Pivotal Payments: petite entreprise et grand marché
Il faut dire que les grandes sociétés, comme Global Payments et Moneris, détiennent respectivement quelque 30% et 50% du marché.
Au Canada comme aux États-Unis, l'entreprise montréalaise n'a pas de clients nationaux. Mais la plus grande entreprise qu'elle dessert réalise des ventes de 250 millions US.
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De façon générale, les clients de Pivotal affichent un chiffre d'affaires moyen de 200 000$ par an. La récession a-t-elle touché les marchands? M. Fayer constate que oui. «Ceux qui généraient des ventes de 100 000$ avant la crise du crédit en font maintenant 80 000$», dit-il.
Le ralentissement économique n'a pourtant pas amputé la croissance de Pivotal. «On affiche une progression de 10% sur le marché américain, précise le président. Au Canada, on a beaucoup grandi avec les acquisitions et le développement interne.»
Pivotal dispose d'un actionnaire de taille depuis quatre ans. En 2006, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a investi 60 millions CAN en échange d'une participation d'environ 30% dans la société québécoise.
Ce partenariat lui a permis de faire les trois acquisitions canadiennes. «Goldman a mis du capital et on a fait des achats, explique M. Fayer. Ensuite, son placement a pris de la valeur. C'est la raison pour laquelle elle investit dans de jeunes entreprises privées comme Pivotal.»
Pivotal pourrait-elle s'inscrire en Bourse? Pas pour le moment. «La Bourse ne nous intéresse pas à court terme, dit Philip Fayer, qui est actionnaire à plus de 50%. Nous sommes bien avec Goldman Sachs.»
Par contre, ajoute-t-il, quand la banque d'affaires américaine retirera éventuellement ses billes de Pivotal, une inscription en Bourse sera probablement une des options étudiées.
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