Les vaches sacrées: se priver

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Il existe un certain nombre de vaches sacrées au Québec, soit des politiques socio-économiques, des principes ou des constats qui ne peuvent être discutés sans soulever des protestations, du cynisme, voire du scepticisme. La Presse fait le tour de divers tabous pendant cinq jours. Aujourd'hui, valoriser l'épargne.

Peut-être que je me trompe. Peut-être qu'il y a quelque chose qui m'échappe. Mais il me semble que l'idée de se priver, de vivre selon nos moyens n'a jamais été aussi peu à la mode.

Il y a 25 ans, s'endetter était tabou. Aujourd'hui, avoir une marge de crédit est la norme, c'est se priver et économiser qui semble tabou, non ?

Au Québec, la carte de crédit s'est répandue dans les années 1980 et 1990. L'introduction de la fameuse carte au Mouvement Desjardins avait soulevé un vif débat au début des années 1980, plusieurs membres s'inquiétant des effets néfastes éventuels du crédit sur les consommateurs.

Ces devins auront peut-être eu raison. Aujourd'hui, le taux d'endettement des ménages québécois, excluant la maison, équivaut à 32 % de leurs revenus, contre 25 % il y a 10 ans et 20 % il y a 25 ans. On n'achète plus un bien, on se magasine un paiement.

Ce n'est pas une question de mode, me direz-vous, tout augmente : le logement, la nourriture, les vêtements, etc. Et les besoins sont plus grands qu'avant, comme la nécessité d'avoir internet. On n'a pas le choix, il faut s'endetter.

Permettez que je vous arrête ? Quels besoins ? Les voyages à 1200 $ dans le Sud, les deux voitures, le cinéma maison ? L'école privée, les cours de ski, les nombreux lunchs au resto ?

J'en conviens, plusieurs doivent réellement faire des sacrifices tous les jours pour boucler leur budget. Cette chronique vise plutôt les nombreux Québécois qui s'endettent pour s'offrir de nouveaux « besoins ».

Tiens, prenons les voyages. Au début des années 2000, les Québécois ont fait 274 400 voyages vers les destinations soleil les plus populaires (Mexique, Cuba, République dominicaine). Dix ans plus tard, le nombre de ces voyages a été multiplié par quatre et dépasse le million.

Je n'ai rien contre les voyages, remarquez bien. Au contraire, découvrir de nouveaux pays, de nouveaux continents ouvre les esprits. Le problème, c'est que les Québécois ont jumelé cette explosion des voyages à d'autres loisirs et à d'autres « besoins ».

La voiture ? Un nombre grandissant de familles comptent maintenant sur deux véhicules, parfois plus. Les chiffres sont clairs. En 1979, les Québécois détenaient 397 voitures par 1000 habitants. Aujourd'hui, cette proportion est de 50 % plus élevée, à 590 voitures par 1000 habitants. Ces 1000 habitants incluent bien sûr les enfants, qui ne conduisent pas.

« Aujourd'hui, les jeunes n'attendent pas avant de dépenser et de s'acheter une auto, une maison ou des meubles neufs. Ce n'était pas le cas il y a 20-30 ans, c'est clair. Avant, les gens achetaient leur voiture et leurs meubles quand ils avaient les sous. Ils épargnaient d'abord et dépensaient ensuite. Aujourd'hui, avec le crédit, on achète avant et on paie après », dit l'économiste Hélène Bégin, du Mouvement Desjardins.

La popularité grandissante des écoles privées est un autre exemple. Pour bien des parents, le privé est incontournable. En fait, c'est souvent la peur de l'école publique qui les fait bifurquer vers le privé. C'est un choix tout à fait défendable, même si, franchement, bien des écoles publiques offrent une formation variée et de qualité.

En 1998, donc, la proportion d'élèves qui fréquentaient le privé au secondaire était de 15,4 %. Cette proportion est passée à près de 20 % aujourd'hui. À 5000 $ par année tout inclus, multiplié par cinq ans, c'est tout de même un choix de 25 000 $ par enfant. Plus les voyages, plus les deux autos, plus plus plus...

Encore une fois, je n'ai rien à dire sur le choix que font les ménages. Je m'interroge plutôt sur le fait que plusieurs ne font pas de choix, ne se privent de rien.

Dans une telle situation, pas possible de mettre de l'argent de côté, de garder des fonds pour les études universitaires des enfants ou de planifier les vieux jours.

D'ailleurs, le taux d'épargne, soit la part des revenus qui est économisée, est maintenant de 1,4 %, alors qu'il dépassait 10 % il y a 20 ans. Aujourd'hui, lorsque survient une dépense imprévue ou une hausse de taxes, c'est la panique.

Peut-être que je me trompe. Peut-être qu'il y a quelque chose qui m'échappe. Mais j'ai le sentiment que nous sommes devenus incapables de nous priver, d'attendre avant d'acheter, de désirer avant de consommer. De rêver.

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Commentaires (19)

    • Les banques nous courent après pour qu'on augmente la marge de crédit, je reçois des lettres régulièrement pour m'inciter à le faire.
      Bref, c'est comme si les bars couraient après les alcolos, qui sont dans les AA, pour leurs offrir 5 verres gratuits avant de payer le premier. Difficile d?arrêter après, quand on a une faiblesse.
      Ma fierté: 0 dette, exception d'une maison que je modifie quand j'ai l'argent. Même pas de paiement d'auto et pourtant j'en ai 2. Je ne me prive pas de bien boire, manger, me payer un combat sur le pay perview, quand j?ai une sortie imprévue, je ne dois pas me demander si je vais avoir assez d?argent. Bref je suis libre et je m?endors le c?ur léger le soir venu.
      L'école privé, quand j'ai vu qu'au primaire ça me coûterait près de 10K par année, j'ai analysé les pours et les contres et ma décision: École publique. On verra au secondaire.
      Bref, ce n?est pas compliqué de réfléchir avant de consommer. Si on emprunte pour une auto, faire en sorte qu'on ne finance pas sur 10 ans pour payer son char, si non est pas capable de le payer en 3 ou 5 ans, max, ça veut dire que ce n'est pas pour nous. Car il n'y a rien de mal à financer certains achats majeurs, mais le problème, c'est de le faire financer sur une éternité pour s'endetter ailleurs.
      Désolé s?il y en a qui trouve que je pète de la brou, mais que voulez-vous, c?est bien d?avoir des histoires qui sortent de l?ordinaire afin de se regarder dans le miroir.

    • Cher Marcelecrit
      Tu demanderas à ton papa, qui passera de l?argent au dernier emprunteur sur terre lorsqu?il n?y aura plus aucun épargnant.
      Ce qui frappe l?imaginaire c?est que cette discussion n?a pas eu lieu il y a 10 ans.
      Anyway ! L?autre soir j?ai payé la note du resto avec 3 nouveaux billets de 50. La serveuse m?a regardé bizarrement et m?a demandé si je travaillais pour la Ville de Montréal. Je lui ai répondu, non, pire que ça, je suis un épargnant avare sans carte de crédit ni de débit !

    • Emprunter ?
      mon père disait: ..."c'est avec l'argent des autres qu'on devient riche..."....et il avait raison !
      il m'a incité à m'acheter une maison avec 0$ cash.....Merci papa !!!

    • « Se priver »? Depuis quand ne pas avoir deux voitures, ne pas aller dans le Sud, ne pas posséder les bébelles à la mode équivaut à se priver? On ne parle plus de privations, mais bien de rendre le superflu nécessaire. Je vis en-deçà de mes moyens, et je ne pense pas à l'argent. Je n'ai pas de cellulaire, de tablette, ma voiture a 8 ans et je la partage avec mon conjoint, ma maison est payée. J'épargne à plein. C'est un choix. Cependant, tous les ans je vais dans le Sud et fais un voyage ailleurs. Je sais pertinemment qu'à ma retraite, je devrai payer une quantité d'impôts pour subvenir aux besoins des gens qui vivent carrément au-dessus de leurs moyens. Peu importe les analyses savantes ou subjectives qui justiifient l'utilisation du crédit, le vivre-pour-aujourd'hui, c'est ce que ça donnera : les fourmis paieront pour les cigales. Et ça m'enrage.

    • Le doublement du taux de voitures par mille habitants frappe l'imaginaire. Comme si nous agissions à contrario de nos valeures supposément écologiques et que l'investissement faramineux que nous faisons et que nous réclamons dans les transports en commun sont pure perte. J'y propose 2 explications: la distortion actuelle de la pyramide des ages et la migration vers les banlieues

    • Il y a certaines dépense qui peuvent être un investissement.
      En immobilier par exemple, bien que ce ne soit plus nécessairement le cas, le rendement peut dépassé le taux d'intérêt. Reste qu'une maison avec un grand terrain est un investissement beaucoup plus sur à long terme d'un garde-robe au gros prix au centre-ville de Montréal.
      Et je comprend ceux qui économisent moins pour la retraite, il y a un risque non négligeable d'effondrement du système financier d'ici 30 à 50 ans, avec la fin probable de l'ère du pétrole. Et rendu là, celui qui a beaucoup d'économie va tout perdre, le garde-robe au centre-ville ne vaudra plus grand chose. Par contre, la maison un peu plus en campagne, avec un terrain aura toujours une valeur, du fait qu'un grand terrain permet un grand jardin, en situation de crise majeur ça permet de nourrir sa famille.

    • Je ne suis pas prêt à m'engager sur la pente glissante du moralisme aux consommateurs "trop" endettés aujourd'hui, sur le point de se faire entuber par les institutions financières, contrairement à leurs habitudes "vertueuses" des décennies passées.
      En 1984, le taux hypothécaire à 5 ans était à 14 %.Aujourd'hui, je l'ai à moins de 4 %. http://www.banqueducanada.ca/wp-content/uploads/2010/09/selected_historical_page57_58.pdf
      En 1984, je pouvais gagner 6.75 % sur mes dépôts sans risque aucun dans un compte en banque garanti par l'assurance-dépôt du gouvernement. Aujourd'hui ce même "placement" me rapporte... 0.05 %.
      http://www.banqueducanada.ca/wp-content/uploads/2010/09/selected_historical_page44_45.pdf
      Le marché monétaire fonctionne! Qui l'eût cru?!? Quand il est favorable aux épargnants, les gens épargnent; quand il est favorables aux emprunteurs, les gens empruntent! On dirait presque un genre de... de main invisible!!!

    • La dernière mode qui coûtent cher et qui va delà nos besoins, ce sont des cellulaires et des tablettes, en particulier ceux d'Apple. Ce sont des produits à avoir pour être ''in''. Ce fabricant, comme d'autres, ont bien compris en changeant rapidement de modèles et rendre ''vieil'' l'ancien version. On y échappe difficilement, même LaPresse essaie de nous vendre un Ipad.

    • Merci pour vos commentaires pertinents. J'ai été étonné de voir les chiffres que j'ai obtenu (école privée, voitures, etc.).

    • Vous tapez dans le mille,plusieurs n'ayant heureusement ou encore malheureusement pas connu de véritable crise économique qui touche l'emploi de façon majeur ou encoe les taux d'intérêt inabordable (crise de 1981 et 1987) ne peuvent imaginer un tel scénario car faut bien dire que la crise de 2008 en fût une pour ceux qui avaient de l'argent placé surtout en bourse mais que pour les consommateurs à crédit ce fût une bénédiction s'étant suivi une baisse des taux radicale. Vous soulevez un très bon point en décrivant comment l'on consommait il y'a plus de 25 ans et aujourd'hui, on rêvait, économisait puis on profitait du bien alor l'appréciation en était de beaucoup supérieur qu'aujourd'hui ou l'on consomme rapidement puis l'on paie le plus lentement possible ce n'est plus le bien acquis qui est le plus important mais le fait d'avoir pu le consommer et n'étant pas rasasié très longtemps l'on cherche à consommer de nouveau. J'ai bien peur que cette approche risque de finir mal pour beaucoup d'entre-nous !!!

    • C'est sûr qu'avec des taux d'intérêts proches de zéro, les gens peuvent continuer d'emprunter sans subir de conséquences. On récompense l'endettement tout en pénalisant l'épargne depuis trop longtemps.
      Lorsqu'on essaie de mettre de l'argent de coté, on a le choix entre des placements incertains et des dépôt à terme à des taux faméliques. Pas étonnant que plusieurs choisissent de dépenser plutôt que d'être prudents.
      - Jean-Marc Chevalier
      Montréal

    • Que vous m'avez fait du bien ce matin par votre article. Je suis assez désabusée de voir comment les gens se créent des besoins et consomment de façon excessive pour tout simplement faire comme tout le monde.
      Téléviseur, Ipod, Ipad, facebook, cellulaire intelligent etc...
      Je n'ai rien de ces gadgets et mon ''mantra'' dans la vie est: si je n'ai pas l'argent, je n'achète pas. Même pour une voiture.
      Alors, j'ai pu prendre une retraite hâtive et prendre soin de moi malgré tous les déboires de ma vie.
      Lorsque j'enseignais la gestion de stress au collégial, le plus grand stress pour les élèves étaient L'ARGENT. Après un cours de gestion 101, ils prenaient conscience qu'ils dépensaient plus qu'ils ne gagnaient et qu'ils étaient devenus dépendants du matérialiste.
      Dépenser plus de $100.00 par moi pour le cell, une voiture neuve, les repas au resto. etc...et vous me direz qu'ils n'ont pas les moyens de se payer leurs études universitaires.
      Etudiante, je travaillais, parfois 3 emplois. Pas de sorties, pas de restos, pas de vacances. Etudes-travail-sports.
      Il semble que les valeurs de la vie ont changés parce qu'il y a un immense vide à remplir à l'intérieur.
      Un peu comme les alcooliques, les boulimiques, les parieurs, les drogués, les consommateurs de pornos ou de sexe etc...le VIDE.
      En se connectant à toutes ces formes de communication on s'est DÉCONNECTÉ de son soi, de son être. Alors, on le remplit par le truchement de la consommation de bien qui nous réconfortent.
      Un peu comme le ''comfort food''.
      C'est une maladie du 21ième siècle, maladie qui malheureusement s'attrape et qui ronge le vrai système ''humanitaire'', et qui nous donne l'illusion d'être heureux.
      Maleureusement, ce n'est qu'une illusion car nous ne sommes jamais dans la JOIE PROFONDE, celle d'être et non pas d'avoir.
      Merci

    • Parfaitement d'accord. Le train de vie de beaucoup de monde est un peu ahurissant.
      Il y a beaucoup de gens à qui on couperait leur impôts et leur taxes de moitié et ça prendrait moins de cinq and avant qu'ils se remettent à chialer. Quand le problème ce n'est pas l'entrée d'argent mais la sortie...

    • Cher Monsieur Vailles,
      Sans faire éclater vos certitudes et contredire les assertions de vos "experts-Desjardiniers", laissez-moi vous expliquer pourquoi on se "privais" il y a 25 ans et pourquoi on "roule" à tombeau ouvert aujourd'hui :
      Il y a 25-30 ans il n'y avait pas de travail ; même pas chez "Harvey's". On me demandais un diplôme ou de l'expérience pour passer la "moppe" à l'Hôpital St-Luc. J'ai eu recours au programme de "Bons d'emplois" du Ministre Parizeau pour arriver à décrocher un petit boulot dans une PME du secteur Côte-Vertu.
      Les taux d'intérêts, de plus de 17% pour une hypothèque en 1983-4-5-6 étaient encore autour de la barre des 10% vers 1996-7-8 !!! L'intérêt à la consommation sur carte a oscillé entre 18 et 28% dans les décennies '80 et '90. L'intérêt sur prêt personnel, prêt-auto et marge de crédit personnelle a été de respectivement 9 à 14%, 11 à 16% et de 10 à 18% pour les mêmes périodes de 1985 à 2000 !
      Et l'emploi : Jusqu'à tout récemment, ma génération (les X) était considérée, par leurs ainés (les Boomers) comme des jeunes sans expérience à qui on ne confie pas trop de responsabilités et à qui on impose des clauses "grand-père" et des conditions salariales discriminatoires.
      Jusqu'à tout récemment donc, ma génération à dû jouer "les seconds violons" sur le marché de l'emploi avec les conséquences que ça a eu sur le pouvoir d'achat de cette même génération.
      Aujourd'hui c'est le "Party" les hypothèque sont à 2,5%, les marges perso sont à 5-6%, les prêts auto sont à zéro, les Boomers sont à la retraite, et à nous les "X" enfin les bons emplois avec les gros salaires (il était temps). !
      Et finalement, vive la liberté, le consumérisme, le matérialisme et, j'ai envie de rajouter : "Avec Visa, tout va"!
      Est-ce qu'on fonce direct dans le mur sans même prévoir la retraite ? Mvouiii voyons et à 200 à l'heure en plus. Les banquiers vont pas la trouver drôle dans 10-20 ans.
      Benoît Duhamel,
      architecte.

    • C'est tout-à-fait normal M. Vailles. Depuis les années 80, il n'y a plus de croissance réelle de l'économie occidentale. La croissance des années 80-90 est marquée par la nécessité de passer par le crédit pour continuer à propulser le PIB. Depuis les années 2000, le crédit est à son comble, les ménages sont dans le rouge, et il n'y a toujolurs pas de croissance réelle de l'économie (déficits structurels chroniques et déséquilibres commerciaux). Donc on passe maintenant par une croissance à l'aide de bulles financières et de Keynésianisme à fonds les caisses. C'est la nouvelle mode en matière de croissance.
      Tenez, l'an dernier, la croissance réelle du Brésil a été de 3,5%. Avec la récente dérèglementation du crédit, les Brésiliens ont obtenu une croissance de leur PIB de qqchose comme 5,8%.
      Comprenez-vous mieux maintenant? Si les Canadiens et les Américains ralentissaient leurs dépenses, on serait probablement encore en récession aujourd'hui. Et vive le crédit pour soutenir la croissance!!!!

    • Se priver des vaches sacrées publiques est parfaitement inutile puisqu'il faudrait aussi mettre des menottes aux politiciens. Alors que faire?

    • À une certaine époque pas lointaine, il y a environ 6 ans, j'étais comme ces consommateurs qui s'endettent. Ma conjointe et moi avons décidé de changer et de vivre selon nos besoins. Depuis, nous avons remboursé toutes nos dettes, incluant la balance hypothécaire que nous avions, possédons une voiture payée comptant, et lorsque nous effectuons des dépenses ou rénovations, tout est payé comptant ( quelquefois avec une carte de crédit afin de maintenir notre cote de crédit, mais payé au complet lorsque le compte est dû).
      Depuis, nous sommes capables d'épargner un certain montant annuel, et une fois sorti du crédit, il nous reste beaucoup plus d'argent dans nos poches en ayant pas de frais d'intérets à payer, ce qui nous laisse une vie comfortable mais sans abus, tout en ayant moins de stress si jamais un imprévu nous arrivait.
      Nous avons aussi ouvert un autre compte, afin de mettre assez d'épargnes sur une base mensuelle de coté pour prévoir le remplacement de notre voiture lorsque ce sera nécessaire et pouvoir la payer comptant.
      Claude Poirier

    • "Peut-être que je me trompe. Peut-être qu'il y a quelque chose qui m'échappe. Mais j'ai le sentiment que nous sommes devenus incapables de nous priver, d'attendre avant d'acheter, de désirer avant de consommer". Si vous vous trompez, allors on est deux a se tromper.
      Vous parlez des "cigales" qui sont la majorite des gens. Moi je suis une fourmis qui epargne (et fait rire de lui, ou se fait insulter pcq je suis un gratteux apparemment). ca me met en maudit de penser a l'avenir. Quand je serai a la retraite dans qq decennies, moi j'aurai une belle retraite pcq j'ai ete discipline, j'ai fait des choix, des sacrifices, j'ai epargner et investit etc
      Mais les cigales arrives a la retraite auront pas une cenne. Et c'est la qu'un petit genie gauchiste (comem Marois l'a propose) va nous sortir une assurance vieillesse, va venir impose mes revenues apres les avoir imposes et taxes. On va dire que je suis "chanceux" comme si la chance avait qq chose a voir avec ma situation. On va essayer de me faire pleurer pcq les cigales arrivent pas. Et a la fin on va totu faire pour me faire payer pour aider les cigales. ca me met en maudit de penser qu'il n'y aura pas de consequences aux ecervellements des cigales d'aujourdhui
      A agir ainsi, j'espere que les cigales vont devoir faire face aux consequences. en anglais ils disent: "you made your bed, now lie in it"

    • Il y avait un reportage sur l'avarice en début d'année dans la Presse. Le texte se terminait avec une citation : ''L'avarice est de cacher l'argent que l'on a mais aujourd'hui les gens préfèrent montrer l'argent qu'ils n'ont pas!''
      Contrairement aux autres textes par contre, je ne vois pas en quoi le problème du crédit est un problème purement québécois?
      Vous dites aussi : ''découvrir de nouveaux pays, de nouveaux continents ouvre les esprits.'' Je ne vois pas en quoi aller dans un tout inclus, manger dans un buffet à volonté avec une plage d'eau turquoise permet d'ouvrir l'esprit?
      Mais ce qui est cité dans le texte me concerne peu car moi j'ai choisi la simplicité volontaire.

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