudière.

Jacques Éthier a fondé Jecc Mécanique dès 1991, pour s'attaquer au déchiquetage dans l'industrie forestière. Dès lors, il se distinguait de ses concurrents en fabriquant des machines adaptées aux besoins spécifiques de ses clients.

Le déclin de la demande dans l'industrie forestière, combiné à de nouvelles demandes pour des déchiqueteuses adaptées à d'autres matériaux comme le papier ou le carton, a forcé Jecc Mécanique à réinvestir dans la recherche et le développement vers la fin des années 90.

L'histoire s'est répétée au début des années 2000, alors qu'est apparue une demande pour des appareils capables de déchiqueter le métal et les composantes électroniques. Puis en 2006, l'entreprise a découvert un potentiel dans le déchiquetage de pneus.

«Il n'y avait à peu près rien qui se faisait, même pour les petits pneus, raconte Tommy Germain, responsable du développement des affaires. Les machines qui existaient n'étaient pas rentables. Elles pouvaient déchiqueter une ou deux tonnes à l'heure, et seulement des petits pneus.»

En comparaison, les plus récents équipements de Jecc Mécanique sont capables de traiter jusqu'à 30 tonnes de pneus à l'heure, incluant des pneus hors dimension.

Peu importe la matière déchiquetée, l'essentiel de la technologie développée par Jecc Mécanique reste la même.

«La grande différence, ce sont les couteaux», explique Jacques Éthier, qui dit avoir à peu près tout investi dans la recherche et le développement nécessaires aux dernières versions de ses appareils. «Là, il faut que ça lève.»

Nul n'est prophète chez lui

D'où les efforts de l'entreprise pour se faire connaître.

«C'est choquant d'avoir réalisé des ventes en Guadeloupe, en Inde, en Russie, au Qatar et beaucoup en Ontario, mais d'avoir de la difficulté au Québec», confie M. Germain.

«Cet automne, Loto-Québec a acheté un déchiqueteur et est allée le chercher en Ontario», rage pour sa part M. Éthier.

De toute façon, Jecc Mécanique sait très bien qu'elle ne peut compter uniquement sur le Québec pour vivre. «Des déchiqueteuses de pneus de ce calibre, ça n'en prend que deux pour traiter tous les pneus du Québec», explique M. Éthier.

L'entreprise ne peut pas non plus se contenter d'offrir des modèles prédéterminés. Ceux-ci représentent environ 50% de ses ventes.

«Comme nous faisons beaucoup de recherche et développement, les clients viennent régulièrement nous voir pour nous demander de déchiqueter telle ou telle nouvelle matière», dit M. Germain.

Qui: Jacques Éthier et une soixantaine d'employés

L'idée: Des déchiqueteuses de gros calibre, le plus souvent conçues sur mesure, pour le recyclage de divers matériaux

L'ambition: Faire évoluer la compagnie pour soutenir l'économie de Saint-Michel-des-Saints et sauver la planète, un équipement à la fois

Il y croit et y a investi de l'argent: Jacques Éthier

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