L'heure du vrai débat sur les conjoints de fait

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La poussière est retombée très vite sur l'affaire «Éric contre Lola». Mais le débat sur les conjoints de fait reste à faire. D'ici quelques semaines, le ministre de la Justice doit justement mettre sur pied un comité qui reverra de fond en comble les règles entourant le droit familial au Québec.

Inutile de se mettre la tête dans le sable, le cadre juridique qui date d'il y a 30 ans est désuet. Rapiécé au fil des ans, il ne reflète plus la réalité des familles québécoises. Aujourd'hui, 38% des couples vivent en union de fait. Et 60% des enfants naissent de parents qui ne sont pas mariés.

En cas de rupture ou de décès, ces familles ne sont pas protégées. Mais beaucoup n'en savent rien, comme le démontre un sondage dévoilé cette semaine par la Chambre des notaires.

Il est troublant de constater que le quart des répondants pensent qu'ils hériteront automatiquement des biens de leur conjoint de fait, même s'ils n'ont pas fait de testament. Grave erreur! En cas de décès, c'est comme si votre conjoint de fait n'avait jamais existé, même si vous étiez ensemble depuis de longues années, et même si vous avez plusieurs enfants.

Aussi, la majorité ignore qu'un conjoint de fait qui se retrouve sans le sou après une rupture n'a pas le droit de demander une pension alimentaire à son ex. C'est pourtant ce qu'est venue confirmer la Cour suprême, en janvier dernier.

Pire: les deux tiers des gens croient qu'en cas de rupture, tous les biens acquis durant la vie commune seront séparés à parts égales entre les conjoints de fait. C'est absolument faux! Lors d'une séparation, chacun s'en va avec ses propres biens. Si vous n'êtes pas propriétaire de la maison, votre conjoint peut vous mettre à la porte du jour au lendemain.

Avec autant de mauvaises réponses, il n'est pas étonnant que 40% des conjoints de fait avouent se sentir mal préparés pour faire face à une éventuelle séparation. D'ailleurs, seulement 20% ont un contrat de vie commune, soit la même proportion qu'en 2007, lors de la première édition du sondage.

Comment se fait-il qu'après l'affaire ultramédiatisée d'Éric et Lola, les conjoints de fait ne soient pas plus au courant? Le grand public s'est peut-être seulement intéressé au caractère jet-set du litige, sans vraiment comprendre la portée de l'affaire sur leur propre couple...

En tout cas, le sondage prouve qu'il reste énormément d'éducation à faire. C'est pourquoi la Chambre des notaires a lancé un nouveau site web (www.uniondefait.ca) pour déconstruire les mythes entourant les conjoints de fait et fournir des solutions pour mieux se protéger.

Mais les campagnes de sensibilisation ont leurs limites. Si l'affaire d'Éric et Lola n'a pas réussi à convaincre les Québécois de prendre leurs affaires en main, je me demande bien ce qu'il faudra pour les alerter!

Québec a toujours préféré laisser le libre choix aux conjoints de fait, plutôt que de leur imposer les mêmes règles qu'aux couples mariés. Mais si les conjoints de fait sont mal informés et se croient protégés à tort, peut-on vraiment parler de libre choix?

Ce n'est pas parce que la Cour suprême a préféré ne pas s'en mêler que Québec doit maintenir le statu quo. Au contraire, bien des questions se posent et c'est maintenant à l'Assemblée nationale d'y répondre.

En cas de séparation, les conjoints de fait devraient-ils avoir le droit de demander une pension alimentaire, comme c'est le cas dans toutes les autres provinces canadiennes? Il semble plutôt naturel qu'un conjoint plus fortuné ne laisse pas son ex dans la misère après une séparation.

Devrait-on rehausser la grille des pensions alimentaires pour les enfants? Au Québec, les montants sont moins élevés qu'ailleurs au Canada, ce qui fait que les conjoints qui ont la charge de leurs enfants ne vivent pas grassement si on se limite à ces montants.

Et le partage du patrimoine familial? Devrait-on l'imposer aux conjoints de fait comme la Colombie-Britannique vient de le faire cette semaine? Un tel cadre serait probablement trop rigide pour les couples formés sur le tard qui ont déjà leur famille et leur autonomie financière.

Mais peut-être serait-il plus simple de faire table rase et de revoir la notion de couple... Quand des conjoints de fait décident d'avoir des enfants ensemble, leur engagement est certainement aussi fort que lorsque deux personnes se marient.

Et c'est après la naissance des enfants qu'un conjoint risque de se retrouver dans une situation de vulnérabilité financière s'il décide de mettre sa carrière en veilleuse pour s'occuper de la famille.

On pourrait donc offrir les mêmes protections à tous les couples qui ont des enfants, qu'ils soient mariés ou non.

Les autres couples pourraient être soumis au même régime matrimonial, tout en ayant le droit de s'en retirer, comme cela se fait au Manitoba et en Saskatchewan. Ce serait une façon de ménager la chèvre et le chou, en protégeant les couples par défaut, mais en laissant aux conjoints de fait la liberté de s'exclure... en toute connaissance de cause.

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Commentaires (55)
    • @sena ; "La cour suprème a réglé le débat."
      In your dreams !
      On va vous démontrer qu'en ce pays, les féministes sont bien plus puissantes que la Cour suprême.
      La Cour suprême ? Elles s'en tapent ! On va vous arranger le portrait, et vite fait bien fait, vous allez vous retrouver marié sans y avoir jamais consenti, avec des obligations alimentaires bonifiées et un régime plus contraignant que partout ailleurs.
      Just wait and see...

    • La cour suprème a réglé le débat.
      SVP, utiliser la section affaires pour traiter des affaires. Pas des revendications des lobby féministes.
      Merci !

    • @syncope, je ne crois pas que votre petite vacherie envers Mme Lortie était bien nécessaire... Elle n'a rien à voir avec le présent débat. Ceci dit, pour le sujet en titre, à l'achat de la maison, ma conjointe et moi avons convenu par acte notarié de ce qui adviendrait en cas de séparation ou décès. Si les gens ne sont pas informés, bien qu'ils vivent avec les conséquences. Pour une minorité d'innocents qui "n'y avaient pas pensé", on imposerait des règles pour tous? Non!

    • Je suis une femme divorçée qui était dans le patrimoine familial.Mon mari était alcoolique,irresponsable,profiteur,j'avais un enfant,j'avais une profession.Dans les faits,je payais entièrement la maison et je m'occupais de tout.Et bien dans les faits monsieur a réussi par manipulation à avoir presque tout le profit de la maison,n'a jamais payé la petite pension alimentaire.Chat échaudé craint l'eau chaude!J'aurais été mieux plaçée comme conjoint de fait!
      Si cette loi de conjoint de fait passe,je n'aurai jamais de conjoint,croyez-moi.
      Cette loi de patrimoine familial a été faite trop tard au départ.C'était pour protéger les femmes qui ne travaillaient pas de façon générale dans une société sexiste et inégalitaire.Or les femmes travaillaient dans ces années-là.Avec le décrochage scolaire des hommes,ce sont les femmes qui risquent de devenir les plus grandes pourvoyeuses.Avant c'était les hommes qui maintenaient les femmes dans l'inégalité et non elles-mêmes.Maintenant ce sont les hommes eux-mêmes si ça continue qui vont se rendre inégaux!
      Donc les femmes paient toujours!
      De toute façon les enfants sont protégés dans l'union de fait.À chacun homme ou femme de prendre ses propres responsabilités financières personnelles et assumer ses choix.
      Les contrats personnels sont là pour ça (maison,compensation financière pour le conjoint qui s'occupe des enfants ou délaisse un peu sa carrière pour eux,suit l'autre conjoint).Et si l'autre conjoint ou conjointe ne veut pas signer ce contrat,l'alarme doit sonner,ce n'est pas la bonne personne qu'il vous faut!
      L'État n'a pas à imposer les conditions de partage de vie!
      C'est peut-être un bon moyen pour que les femmes se prennent en main à condition d'envoyer des pamphlets l'expliquant,comme pour les élections,les changements politiques etc....

    • Il est évident que la personne qui a écrit cet article, sans vouloir dénigrer son jugement, n'a pas vécu de séparation.
      La nouvelle réalité dont il est à peine question dans cet article est que plus de la moitié des couples de nos jours se séparent et se refont une vie avec un autre conjoint et d'autres enfants.
      Dans mon cas, j'ai connu une conjointe alors que j'étais dans le début de la vingtaine. Je croyais l'aimer à ce moment et je croyais cet amour réciproque et nous avons eu un enfant au début de notre relation. Cette nouvelle m'a comblé au et j'ai cru qu'il était de mon devoir alors de me trouver un travail sérieux avec de bonnes assurances et d'acheter une maison pour élever une famille. Je ne croyais pas au mariage, je voyais ça comme une formalité inutile, mais je voulais avoir une famille et des enfants. Je suis tellement heureux de ce choix.
      Après 8 ans de vie commune, nous nous sommes aperçu que nous n'avions pas du tout les mêmes valeurs mais je n'ai pas demandé à ma conjointe de partir pour ne pas nuire au bien-être des enfants.
      Voyant que je ne me laisserais plus marcher sur les pieds, ma conjointe à cette époque m'a quitté pour une autre personne qui ne lui refusait rien et lui a fait un enfant dans la même année pour être certaine de bien ''l'accrocher''. Cette réalité existe vraiment ici. Une fille qui trouve un garçon avec un bon salaire et qui lui fait un enfant pour s'assurer qu'il reste avec elle ou qui lui paie une pension. C'est peut-être ce qui m'est arrivé au début...
      Cette personne fait tout pour me nuire depuis, monétairement et moralement et vous voudriez que je lui donne la moitié de tout ce que je possède parce que nous avons eu un enfant ensemble ? Vous voudriez encourager ces personnes qui abusent déjà de notre système et de la pire manière qui soit c'est-à-dire en utilisant les enfants comme monnaie d'échange ?
      Notre système est archaïque parce qu'il place encore les mères sur un piédestal lors de questions juridiques.

    • De un, laisser le gouvernement dehors, s'il s'en mêle je suis sur à 100% qu'il va nous pondre un bloc de loi qui va détruire les 2 parties lors d'une séparation.
      Pour les autres "question" ::
      Pension alimentaire au conjoit : Si la séparation se fait dans le respect, il y a des moyens de ne pas laisser l'autre dans la dèche. L'obligation de la pension enlève les responsabilités à l'autre.
      Pension alimentaire pour les enfants : La garde partagé ça vous dit quelque chose ?
      Patrimoine familial : Si c'est ma maison, mon char, mes meubles, ma retraite, ma RRQ, et bien c'est a moi. Si c'est sa maison, son char, ses meubles, sa retraite et sa RRQ, alors c'est a elle et j'ai rien contre ça.
      Revoir la notion de couple : La différence n'est pas plutôt entre ceux qui sont marié et ceux qui vivent d'union de fait ? Parce que sinon 2 personnes vivant ensemble (coloc) pourrait être déclarer en couple.
      Naissance des enfant vs vulnérabilité financière :
      On pourrait donc offrir les mêmes protections à tous les couples qui ont des enfants, qu'ils soient mariés ou non.
      -- Non ?!?
      Les autres couples pourraient être soumis au même régime matrimonial...
      -- Donc vous suggérer de remplacer le Marier/pas marier par le avec ou sans enfant ??? Je suis bien d'accord que l'on protège les enfants, mais il ne faudrait pas oublier la chose la plus fondamentale : Prendre ses maudite ""responsabilités"". Si un individu(homme ou femme) est trop con pour être responsable de lui-même, de quelqu'un d'autre ou de ses devoirs face a l'État; alors celle-ci est inapte pour vivre avec les autres.
      Sans m'éloigné du sujet, je refuse que l'État s'ingère dans mes affaires (couple) pour cette même raison. Si l'État s'en mêle, je perds cette responsabilités lorsque j'ai décidé de vivre en couple et d'avoir des enfants.
      De plus est, apprendre de ses erreurs est un remède contre la stupidité (même si certain n'en sont pas capable).

    • "Comment se fait-il que les conjoints de fait ne soient pas au courant?", demandez-vous?
      Parce que les gens sont d'une ignorance crasse, qu'ils sont trop occupés à échanger sur face-de-bouc qu'à lire un journal (papier ou cyber) ou écouter au moins les nouvelles au lieu de juste se louer de films pour savoir ce qui se passe dans le grand monde.
      C'est vrai que ça coûte cher, les notaires, mais c'est mieux de s'en payer un pour débourser un peu moins dans d'autres cas. Juste en matière de succession, c'est incroyable que tant de conjoints de fait aient la pensée magique que parce qu'ils ont vécu avec quelqu'un, ils héritent automatiquement.
      Vu que tant de ces pauvres ignorants ... euh pardon! innocents ont quand même probablement accès à internet, au moins qu'ils aillent trouver un genre de formulaire de testament à écrire à la main, tout en sachant qu'homologuer un tel testament peut prendre un temps fou.
      Ce ne sont pas les lois qu'il faut changer, ce sont les gens!

    • Il y aura toujours des pas contents. La prochaine étape sera quoi? De décider que nous sommes conjoints de fait après un an de fréquentation même si nous n'habitons pas ensemble? Dans dix ans on baisse ça à six mois? Dans vingt ans au deuxième rendez-vous?
      Je sais que j'exagère, mais il faut faire attention à la société qu'on veut bâtir. Je laisserais la différence actuelle lorsqu'il n'y a pas d'enfants impliqués. Il y a le mariage, l'union civile, les contrats notariés, les contrats tout court et on me fait accroire que, parce que plein de gens aiment trop vivre dans leur ignorance, il faut imposer le mariage automatique à tout le monde.
      Je ne veux pas, même si on m'y force par la loi, aller fouiller dans le compte de banque de ma blonde. Nous sommes deux adultes vaccinés et ce qu'elle a acquis et acquerra est à elle, pas à moi.

    • C'est un sujet qui m?éc?ure au plus haut point. Les féministes qui veulent obtenir un statut égal au hommes et qui du même coup veulent avoir tout les avantages des assistés.
      Parce que dans la plus-part des cas nous dit-on la femme gagne moins que l'homme et sacrifie sa carrière.

      Je trouve normal qu'il y ait une pension pour enfant dans tous les cas de figure. Mais une pension pour ex-conjointe.. c'est du vol, c'est une punition d'avoir été marié...
      La loi nous dit qu'il faut protéger cette pauvre petite chose inconsciente, victime, égocentrique, incapable, irresponsable, mal informé, faible et dépendante. C'est loin de ma définition d'une adulte majeure.
      Même si un jour je gagne moins que ma conjointe jamais je ne me marierais. S'ils changent les conditions d'unions de fait, j'aurais un nouveau status de coloc.
      Un homme marié ne devrait jamais accepter que sa femme reste à la maison. Il paiera pour elle pendant ce temps et il paiera encore lorsqu'elle divorcera.
      Un mariage c'est un contrat où l'homme à tout à perdre et rien à gagner. Surtout c'est qu'il remet entre les mains de quelqu'un d'autre la décision et la conclusion de la rupture (l'état, le juge).
      Et les féministes se plaignent que les hommes ont peur de s'engager...

    • ..."Ne gravons pas
      nos noms au bas d'un parchemin"...

    • Actuellement, les conjoints de faits on la possibilité de convenir d'un contrat de vie commune ou de vivre leur union sans un tel contrat.
      Parce qu'il est présupposé que les gens en union de fait n'ayant pas un tel contrat n'ont pas fait le choix de ne pas contracter mais qu'ils sont mal informé, vous proposez de retirer aux gens voulant vivre en union de fait le droit de s'unir sans un tel contrat?
      Si un contrat de non marriage doit être prescrit et obligatoire lors d'une union de fait, proposerez vous que les termes de ce contrat empêche les conjoints de préserver des droits semblable à ceux qu'ils ont aujourd'hui?
      Il me semble que c'est la responsabilité des gens formant un couple de régler la question du contrat de vie commune ou le refus de ce contrat si c'est ce qu'ils veulent.
      Si la discussion autour de cette question ne conduit pas à une conclusion simple et sereine, les protagonistes de ce couple ont sans doute une réflexion à faire. Ça ne regarde qu'eux.
      Doumguy

    • Vous dites ,le cadre juridique est désuet pour les unions de fait,
      il y a 30,40 ans on a changé les lois sur le mariage ,résultat
      les gens et surtout les hommes ne veulent plus se marier alors
      deviner ce qu'il va se passé quand on changera les lois sur les
      unions de fait ?

    • Pas du tout! Voulez vous bien laisser vivre les gens comme il veule au lieu d'exiger la modification à une loi brimant la sitation de la majorité des gens.
      Vous décriez une situation péjorative pour la femme MAIS ETES VOUS CAPABLE DE REFLECHIR POUR L'AUTRE SEXE????
      Si pendant 10 ans, la femme à bénéficier d'un train de vie supérieur à ce qu'elle avait les moyens de se payer, ne devrait-elle pas rembourser et payer pension pour l'argent perdu par l'homme à ce moment là? C'est la même situation que si elle mets sa carrière de coté pour rester à la maison. MMMMmm.....pas sure que votre réflexion tienne la route hein???
      Le féminisme victimaire est passé date! réveillez vous! les hommes ne se laisse plus faire dorénavant!
      Lachez pas les gars! Ne soyez pas victime des féministes finis!

    • Stéphanie, préférez-vous m'épouser ?
      :-)

    • Les gens qui veulent avoir les avantages des couples mariés devaient tout simplement se marier et faire un contrat. Je ne comprends pas pourquoi, outre pour des raisons idéologiques, les gens qui veulent vivre en couple et fonder une famille refusent de se marier.
      Il ne faut pas oublier que de croire qu'on est marié alors qu'on ne l'est pas cause énormément de problème au niveau international. Votre conjointe infirmière veut aller travailler en France ou en Suisse ? Désolé mais monsieur ne peut pas bénéficier d'un visa pour regroupement familial. Le couple est donc traité comme deux personnes totalement séparées. C'est pareil partout dans le monde. Pas de mariage, pas de famille. On devrait simplifier toutes ces situations au lieu de les complexifier en inventant des statuts et en rejetant ses responsabilités sur le dos de l'état.

    • Lire cet article m'a fait réaliser que notre système est plus truffé d'injustices que je ne le croyais. L'exemple que vous donnez au sujet de qu'est-ce qui se passe lorsqu'un conjoint de fait meurt, est une preuve de plus que ceux qui font les lois vivent sur une autre planète, et leurs idéologies n'ont rien avoir avec la réalité que les gens vivent.
      Ceci dit, je crois que vous faisez grande erreur en associant Lola à une potentielle rectification de ces injustices; Lola ne cherchait qu'à s'enrichir personnellement en exacerbant d'autres injustices qui n'ont rien avoir avec le différent type d'injustices auquel vous faites allusion aujourd'hui.

    • Responsabilisation des conjoints... On signe un contrat, c'est tout.
      Si une relation de couple "pénalise" financièrement l'un des deux conjoints, une compensation au moment de la rupture peut être justifiable.
      Par exemple, par une décision conjointe, si la mère (exemple plus fréquent) cesse de travailler pour s'occuper des enfants pendant que le père avance dans sa carrière, une compensation peut être justifiable. Mais ça prend un contrat.
      Autre exemple, si la femme (encore une fois, je prends l'exemple le plus fréquent) quitte son emploi pour suivre son conjoint qui a été transféré à l'extérieur de la ville alors qu'elle doit recommencer sa carrière à zéro, une compensation peut être justifiable. Mais, encore une fois, ça prend un contrat.
      Et si le conjoint ne veut pas signer ce genre de contrat, une petite cloche devrait sonner...
      Par contre, si le fait d'avoir été en relation avec une personne n'a pas fait diminuer notre niveau de vie, je ne vois pas pour quelle raison une pension devrait être versée.
      Si j'ai un conjoint qui gagne le double de mon salaire et qu'il désire m'en faire profiter pendant notre relation, tant mieux. Mais une fois la relation finie, je retourne à mon ancienne vie, comme si nous n'avions jamais été ensemble. Au même titre que si mon conjoint gagne moins que moi, je ne me verrais pas lui devoir une pension simplement parce que nous nous serions fréquentés pendant un certain temps.
      Mot clé: CONTRAT!

    • Vous devenez aussi dogmatique que votre consoeur Lortie.
      L'ignorance de la Loi est patente dans ce cas comme dans bien d'autres. Quitte à informer, informez donc les conjoints des responsabilités qu'ils contractent en signant le registre de l'État civil. Et informez mieux les fiancés de la nature réelle des obligations qu'ils contractent par le mariage alors qu'ils (et elles) sont carréement intoxiqués par les hormones et le romantisme ambiant, on passe sous silence la majeure partie des implications et on pretend ensuite au consentement libre et éclairé ?
      Quant aux barèmes de pension alimentaire (pour enfants) qui vous dite que ce n,est pas au Canada qu'ils sont trop élevés. La formule aliform utilisée au Québec me semble d'une logique assez solide et égalitaire.
      Quand a la pension pour l'ex épouse, elle ne correspond tout simplement plus aux normes égalisaristes de notre société. Si madame désire prendre 3 ans de congé parental, grand bien lui fasse. Il n'y a pas de raisons de se faire entretienir èa vie par la suite de son choix de divorcer quelques années plus tard.
      Avez-vous pensé à garantir aux pères bilogiques un opting out en cas de grossesse non-désirée ?
      Vraiment, à force de toujours vous présenter comme des victimes tout en étant bien sur l'égale de l'homme (mais avec privilèges et subventions) on finit par accorder moins de crédit à vos doléances.

    • La majorité n'est pas si ignorante, madame Grammond. Dans le monde égalitaire où toutes les opportunités se présentent à tous sans discrimination, pourquoi devrait-on payer pour un conjoint avec lequel on a partagé quelques années de sa vie? Quand c'est fini, chacun repart avec ses billes. C'est la responsabilité de chacun d'être autonome et chaque personne doit avoir l'humilité de vivre en fonction de ses moyens.
      Au point où l'on en est, il faudra une nouvelle forme d'union libre officialisée entre 2 personnes qui se respectent assez pour savoir que le jour où c'est fini, chacun repart avec ce qui lui appartient et c'est réellement fini, pas de boulet à vie. Je suis pas mal certain que si ca existait vous constateriez que les gens sont loin d'être ignorant. Ce serait la condition avant d aménager à deux pour la forte majorité des gens que je connais.
      Une relatioon saine est basée sur le respect et non sur le profit. Que ce soit durant la relation amoureuse, ou après. Penser que ca va durer pour la vie, c'est ridicule en 2013. Chacun doit s'assurer d'être à l'aise. Un conjoint n'est pas une béquille.

    • J'ai trouvé la position de la Chambre des notaires très intéressante et nuancé. (http://www.uniondefait.ca/lachambre-position.php) Par exemple:
      "Pourquoi les Québécois sont-ils si nombreux à ne pas formaliser leur union par le mariage ou l'union civile? L'explication courante réside dans l'ignorance de la loi, les conjoints de fait, dit-on, se croyant faussement assujettis aux dispositions régissant le mariage après un certain nombre d'années de vie commune. Mais se pourrait-il que l'encadrement juridique du mariage (et de l'union civile au Québec), l'un des plus contraignants en occident, soit aussi en cause? Le caractère monolithique et sans nuance de dispositions légales imposées à tous sans adaptation possible à la situation propre de chacun serait-il de nature à éloigner du mariage ceux qui s'estiment capables d'aménager eux-mêmes leurs rapports pécuniaires?"
      Je crois qu'effectivement plusieurs personnes ne choisissent pas l'union de fait, ils refusent simplement le mariage. Alors toute idée d'appliquer les règles du mariage aux conjoints de fait va se heurter à de la forte résistance. (Voir plus bas...)
      En passant, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi rien de cela n'est enseigné dans les écoles ? Me semble que ça pourrait remplacer un cours d'histoire ou de philosophie. Connaître le passé c'est important, mais connaître le présent ça fait pas de tord non plus.

    • le fossé entre male et femelle est assez creusé de meme.
      jai bien dit male et femelle car on nous traite comme des animaux sans coeur et conscienne.
      qui ne peuvent decider de leur sort.
      Cest triste, mais vive le Québec dénatalisé... car cest cela qui risque d arriver... Il faudrait 60 000 immigrants ici qui vont venir peupler ici.
      Mes biens vaut plus que des enfants ou me faire lessiver par des lois injustes et féministes.

    • @ Newlife2012
      Vous êtes tannée d'entendre les hommes se plaindre ?
      On commence seulement à se plaindre après avoir tout au long de l'histoire servis de pouvoyeurs.
      Et là on se plaint parce que là la coupe est pleine et qu'on fait face aujourd'hui à des injustices flagrantes.
      Ça fait environ 40 ans que les lois qui concernent le couple sont faites pour "faire payer les hommes" et favoriser les femmes en accord avec l'idéologie féministe.
      Pensez vous que dans notre Québec féministe la "justice" va s'inverser en faveur des hommes si les femmes deviennent plus riches ?
      Jamais de la vie.
      Reagardez-donc les plus pauvres des pauvres, l'armée de sans-abris presqu'entièrement masculins qui hantent les rues de Montréal, pensez-vous qu'on lève le petit doigt pour eux ?
      Si c'était toutes des femmes on en entendrait parler chaque semaine de l'année et on engloutirait des millions en fonds publics pour les aider à sortir de là.

    • Vous auriez dû intituler votre article "L'heure du vrai débat sur les conjoints" En effet,je suis convaincu que beaucoup de conjoints mariés ignorent aussi (bien qu?avec toutes les histoires d?horreur entendues à la suite de divorces, ceux qui se marient encore de nos jours peuvent difficilement plaider l?ignorance) les conséquences pouvant découler d'une rupture. On a beau croire que tous ceux qui se marient savent qu'ils s?engagent pour la vie, peu se rendent compte que « pour la vie » signifie vraiment « pour la vie », même s?il y a rupture. Si on considère le mariage comme un contrat, ce dernier ne se termine pas nécessairement au moment d?un divorce.
      Au moins, les conjoints de fait ont la possibilité de rédiger un contrat où les termes de fin d?union peuvent être codifiés; les personnes mariées n?ont pas ce choix, la société l?a déjà rédigé pour elles. Plutôt que de contraindre les conjoints de fait aux règles inflexibles du mariage, il faudrait peut-être accorder également ce choix aux personnes mariées.
      Même si souvent aujourd'hui les deux conjoints travaillent, il existe encore des couples où seulement un des conjoints travaille, ou au sein duquel le salaire de l?un des conjoints est significativement moindre que celui de l?autre.
      Avec le statut actuel des conjoints mariés, la société (le gouvernement) préfère laisser une personne vivre au crochet d?une autre plutôt que d?assumer collectivement la dépendance de cette personne qui ne peut, ou ne veut, se prendre en main.
      Alors, si on veut revoir le statut des personnes en couple, autant le faire pour tous afin de s?assurer que tous soient traités de la même façon et, surtout, que tous soient traités de manière à se responsabiliser pour ses propres besoins.
      À défaut d?une responsabilisation individuelle, la société devra prendre en charge la personne qui ne peut, ou ne veut, le faire, tout comme elle le fait déjà dans d?autres circonstances.

    • Ne vous en faites pas, chers hommes, qui écrivez ici que vous en avez assez des femmes qui abusent de votre argent. Depuis plusieurs années, les bancs des universités sont occupés en majorité par des filles. Les garçons, eux, lâchent l'école avant le C.E.G.E.P...donc ce seront les femmes qui auront le problème de faire plus d'argent dans quelques années. Je suis une femme, j'ai eu un enfant avec un homme, on s'est séparé et j'ai payé une pension à cet homme parce qu'il a eu la garde de notre enfant dans une décision commune, pendant plusieurs années. Je suis un peu tannée d'entendre des hommes se plaindre comme des fillettes parce qu'ils doivent payer une pension pour leur enfant qui vit avec la mère.
      Assumez vos décisions et arrêtez de vous plaindre.
      Pour ce qui est de la loi sur les conjoints de fait, c'est simple, il y a des notaires pour élaborer un contrat de vie. Si les gens ne sont pas au courant, et bien, je dirais que ça prend des efforts du côté de l'information.
      Une campagne de sensibilisation, des pamphlets, de la pub à la télévision, une page facebook. Il me semble que les moyens d'atteindre les gens est assez facile.
      Bonne journée à tous
      MJ

    • S'il fallait interroger les couples mariés sur les connaissances qu'ils ont de leurs régimes matrimoniaux, on auraient sans doute des réponses aussi surprenantes, pourtant on ne pense pas à abolir le mariage.

    • Le Code Civil a été complètement refondu il y a 20 ans, alors c'est faux de dire que le cadre juridique date de 30 ans ou plus.

    • Je suis en situation de conjoints de fait et nous avons un contrat notarié qui protège les 2 parties a notre entière satisfaction.
      On n'a pas besoin du Gouvernement pour nous dire quoi faire!
      Si les gens sont assez stupides pour s'embarquer dans une relation sentimentale (vivre ensemble) ou d'afaires sans s'informer du minimum, c'est leur problème.
      On en a assez d'un état qui veut contrôler tous les aspects de notre vie.

    • Vous dites : "Il semble plutôt naturel qu'un conjoint plus fortuné ne laisse pas son ex dans la misère après une séparation." Que cela est vous semble naturel, c'est votre droit le plus stricte.
      Est-ce que cette phrase, qui décrit l'autre moité de la réalité que vous passez sous silence, vous semblerait tout aussi naturelle : "On doit rétroactivement imposer au conjoint le plus fortuné l'obligation de soutenir financièrement son ex après la rupture"?
      Dans un contexte où les couples se forment maintenant souvent à un âge où les conjoints ont déjà un patrimoine important, cette obligation de partager le patrimoine (la maison, le gain du fonds de pension, etc.) et ce qui découle des investissements passés (les revenus d'emploi ou autre) n'est pas naturelle pour tout le monde...

    • Bien d'accord avec clapotisnocturne et plusieurs autres.
      Un homme qui sort avec une femme moins fortuné devient un jackpot potentiel... (ou le contraire).
      Combien de conjoint/conjointe oseriez-vous avoir?
      Ou plutôt combien pouvez-vous vous en payer?
      Ça devient presque de la prostitution.

    • @exilium
      P-e qu'il faut en deduire que la loi sur la famille est une loi injuste, mal faite, desuete. Une loi qui a ete ecrite il y a 40 ans pour soi-disant proteger les femmes, mais qui a la fin cree surtout des injustices contre les hommes. Je presume que vous une femme pour demander ca
      Mais la fin de l'injustice arrive. Parce que maintenant, il y a plus de femme-medecins, femme-avocats, femme-dentistes et plus de femmes a l'universite que d'hommes. Les femmes votn bientot faire plus d'argent que les hommes. Alors bientot le probleme sera inverse et ce sont les femmes qui vont payer, et payer, et payer pour des parasites hommes. Mais ca, on ne tolerera pas. Alors la loi va changer.
      Une injustice contre les hommes, surtout ceux qui sont blanc et hetero, c'est ben correct. C'est triste mais on en fera rien Mais si l'injustice est contre n'importe quel autre groupe, on va voir la gauche s'elever et faire changer ca. Le positif c'est que ca s'appliquera a tout le monde et l'equite reviendra

    • @exilium
      Il faut en conclure qu'il faut revoir les lois du patrimoine familial tel qu'il existe aujourd'hui pour que justice soit faite aux hommes qui ont pratiquement tout perdu dans l'exercice.
      S'il est vrai que les femmes étaient défavorisées dans le passé, cette loi du patrimoine à produit l'effet contraire maintenant que les femmes sont souvent aussi riches et instruites que les hommes du temps passé.
      Le jour où le contrat de mariage(à définir)obligatoire sera imposé à ceux qui voudront convoler, chacun pourra protéger son talent à produire des revenus que l'autre ne fera jamais parce que moins talentueux ou moins créatif.

    • Je trouve fascinant de constater que la quasi entièreté des commentaires précédents semble avoir été écrit par des hommes.
      Que faut-il en déduire?

    • Je suis d'accord avec la plupart des interventions. Les enfants sont protégés, c'est l'important.
      Pire, de mettre les conjoints de fait au même niveau que les gens mariés (civil ou religieux) c'est très dangereux pour les relations «intéressées» (quand on veut l'argent de l'autre)...
      Ça risque de freiner le fait que les gens vont aller vivre ensemble. Ça va les inciter à devoir faire des contrats afin de garder leurs biens. Et ça va finir en réclamations, ce qui va engorger encore plus les tribunaux (ex: Lola et Éric)...

    • Une petite histoire...
      Un gars étudie longtemps, travaille fort, fait des heures supplémentaires.
      Il se trouve une conjointe qui a cessé d'étudier après le secondaire 5, qui a choisi une petite job de 9 à 5 pas trop contraignante, préfère avoir des temps libres au lieu de faire des heures supplémentaires.
      Le gars a sa propre entreprise et fait 10 fois plus que sa conjointe.
      Il n'y a pas eu d'enfants et la conjointe veut se séparer après 5 ans de vie commune et le gars doit payer à la conjointe 50% de tout l'argent qu'il a dûrement gagné pendant ce temps là.
      Comment est-ce qu'on appelle ça au Québec féministe ?
      Un cambriolage légal ?
      Une taxe cachée que doivent payer les hommes sur le sexe et l'amour ?
      Une revanche pour les soi-disants torts subis par toutes les femmes ?

      Non, on appelle ça une "nouvelle législation sur les conjoints de faits" imposée par le ministre de la "Justice Péquiste".

    • "Comment se fait-il qu'après l'affaire ultramédiatisée d'Éric et Lola, les conjoints de fait ne soient pas plus au courant?" La réponse est facile:
      1) La raison principale: parce que les journalistes ont très mal fait leur travail, préférant la facilité à l'information véritable. C'est pourquoi on peut lire 100 articles sur le même sujet sans en sortir beaucoup plus éclairés sur ce qui aurait du être fondamental.
      2) La raison secondaire: parce qu'il y a des gens qui ne s'intéressent pas à plusieurs sujets, incluant des sujets qui devraient les toucher.

    • La loi québécoise actuelle est très bien comme ça. Les provinces de common law ont un régime différent où les conjoints de fait sont assujettis au même régime que les conjoints mariés après quelques années. Pour un Québécois exilé, c'est l'enfer.
      L'argent est tabou pour les anglos et j'ai l'impression que certaines personnes se fient sur la loi pour obtenir une certaine sécurité sans avoir à avoir une discussion franche et honnête. Un couple n'est pas simplement une relation amoureuse. C'est aussi une relation d'affaires. Lorsqu'un couple choisit d'avoir un enfant, la femme ne devrait pas ressentir la moindre gêne de demander une compensation pour la perte financière qu'elle subit. Si l'homme ne comprend pas son point, il n'est peut-être pas le père idéal...
      Dans le même ordre d'idée, je ne vois pas pourquoi la loi devrait protéger des conjoints de faits sans enfant en cas de séparation. Je suis gay, je n'aurai pas d'enfant, j'ai un bon emploi et j'investis bien mon argent. Si mon chum décide de dépenser ses paies sur des t-shirts à 100$, c'est son choix. Par contre, je refuse de lui laisser la moitié de mon fonds de pension ou de le supporter financièrement s'il me laisse pour un poulet de 22 ans.

    • Wow... tant de condescendance en si peu de mots. Désolé, mais je doute fortement que les gens en union de fait ne sont pas au courrant de leur situation légale. Et si ils ne le sont pas, c'est leur problème. Ce n'est pas comme si il n'y avait pas une armée de conseiller en sécurité financière prêt à leur expliquer....
      SVP messieurs dames les journalistes, arrêtez de nous prendres pour des imbéciles. On est assez grand pour prendre nos propres décisions. Et ce n'est pas parce qu'on ne fait pas les choix que vous considérer comme "éclairés" qu'on est stupides, c'est parce qu'ont pas d'accord. On a juste d'autres valeurs.
      Gardez vos chaînes, merci.

    • Afin d'informer les gens il suffirait d'envoyer un pamphlet explicatif aux gens lorsqu'ils se déclarent comme conjoints de fait sur leur déclaration d'impot. Ce serait tout simple!

    • les feministes ne veulent pas l egalité des hommes et des femmes.
      Leur agenda cachee cest la VENGEANCE.
      Nous faire payer pout tous ce quelles ont du subir dans l humanité jusqu a present... oui a nous , pauvres hommes.
      ( cest mon opinion et je le partage)

    • Madame Grammond;
      "Inutile de se mettre la tête dans le sable, le cadre juridique qui date d'il y a 30 ans est désuet. Rapiécé au fil des ans, il ne reflète plus la réalité des familles québécoises...."
      Ça, c'est vous qui le dite. Dans une union de fait, les enfants sont protégés et c'est ce qui compte. Nous n'avons pas besoin de ce gauchisant gouvernement pour mettre son nez dans nos affaires!
      Ne trouvez vous pas que les hommes sont assez perdant comme cela sans en rajouter?

    • Oh lala, encore ce bourbier.
      Par ou commencez.
      Dans 80% des cas cest la femme qui met fin a la relation amoureuse du couple.
      En 2011, au Québec 23000 mariages ont été célébrés, alors que l' on prononcait 14000 divorces.
      Lors d une séparation 2 fois sur 3 cest la femme qui a la garde des enfants.
      Mon point ici, cest que l homme sensé est perdant sur toute la ligne dans la relation amoureuse. Et ne veut surtout pas se marier ou se faire marier de force. Ce nest pas un bon deal ou partnership pour lui.

    • Les hommes ne veulent plus se marier pour des raisons bien simples:
      Dans la très grande majorité des cas, les séparations et les divorces sont exigés par la conjointe ou la mère qui se verra par la suite récompensée par les tribunaux en obtenant la garde automatiquement, en plus de tout le patrimoine familial et d'une bonne partie du salaire du conjoint.
      Le jackpot quoi.
      Au détriment du père bien sûr mais surtout des enfants qui dans la très grande majorité des cas n'ont jamais demandé de "divorcer" eux non plus.
      Entre hommes, entre frères et entre amis on se parle et je connais pleins de gars corrects, bien intentionnés qui sont passés par cet enfer juridique souhaité de façon unilatérale par la conjointe.
      Ç'est pour ça qu'on veut plus se marier, pour éviter de se faire plumer.
      Pour éviter de servir de "vache à lait" aux avocats et à l'ex-conjointe qui fait financer son nouveau train de vie avec ses nouveaux amants.
      Toute cette histoire de "conjoints de faits", de "Lola et Éric" c'est pour obliger les hommes à payer, payer, payer encore même s'ils ont évité de se faire piéger par le mariage.
      Et ça c'est complètement déguelasse.

    • « Il semble plutôt naturel qu'un conjoint plus fortuné ne laisse pas son ex dans la misère après une séparation. »
      Quelle naïveté! La séparation se fait souvent dans un climat malsain et les ex-conjoints, mariés ou non, éduqués ou non, ayant chacun une carrière ou non, remplissent les tribunaux. Les chicanes matrimoniales sont transposées en conflits juridiques qui peuvent s'étirer pendant des années jusqu'à ce qu'une des parties se fatigue de payer les factures des avocats. Et cela arrive même s'il ne s'agit que du soutien des enfants. L'acrimonie règne. En outre, dans beaucoup de cas, les personnes en cause ne sont pas menacées de la misère matérielle.
      Ce qu'il faudrait instaurer, c'est un système d'arbitrage obligatoire qui vise à mettre fin rapidement aux conflits, lesquels sont ruineux, financièrement et émotionnellement.
      À l'extrême, ces conflits donnent lieu à des prises d'otages, des meurtres de conjoints et d'enfants et des suicides. Chaque fois que cela se produit, les médias disent que la société devrait accorder un meilleur « soutien » aux personnes souffrantes. Illusion. Pensées lénifiantes. Les personnes en cause ne vont pas chercher de l'aide, qu'elle soit de nature sociale ou psychologique. C'est le système judiciaire qu'il faut réformer.

    • J'abonde avec la majorite des commentaires ici aujourdhui.
      Une chose que je trouve detestable dans cette loi c'est quand on
      declare les couples "conjoints de faits" de facon automatique apres une certaine periode de temps. Pas de consentement requis, c'est automatique
      Maintenant Mme Granmmond et autres comme elle, veulent donner les memes droits aux conjoints de faits que les gens marries
      Un homme peux donc se ramasser avec des obligations legales enormes et ca, sans meme le savoir; sans jamais consentir formellement. Il y a un maudit probleme la.
      Si les conjoints de faits sont pour obtenir les memes droits que les conjoints maries, alors ils devraient au minimum devoir signer un document, une entente de conjoint de faits. Ils devraient savori dans quoi ils s'embarquent et connaitre les consequences possibles. Les gens entreront mais avec les yeux ouverts.
      C'est pas juste et c'est insidieux de declarer un gars responsable pour une fille, une pension et tout, sans qu'il sache dans quoi il s'embarque
      Quand on divorce, la loi oblige les parties a recevoir un avis legal independant pour etre certain que les deux parties comprennent les consequences de se separer.
      Cette obligation devrait etre obligatoire pour quiconque veux ENTRER dans une relation de couples maries ou conjoint de faits. Chacun devraient savoir ce qui peux lui arriver. Je suis pas certain que les gens habiteraient ensemble autant que maintenant. En tout cas, il s'en ferait des ententes de cohabitation, pas mal plus que maintenant. Ca serait fini le temps ou se separer veux dire obtenir du cash a rien faire pendant que l'autre travaille comme un fou et arrive meme pas. Ca serait fini les faillites personnelles pcq un juge qui sait pas compter fait payer le gars plus qu'il ne gagne (et ca arrive souvent ca)
      Mme Granmmon a raison sur un point. Cette loi de cons doit etre elimine, et doit etre re-ecrite completement a partir d'une feuille blanche.

    • L'argent est une chose bien curieuse. Tout le monde en veut. Personne n'en a assez. Au diable l'être humain derrière tout ça!
      La générosité n'a pas sa place dans une séparation. On peut vivre plus de 10 ans avec une personne en acceptant le fait que celle-ci met une carrière en veilleuse pour le bien des enfants et de la famille. On peut accepter clairement ce sacrifice ou ne rien dire pendant 10 ans sans être d'accord. Pourquoi parler si c'est plus simple de se taire. Il sera toujours temps de trancher si ça va mal et alors? tant pis pour l'autre.
      On peut toujours prétendre que c'était son choix à elle. On peut toujours dire qu'elle savait les conséquences ou sinon que c'était à elle de s'informer. Elle n'avait qu'à être moins généreuse, plus carriériste, plus prévoyante. (au diable la famille???)
      Je crois qu'il est facile de se laver les mains du problème quand on a le gros bout du bâton. Je crois qu'on peut fermer les yeux sur le passé quand ça nous arrange. Je pense aussi que notre colère est une puissante façon de justifier nos actes que l'on condamnerait en d'autres occasions. Je pense que lorsqu'on se sépare, il est plus facile de dire "ça n'est pas mon problème".
      Il existe un principe qui dit que "nul ne peut prétendre ignorer la Loi". C'est vrai, mais comme pour toutes les Lois, il reste des êtres humains derrières pour les appliquer. Pourquoi? Simplement parce qu?un écrit ne couvre pas toutes les possibilités et qu'il faut toujours un être humain doué de compréhension voire même de compassion pour assoir un jugement. C'est pour ça que les tribunaux existent. Parce qu'au fond, tout le monde sait que les Lois ne sont pas infaillibles.
      Pas plus que ceux qui sont supposés connaître toutes les subtilités de ces Lois... Est-ce une raison pour les condamner sans appel?

    • Pas encore !
      Là ça fait plusieurs semaines que des articles et des pubs essaient de nous vendre l'idée qu'il faut que la conjointe aille siphonner l'argent du conjoint en cas de séparation même s'il n'y a pas d'enfants.
      De la propagande issue du lobby juridique qui va évidemment se remplir les poches avec tous les litiges que ces injustices vont créer.
      Et aussi bien entendu de la propagande issue du lobby féministe pour qui les femmes sont capables et autonomes mais pour qui l'homme se doit d'être quand même le bien-être social de la femme et payer pour "services rendus" après que la vie de couple soit terminée.
      Demander d'être payée pour des services sexuels on appelle ça aussi de la prostitution.

    • Jusqu'à ce que j'écoute qlq épisodes de Two and a Half Men, je n'étais pas très au courant du concept de "pension alimentaire pour ex-conjoint"! C'est un concept qui me dépasse! C'est plutôt ce concept qui est vieillot, ancré dans les vieux modèles.
      J'aime bien comparer la séparation avec la mort d'un conjoint. Supposons qu'un conjoint meure, pas d'assurance. Marié ou pas, le/la conjoint(e) survivant(e) devra subvenir à ses besoins. Pas le choix. Pas de pension de la part d'un mort. Alors pourquoi lorsque que le COUPLE est mort, est-ce qu'il faut traîner son ex avec nous toute notre vie et le/la faire vivre, ou courir après son argent? Concept bizarre, complètement dépassé.

    • Les enfants sont déjà protégés peut importe le statut des parents. Si les conjoints de fait ne veillent pas à leurs intérêts en ce qui concerne le partage du patrimoine en cas de séparation alors qu'ils ont des enfants, c'est leur problème. Où je ne suis pas d'accord, c'est la penson alimentaire à vie pour le conjoint abandonné... Une pension d'un an à la limite, le temps de se retourner de bord, mais à vie, non. C'est ça que Lola voulait et la Cour Suprême a dit non.

    • Non, non, non, pas encore de la sur-protection du gouvernement! Laissez nous décider de nos choix de vies s.v.p.On est plus capable de rien faire sans que ça nous prenne une loi !Ça n'a plus de sens !

    • Dans notre société, les couples se forment sur la base exclusive du sentiment amoureux, indépendamment de leur "fortune" personnelle. C'est tellement vrai que nous respectons sans mot dire, tout nouveau couple formé sur les cendres fumantes de leur ancienne union. Puisqu'il en est ainsi, pourquoi devrions-nous compenser la différence de revenus lors de la rupture? Les conjoints de fait ont déjà droit à la pension alimentaire pour les enfants. Elle pourrait sans doute être revue à la hausse pour rejoindre la moyenne canadienne, mais pourquoi, en 2013, les femmes devraient-elles encore être "protégées" par leur ex. Puisque c'est bien d'elles dont il s'agit...sinon, nous n'en parlerions tout simplement pas! Si le sentiment amoureux est à la base de la formation du couple, alors assumons nos choix jusqu'au bout.

    • "Mais si les conjoints de fait sont mal informés et se croient protégés à tort, peut-on vraiment parler de libre choix?"
      L'information est disponible, suffit de se la procurer. Il n'y a pas de remède contre l'ignorance volontaire.
      Vivre en union de fait est un choix qui implique des conséquences légales définies. Libre à chacun de se renseigner. Si certains préfèrent passer leur temps devant la télé et ne pas se renseigner, les lois n'ont pas à être modifiées pour les accommoder.

    • Madame,,,
      Vous dites que les gens sont mal informés.....alors que lorsqu'une personne est touchée par un élément de vie aussi important,,,cette personne a la responsabilité de s'informer de ce qui la concerne..
      Malheureusement vous perpétuez la notion de la déresponsabilisation de l'individu,,Dommage madame dommage d'entretenir la femme dans cette dépendance que tout lui soit offert cuit dans le bec,,
      Les enfants eux sont protégés par la loi que les parents soient mariés ou non,,il aurait été important de la préciser,,,,
      Il est clair à votre texte que c'est la femme qui est la plus concernée par ce problême
      Enfin madame,,les gens ont le LIBRE CHOIX de se marier ou non,,alors que chacun et chacune prenne ses responsabilités et accepte les conséquences qui vont avec,,

    • Un homme d'affaires entouré d,avocats et de comptables à la pelle et est même pas capable d'avoir un contrat pour ses affaires de couple ?
      Vous trouvez pas cela bizarre ? Oui et non. On sait comment sont plusieurs conseillers devant leur grand patron ou bien leurs clients. Ils ne veulent surtout pas les contredire, ils ont beaucoup trop peur de perdre leur poste ou leur client.
      Les notaires avec le grand public ? C'est mieux quue rien mais les gens qui veulent savoir sont déjà informés, les autres n'iront même pas voir le site... Ou bien, un léger pourcentage. C'est mieux que rien.
      N'empêche que c,est comme cela que cela fonctionne et dans bien des domaines... Les règles ne sont pas respectés ou ni même lues et comprises et on régularise plus tard quand cela se présente. Vous pouvez voir cela pour de nombreux travaux de citoyens sur leur terrain demandant une dérogation aux réglements municipaux.
      Pour l'impôt, on sait aussi que les divulgations volontaires sont pas mal fréquentes. Les gens débutent en contravention de la Loi. Et quand ils commencent à avoir peur là, ils vont voir un comptable.
      Pour le mariage et les contrats ? C'est un peu pareil. Certains vont faire leur testament quand ils savent qu'ils vont mourir d'ici 6 mois ou avec de bonnes probabilités. D'autres vont aussi se marier à ce moment là...
      Le contrat, la légalisation, la protection est signé à la dernière minute quand le danger semble présent.
      On ne change pas une culture, une mentalité si facilement. Et on modifierait la loi ? L'insouciance resterait et d'autres problèmes seraient présents.

    • Je crois que les sondages ont leurs limites et ne disent pas tout et que la chambre des notaires a un intérêt là-dedans. Même si ici, elle a pas mal raison.
      je crois aussi que bien des gens prennent à la légère leur relation de couple ou bien ne voient pas à leurs affaires, tout simplement. Vous parlez d'un débat sur les conjoints de fait ?
      mais allez voir comment les Québécois agissent avec leurs placements. Et allez voir aussi comment les petits entrepreneurs sont mal organisés autant du point de vue légal que financier.
      Les gens sont mal informés ou plutôt ils ne s'informent pas ? Ils veulent sauver les honoraires du notaire ? C'est toujours possible mais là, il faut vraiment garder toutes vos factures, des comptes séparés ou bien que des petites grenailles dans un compte conjoint.
      Et oubliez pas non plus que bien des couples mariés et en divorce vivent eux aussi des choses encore pires. Ils auraient été mieux comme conjoints de fait car pour se défaire du conjoint cela va leur coûter toute une beurrée !
      C'est une culture qui semble comme cela, de manque de rigueur dans les affaires et qui s'applique autant aux gens mariés qu'aux conjoints de fait.
      Éric c'est un Québécois lui aussi et un qui est devenu très riche... Si une personne réussissant en affaires comme lui est même pas capable d'avoir un contrat de conjoint de fait, comment voulez-vous que le Québécois moyen en ait un ?
      Riche comme Crésus mais même pas capable d'avoir un contrat de concubinage !!! Cette affaire là devrait plutôt vous convaincre du contraire, cela fait partie de la mentalité québécoise cette insouciance.
      Même au temps de Séraphin Poudrier où l'avare en profitait pour rouler dans la farine ses concitoyens.

    • Pas du tout. Ce n'est pas au gouvernement à décider du choix de vie des conjoints.

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