Paresseux, les profs d'université?

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Trois heures. Les professeurs de sciences à l'université ne donnent que trois heures de cours par semaine. Travaillent pas fort fort, les profs, me suis-je dit.

La mission des profs n'est-elle pas de former des étudiants? D'enchaîner les cours du matin au soir à raison de 25 heures par semaine, disons, auxquels s'ajoutent la préparation et la correction?

Eh bien non, justement. La mission principale des profs d'université n'est pas d'enseigner, mais de faire de la recherche. Vous aurez compris que je ne parle pas des chargés de cours, mais des professeurs en titre, titulaires d'un doctorat. Dans toutes les universités du Québec, les profs consacrent l'essentiel de leur temps à faire de la recherche.

À l'Université de Montréal, par exemple, les deux tiers des profs de sciences ont des projets de recherche actifs et n'enseignent donc que trois heures par semaine, en moyenne, estime Lucie Parent, directrice du GEPROM et professeur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.

Ce constat permet de mettre en perspective les débats sur l'enseignement supérieur. Et de comprendre l'importance de la recherche dans toute la question de la qualité et du sous-financement des universités québécoises. Un chiffre évoque toute la problématique: en biologie, chaque étudiant de deuxième cycle coûte quelque 25 000$ par année en équipement (matériel de labo, animaux, logiciels, etc.)

Sans soutien adéquat, nos universités ne sont pas en mesure d'affronter la concurrence internationale. Samedi, je racontais l'impressionnant parcours des jumelles Gaudet, ces deux «bolles» du Québec devenues professeures à la prestigieuse Université Harvard, dans la région de Boston. En 2001, Rachelle Gaudet était prête à accepter le salaire plus bas offert par l'Université McGill, mais le fonds de recherche de départ de McGill, à 300 000$, était deux fois moindre qu'à Harvard. Meilleure chance la prochaine fois...

Hier, un autre prof québécois travaillant maintenant aux États-Unis m'a fait part de la même problématique. «Les ressources en recherche sont sans commune mesure avec le Québec, même s'il y a beaucoup d'autres avantages au Québec. Je peux vous citer une douzaine de cas», dit Luc Baronian, professeur assistant en linguistique à la Boston University.

C'est sans compter qu'aux États-Unis, les études de doctorat ne coûtent pratiquement rien aux étudiants. «À ma connaissance, non seulement aucun d'entre nous n'a jamais déboursé un sou, mais on était tous payés pour faire nos études: 15 000 à 25 000$ US par année, selon les domaines, avec allocation de recherche en plus. On blague parfois que notre recherche était facilitée en tant qu'étudiants aux États-Unis qu'en tant que profs au Québec! L'endettement universitaire américain se situe au premier cycle, presque exclusivement.»

Lucie Parent, du GEPROM, en sait quelque chose. Le 1er mars, elle doit soumettre une nouvelle demande de subventions à l'Institut de recherche en santé du Canada (IRSC). Il en va de la survie de ses travaux sur les mutations génétiques et l'arythmie cardiaque. À l'automne dernier, le projet de Mme Parent ne faisait pas partie des projets acceptés par l'IRSC, comme 83% des 2333 demandes. «Nous vivons un gros stress présentement», dit-elle.

La recherche universitaire est essentielle pour notre avenir. De cette recherche dépendent nos emplois de demain et d'après-demain et ultimement, notre avenir comme collectivité.

Par exemple, saviez-vous que les «yeux» du prochain télescope spatial James Webb, qui remplacera le Hubble en 2018, ont été conçus par une équipe dirigée par un prof-chercheur de l'Université de Montréal? Il a fallu 10 ans à René Doyon et à son équipe pour mettre au point leur instrument. Sans les fonds pour la recherche, les astrophysiciens du monde entier ne pourraient profiter de leurs travaux pour scruter les parties inexplorées de l'espace.

En cette ère de restrictions budgétaires, le gouvernement libéral avait cru bon d'augmenter les droits de scolarité des étudiants pour financer les universités. La pilule n'est pas passée.

Aujourd'hui, le gouvernement péquiste doute non seulement du sous-financement des universités, mais il a coupé les budgets et fonds de recherche, si cruciaux à leur développement. Hier, au Sommet, Pauline Marois a promis un réinvestissement dans la recherche au cours des prochaines années, mais à la lumière des récents gestes du gouvernement péquiste, je me sens comme Thomas, l'apôtre de Jésus: j'aurai des doutes tant que je n'aurai pas les preuves.

Bref, la recherche universitaire ne provoquera pas d'émeutes ni de concours de casseroles. Elle n'en demeure pas moins fondamentale pour notre avenir.

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Commentaires (21)
    • Haha: silence radio de la part de Robert Delamare...

    • M. Vailles,
      Vos informations au sujet du nombre de cours donnés sont erronés. C'est peut-être vrai en médecine mais en sciences, ce n'est pas le cas. La tâche normale est de 4 cours par année. Il est possible d'avoir une tâche réduite à 3 cours si on fait assez de recherche, et ce dans plusieurs universités. À HEC Montréal, seuls les détenteurs de chaires de recherche donne 2 cours par année.
      Dans les universités où les professeurs sont syndiqués, il y a en général plus de réduction de tâches, mais ce n'est pas pour la recherche...









    • Excellent article, qui illustre bien le problème majeur que représente les récentes coupures dans le financement des universités. J'ajouterai qu'en nuisant à la qualité et à la compétitivité des universités d'ici, c'est l'ensemble de nos diplômés (actuels et futurs) qui en écopent une fois sur le marché du travail.

    • En passant Mr Vailles ne prenez pas pour exemple Havard University et en faire un cas génralisé. Havard est une IVY League et c'est vraiment pas touts-tes le monde qui sont acceptés à cette université. Ce n'est pas tout le monde qui ont accès à ce système.

    • Paresseux intellectuellement les journalistes de la Presse?
      Cet article ne questionne nullement les objets de ces recherches, s'il se pourrait que ces recherches soit drôlement orientées par les entreprises. On ne mentionne pas non plus qui financent ces recherches outre les universités: organismes divers, entreprises... On oblitère la question de la recherche fondamentale et INDÉPENDANTE, celle qui remet en question les idées toutes faites et présupposés sur lesquels s'appuie la connaissance actuelle et qui orientent bien souvent les décisions politiques.

    • @honorable,
      faudrait en parler à Harper, parce que comme le dit d.p-r, c'est d'abord et avant tout le CRSNG qui est le grand subventionnaire des domaines d'études pouvant donner des Nobel. Et aux dernières nouvelles, c'est le gouvernement Harper qui oriente les recherches en allouant des fonds aux recherches appliquées et orientées vers l'entreprise. Si le but est de maximiser le retour sur l'investissement au détriment des connaissances fondamentales, c'est une politique qui se défend. Si l'objectif est de nous donner des Nobel, c'est complètement raté. Mais dans tous les cas de figure, ce n'est très certainement pas aux étudiants au premier cycle de financer la recherche, c'est une pure absurdité cette idée qu'on nous balance.

    • Je vis présentement au USA en Virginie et mon épouse est doctorante en litérature présentement. Parmis nos amis-es américains-es plusieurs payent de leur poche une partie des frais de scolarité. À UVA les frais de scolarité sont de 21000$ par années et certaines bourses obtenues donnent 1500$ par mois. Faites le calcul comme vous vouler mais les les étudiants-es se retrouvent avec plusieurs miliers de dollards de dettent à la fin de leur étude et ca sans travail assuré. Mr Vailles, arrêter de répandre des mensonges.

    • vous semblez mettre en opposition le fait que les étudiant gradués (à la maîtrise ou au doctorat) sont payés aux états-unis et pas ici... mais c'est faux puisque la grande majorité des étudiants en sciences le sont aussi au Québec. Nous sommes principalement payé par les fonds de recherche des professeurs et par les organismes subventionnaires comme le CRSNG (niveau fédéral) et le FQRNT (niveau provincial). Les bourses sont environ de 15 000$ à la maîtrise et environ de 21 000$ au doctorat. Mais bien évidemment, malgré la hausse des frais de scolarité, ces bourses restent les mêmes! Et si nous demandont à nos professeurs de nous payer davantage pour des frais qui augmente, et bien cela vient directement de leur fond de recherche!
      D'autre part, une part importante des fonds recherche des professeurs viennent des chaires de recherche qui proviennent du financement fédéral (via le CRSNG par exemple qui finance beaucoup plus que le FQRNT)... Il y a quelques années, d'importantes subventions ont été coupées par le gouvernement Harper pusiqu'elles ne cadraient pas avec leurs "buts"...
      Bref, je trouve que l'article sème la confusion et ne présente qu'une partie de la réalité de la recherche dans les universités québécoises, tout ça pour étayer une comparaison, boiteuse à mon avis, avec les états-unis.

    • @dcsavard, la question n'est pas d'être les meilleurs au monde en tout, mais d'être internationalement compétitif.
      Qu'est-ce qu'être compétitif et le prouver? C'est avoir, par exemple, un peu plus qu'INFINIMENT moins de prix Nobel en Physique-Chimie-Médecine-Economie que des petits pays plus pauvres (Israel) ou de richesse comparable (Danemark, Suède, Belgique, Suisse).

    • Aujourd'hui, la société canadienne du cancer attribue 1,2 million à l'université de Sherbrooke pour continuer sa recherche sur une enzyme impliquée dans le cancer de la prostate. La recherche se fait naturellement dans les universités, par exemple pour présenter un doctorat, il faut que ce soit sur quelque chose de nouveau...
      Et puis en dehors des catégories superficielles sous les mots Québécois, Canadiens , américains, francophone, anglophones etc. On est tous assez semblables et lorsqu'on a peur de perdre la vie, les vrais sentiments se révèlent et on ne désire pas rester Québécois, Canadiens ou whatever si quelque chose peut nous sauver quelque part sur la terre même les divisons riches, pauvres sont ébranlées parce que l'argent ne vaut plus grand chose lorsque tu es condamné dans X temps à mourir.
      Les États-unis ont peut-être d'excellents chercheurs mais les chercheurs ce n'est pas tellement ce qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse ce sont les trouveurs, et ces trouveurs, si on était capable de les distinguer de la masse ce serait sans doute très rentable.
      Imaginons que cette recherche dont je parlais débouche, comme ce sera le cas dans un an ou deux d'après l'article, sur un essai clinique, que cet essai clinique guérisse tous les patients. À partir de ça, si l'université de Sherbrooke a pris des brevets là-dessus, les grandes compagnies de médicaments veulent lui faire un pont d'or pour mettre le médicament sur le marché et elle peut monter sa propre compagnie je suppose.
      Mais je ne sais pas qui prend les brevets, comment les brevets sont choisis etc. Mais je suppose que l'organisme qui met l'argent, paye les chercheurs, les locaux etc doit avoir un certain droit de possession s'il y a des résultats. Ça doit être écrit dans le contrat des chercheurs avec l'université.

      Entk, je suis fortement pour la recherche vous imaginez bien. Et je souhaite que Madame Marois se réveille un peu là-dessus.

    • Votre argumentaire est bourré de trous. Primo, êtes-vous sérieux lorsque vous laissez croire que 7 millions d'habitants devraient permettre de lever suffisamment de fonds de recherche pour soutenir une recherche plus compétitive que son voisin de 300 millions d'habitants et pays le plus riche au monde? Cet argument est une fuite en avant perpétuelle et argument central de Guy Breton, recteur de UdeM avec sa recherche de l'excellence. Nous n'avons tout simplement pas les moyens de nous payer les meilleurs chercheurs au monde dans tous les domaines. Me semble que ça c'est clair et limpide. Partant de là, il faudra donc faire des choix.
      Secundo, vous êtes en train de dire que les étudiants au premier cycle devraient financer la recherche en lieu et place de ceux qui en profitent.
      Tertio, est-ce que les bénéfices des travaux de René Doyon et de son équipe retomberont dans les poches de l'UdeM et dans celles de ceux qui ont financé ses recherches? J'espère que oui, mais je n'en suis pas certain. A qui appartiennent les brevets?

    • @Robert Delamare: je ne vois aucun Robert Delamare dans ma liste des professeurs d'université. Une recherche dans Scopus Sciverse, qui recense plus de 40 000 journaux avec comité de pairs dans presque tous les domaines académiques, n'indique aucune publication par Robert Delamare.
      Pourriez-vous donner plus de détails sur votre "université" et vos fonctions réelles? Question de vérifier votre crédibilité...

    • Aucunement d?accord avec cet article. La mission première des universités est l?enseignement. La recherche est déjà beaucoup plus subventionnée par rapport au reste du Canada. (voyez par vous-même document du ministère, page 23 Seulement l?Alberta investi plus en recherche que Québec. (http://www.aecs.info/document/documentcampagne/1343069636.pdf). Les recteurs ont partiellement raison. Les budgets de fonctionnement sont à la traîne oui, mais on doit absolument augmenter le budget de fonctionnement avec le surplus du budget d?immobilisation. De toute façon les dollars investi en recherche ne sont pas transférable, alors restons compétitif à ce niveau.

    • Bonjour,
      Je suis professeur d'université au Québec, et j'ai plusieurs réactions à votre chronique :
      - un service normal d'enseignement est deux cours par session, soit le double de votre affirmation. Mais effectivement, une recherche financée permet d'acheter (8 000 dollars par cours) un ou plusieurs dégrèvement.
      - la recherche et l'enseignement ne représentent pas l'ensemble du service professoral, il y a aussi les services à la communauté, un tiers de la tâche donc, qui comptent dans nos évaluations (administration scientifique du département, activités extérieures de diffusion et d'expertise, etc.).
      - En mobilisant St Thomas, il faudrait aussi critiquer voire déconstruire ce genre d'affirmation "l'avenir d'un pays et son rayonnement est la recherche universitaire" : 1/ d'une part parce que c'est une approche économiciste contraire à la réalité, les emplois et de gains financiers créés par la recherche sont inquantifiables, sauf à forcer les universités à ne faire que de la recherche appliquée, mais ici il est bien plus établi que la recherche appliquée vient de la recherche fondamentale ; et que prévoir que la recherche fondamentale aura des applications possibles est ici aussi et par définition, par sa nature même, impossible à prévoir...
      2/ Qui des disciplines artistiques et les beaux arts et les sciences humaines et sociales dans votre raisonnement, dans la société et à l'université ?
      3/ inversement, il est plus évident et établi que des citoyens bien formés intellectuellement (sachant raisonner, synthétiser, analyser, critiquer, communiquer, créer) sont des avantages considérables pour tout emploi et pour le fisc et donc la société en général, c'est le seul avantage à court terme quantifiable et prévisible. C'est aussi le sens d'un certain nombre de recherches états-uniennes : une formation technique se périme vite en fonction de l'évolution technologique, ce qui importe est donc des formations qui apprennent à apprendre et travailler en groupe.

    • juste une petite question , si la plupart des profs font de la recherche , comment ca se fait que la plus recurente des decouvertes qu'on fait au Qc c'est le trou budgetaire , serieux qu'est-ce qu'on a decouvert dans les univ. quebecoises qui justifient leur budgets a 10 chiffres ? surtout que tout ces chercheux aveugles sont supportes par moins de deux millions de contribuables

    • En termes de recherches, monsieur Vailles, vous n'avez pas fait les vôtres.
      C'est ainsi que l'on peut facilement découvrir que des profs font des recherches bidons et que la situation actuelle favorise "l'esclavage" des chargés de cours, lesquels font presque toute la recherche des profs.
      Il est triste de constater que bien des domaines de recherches n'aboutissent à rien. C'est le néant dans les résultats et applications.

    • Merci d'essayer de nous éclaircir comme fonctionne ce rouage dans la société qui doit être mal connu. Je pense qu'on a une forme de mécanisme psychologique qui nous empêche de penser aux maladies et à la mort, surtout lorsqu'on est jeune et qu'on a pas encore eu d'avertissement sérieux de ce coté.
      Mais cette réalité existe quand même, même si on n'y pense pas. C'est bien qu'il existe une fonction dans les sociétés riches pour essayer de vous arracher à la mort qu'on vous prévoit. Ce n'est pas que les réussites dans le domaines soient fréquentes mais c'est très humain de ne pas se soumette, de refuser de mourir. Si j'étais optimiste je m'attendrais que les souverainistes aient un peu de volonté de se battre aussi contre tout ce qui asservit l'homme "peu importe l'endroit, le lieu, la forme" comme disait la chanson.

      Je tire ce bout de texte d'un article :
      "Au Centre de recherche de l'Université McGill, bon an mal an, 5000 personnes sont traitées, pour des périodes plus ou moins longues, de quelques mois jusqu'à quelques années."
      Et je me dit que ça fait toujours 5,000 personnes à qui on donne un certain espoir, un certain horizon. C'est comme dans la publicité : donnez une meilleure retraite à un journaliste de Radio-Canada devenu ministre, $100,000/année, donner de l'espoir à un malade atteint d'une maladie incurable : ça n'a pas de prix.

    • Monsieur Vailles, c'est Robert Bourassa, pendant son mandat de 1973 à 1976, qui a eu l'idée de demander à ses fonctionnaires d'évaluer l'impact économique de chaque projet et non pas seulement leur coût, avant de les soumettre au Cabinet pour approbation...
      Monsieur Bourassa voulait ainsi avoir tous les chiffres concernant une décision avant de la prendre... Pas seulement les coûts... Alors, pourquoi donc, bon Dieu, est-t-il si dur de nous donner des chiffres démontrant les besoins des universités..?
      Quoi qu'il en soit, s'ils font moins de recherche... nos profs eux ont peut être un peu plus de temps pour enseigner qu'à Harvard? Qu'en dites-vous..?
      vos collègues Pratte et Dubuc, par ailleurs, il n'y a pas si longtemps, argumentaient avec force qu'il ne fallait pas mélanger les fonds de recherche avec les fonds de fonctionnement. Pouquoi, vous, le faites vous maintenant..? Mystère et boule de gomme...
      Enfin, si ce sont les fonds de recherche qui font la qualité des universités américaines, comme vous nous le démontrez si bien, c'est peut être vos titesnamies les corporations, qui ne font pas leur juste part ici...

    • "Un chiffre évoque toute la problématique: en biologie, chaque étudiant de deuxième cycle coûte quelque 25 000$ par année en équipement (matériel de labo, animaux, logiciels, etc.)"
      Votre texte m'a un peu surpris, car j'ai l'impression que vous voulez dire que les Universités déboursent ces sommes pour payer les étudiants de deuxième cycle en biologie. Ce sont les chercheurs qui payent le coût de fonctionnement du laboratoire à partir de subventions.
      L'autre point, ce n'est pas l'étudiant qui coûte 25 000$, mais bien les activités de recherche du chercheur faites par l'étudiant. Votre phrase donne l'impression que seul l'étudiant va profiter de son travail, alors qu'en réalité l'étudiant en biologie est à toute fin pratique un employé du chercheur.

    • Il ne faut pas oublier que les professeurs doivent aussi diriger leurs étudiants à la maîtrise et au doctorat, en plus des tâches administratives.

    • Si les arguments en faveur de la recherche en sciences pures et appliquées ne manquent pas, il en va autrement en sciences dites humaines.
      Par exemple, les chercheurs en criminologie ne cessent de déclâmer sur la place publique que le taux de criminalité baisse au Canada alors que pour nombre d'intervenants l'impression générale et qu'il augmente et que cette criminalité est plus violente que jamais mais davantage sophistiquée et globalisée. Par exemple, les chiffres de statistiques Canada sont presque muets sur la criminalité organisée dont les substances illicites et autres.
      Serait-ce que dans certains secteurs du savoir, il y aurait un agenda politique?
      N'oubliez jamais que le Pentagone finance une importante partie de la recherche en physique appliquée, en technologie nucléaire et des missiles, par exemple.
      C'est noble de mentionner la biologie mais là aussi il y a un agenda géopolitique un peu moins "rigolotte" et ce n'est pas de la fiction ni de la tarte. Les armes biologiques existent et ne sont pas l'oeuvre de Dieu...lol.
      Soyons clair. Ce n'est pas aussi "black and white" que vous les dites. Les Soviétiques avaient compris cela depuis '17.
      Conclusion: le financement de la recherche est indissociable du politique. Et il y peu de vraie découverte. En médecine comme ailleurs. Beaucoup d'essais et d'erreurs.
      C'est souvent l'octroi d'un prix Nobel qui marque la différence. Les USA ont évité de s'engouffrer dans le financement d'un système de santé et d'éducation publiques. Ils ont préféré les sous-marins et les porte-avions, et puissance nucléaire.
      L'élitisme et la guerre vont de pair. Arthur de Gobineau semble encore à la mode. Je ne suis pas de son école. Voyez où tout cela nous mène...la Chine développe une nouvelle classe de porte-avion nucléaire et nous vivons des changements climatiques "débiles".
      Les hommes et femmes de science et chercheurs vivent du politique actuel et non de l'humanisme fondamental qui a inspiré la Renaissance.
      Dommage.

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