La grosse paye de Monique Leroux

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Je n'ai rien contre les patrons qui font beaucoup d'argent. Si leur rémunération est méritée, tant mieux pour eux. J'en ai toutefois contre la définition du mérite.

Le mérite d'un chirurgien cardiaque qui sauve des vies fait peu de doute. Celui d'un entrepreneur qui a hypothéqué sa maison, sa chemise et sa santé pour bâtir une belle entreprise non plus.

Le mérite est toutefois plus difficile à évaluer pour un gestionnaire, qui n'a pas risqué ses propres fonds pour gagner sa paye. On s'en remet alors à la rareté relative des candidats, à la complexité de l'organisation et à des critères de rendement précis. Sa rémunération récompensera son flair, sa résistance plus grande au stress, sa capacité de mobiliser les employés et, surtout, ses succès vis-à-vis de la concurrence.

Ces principes m'amènent à vous parler des émoluments de la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique Leroux. En 2012, Mme Leroux a touché une rémunération de 3,3 millions de dollars, soit le double d'il y a quatre ans. Cette rémunération fait dire à Yves Michaud, le «Robin des Banques», que «le fondateur de Desjardins doit frétiller dans sa tombe».

Faire 3,3 millions par année, c'est effectivement beaucoup, mais est-ce trop?

Jeudi dernier, le Mouvement Desjardins a publié sa notice annuelle à ce sujet. Le document explique en 25 pages comment la PDG, les cadres et les employés sont rémunérés.

Première remarque: la politique de rémunération de Desjardins n'a pas été faite sur le coin d'une table. On y explique en long et en large les critères qui ont servi à établir les salaires des employés et surtout des cadres supérieurs. Le document est détaillé et transparent.

Desjardins dit vouloir offrir une rémunération suffisamment concurrentielle pour attirer et retenir des cadres, leur donner des primes s'ils améliorent la performance de leur unité à court et à long terme, tout en respectant les valeurs coopératives du Mouvement.

Les primes sont fixées par un comité indépendant selon l'atteinte d'objectifs de rentabilité, de productivité et de satisfaction de la clientèle, notamment. L'atteinte ou non des objectifs est évaluée par chacun des 21 membres du conseil d'administration de Desjardins au cours d'un scrutin secret.

Pour chaque type de poste, une firme externe a comparé le salaire médian de Desjardins à celui de 70 autres entreprises du secteur financier au Canada. En plus d'une dizaine de banques, on y trouve des compagnies d'assurances, des caisses de retraite et des gestionnaires de fonds.

Résultat: les cadres intermédiaires et supérieurs de Desjardins gagnent moins qu'ailleurs (voir tableau), mais cette rémunération demeure à l'intérieur des cibles fixées par le comité de Desjardins. Par exemple, les cadres supérieurs gagnent 83% de la médiane canadienne comparable, et Desjardins s'est fixé un objectif de 85%.

Seule la PDG, Monique Leroux, est en bas de la cible. Sa rémunération de 3,3 millions équivaut à 62% de la médiane des postes semblables du secteur financier au Canada et la cible de Desjardins est de 75%. Sa rémunération équivaut par ailleurs à 30% de celle des PDG de grandes banques canadiennes.

La politique de Desjardins est détaillée, mais elle recèle néanmoins quatre problèmes. D'abord, les banques exercent une grande influence sur la rémunération du secteur financier. Or, la rémunération des banquiers est beaucoup trop imposante, compte tenu du risque de leur industrie.

Bon an, mal an, le rendement de l'avoir des banques varie de 13 à 20%. Pour y parvenir, nul besoin de faire des miracles: la concurrence bancaire est faible au Canada, et une grande part des profits vient des frais fixes aux guichets automatiques.

Autre problème: Desjardins verse des primes selon l'atteinte de certains critères financiers, mais ces critères sont fixés dans l'absolu, sans comparaison relative avec la performance des concurrents. Or, quand l'économie croît fortement, tout le secteur financier en profite, et les dirigeants n'ont pas nécessairement de mérite. Il faudrait donc voir si la croissance de Desjardins est plus grande qu'ailleurs.

La direction de Desjardins invoque qu'on ne peut comparer son rendement à celui des banques, dont la mission est différente. Par exemple, le tiers des points de service de Desjardins est situé dans des secteurs à faible densité de population comparativement à 2% pour les banques. Il reste que Desjardins fixe le salaire de ses cadres supérieurs en se comparant au secteur financier. Elle devrait donc en tenir compte dans ses critères de rendements.

Troisième problème: la notice soutient que Monique Leroux et les autres cadres ont dépassé leurs objectifs en 2012, mais elle ne précise pas comment.

Quatrième aspect: le volet coopératif du Mouvement n'a qu'une influence marginale sur la rémunération des six premiers vice-présidents. Seule la PDG, Monique Leroux, est récompensée si la coopération prend de l'ampleur.

Malgré tout, la politique de rémunération de Desjardins, bien qu'imparfaite, apparaît juste et concurrentielle.

Certes, Michaud et bien des observateurs tiquent quand ils voient un tel salaire pour une coopérative. Néanmoins, qu'ils sachent que la rémunération de Monique Leroux est pratiquement équivalente (98%) à celle des présidents de 24 groupes financiers coopératifs dans le monde, un groupe au sein duquel Desjardins se classe cinquième, avec 200 milliards d'actifs.

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Rémunération chez Desjardins par rapport à ses pairs (en pourcentage du salaire médian du marché financier canadien)

2012 / Objectif à long terme

Employés non cadres:  106% / 100%

Cadres de 1er niveau:  101% / 100%

Cadres intermédiaires:  93% / 95%

Cadres supérieurs:  83% / 85%

Présidente:  62% / 75%

Source: Notice annuelle, Mouvement Desjardins

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Commentaires (46)
    • Le salaire hebdomadaire (par semaine) de Monique F. Leroux est de 63,462. $. Oserais-je vous dévoiler que le mien est de moins de 400. $ par semaine? Évidemment, je ne travaille que 3 jours par semaine, et Madame Leroux doit travailler 7 jours par semaine... et ne doit pas dormir une seconde!
      Extrapolons: 400. $ divisés par 3 jours, multipliés par 7 = 933. $ par semaine VS 63,462.$ par semaine pour Madame Leroux. Madame Leroux me vaut donc 68 fois.
      Je suis camionneur; madame Leroux travaille donc comme 68 chauffeurs de camion!
      Il y a 50 ans, le joueur de hockey le mieux payé était Gordy Howe; il gagnait 50,000. $ par année. À cette même période, mon père qui avait 7 bouches à nourrir, habiller, instruire, amener chez le dentiste et le médecin, etc., gagnait 5,000. $ par année, soit 10 fois moins. Mon père a aussi été le président fondateur bénévole de la Caisse populaire de Yamachiche en Mauricie.
      Pourquoi faut-il que certaines gens aujourd'hui gagnent 7 fois plus (minimum) que d'autres pour des responsabilités souvent moindres? Docteurs, agriculteurs, éboueurs... ne valent-ils pas plus qu'un rond de cuir? Est-ce être socialiste, coopératif ou capitaliste que de mieux rémunérer celles et ceux qui travaillent vraiment fort quotidiennement et non celles et ceux qui font semblant d'être très importants, bien assis sur leur 36 devant des papiers à signer?
      Ça fait des dizaines d'années que tout ça est dénoncé et rien ne change; au contraire, l'écart poursuit sa progression et il y a toujours des brillants pour le justifier. Les révolutions ne nous ont rien appris et les dominants continuent de faire peur aux dominés. Celles et ceux qui n'ont pas peur seront éventuellement exclus, disparus on ne saura où.

    • Des vacheries au plus haut du dégout quand des employés comme moi doivent se faire couper leurs postes chez desjardins et madame la présidente cherche une augmentation lorsqu'elle est déjà grassement payer. Elle (Leroux) me dégoute au plus haut point. Je lui souhaite les pires choses de la vie!

    • "C'est une insulte pour nous les citoyens qui ont privilégié cette institution dite coopérative. " La petite madame Leroux aux dents croches (en avant) viens de la Banque Royale et elles est en train de convertir Desjardins a une banque. Honte a elle

    • Pour répondre à la question: Oui, son salaire est beaucoup trop élevé et je suis d'accord avec Youbablue: son salaire a doublé en 4 ans, mais pas les ristournes qui sont en chute libre. C'est une insulte pour nous les citoyens qui ont privilégié cette institution dite coopérative.
      Et en effet, Alphonse Desjardns doit se retourner dans sa tombe...

    • Desjardins, c'est un système pour garder leurs coopérants sous tutelle et de couper leurs ambitions: ca a commencé dans les écoles avec la Caisse scolaire qui leur montre à économiser, pas pour s'enrichir, mais leur donner l'habitude de prèter leur argent pour pas cher au Mouvement qui lui, le pretera à grand frais aux autres qui en ont besoin...
      Un peu le même principe avec les obligations d'épargne du Québec et du Canada, ou ceux qui prètent leur argent durement gagné pour presque rien aux gouvernements font les dindons de la farce...
      Si on pouvait utliser nos biens à notre bénéfice, sans utiliser ces intermédiaires-bidon qui ne servent qu'à payer les salaires dont on discutait dans cette rubrique.
      On peut m'écrire sous madorem a commercial videotron point ca pour voir un autre coté à la méthode coopérative, celle qui va coopérer à votre meilleur bien-être financier. Et plus encore si vous avez la chance ou malchance de vivre avec une déficience...
      Michel

    • J'ai déjà été membre du conseil d'administration de ma caisse locale il y a près de vingt-cinq ans. Pour moi, c'était un honneur de servir gratuitement les sociétaires de ma coopérative d'épargne et de crédit. Mais quand la Fédération a introduit l'idée de jeton de présence, mon sang a fait un tour. Dans mon esprit, il est indécent de recevoir une rémunération pour faire son devoir de coopérant au sein d'une coopérative, esprit de coopérant oblige. Et voilà que la Madame qui est bien contente ose doubler son salaire en temps de crise financière et ce, sans sourciller? Plus de trois millions pour la Madame tandis qu'on charge de $1 à $2. par mois pour des frais de tenue de compte à des assistés sociaux infirmes et inaptes au travail parce qu'ils ne peuvent maintenir un solde minimum de $1,000 (mille)dans leur compte? Une honte, vous dis-je! Dehors, tous ces quêteux à cheval!

    • Desjardins ne parle plus de fusion car elle ne veut pas une Super Caisse qui va lui tenir tête et c'est pour ça que les fusions ont arrêtées. La Madame Leroux ne veut plus de fusion pour éviter qu'une Caisse l'envoie péter dans les fleures. Madame Leroux est trop bien payer car elle ne fait même pas la job de porte parole adéquatement. Elle devrait gagner moins cher qu'une caissière. Et la caissière d'une caisse travaille bien plus fort que madame Leroux!!!

    • Durant une période où l'on doit couper partout, j'ai un malaise à voir cette dame de l'institution coopérative doublé son salaire en deux ans... Desjardins n'est pas une compagnie d'actionnaires.... J'ai encore plus un malaise en sachant que les employés du Mouvement Desjardins peinent à avoir une augmentation de 3%. Il serait peut-être temps que les journalistes creusent beaucoup plus loin... juste pour voir l'équité de la situation!!

    • Je considere Madame Leroux comme une porte parole qui est trop bien payer avec un salaire de $3,3 millions. Mais il me semble qu'elle pourrait arranger ses dents en avant car elle donne l'allure d'un CASTOR

    • 87000$ de salaire moyen dans les caisses Desjardins... mais vous êtes complètement dans le champs. Je suis dans un poste beaucoup plus haut que caissière et je suis très loin de la moitié de ce 87000$. La plupart des collègues qui quittent leur emploi dans une caisse ont beaucoup plus ailleurs. Généralement, les employés non cadres gagnent moins que dans les banques...

    • Je suis à la BN et quand je ne trouve pas de guichet BN et que je vais à la caisse pop, ce qui me fait tiquer ce sont les 3$ de frais. Ceci étant dit.
      Mme Leroux est comme la flamme au bout de la torche Olympique, c'est elle qui brûle le cash, mais c'est le fuel qui est dans le manche qui la nourrie.
      Un PDG est entouré de cadre et conseillés qui sont compétents et pourraient faire rouler la business. Donc, selon-moi, le 3.3M n'est pas justifié pour une porte parole. D'autant plus que quand ils prennent de mauvaises décisions et que ça plante, ils ne sont jamais responsables.

    • Chez desjardins, le salaire de la présidente grimpe à une vitesse vertigineuse alors que les ristournes versées aux membres sont en chute libre.
      Connaissez-vous beaucoup de dirigeants de banque qui verraient leurs émoluments augmenter alors que les dividendes versées aux actionnaires vont en diminuant de manière dramatique?
      Poser la question, c'est y répondre.

    • Le problème n'est pas que "madame" fait plus de 3 millions annulement.
      Le problème, c'est que le chauffeur d'autobus, l'infirmière, le chiro, la décoratrice, etc. ne gagne pas plus d'un million par année...

    • Pouvez-vous me nommer une entreprise au Québec qui ne bénéficient pas d'une façon ou d'une autre de subsides publics? Autrement dit, pouvez-vous me nommer une industrie au Québec qui soit totalement privé?

    • comme certains lecteurs, j'ai un grand malaise avec ce salaire et la notion de Coopérative. Jeanyvesmarcil le pointe bien en précisant le salaire du Président Obama...et qui vient de le réduire de 5% pour suivre le mouvement imposé à ses employés. Mme Leroux et ses cadres ont un choix à faire qui doit correspondre à la mission de solidarité de la Coopérative. On verra au prochain vote de l'assemblée des membres où en est rendu Desjardins

    • ET le salaire du président des USA est de 400 000$ .... Un salaire cheap à côté de celui de madame l
      Comme dans le commentaire de MYRADORT je dis "N'y-a-t-il pas quelque chose d'indécent, d'obscène, d'immoral à cette escalade de la richesse des riches (...) ?

    • exmontrealaise .... Personne ne vaut tant....
      Personne ne devrait juger du salaire d'une autre personne dans le privé. Celui qui décide de faire 100 million$ par année à le droit de satisfaire son besoin et ça ne regarde personne.
      Le monde gouvernemental fait exception car ce sont les citoyens qui payent le salaire des salariés du gouvernement.

    • Je ne comprends rien à ce jargon, mais je me demande comment un être humain, fût-il compétent, intelligent, et tout plein de belles qualités, puisse par son seul travail, valoir 3 millions de dollars de salaire annuel.
      N'y-a-t-il pas quelque chose d'indécent, d'obscène, d'immoral à cette escalade de la richesse des riches, leurs trucs et manigances, et leur apparente honnêteté?
      Il n'y a pas de riche honnête. La loi vous dites? Leurs lois, je réponds. Ces gens sont propriétaires des lois, en sont les créateurs. Ils sont propriétaires de la police et des armes, pour protéger et justifier la couleur de leur argent.
      Car ils sont aussi pour la justice. Leur justice. Leurs lois. Leurs armes et leur police!
      MONIQUE LEROUX vous dites?
      guy_robert
      sherbrooke

    • 3.3 millions a dois avoir de la misére a joindre les deux bouts, pauvre de elle. Cela fais de nombreuse année que je suis en affaire avec Desjardins et plus cela va plus cela ressemble a n'impote quel banque et ceci n'est pas un compliment. Frais exorbitant et heure d'ouverture complétement unutile pour les gens qui travaille selon des horaires de 12 heures par jour. Un guichet, cela ne donne pas grand information et en plus les frais augmente continuellement, a croire qu'ils se sont syndiquées. Si je me souviens bien la crise actuelle a ete causé par les banqiers avides qui voulais toujours plus de binifices pour leurs actionnaires et par le faits avoir de plus grosses ristourne et quand cela a pété qui a payé ce sont encore les petits épargnants a quand rendre responsable tous ces sangsues. Sans doute s la semaine des quatres jeudis. Je pense que je vais m'acheter un bon coffre-fort et garder mon peu d'épargne a la maison et envoyer paitre ces voleurs en cravate qui ont meme le front de charger des frais quand tu veux retirer de TON argent.

    • Chez Desjardins, il n'y a que les caisses qui fonctionnent -a peu près comme de véritables coopératives, et encore...
      Tout le reste échappe à la gouvernance des membres.

    • @ Bellavia:
      Votre naïveté est absolument touchante, cher ami. Combien d'assemblées générales ont pu empêcher au cours des ans Desjardins d'effectuer des fermetures et/ou fusions de succursales contrairement à la volonté de la majorité de leurs membres?

    • Combien de gens se plaignant que Desjardins est devenu une banque sont allés à la dernière assemblée générale et ont fait valoir les points de vue exprimés dans les commentaires de cette chronique?

    • Relativité de la comparaison avec les PDG de banques : Le président des États-Unis peut déclencher, en quelques minutes, une riposte nucléaire susceptible de tuer des millions (voire des milliards) de personnes (contre la Corée du Nord, par exemple, ce qui est on ne peut plus d'actualité.) Il faut être un oiseau assez rare merci pour être de cette trempe, pas mal plus rare qu'un gros banquier! Son salaire : 400 000 $ plus environ 170 000 $ de dépenses. Salaire de Monique Leroux : 3,3 millions. Salaire du PDG de la Banque royale : 12,6 millions. I rest my case.

    • Posez la question à toutes celles et ceux qui ont perdu leur emploi pour diverses raisons toutes aussi farfelues les unes que les autres... Desjardins a perdu pas mal de crédibilité et les directions de succursales ne se gènent pas pour presser le citron des petits salariés pour les jeter avec la pelure quand ils n'en ont plus besoin... quand ce n'est pas de l'intimidation.
      Est-ce que les succursales ont un quota de mises à pied pour renflouer le coffre salarial de Mme Leroux?

    • (1 de 2 s.v.p.)
      La rémunération de Mme Leroux ne me fait pas nécessairement tiquer... MAIS, mon Dieu que j'ai de la misère à suivre où elle s?en va... L'institution semble avoir furieusement envie de se débarrasser de moi en tant que client depuis quelques années, ce qui ne réjouit pas le membre coopérant que je suis...
      J?ai quelques crottes sur le coeur qui s'accumulent depuis plus ou moins l'entrée en poste de Mme Leroux (et j'en profite pour signaler que chez nous, Desjardins, c'est de famille, avec mon grand-père et mes oncles qui se sont très activement impliqués au sein du mouvement ? localement, fédération, et tutti quanti -- pendant des décennies, alors, Desjardins, c'était LE sujet à la table familiale à Noël et Pâques souvent...)
      Je suis demeuré membre de la Caisse de mon village natal, malgré mon déménagement il y a belle lurette, pour redonner et contribuer à l'essor de la communauté qui m'a fait devenir ce que je suis devenu ? c'est à dire pas mal plus riche que le client moyen là-bas, et je le dis sans vouloir être prétentieux. Je me disais que mon volume d'affaire contribuerait à de plus grandes ristournes pour tout le monde... (c'est quoi ça une ristourne Mme Leroux?)
      Comme une demi-douzaine d'autres caisses de villages des environs, la caisse de mon village est fusionnée dans la caisse de la moyenne ville régionale. À l'âge où toutes mes transactions avec ma succursale se font par Internet depuis déjà des décennies, impossible de voter par Internet sur la fusion? Hmmm... Bravo coopération participative.
      Suite à la fusion, fini les conseillers au financement qui connaissent tout le monde dans le village, et qui sont en mesure de savoir qu'untel est client depuis 20 ans et qu'il est fiable même quand son compte ne semble pas l'être à première vue... J'ai hâte de voir lequel des parcs industriels de toutes ces anciennes caisses sera favorisé à l'avenir: celui de la ville moyenne, ou ceux des villages en ce qui a trait au capital régional?

    • (2 de 2 merci)
      Mais de toutes façons, de quel crédit parle-t-on? À qui Desjardins offre-t-il de prêter l?argent de ses déposants de nos jours? Fouillez-moi, je n?en ai pas la moindre idée : depuis des années, ce n?est plus ma caisse qui me prête de l?argent pour m?acheter une auto, des meubles, ou cotiser à mon REÉR, mais bel et bien VISA avec le système AccordD? je veux bien croire que ce faisant Desjardins automatise beaucoup les transactions et transfère le risque de défaut? mais alors pourquoi est-ce que je ne ferais pas affaire directement avec VISA? Pas un sou de ce que je paie en intérêts à VISA n?a le potentiel de générer un cent de ristourne?
      Quant à mon hypothèque, c?est de peine et de misère que j?ai réussi à la faire financer par « ma » caisse, il a fallu que je le fasse par un petit tour de passe-passe. Quand j?ai demandé à Desjardins s?ils m?hypothéqueraient, ils ont dit non, parce que j?étais en dehors de leur « territoire » et que je devrais faire affaire avec la succursale locale? un peu plus tard, toujours à la recherche de financement hypothécaire, je tombe sur un courtier à qui je fais part de ma volonté de voir mon hypothèque inscrite à ma caisse d?origine : là par contre : pas de problème? c?est à se gratter la tête à savoir si le directeur de ma succursale voulait absolument empêcher sa succursale de grossir pour justifier une éventuelle fusion?
      Mauvaise gestion? Mauvaise foi? Les deux? En tant que membre, je fais tout ce qui m?est possible pour être un client « payant », en étant fidèle, en concentrant mes affaires à ma succursale, alors quand, au moment de « renégocier » mon hypothèque avec ma nouvelle « succursale » fusionnée, une dame que je ne connais ni d?Ève ni d?Adam ? qui ignore probablement la longévité de ma relation avec « ma » caisse ? me propose comme une grande faveur un taux un demi-point au-dessus de ce qui est affiché publiquement à la banque d?à côté...

    • Desjardins a investi dans les papiers commerciaux et y a perdu beaucoup. Pour compenser, les ristournes aux membres ont été coupées. Mais les salaires des cadres ont augmentés. Cherchez l'erreur !

    • Les coûts d'agence dans le secteur financier sont tout simplement très élevés et depuis toujours. Ils le sont juste encore plus aujourd'hui qu'hier.
      De plus, comme chacun ayant étudié la finance le sait, la gestion dans ce domaine constitue un passif plutôt qu'un actif. Le passif devient simplement de plus en plus important.
      Certaines politiques de gouvernance protègent un peu les actionnaires et des réglementations du secteur également ainsi que les autres acteurs mais cela ne donne pas plus de valeur aux dirigeants. Des dirigeants qui restent indispensables tout en ayant une valeur nette négative pour leurs organisations.

    • Les dirigeants du Mouvement Desjardins devraient savoir que la rémunération dans le secteur financier partout dans le monde est exagérément élevée. Justifier la rémunération des cadres du Mouvement en la comparant avec celle du secteur ne la rend pas acceptable. Aux États-Unis,les banquiers, on les appelle les banksters parce qu'ils réussissent à obtenir de forts bonus à court terme par diverses manoeuvres spéculatives et très risquées qui s'avèrent désastreuses par la suite pour l'économie et les contribuables. Or ces bonus ne sont jamais récupérés et la rémunération dans le secteur financier monte toujours plus haut à des niveaux stratosphériques, sans aucun rapport avec le mérite et le risque personnel pris par ses gens. Or la rémunération des banquiers canadiens est calquée sur celle des banksters américains... et les dirigeants du Mouvement justifient la rémunération de ses cadres en la comparant avec tout ce beau monde... Assez laid merci

    • Le fondateur de Desjardins pourrait peut-être frétiller dans sa tombe s'il connaissait le salaire de Mme Leroux. Par contre, il serait certainement fier de constater que Desjardins se gère 200 milliards d'actifs.

    • Monsieur Faille, vous nous dites que la PDG gagne 38 fois le salaire moyen des employés de coopérative, j'extrapole donc que ce revenu moyen serait donc de 87,000$, soit a peu près au double du revenu moyen au Québec !
      Si tel est le cas on a déjà le début d'une réponse du pourquoi d'un tel salaire dédié à la PDG.

    • Desjardins, la pire des banques. Frais élevés et service pourri.

    • Desjardins est une Banque, le Ministre de la Finance du Canada vient le confirmer en imposant les revenus de Desjardins comme une Banque. Une coopérative n'imposera pas des frais au guichet après avoir diminué le personnel pour économiser, elle donnera ces économies aux "membres" avec la gratuité des guichets. Le mot "membre" est aussi vide que le mot "associé" chez Wal-Mart. Les premiers sont des clients et les deuxième des employés, seul différence on joue avec des mots.

    • Pourquoi crier au drame aujourd'hui alors qu'en 2002, donc plus de dix ans déjà, le salaire de monsieur Alban D'Amours dépassait le million de dollars, 1 145 075 $ pour être exacte (salaire prime)? Les temps changent, tout comme l'économie, peu importe le «coopératif» de la chose...

    • Du lecteur Louis Lapointe:
      L'accession à la présidence de Desjardins est le résultat d'un processus politique. Les présidents de Desjardins ne sont pas embauchés pour leur compétence, ils sont élus par une assemblée.
      Les présidents de Desjardins n'ont jamais été les meilleurs de leur domaine. On attend d'abord d'eux qu'ils aient une vision du coopératisme. Mieux les rémunérer ne les rendra pas meilleurs.
      Voilà pourquoi même si le salaire de Monique Leroux est en bas de la moyenne de l'industrie, comme on ne compare pas les mêmes choses, intrinsèquement, son salaire actuel est trop élevé.
      En conséquence, Desjardins devrait viser à aller chercher la compétence chez ses vice-présidents, donc, mieux les rémunérer.

      Desjardins devrait-il alors se contenter d'attirer des PDG de second niveau? Non, Monique Leroux n'est pas une PDG de premier niveau, pas plus que l'étaient ses prédécesseurs. Pourquoi lui donner une rémunération qu'elle ne mérite pas? Desjardins devrait probablement avoir un directeur général ou un premier vice-président plus fort.
      Ou alors, tout simplement, Monique Leroux ne devrait être que la présidente du Conseil avec une rémunération beaucoup moins élevée et Desjardins devrait embaucher un vrai président et chef de la direction avec une rémunération et des compétences comparables au marché.

    • M.Beland est le dernier président avoir eu un salaire raisonnable.

    • AJOUT IMPORTANT (CLAIRVOYANT: 09H42):
      Cet ex-président est naturellement M. Claude Béland.

    • J'ai perdu mes illusions face au mouvement desjardins lorsqu'Alban d'Amlur a mis a pied 500 employes avec fond de pension en gardant les surplus de ces employes, pour en meme temps doubler son salaire et sa pension. Et c'est a ce monsieur qu 'on a demande de presider la commission pour faire des propositions sur les pensions au quebec. On vit dans un environnement des nepotisme, favoritisme et collusion. Aucune entreprise ou gouvernement n'en n'est a l'abris. Pendant ce temps nous vivons dans les trous, les deficits pendant que ces messieurs et madamme preeparent une retraite doree.

    • Pour votre gouvernerne, Monique Leroux gagne 38 fois le salaire moyen des employés de Desjardins.

    • Dommage que la «caisse Pop» soit devenu une banque mercantile plus chère que les autres pour ses clients qui ne sont certainement plus des «membres».
      En fait, avant que la notion du profit à tout prix ne vienne gâcher la sauce, on avait une autre sorte d'institution de prêt, dont il ne reste plus que le nom du fondateur, mais certainement plus son esprit... Comme l'église catholique qui n'en a plus que le nom....

    • Tout de même bizarre que dans un «grand dossier» au titre évocateur «L'autre façon de faire des affaires», paru dans L'Actualité du 15 octobre dernier,l'ex-président émérite du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, ose se «scandaliser», lui-même, du fait «qu'il y a des patrons qui ne sont pas gênés de gagner 150 ou 200 fois ce que gagnent leurs employés» et que dans un élan d'indignation,il ajoute: «Ca ne peut pas durer comme cela!»(ibid,p.23)
      Il aurait été particulièrement intéressant qu'il nous fasse part également de son opinion sur ces émoluments de 3,3 millions de dollars en 2012 récoltés par Madame Leroux, comparativement au salaire d'une simple caissière, sans mentionner les ristournes
      annuelles de plus en plus anémiques versées aux membres malgré leurs profits qui explosent, comme ceux de n'importe quel autre conglomérat financier, n'est-ce pas?
      Pierre Samuel
      Montréal

    • Entièrement d'accord avec les commentaires de "exmontréalaise" à l'effet que tout salaire, bonis, options d'achat d'actions, dépassant le seuil de un demi-million par année, est complètement obscène. Il n'y a personne au monde, à part un propriétaire d'entreprise, qui mérite des revenus annuels de cet ordre de grandeur.
      J'ai passé plus de 35 années de carrière dans le domaine bancaire et je peux vous assurer que les gros salaires de membres de la direction des institutions financières du pays font honte à tous les petits travailleurs de cette industrie. Ces hauts dirigeants se paient de juteux bonis, des privilèges d'achat d'options sur les actions de la banque, des soins de santé dans des cliniques privées, des retraites améliorées et de beaucoup supérieures à tous les autres "petits employés", sans compter tous les nombreux autres avantages reliés à ces postes de haute direction. Un véritable scandale qu'il faut changer. Non seulement ça choque les employés subalternes, mais ça choque aussi les clients qui paient de plus en plus cher pour leurs transactions bancaires. C'est toute l'industrie de la haute finance qu'il faut réformer et ça presse.
      En fait, nous devrions faire comme la France et taxer au niveau de 75%, tout revenu annuel supérieur à un demi-million. On verra alors ce que feront tous ces petits privilégiés du système.
      Pierre Duquette (Abitibi)

    • Messieurs dames de la Banque populaire Desjardins continués à fermer des caisses dans les villages, le salaire de votre PDG pourra atteindre bientôt les 5M$

    • Effectivement, Alphonse en reviendrait pas...
      Desjardins est un mouvement coopératif, pas une banque. On sait qu'il aimerait se prendre pour une banque tout en bénéficiant des avantages d'être une Caisse dite populaire.
      Tous les conseils d'administration de chaque Caisse Desjardins devraient exiger que Monique Leroux fasse baisser son salaire d'au moins 75%.
      Une coop qui paye un président 3,3 MILLIONS devrait avoir honte.
      Ça me rappelle une vieille publicité de Desjardins: "Ceci n'est pas une banque"... Mon oeil!

    • Tout salaire au-delà de un demi-million par année est obcène. Personne ne vaut tant -- ni les athlètes, ni les acteurs, ni les PDG.
      C'est tout le système qu'il faut réformer, en commençant par les USA bien sûr.

    • Sauf que Desjardins n'est pas une banque mais un mouvement coopératif. Mme Leroux et son comité de rénumération devrait en tenir compte.
      Et deux, on sait que les dirigeants des banques se versent des salaires indécents au détriment de leurs actionnaires. Est-ce que Desjardins, en tant que mouvement coopératif, doit faire de même ou verser une plus grande part en ristournes à ses membres ?
      Et trois, est-ce que Desjardins en agissant ainsi ne met pas le mouvement coopératif en danger ? Le fédéral dans son dernier budget, a sonné la cloche. Il commence de plus en plus à considérer Desjardins comme une banque, avec raison. Et ça fera mal à tout le mouvement coopératif.

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