Serveuse surqualifiée cherche job en histoire

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Vous en connaissez parmi vos proches. Des gens brillants ou doués, mais dont l'emploi ne correspond pas du tout au domaine de formation. Des gens tantôt frustrés, tantôt aigris, tantôt résignés.

Ce phénomène s'appelle la surqualification et il est plus répandu qu'on pense. Lundi, une étude réalisée par les économistes Brahim Boudarbat et Claude Montmarquette est venue quantifier le phénomène. Les deux chercheurs du CIRANO se sont concentrés sur la région de Montréal.

Selon leurs conclusions, 31,5% des travailleurs de la région de Montréal sont surqualifiés pour le poste qu'ils occupent. Autrement dit, presque un employé sur trois a reçu une formation qui lui est peu ou pas utile, que ce soit au cégep, à l'université, au secondaire ou dans une école de métier. Cette proportion est légèrement plus élevée qu'à Toronto (29,2%) ou Vancouver (29,3%).

Leurs résultats renforcent les analyses du gouvernement fédéral au dernier budget, selon qui il faut mieux arrimer la formation au marché du travail dans le contexte appréhendé de pénurie de main-d'oeuvre.

Pour obtenir leurs résultats, les deux chercheurs ont utilisé des données de Statistique Canada. À défaut d'avoir les données détaillées du recensement de 2011 - pas encore disponibles -, ils ont dû se contenter de celui de 2006. Toutefois, leurs résultats globaux sont corroborés par l'enquête sur la population active de 2011. Leur analyse fait 118 pages.

Comme on s'y attendait, certaines formations ont de pires bilans que d'autres. La moitié des finissants en histoire, par exemple, ont étudié bien davantage que ne le requiert leur emploi. Même constat pour les diplômés en sciences sociales ou en philosophie, dont le taux de surqualification en emploi est de 53% et 41%.

Ces diplômés se retrouvent parfois caissiers (caissières) dans un supermarché ou serveurs (serveuses) dans un restaurant. De fait, le taux de caissiers surqualifiés serait de 100%, selon l'étude, tandis que celui des serveurs est de 52%.

Toujours selon l'étude, 13% des diplômés universitaires (baccalauréat, maîtrise, doctorat) occupent un emploi qui ne requiert qu'un diplôme du secondaire. Ouch!

Plusieurs études le confirment: la correspondance formation-emploi augmente la satisfaction et le bien-être des travailleurs et le niveau de leurs salaires. Pour les entreprises, elle diminue le taux de roulement et les besoins de formation et augmente la productivité.

La conclusion la plus frappante des chercheurs a trait à la surqualification des diplômés des écoles de métier. Globalement, 47% de ces diplômés finissent par occuper un emploi pour lequel ils sont surqualifiés. «Plusieurs sortent de ces écoles, mais n'ont pas d'emplois dans leur domaine. Les écoles admettent peut-être davantage les élèves en fonction des places et des profs disponibles que de la demande réelle du marché», croit Claude Montmarquette, dont l'étude n'a toutefois pas validé ce constat sur le terrain.

L'étude utilise seulement les données relatives aux diplômés des écoles du Québec et du reste du Canada. Autrement dit, elle ne tient pas compte des immigrants de première génération formés à l'étranger, dont les diplômes ne sont souvent pas reconnus.

Les données de l'étude font par ailleurs ressortir que les femmes sont davantage surqualifiées pour les postes qu'elles occupent (33,4% contre 29,5% pour les hommes). Les minorités visibles sont aussi davantage surqualifiées en emploi (46% pour les Noirs et les Latino-Américains, par exemple). Ces données illustrent la discrimination.

En somme, la surqualification est un phénomène trop répandu. Le sujet est préoccupant quand on sait qu'au Canada, les dépenses en éducation représentent 6,5% du produit intérieur brut (PIB), bien davantage que la moyenne des pays de l'OCDE (5,7%).

L'individu et l'État ont chacun leur part de responsabilité. Pour les jeunes, par exemple, il est difficile de choisir une carrière. Le mieux est de se lancer dans un secteur passionnant qui offre des emplois sûrs et payants, mais l'adéquation est rarement idéale. Certes, dans les secteurs restreints, il y aura toujours de la place pour les meilleurs; mais pour la majorité, la passion se traduira malheureusement en frustrations.

Par ailleurs, ce n'est pas à l'État de dicter les choix des individus. En cette matière, l'État n'est pas un bon prédicateur des emplois d'avenir. Toutefois, les politiques gouvernementales ne doivent pas encourager la surqualification. À cet égard, financer les universités en fonction du nombre d'étudiants, par exemple, les incite probablement à attirer trop d'étudiants dans un trop grand nombre de secteurs peu en demande.

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Taux de surqualification au travail (1)

(Proportion de gens dont la formation excède les besoins pour le poste occupé)

SELON L'EMPLOI

Enseignants 0,0%

Secrétaires 6,8%

Personnel technique, santé 11,4%

Vendeurs 54,8%

Caissiers 100,0%

SELON L'INDUSTRIE

Construction 23,4%

Finance et assurance 27,4%

Commerce de détail 48,4%

Hébergement et restauration 52,3%

SELON LE DOMAINE D'ÉTUDES

Sciences physiques 27,1%

Math. et statistiques 29,9%

Philosophie et religion 40,8%

Histoire 49,0%

Sciences sociales 52,7%

Arts et sciences 58,5%

Moyenne 31,5%

1 Nous avons choisi certains domaines ou métiers représentatifs. La moyenne vaut pour l'ensemble des travailleurs diplômés de l'étude.

Source: CIRANO

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Commentaires (53)
    • Quand on est surqualifié pour un poste que l'on a occupé, on aura tendance à être surqualifié pour tous les postes que l'on nous offrira par la suite, parce que "le passé est garant de l'avenir". Choisir une carrière et s'y maintenir est un luxe...

    • Suite:
      Avoir une vie au étude est un luxe qu'on ne devrait pas avoir selon moi. Il en va de notre compétitivité face aux autre culture. d'ou le deux poids deux mesure auquel je fais référence quant au nombre d'heure de travail que vaut un crédit dans différent domaine. Pour avoir fait quelque cours d'administration en autre je peux vous dire que la charge de travail pour un cours est beaucoup trop réduire par rapport à ce qu'elle pourrait être. Mais comme j'ai déjà mentionné, les sciences humaines sont les vaches à lait des universités donc ça n'arrivera pas.
      Finalement pour ce qui est du profil bas à cause de la commission Charbonneau franchement c'est complêtement riddicule. On parle ici de la quantité inégale de travail pour avoir un crédit à l'université. Cela n'a rien à voir avec les frasques de 0,0001% des ingénieurs du Québec.
      Bref, encore une belle pensée de nivellement par le bas. C'est dommage que d'autres sociétés nivelles par le haut et que nous devions faire face à la compétition international.

    • @ Tony Verdechi
      Non, ce n'est pas un autre pseudonyme d'honorable, J'ai le droit d'être en accord avec l'opinion d'un autre blogueur parce que l'expérience me dit qu'il a raison. Franchement, prenez la peine de regarder ma syntaxe avant de supposer de tel chose.
      Première des choses, si vous aviez lu mon texte en entier avant de commencer à y répondre vous auriez compris que je suis au courant que 45h est la norme, mon point étant de dire qu'il est très dur d'atteindre cette norme avec les cours actuel en enseignement primaire et préscolaire de ce que j'ai pu observer. Maintenant pour les autres domaines en science humaine, je n'ai pas fait le test mais de mon observation sur la quantité de temps libre que les gens que je fréquente ont dans ces domaines me pousse à dire qu'il atteigne à peine le 40h. Remarquer, ce n'est pas scientifique seulement une impression.
      Je sais pas ou ce que les gens que vous avez cotoyer en génie étudiait mais à Sherbrooke, aucune personne dans ma cohorte ne fait en bas de 60h je peux vous l'assurez.
      Pour ce qui est des labs, peut-être qu'en science c'est 2h mais en génie c'est 3h la plupart du temps, Il n'y en a pas à chaque semaine par contre je vous l'accorde, mais avec la plupart du temps aussi les cours ne sont pas nécessairement 3h pour 3 crédit. Pour vous donner un exemple concret à la prochaine session j'aurai 6h de cours par jour du lundi au jeudi (24h) et 3h le vendredi avec 12 crédit. ceci inclus les labs. Donc 27h sans l'étude et les rapport simplement du temps en classe. On est loin du 15h/15 crédit. Si moi je peux le faire pourquoi par quelqu'un en science humaine qui se doit supposément d'être bon dans son domaine.
      Ensuite pour ce qui est de votre argument d'avoir une vie en dehors de l'école, c'est pauvre. J'aimerais beaucoup avoir 40h d'étude moi aussi, je ne fais pas 60h par choix mais parce que si je ne veux pas faire un bac en 7 ans, je n'ai pas le choix de mettre autant d'heure.

    • Bravo Judith.Bouchard pour ton commentaire : Tout à fait raison, quelle perte de talent...maintenant, peut-on changer le vent de cette situation ?? Et comment ?

    • @ popswizz
      «Entièrement d'accord avec Honorable.»
      Ou êtes-vous cet honorable sous un autre pseudo?
      «On a fait un petit test rapide avec des amies en enseignement primaire et préscolaire cette session pour voir le nombre moyen d'heure consacré à leur bac durant la semaine avec 15 crédit. résultat : 38h semaine en moyenne, ...»
      Juste pour l'information. Une semaine normale pour une session normale (5 cours de 3 crédits = 45 crédits) est supposée être de 45 heures.
      «En génie, rare sont ceux qui s'en sorte sous les 60 heures semaines et à 60h la plupart non pas le temps de faire les lectures de cours.»
      Hum, les étudiants en génie ou les ingénieurs que j'ai croisé dans ma vie avaient de grosses sessions mais plus autours de 50h.
      «En science, rare sont les cours sans 3h de laboratoire en plus des 3h de cours.»
      Faux, j'ai étudié en science alors on ne me la fait pas. De un, ce n'est pas tous les cours qui ont des laboratoires. De deux, la plupart des laboratoires sont plutôt de 2 heures en moyenne. Alors ça ressemble plus à 8 heures de labo...
      «... pourquoi ne seriez vous pas capable de maintenir une cadence de 60h semaine et . Un bac de 3 ans durait 2 ans et vous auriez une maitrise en 3 ans.»
      Peut-être parce que certains ont une vie en dehors de l'université. Et à voir le résultat, je crois que certains devraient adopter ça... En passant, les ingénieurs ont plutôt intérêts à faire profil bas ces temps-ci, à défaut d'être respectueux...

    • Merci pour cet article! C'est une situation préoccupante, complexe et je suis heureuse que le sujet soit, enfin, abordé publiquement. Il y a moins de deux semaines, j'ai d'ailleurs publié une note avec un ami sur le cul-de-sac professionnel dans lequel de plus en plus de détenteurs de doctorats se retrouvent quand ils viennent au bout des contrats postdoctoraux... http://lecarnetdejudith.com/2013/03/27/un-doctorat-un-bon-investissement/
      J'espère honnêtement que la situation s'améliorera dans les prochaines années, car il me semble que c'est un gaspillage de talents et de compétences qu'une société ne peut se permettre.

    • Ok les génies...pas les ingénieurs biensûr mais ceux qui donnent une opinion sur le problème de sur-qualification !! Je suis membre de ce groupe sélecte avec mes 2 maîtrises travaillant à l'entretien et réparation de piscine....saisonnier svp ! Bon on peut comprendre pcq je suis vieux...déjà 47 ans..:-)))))
      Mais si on arrêtait de se plaindre et de critiquer pour changer cette situation !!?? J'aime bien les révélations de cette article et ses conclusions mais maintenant je crois qu'on peut faire qq chose pour changer cette situation...ne croyez-vous pas ??
      Notre pays investi la peau de nos fesses (...de notre cul !) pour attirer la main d'?uvre étrangère, de motiver nos jeunes à étudier...avec tous les conflits qu'on connait ! On subventionne les organisations pour NOUS orienter et NOUS adapter à l'évolution professionnelle à notre GROS système capitaliste de consommation.
      Ma question est:
      Est-ce qu'on ne pourrait pas former une vraie organisation pour palier à cette exploitation des sur-qualifiers...ouvrir de vraies portes sans considération de l'ethnie, l'âge, etc...? Sommes-nous prêt à combattre ce problème ? Est-ce que ça intéresse notre gouvernement ou sommes-nous obligés à vivre nos frustrations dans l'ombre ! Pouvons-nous être plus productifs dans notre société ou devons-nous prendre une retraite anticipée à coup de période prolongé de BS...et de chômage de temps en temps lorsqu'on est chanceux !!????????
      Moi je trouve ça aberrant et je suis prêt?gratuitement à faire qq chose et monter une organisation pour vaincre ce problème ABSURDE !!!!!!!!!!! S?il y a des intéressé, communiquez avec moi car on peut changer le vent avec de la volonté !!
      Bonne chance à tous !

    • @mrchose
      On fait quoi, on invente du travail pour un sociologue? Enfin, il y *a* de la place pour des sociologues, des historiens, des politicologues. Mais ce besoin est très limité, alors il devrait donc avoir une forte contingence pour toute formation subventionnée par le gouvernement dans ces domaines. Que les meilleurs gagnent leur place, et que les autres se rabattent sur un autre domaine. Les programmes post-secondaires sont *déja* contingentés, seulement la contingence présente ne fait aucun sens au niveau de la société. Les programmes les plus payant pour les universités sont les moins contingentés, tout simplement. Et tout le monde y perd...

    • Bon. Je reprends. Cessons de nous raconter des histoires. L'État et l'éducation (au sens traditionnel du terme) sont choses dépassées. De coûteux reliquats. Passons aux choses sérieuses. La société civile dans son ensemble, les institutions comme les individus, doivent être complètement gérés par l'entreprise privée. Finie, la politique. Finies, les "sciences molles". Qui se soucie d'histoire, de philosophie, de théologie? Plus de citoyens : des employés, formés dès la naissance à penser production, profit, rentabilité, et surtout, consommation.

    • @PaulGagnon
      Bien sur que j'y ai gouté! J'ai gagné chaque cenne que j'ai dépensé depuis mes 13 ans. J'ai passé les journaux pour le pourboire, j'ai ramassé des roches dans les champs et planté des arbres au salaire minimum. J'ai utilisé l'argent pour me payer des cours de sauvetage et j'ai passé mes étés suivant a sauver des vies a 1$ au dessus du salaire minimum de l'époque. J'ai utilisé cet argent LA pour payer mon cégep et mon université (pas une cenne de bourse, pas une cenne venant de mes parents), dans un domain ou il y a de l'emploi, et après 7 ans d'études post-secondaires, j'ai commencé en bas de l'échelle.
      Bref, j'ai *travaillé* pour en arriver où je suis. Au Québec il y a se syndrome ou l'on pense que tout le monde qui a mieux réussi que soi ne le mérite pas... et on reste sur son derrière a attendre son chèque de BS. La jalousie et l'envie. Pitoyable!

    • Une autre perle de M. Vailles. Pourquoi pas prendre la question à l'envers - de quelle genre de société parlons-nous?
      Et encore...Imaginez-vous donc que même avec mon diplôme, je ne pourrais pas travailler à la buanderie dans un hôpital, ou nettoyer les cages des animaux à l'hôpital Shriners - il faut un diplôme technique pour ça... On vit une époque formidable.

    • C'est une question économique - l'offre et la demande.
      Pour être en mesure de se démarquer de les autres diplômés, vous devez avoir un diplôme supérieur. Ce contexte pervertit le marché de deux façons:
      1 - les personnes surqualifiées sont dans des postes qui nécessitent un moindre diplôme.
      2 - les étudiants s?endettement d?avantage pour financer des diplômes supérieurs pour lesquels ils n'obtiendront pas un meilleur salaire.

    • Suite :
      sont les vaches à lait des universités et raccourcir leur bac couperais beaucoup d'argent. Aussi peut-être que certain qui doivent faire 60-70 h dans de tel bac pour réussir ne pourrais pas accéder à l'université et ça sa irait à l'encontre de la politique du nivellement par le bas québécoise.
      Bref, beaucoup de généralisation dans ce commentaire (oui je suis conscient, il y a beaucoup d'exception) reste que règle générale pour tous ceux qui sont à l'université et fréquentes des gens de faculté de d?autres domaine cette réalité est frappante lorsque vous regarder le temps libre disponible et les deux partis le reconnaisse. Il serait simplement temps qu'on arrête de penser que la charge de travail d'un domaine à l'autre est équivalente pour le même nombre de crédit et qu'on se demande si tous le monde est supposé être bon dans son domaine pourquoi alors ne pas faire des cours plus charger pour que tout le monde doivent faire 60-70h par semaine aux études....

    • @Honorable et Kurtz,
      Entièrement d'accord avec Honorable. Étudiant en génie actuellement, j'ai plusieurs amis dans d'autres facultés. Il y a effectivement deux poids deux mesure sur ce que valent 3 crédit en temps selon votre domaine d'étude.
      On a fait un petit test rapide avec des amies en enseignement primaire et préscolaire cette session pour voir le nombre moyen d'heure consacré à leur bac durant la semaine avec 15 crédit. résultat : 38h semaine en moyenne, (pas hyper fiable statistiquement parlant j'en conviens). Avec 38h, elle étaient en avance sur les traveaux de la semaine et leur lecture précours était complété.
      En génie, rare sont ceux qui s'en sorte sous les 60 heures semaines et à 60h la plupart non pas le temps de faire les lectures de cours. le dicton c'est donner les priorités au priorités. Aussi 3 crédit en science molle, c'est toujours 3h de cours. En science, rare sont les cours sans 3h de laboratoire en plus des 3h de cours. toujours est-il que 3 crédit doivent équivaloir 9h selon la norme universitaire. Dans un cas, vous avez 3h de cours 6h pour étudier dans l'autre vous avez 3h de cours 3h de lab et seulement 3h pour étudier et faire vos rapport de lab. De la vient le 60h semaine vs 38h.
      Un bac en génie est déjà 4 ans, imaginer si nous devions faire seulement 38 h par semaine....il en prendrait 6-7. On me dit souvent qu'il ne faut pas comparer les domaines et que les étudiants en génie serait mauvais dans les science humaine (en général). D'accord avec cette prémisse mais si vous êtes bon en science humaine alors, pourquoi ne seriez vous pas capable de maintenir une cadence de 60h semaine et . Un bac de 3 ans durait 2 ans et vous auriez une maitrise en 3 ans.
      Souvent on me dit que c'est pour pouvoir travailler en même temps. C'est logique est stupide puisque vous pourriez sortir 1-2 ans plus tôt et faire un salaire d'universitaire dans le domaine qui vous passionne.
      Mais bon, ça n'arrivera pas parce que ces étudiants en science molle

    • @honorable : Je vais te demander de faire preuve de plus de jugement avant d?écrire quoi que ce soit et de faire part de ton opinion. Les niveaux de difficulté et la charge de travail requise des programmes varient énormément d?une université à l?autre et d?un programme à l?autre. Pour avoir étudié dans les deux univers (péjorativement sciences molles et dures), je peux dire que les deux peuvent (peut-être que ce n?est pas toujours le cas) requérir le même lot de travail. Je pense pouvoir dire que c?est en connaissance de cause que je peux parler du travail malgré mon jeune âge. Peu de ceux qui parlent des étudiants lâches ont déjà travaillé comme reboiseur dans le nord de la Colombie-Britannique près de 80 heures semaines tout en étant blessé.

    • Mon expérience n?a sûrement rien de représentatif et ne peut donc être appliquée à tout le monde, ce n?est qu?un exemple.
      J?ai commencé un Baccalauréat en génie physique lorsque j?ai réalisé que je n?étais pas du tout inspiré à travailler à abaisser les coûts de production de produits vendus à l?étranger. Ainsi, j?ai commencé un Bacc. en histoire, puis une maîtrise. Ce qui m?inspirait était d?enseigner une matière que je pense, allait inspirer à mes élèves à être critique, à ne pas fonder une opinion sur des impressions, sur les aspects superficiels des choses, mais plutôt sur des faits. Comprendre que, même basées sur de mêmes faits, nos opinions peuvent différer en fonction de notre registre de valeur. L?histoire en tant que science a tout à fait sa place à être étudiée ne serait-ce que par la méthodologie qu?elle inculque. La culture générale qu?elle fournit n?est que secondaire, quoiqu?importante. Ceux qui n?y ont vu que le fait d?apprendre des dates sont sans doute les premiers qui devraient sérieusement se questionner sur leur esprit critique. Lorsque j?ai pris cette décision, je savais que le marché de l?emploi ne serait pas le même, j?ai pris ma décision en pleine connaissance de cause. Je suis prêt à travailler dans bien des domaines d?ici à me trouver un poste de professeur de Cégep comme j?aspire.
      Je ne peux m?élever contre l?idée qu?il serait peut-être plus raisonnable de contingenter certains programmes, mais de prédéfinir un nombre d?étudiants en fonction de ce que l?industrie/économie requiert est une aberration selon moi sauf si on désire toute acculturation de notre société. Une société sans âme qui n?a comme motivation que la production de biens et de services essentiels telle des machines.

    • @steadtler
      Comme ça vous travaillez au salaire minimum et vous en êtes heureux!
      Félicitations!
      Gentil «steadtler», si compatissant pour vos frères humains.
      Encore une fois bravo et ne lâchez pas, un jour vous aurez un meilleur revenu, vous permettant de payer des impôts. Heureux homme.
      Vous dites que vous en payez déjà. C'est donc que vous n'êtes pas au salaire minimum. Y avez-vous déjà goûté?

    • @yvon0807
      C'est a cause de gens comme vous, des sangsues qui vivent a mes dépends, que les reformes de l'aide sociale sont nécéssaires. On devrait vous couper le robinet du BS complêtement du moment ou vous refusez ou quittez un emploi. Quand c'est rendu que les gens préfère rester sur le BS que d'occuper un emploi honnête, avec notre salaire minimum élevé, c'est qu'il y a un gros problème.

    • Le tour de taille culinaire de la divine Oprah semble très bien se comporter malgré tout. Aurait-elle inventé une recette magique, par hasard?

    • Mon médecin de famille (une femme) et mon dentiste sont égyptiens d?origine. Je n?ai qu?à me louer de la qualité de leurs services, de leur compétence et de leurs qualités sur le plan humain.

    • Alors voila:
      Ce que je remarque dans l article, c'est le tableau a la fin qui dit que dans l'enseignement, il y a 0,0% d enseignants sur-qualifiés... A première vue, cela suggère que c est le seul domaine ou il y a du personnel sous-qualifié. L on entend régulièrement parler de pénurie de main d ?uvre dans ce domaine. Je devine que ça doit fonctionner un peu comme la construction quand ils ouvrent les bassins, pour combler le manque. Pourtant, il y a plusieurs diplômés en enseignement qui peinent à se trouver une tâche complète, et pendant ce temps, l on embauche des ... pseudo-enseignants. Je me rappelle d un prof d anglais qui «ne parlais pas vraiment anglais» par exemple.
      Je trouve cela complétement aberrant, mais c est seulement mon opinion, il se peut que je sois dans l erreur aussi. Désolé pour les fautes, je suis menuisier et non enseignant.

    • yvon0807
      Mais pas au salaire minimum???? Vous êtes sur l'aide sociale et vous vous permettez de faire ce genre de commentaires L?aide sociale c?est pour les gens qui ont des contraintes sérieuses à l?emploi et pas pout les ti-clins qui se croient trop bien pour travailler au salaire minimum. Parce-que sa majesté pense qu?elle vaut plus que le salaire minimum, c?est à nous, gens du peuple, de subvenir à ces besoins. 57 ans pis même pas encore compris que c?est sa responsabilité toute primaire de subvenir à sa subsistance. Je te jure??..

    • À 58 ans, je suis sur l'aide sociale et je fais partie ceux qu'on appelle des «surqualifiés». Je suis prêt à aller n'importe où en autant que le travail soit à temps plein et pas au salaire minimum. Le phénomène de la surqualification ne date d'hier. J'en ai pour preuve le dossier de presse dont je cumule les articles depuis les années 70. Malheureusement, je ne me gênerai pas pour dire que mon âge est devenu un handicap, et cela, malgré ce que l'on essaye de nous faire croire avec les publicités reliées aux personnes âgées. Faire n'importe quoi ? je veux bien, mais on ne reconnaît plus mes diplômes et mon cheminement de carrière est en montagne russe.

    • Je vois beaucoup de gens dire que : ah, vous voyez, le modèle québécois, c'est lui qui est responsable de tous ces universitaires qui trouvent pas de travail ! Dois-je vous rappeler que même aux États-Unis, où les étudiants paient très cher leurs études, où tout est arrimé aux besoins du marché, ils connaissent les mêmes problèmes ? C'est devenu un lieu commun là-bas de dire : "I have X PhD, will work for food !"

    • Le Ministère de la qualification
      La véritable question qu'il faut d?abord se poser est la suivante: L'école, à quoi et à qui ça sert? C?est l'ultime défi qu'il faudrait relever avant d'entreprendre toutes les discussions entourant ses différentes composantes, dont celles de l'accessibilité. Pour les tenants de l?école comme étant un milieu d?éducation, la définition de l?enseignement supérieur serait reliée étroitement avec la notion d?éducation supérieure. Le juste titre : Ministère de l?éducation supérieure. Pour les tenants de l?école de formation supérieure qui débouche sur une qualification générale ou spécialisée, le titre le plus près de la réalité : Ministère de la qualification scolaire. Ainsi, l?éducation comme priorité se terminerait avec la fin des études secondaires. La priorité, après cette période d?éducation, serait la qualification certifiée par l?obtention d?un diplôme. La formation fondamentale demeure omniprésente au collégiale et puis elle est abandonnée dans sa presque totalité à l?université pour faire place à une formation plus spécialisée. Ministère de l?éducation supérieure ou Ministère de la qualification scolaire? Mais sûrement pas Ministère de l?enseignement supérieur. Les différences fondamentales entre la notion d?éducation et de qualification sont à l?origine des nombreuses divergences d?opinions sur la place que doit prendre l?école dans notre société. Peut-on être suréduqué? La réponse m'apparaît évidente, c?est non. Peut-on être surqualifié? La réponse est tout aussi évidente, c?est oui?. La véritable question est à savoir si l'école supérieure est d?abord un lieu d'éducation ou d?abord un lieu de qualification. Prêt à gager, que personne n?osera ouvrir ce débat, car cela impliquerait de véritablement trancher la question du « À qui et À quoi ». Restons dans la confusion, continuons à appeler ce ministère : Ministère de l?enseignement supérieur. Et tout continuera à bien aller « Madame la marquise ».

    • @ fvailles
      «Voyez cet exemple troublant d'un lecteur, à qui on demande de faire des cours d'équivalence en aéronautique:
      «Je suis présentement a l?emploi de Fedex a Mirabel le matin de 5 a 10 heure et d?un laboratoire médical l?apres midi de 12h00 a 20h00 (pour m?en sortir) alors que je suis mécanicien avions de formation. Plus de 25 ans d?expérience, ai travaillé pour Bombardier, Air Transat , Air Canada 6 ans, inter Canadiens, etc?? Je faisais chez Bombardier tous les tests avant vol sur le Challenger 605. Découragé.»»
      Ce n'est vraiment pas la première fois que j'entends ce genre de commentaire de gens ayant oeuvrés en aéronautique. J'en avais discuté une fois avec un menuisier en aéronautique. Mon commentaire était le même, à entendre le discours, on court après les gens en aéronautique, grosse demande, pénurie, catastrophe... Selon lui, c'est une histoire de subventions...

      Cependant, permettez-moi de mettre un gros bémol sur cette fameuse pénurie de main d'oeuvre. Oui, l'employeur n'a plus à se pencher pour ramasser les employés surqualifiés comme c'était le cas jusqu'à vers 2006, après deux crises économiques qui se sont étalées sur 20 ans. Une vrai pénurie, c'est lorsqu'on a des demandes réalistes (pas une liste de qualifications qui fait 2 km de long) avec un salaire réaliste (vous pouvez demander une liste de qualifications de 2 km de long, mais mettez-en des 0 sur le salaire?) et qu'on ne trouve pas ou difficilement. Par exemple, les commerces au détail trouvent facilement des jeunes mais se plaignent de ne pas avoir de main d'oeuvre qualifiées et professionnelle?à 10$/heure?
      La pénurie de main d'oeuvre, sérieusement, j'ai commencé à en entendre parler au milieu des années '80...

    • @ PasGenerique
      «Les régions ont besoins que certains diplômés reviennent mais ne faisons pas porté au système la faute entière quand nous savons que la main-d??uvre québécoise n?est généralement pas disposé à se relocaliser. Ce n?est pas la job de l?état de s?assurer que tu vas être capable de rester proche de papa, maman, pis ton chum de brosse.»
      La fin de votre message pue le mépris et la condescendence. Vous avez probablement raison, mais en partie seulement.
      Vous venez de finir vos études quelque part. Vous êtes donc à faible revenu, peut-être avec quelques dettes. Vous voyez un contrat temporaire dans une autre région. Vous devez déménager (briser le bail, trouver un logement, payer pour un camion, trouver deux ou trois personnes pour vous aider à déménager, payer pour tout ça en plus des rebranchements et autres frais, trouver un nouveau dentiste, garagiste, médecin de famille, etc. dans une ville que vous ne connaissez pas, ...). Vous n'avez pas de garantie que votre contrat sera prolongé. Vous faites quoi?

    • @gameux: dans la mesure où c'est le payeur de taxes qui paie la facture de vos frais de scolarité (et c'est le cas pour 87 % des frais au Québec), l'étude n'est pas une fin en soi.
      Mais si c'était vous qui payait tous les frais de scolarité, alors pas de problème bien sûr: c'est votre argent, vous avez entièrement le droit de faire ce que vous voulez avec. Et je préfère que vous le dépensiez à lire ou étudier qu'en caisses de bière.
      Mais le payeur de taxes ne devrait pas avoir à payer les frais de scolarité de quelqu'un qui va en histoire ou en philosophie pour se cultiver, sans plus.

    • Si j'étais un journaliste en chômage, je me contenterais volontiers du métier de réparateur de Maytags comme dans le temps, où il n'y a absolument rien d'autre à faire que de s'empoigner le beigne tout comme à RDS.
      Ce qui m'aurait laissé amplement le temps d'étudier la merveilleuse histoire millénaire des fleurs, comme celle des crocus sativus, incidemment, et dont origine le safran à la base de tant d'ingrédients tous aussi les plus intéressants les uns que les autres.
      Classé à l'origine comme aphrodisiaque chez les Égyptiens et incorporé au risotta alla milanese inventé par un grand chef français pour le couronnement de Napoléon comme roi d'Italie en 1805, ce dernier se retrouve encore dans la recette secrète de beaucoup de plats comme la paella valencianna et autres savoureux poulets du Maroc assaisonnés de cette épice merveilleuse que d'aucuns bons buveurs incorporent volontiers à leur xérès pour leur donner un peu plus de couleurs ambiantes comme de pleins feux dans le coeur.
      On en retrouve aussi quelques composés dans certaines petites pilules d'ectasy employées de nos jours par beaucoup de belles des mille et une nuits de Mtl ou d'ailleurs, et des médecins fouineurs jamais satisfaits y ont même décelé des propriétés antioxidantes et anticancéreuses par la bande; notamment contre les sarcomes des souris où il semble très efficace. À suivre sans doute, avec ou sans Schéhérazades en chômage d'Ailleurs ou d'ICI.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Safran_(épice)

    • Bonjour,
      Arretons un peu avec l'idee que les droits de scolarite sont la cause de ce probleme.
      Je suis etudiant au a l'Universite du Maryland. Les etudiants locaux paient environ 10 000$ de frais de scolarite par an et ce sont les meme departements qui sont pleins: psychologie, histoire, musique, langues, etc. Peu importe le prix, plus souvent qu'autrement ce sont les parents qui payent de toute facon.
      Au doctorat en genie civil (j'y suis) il y a environ 5 occidentaux (dont 2 americains) et les autres sont des chinois. Encore la, les emplois sont decevant pour beaucoup d'entre eux. Ce n'est pas parce que vos parents vous forcent a etudier en science que vous ferez un bon ingenieur ou que les bons employeurs se rueront sur vous.
      JM Tremblay

    • À lire cet article et les commentaires qui le suivent, on en viendrait à croire que la seule raison d'étudier c'est d'obtenir un emploi. L'étude peut être une fin en soi. C'est le principe de la science fondamentale : apprendre parce qu'on veut savoir. Est-ce que Socrate a développé les bases du rationalisme pour un salaire?

    • Bien sûr, il ne faudrait surtout pas apprendre à penser, il faut apprendre à travailler/servir/consommer...
      Peut-être qu'on est seveur pour gagner notre vie et qu'on écrit des bouquin parce que c'est ce qu'on veut/aime faire...

    • Étrangement je crois que le terme surqualifié n?est pas approprié. Est-ce parce que les emplois ne sont pas considérés intellectuellement stimulants? Un peu condescendant comme attitude non? Une personne qui travaille comme serveur/se et qui a étudié en histoire n?est pas surqualifiée pour l?emploi, elle est simplement un/e serveur/se qui connais bien l?histoire. J?irais même à dire qu?elle n?est tout simplement pas qualifiée pour son emploi.
      Je crois que collectivement nous valorisons trop l?apprentissage scolaire comme vois d?intellectualisation. Également, si une personne à un bon emploi malgré une éducation (intellectualisation? Lol!) moindre, peut-être que cette personne à tout simplement d?autre qualification, comme un bon sens des priorités, entregents, etc. Certaines choses ne s?enseignent pas!

    • Étrangement je crois que le terme surqualifié n?est pas approprié. Est-ce parce que les emplois ne sont pas considérés intellectuellement stimulants? Un peu condescendant comme attitude non? Une personne qui travaille comme serveur/se et qui a étudié en histoire n?est pas surqualifiée pour l?emploi, elle est simplement un/e serveur/se qui connais bien l?histoire. J?irais même à dire qu?elle n?est tout simplement pas qualifiée pour son emploi.
      Je crois que collectivement nous valorisons trop l?apprentissage scolaire comme vois d?intellectualisation. Également, si une personne à un bon emploi malgré une éducation (intellectualisation? Lol!) moindre, peut-être que cette personne à tout simplement d?autre qualification, comme un bon sens des priorités, entregents, etc. Certaines choses ne s?enseignent pas!

    • Voyez cet exemple troublant d'un lecteur, à qui on demande de faire des cours d'équivalence en aéronautique:
      «Je suis présentement a l?emploi de Fedex a Mirabel le matin de 5 a 10 heure et d?un laboratoire médical l?apres midi de 12h00 a 20h00 (pour m?en sortir) alors que je suis mécanicien avions de formation. Plus de 25 ans d?expérience, ai travaillé pour Bombardier, Air Transat , Air Canada 6 ans, inter Canadiens, etc?? Je faisais chez Bombardier tous les tests avant vol sur le Challenger 605. Découragé.»

    • À payer le juste prix pour leurs études, probablement que les étudiants choissiraient un domaine qui leur permettrait de bien gagner leur vie au lieu de choisir un domaine qu'ils "aiment".

    • Des scientifiques ont récemment réussi à identifier les restes du chanoine Copernic à l'aide de l'ADN d'un seul de ses cheveux retrouvé dans son carnet de notes. Même si une étude sur son état d'esprit véritable reste toujours à venir. Mais à quoi bon des études en sexologie quand il suffit tout simplement de montrer son zizi à ses électeurs/électrices tout comme dans le New York Post de ce matin? Une image ne vaut-elle pas mieux de dix études?

    • Merci pour vos commentaires; plusieurs enrichissent le débat. L'objectif n'est pas de fermer les facultés de musique, d'histoire ou de philo, loin de là, mais de s'interroger sur le nombre d'admis compte tenu du marché et de nos grandes contraintes financières. Devrait-on contingenter davantage? En passant, le plus gros problème ne viendrait pas de l'université, mais des écoles de métier, selon l'étude. Et la question de la mobilité de la main-d'oeuvre que souligne PasGenerique est pertinente.

    • Les universités et CEGEP devraient imposer des quotas dans les domaines ou il n'y a pas de débouchés d'emploi.
      Les étudiants veulent des frais très bas ou la gratuité scolaire mentionnant qu'ils vont payer plus d'impots en obtenant un diplome universitaire ( BAC ou plus), mais s'ils étudient dans un domaine qui n'offre pas d'oportunités d'emploi et se retrouvent à travailler au salaire minimum, notre argent qui a servit à leurs études est tout simplement gaspiller.
      Et pour ceux qui mentionnent que l'instruction ne sert pas seulement à obtenir un emploi mais à améliorer leur culture générale, je suis entièrement d'accord, mais à leurs frais pas subventionner avec nos taxes et impots.
      Claude Poirier

    • Je trouve étrange que personne ne fasse le lien avec la questions de la mobilité des diplômés sur le territoire. Je suis originaire de Rimouski et je peux vous dire que, sans que ce ne soit une observation à caractère scientifique, les personnes possédant un diplôme universitaire (que je connais), qui étaient disposées à se délocaliser pour trouver un emploi, travaillent maintenant dans leur domaine. Les possibilités d?emploi d?un diplômé en histoire de l?UQAR sont assez limités et si vous insistés à demeurer dans la ville après votre graduation. Cela s?applique à tous les diplômes. Les régions ont besoins que certains diplômés reviennent mais ne faisons pas porté au système la faute entière quand nous savons que la main-d??uvre québécoise n?est généralement pas disposé à se relocaliser. Ce n?est pas la job de l?état de s?assurer que tu vas être capable de rester proche de papa, maman, pis ton chum de brosse.

    • Et si on attaquait le problème de la sous-qualification?? Je ne suis pas devin, mais je crois que le problème est aussi criant. Autre point a prendre en compte, est-ce que tout les études doivent mener a des emplois dans leur domaine? Je ne crois pas!

    • Je suis assez en accord avec les propos de M.Vailles, mais sincèrement, je ne comprends pas les données suivantes :
      "le taux de caissiers surqualifiés serait de 100%"
      - Il n'y a donc aucun point d'équilibre formation/responsabilités dans ce métier? La caissière ne détenant qu'un diplôme primaire (ayant, disons, décroché en secondaire 2) est non seulement qualifiée, mais bien surqualifiée? Étonnant. On pourrait tirer la même conclusion pour bien des métiers.
      "Enseignants 0,0%"
      - Le métier d'enseignant est d'une complexité infinie pouvant requérir une qualification toute autant infinie? Au primaire, on pourrait toujours argumenter que le spectre de matières à enseigner est très large et que pratiquement toutes les formations sont pertinentes... mais au secondaire? Pas certain.

    • Si nous comprenons le discours de ces messieurs, la main d'oeuvre québécoise est trop instruite donc fermons deux universités, cinq Cégep et une dizaine d'écoles secondaires nous allons épargner un milliard$ et nous serons tous heureux de notre ignorance. Le raisonnement des messieurs économiste me fait penser " au meilleur des mondes" de Huxler. Il faudrait que le système scolaire québécois forme des petits robots pour répondre aux besoins des usines. La créativité ce n'est pas important vaut mieux avoir un employés pas très instruit qui tournera toute sa vie le boulon numéro 9 de la chaine de montage Pékin 14

    • @kurz: ce que vous dites semble très peu plausible. La preuve en est le contenu très léger (en termes d'exigence d'études et de travail) de plusieurs formations en sciences molles. Le contenu d'un B.A. de 3 ans dans ces programmes se feraient aisément en 2 ans si on donnait à ces étudiant la même charge de travail qu'en sciences, en médecine ou en sciences infirmières.
      S'il fallait être si instruit que cela pour détenir un emploi en sciences humaines, les études dans ces domaines seraient beaucoup plus intensives.
      Il y a surplus d'étudiants en sciences, mais le surplus me semble plus criant dans les domaines comme histoire, philosophie, sciences politiques, etc.
      L'équivalent d'une formation en maitrise en sciences humaines pourrait s'obtenir en 3 ans (la durée d'un Bacc.) si les étudiants de ces domaines "se grouillaient le c*l" , comme disait la chanson de Charlebois. Au lieu de faire de leur formation universitaire une expérience de loisirs intenses.
      Une telle formation intense réduirait le nombre de grévistes étudiants: les étudiants sérieux, ça ne fait pas la grève pendant plus qu'une semaine.

    • C'est également vrai en sciences. A lire absolument:
      http://wuphys.wustl.edu/~katz/scientist.html

    • Comme dirait un de mes anciens professeurs, très OCDE comme analyse.
      Cette analyse de premier niveau ne répond pas aux questions suivantes:
      Les étudiants en histoire (bac ou plus) sont surqualifiés. Quand est-il des étudiants avec une maîtrise ou un doctorat en histoire. Posséder seulement un bac dans certains domaines, c'est quasiment être un drop out.
      Les femmes sont plus souvent surqualifiées? Est-ce que les auteurs ont trouvé qu'elles choisissent plus souvent d'étudier dans des programmes comme l'histoire.
      Les immigrants sont plus souvent surqualifiés? La valeur de leur diplôme est souvent plus faible que ce qui est requis ici. Je ne crois pas que vous aimeriez vous faire soigner par un médecin gradué du Myanmar ou du Mozambique. Pas qu'ils ne sont pas des personnes incapables d'être médecin, plutôt que la qualité de la formation dans leur pays d'origine est déficiente, faute de moyens financiers adéquats.
      Ça me rappelle une anecdote, un ingénieur égyptien, en génie civile que j'ai rencontré au Caire. Il voulait immigrer au Canada et me demandait s'il pourrait se trouver un emploi dans son métier. Comme il construisait des routes, je lui ai demandé s'il s'y connaissait en impact de gel et dégel sur les routes. IL m'a répondu que non, mais que ce n'était pas important, il voulait émigrer dans le sud du Canada. On en rit encore quand on a la chance de se parler. Il est toujours là-bas.
      En conclusion, des tableaux croisés répondant à ces questions auraient été nécessaires pour tirer des conclusions sur des sous-groupes.

    • @ brin031
      Quelques philosophes "sur-qualifiés" avec une maîtrise spécialisée en éthique déontologique auraient sûrement été utiles à vos brillants ingénieurs qui défilent devant la juge Charbonneau...

    • Si l'État n'a pas à encourager la sur-qualification, peut-il la limiter? Il est sûrement recommandable d'informer les aspirants-étudiants des conditions du marché du travail à la fin de leurs études.
      L'excellent site www.toutpourreussir.com à l'intention des aspirant-étudiants en formation professionnelle au secondaire et au CEGEP puise ses statistiques des mêmes enquêtes du Ministère de l'éducation couvrant aussi les débouchés aux formation universitaires. Pourquoi cette information n'est-elle pas aussi mise à la disposition des ces aspirant-étudiants universitaires pour les guider dans leurs choix?
      Les universités devraient inclure ces statistiques de marché du travail sur les sites-mêmes de leurs facultés et départements. A défaut de le faire, on favoriser le comportement de l'autruche de la part des étudiants/es en remettant à trop tard leur découverte des conséquences de certains malheureux choix de formation ?
      Devant l'inaction des universités, il serait peut-être préférable que le Ministère de l'éducation exige l'inclusion de ces données sur leurs sites respectifs.

      A défaut, le Ministère pourrait prendre l'initiative. Un excellent exemple est celui de l'Australie qui fournit toute l'information pertinente sur les débouchés du marché du travail sur le palmarès indépendant d'évaluation des universités (http://gooduniguide.com.au/).

    • Article très intéressant. Vous êtes l'un des rares à toucher les vraies affaires en ce qui concerne la gestion de l'État et à ne pas juste naviguer en surface. La combinaison de frais de scolarité très bas, d'un financement par élève et de l'absence de véritables test d'admission, donne ce qu'elle donne. Et quand on sait qu'on ne réussira pas en génie, en informatique ou en pharmacie, pourquoi pas l'histoire ou la philosophie ? Quel gaspillage ! Pendant ce temps-là, le gouvernement s'intéresse au salaire des recteurs, qui représente moins de 1 % des dépenses des universités, pour faire populiste et donner l'impression qu'il fait quelque-chose. André B.

    • M. Vailles, comme beaucoup de gens, vous prenez des chiffres et vous leur faites dire ce que vous voulez, avec une bonne dose de mauvaise foi, comme c'est malheureusement votre habitude.
      Vous oubliez une donnée fondamentale: pour les sciences humaines, la maîtrise est le diplôme minimum donnant accès à un emploi dans le domaine. Il est donc ridicule de faire des statistiques d'emploi avec des gens qui n'ont qu'un bacc dans en histoire ou un autre de sciences humaines.
      Ainsi, votre collègue Martine Letarte a révélé que parmi les diplômés en maîtrise en histoire, 73% avaient un emploi dans leur domaine. En sociologie, ce % monte à 90%.
      Prenons un étudiant en médecine ou en psychologie qui a fait 3 ans d'études (l'équivalent d'un bacc): vous verrez, lui non plus il ne travaille pas dans son domaine...
      En fait, on pourrait même dire que les diplômés de premier cycle universitaire en histoire, philosophie ou sociologie (les fameuses sciences molles!) sont en fait ... sous-qualifiés! C'est surtout pour cela qu'ils ne trouvent pas d'emploi dans leur domaine.
      Ensuite, le terme "surqualifié" est lui-même très peu objectif, puisqu'il suppose que l'éducation ne sert qu'à qualifier en vue d'un emploi. Peut-on dire qu'une personne est sur-éduquée ?
      S'éduquer ne sert pas qu'à travailler, cela sert aussi à s'informer, à voter, à participer à la discussion politique, à s'impliquer comme citoyen dans la communauté qui forme notre milieu de vie. Votre conception de la qualification est selon moi étroitement entrepreneuriale. L'université n'est pas un département de Ressources humaines, ne vous en déplaise.

    • Combien d'universités et combien de départements d'histoire? En fermer un certain nombre, réduire le nombre d'étudiants et avec les économies plus besoin de frais de scolarité.

    • Il faudrait peut-être dire mal qualifiée plutôt que sur qualifiée.
      Est-ce qu'un avocat, un médecin ou un historien qui devient politicien est sur qualifié?

    • Il y a définitivement trop de Nanas de Zola à Mtl en effet, même si la traite des diamants y demeure somme toute assez florissante.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Blanche_D'Antigny

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