Parizeau, l'université et les droits

(Montréal) S'il y a une chose sur laquelle tous s'entendent, c'est l'importance pour le Québec d'avoir de nombreux diplômés universitaires bien formés. Le savoir est une richesse et à l'ère de la mondialisation, notre niveau de vie en dépend.

Là où les opinions divergent, c'est sur les moyens de valoriser les universités. Pour certains, nos universités ont besoin de fonds pour soutenir la concurrence mondiale, notamment lorsqu'il est question d'embaucher des professeurs de haut niveau, courtisés par Montréal, Sydney, Boston et Paris. Pour d'autres, ce sont les étudiants qu'il faut favoriser en rendant l'accès gratuit.

Mardi, Jacques Parizeau a fait une entrée fracassante dans le débat. Selon lui, la gratuité réclamée par certains groupes d'étudiants n'est pas farfelue, a-t-il déclaré au Devoir. Il suffit d'augmenter la taxe sur le capital des institutions financières abolie entre 2007 et 2011 et de rendre l'université gratuite. La taxe abolie rapportait alors 600 millions, soutient-il.

Supposons que taxer le capital des banques soit une bonne idée, ce qui est loin de faire l'unanimité parmi les économistes. Mais supposons. Les 600 millions versés aux étudiants offriraient-ils le meilleur rendement social, dans le contexte actuel? S'agit-il du meilleur endroit pour investir, socialement parlant? La réponse est clairement non.

Le Québec n'est plus dans les années 60. La fréquentation universitaire a explosé, mais pendant ce temps, le Québec est devenu surendetté. Chaque nouveau dollar à dépenser fait malheureusement l'objet de douloureux arbitrages. Les urgences débordent, les caisses de retraite publiques sont dans le rouge et les écoles publiques sont à la limite du tolérable.

Plusieurs constatent que la gratuité est maintenant une vue de l'esprit dans les écoles primaires et secondaires. Les parents sont de plus en plus appelés à contribuer et certaines écoles font même payer l'autobus scolaire. Les équipements informatiques des écoles sont fréquemment désuets et les profs doivent parfois payer pour leur propre matériel.

Où investir? Selon l'économiste Pierre Lefebvre, de l'UQAM, si une somme de 600 millions était disponible, le mieux serait de consacrer l'argent à la réduction du décrochage scolaire au secondaire.

Les étudiants ne paient que 13% de leur formation universitaire et ce sont eux, avant tout, qui bénéficient des retombées de leur diplôme.

En passant, avant d'être abolie, la taxe sur le capital des institutions financières ne rapportait pas 600 millions, comme le dit Parizeau, mais 164 millions (page 15, document Statistiques fiscales des sociétés, 2006).

Et l'allégement de 164 millions des banques a été de courte durée, puisque leur taxe sur le capital a depuis été remplacée par une autre taxe semblable qui rapporte aujourd'hui 210 millions. Disparus les 600 millions...

Payé pour étudier

Question quiz: combien devrait débourser un étudiant pauvre du quartier Hochelaga-Maisonneuve si ses droits de scolarité en médecine atteignaient 10 000$? Réponse: zéro dollar. Mieux: il serait pratiquement payé pour étudier.

Surpris? C'est pourtant ce qu'offre le programme d'aide financière du gouvernement du Québec, en vertu des récentes bonifications en vigueur.

Certains ont exprimé des craintes à l'égard de la modulation des droits de scolarité, où chaque étudiant paierait une part égale de ses coûts de formation. Avec cette modulation, les droits de plusieurs disciplines diminueraient substantiellement (lettres, droits, administration, génie), tandis que d'autres seraient en forte hausse (médecine, dentisterie, optométrie, etc.)

Toutefois, comme le salaire de ces dernières disciplines est très élevé à la sortie, rembourser les dettes d'études ne serait pas un problème.

Mais qu'arrive-t-il aux étudiants brillants d'Hochelaga-Maisonneuve, par exemple, qui n'auraient pas les moyens de payer 10 000$ par année? Il n'arrive rien.

Selon le programme d'aide financière actuel, un étudiant qui gagne 6500$ par année et dont les parents touchent 40 000$ recevrait 12 200$ d'aide financière. L'étudiant n'a donc pas à débourser un seul sou pour payer ses droits. Zéro. Au contraire, il en reçoit plus que nécessaire!

De ce montant, 8800$ sont sous forme de bourse. Il devra rembourser la portion empruntée une fois sur le marché du travail, moment où ses revenus de médecin excéderont rapidement les six chiffres.

Avec des parents qui font 60 000$, l'aide est de 11 300$ (5000$ de bourse). Et si les revenus des parents sont de 80 000$ - on ne parle plus de pauvreté - le soutien de l'État passe à 6700$. En somme, pour les étudiants dont les parents font 60 000$ ou moins, c'est l'équivalent de la gratuité pendant les études. Certes, il s'agit de simulations.

Les droits de scolarité actuels ne sont pas de 10 000$. Mais avec les 2168$ de droits actuels, pour les trois scénarios, le résultat est semblable: les étudiants pauvres n'ont rien à débourser pendant leurs études, au contraire.

Je sais, le système est imparfait. Entre autres, certains parents aisés ne soutiennent pas leurs enfants et ces derniers n'ont pas droit à l'aide de l'État. D'autres viennent des régions. Tout de même, pouvons-nous reconnaître qu'on est très loin du quêteux dans le métro?

Pour des simulations: http://www.afe.gouv.qc.ca/fr/logicielCalcul/simulateur.asp.

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Commentaires (68)
    • Suis-je le seul à en avoir assez de me faire prendre pour un imbécile par M. Failles?
      http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/jacques-parizeau-la-taxe-sur-le-capital-et-francis-vailles

    • En 97 j'ai arrêté de travailler à 9$/h avec une femme et un enfant pour un retour aux études. 2 ans plus tard et 15000$ de prêts. C'était le programme SPRINT. Basé sur mon revenue annuel mais je me retrouvais avec un gros prêt. La meilleur décision de ma vie.
      Que le gouvernement donne des bons prêts aux étudiants. Tu le rembourses tranquillement avec un bien meilleur salaire et tout ce passe comme un charme. 50000$ à 4% sur 10 ans = 506$/mois. Le nouveau salaire rapportes (à 20$/h) presque 1000$ de plus par mois. Il reste une bonne augmentation de 500$ par mois. C'est quand même une bonne amélioration. Beaucoup de gens seraient très heureux de ce changement.
      Oui la gratuité serait le fun. Ce n'est pas parce que c'est le fun que c'est intelligent ou pratique ou brillant ou rentable ou etc.
      On vit dans un contexte global ou si tu augmentes les impôts d'une compagnie, elle quitte. Tu la prends ou l'argent que tu lui percevais ?
      C'est bien de dire que la gratuité augmentera la richesse, mais dans l'actuel, c'est la masse qui financerait le tout au dépend des étudiants. Donc plus difficile pour nous, plus facile pour les étudiants.
      Lorsqu'ils seront bien établis, est-ce que l'ascenseur reviendra ? Si dans dix ans vous travailler pour abolir les paradis fiscaux au lieu d'essayer d'en profiter, car ce n'est pas la masse qui en profite, mais bien les mieux nantis, la plus part diplômés. Si vous ne travailler pas à essayer de tout garder pour vous en engageant des fiscalistes (diplômés universitaires) afin de payer moins d?impôts (ce que la masse ne peut ce permettre). Si vous accepter de ne pas augmenter abusivement le coût de vos services professionnels automatiquement afin de faire le plus d'argent possible encore sur le dos de la masse afin de renvoyer l'ascenseur aux gens qui ont accepté de se serrer un peu la ceinture afin que vous puissiez l'avoir plus facile, alors que suis prêt à vous aider. Je vais m'engager un avocat pour le contrat :)

    • J'ai parcouru rapidement, l'entrevue de Jacques Parizeau dans le journal Le Devoir et il parle réellement d'examens d'entrée...
      La sélection à l'entrée et il parle à son époque où l'on enseignait à des coulés futurs... Ne cherchez plus il est là le gaspillage et le surfinancement des universités et vraiment pas dans la gratuité qu'on pourrait choisir...
      76 000 étudiants à l'Udm et c'est trois fois Harvard dit-il... Et si on commençait par réduire cela à 50 000 ?
      HEC Montréal je crois que c'est 12 000 et plus ? On attend quoi pour réduire cela à 8000 ?
      Il est là le surfinancement et non le sous-financement.

    • Petite correction ou ajout pour l'école privée à laquelle je fais référence et que je trouve quand même bonne mais où je trouve qu'au niveau primaire c'est exagéré mais à chacun son opinion et ses choix.
      Pour le transport scolaire dans cette école privée, le transport, pour les élèves de cinquième et sixième année est entièrment à la charge des parents qui doivent s'organiser eux-mêmes. Ils peuvent toujours se regrouper pour un taxi ou pour faire du covoiturage mais zéro transport scolaire... Alors, c'est pas parce que vous payez plus que vous avez plus de services, il faut mettre cela en commun avec d'autres pour arriver et faire des économies d'échelle.
      Mais les parents ont le droit de croire et les enfants aussi que ce sera meilleur pour eux et dans certains cas cela l'est effectivement. Sauf que seul ceux en ayabt les moyens ont ce loisir de décider... L'école publique peut être la meilleure pour un de vos enfants alors que l'autre cela sera le privé, tout dépend de tellement de facteurs et c'est la même chose à l'université.
      L'UQAM peut être le meilleur choix et de loin pour une personne et même comparée à des umiversités très prestigieuses, le projet de vie, de carrière ou bien le réseau de connaissances est à cet endroit là...
      Il ya juste les gens avec des préjugés qui ne savent pas que chaque situation est différente et que la vraie qualité aussi se définit individuellement et en lien avec votre collectivité d'appartenance.

    • @sim9
      Merci! Je trouvais très étrange ce que le présent article présentait comme des faits... J'avais lu l'article du Devoir, mais je ne suis pas allé vérifier par la suite. Dans ce monde où tout un chacun donne son opinion, on peut discuter longtemps à partir d'une hypothèse ou d'une mauvaise compréhension. Quand ce n'est carrément pas de la désinformation!

    • Dans la Rôtisserie de la reine Pédauque devenue notre Fée Mélusine aux pieds palmés d'ICI, un jeune Ménétrier de la Guilde de St-Laurent accepte de remplacer gratuitement le chien Miraut dans sa mission de tourner la broche qui porte les volailles du P.Q. à rôtir. À suivre sans doute...

    • Alors sur la première phrase de l'article ce n'est pas vrai du tout que tous s'entendent sur les nombreux diplômés universitaires. Ou bien on s'entend, oui mais dans plusieurs programmes, il sont trop nombreux.
      Pas en philosophie, pas en littérature, pas en anthropologie, eux leur présence sert à valoriser le savoir dans les universités d'abord et avant tout et non à en faire des grands philosophes, penseurs, écrivains, anthropologues ou cinéastes. Certains peuvent en rêver parmi eux, mais ils savent que pour eux la sélection se fera à la sortie...
      L'Université ne peut pas détecter le talent à elle seule et c'est pareil pour un artiste, oui il peut être formé mais prenez Star Académie cela sert d'abord à les formater et plusieurs en sortent plus mauvais en sortant qu'en y entrant. Pour l'université c'est différent cela donne des gens avec plus de profondeur.
      Alors des gens très intelligents font comme les médecins déjà donnés en exemple, musique d'abord et médecine ensuite. Ils ne gagneront pas leur vie avec la musique mais elle est une passion et cela les rend plus sensibles et également de bien meilleurs médecins.
      Donc tout le contraire de l'idée de base de l'autre article, ce sont ceux ayant deux formations variées ou même ayant changé de domaine qui seront les meilleurs pour enrichir réellement notre société socialement d'abord mais aussi économiquement.
      Pas obligé de passer par l'université mais de nos jours cela se poursuit plus tard qu'avant c'est une certaine extension du Cours Classique de l'époque ou encore c'est pour former des intellectuels en sciences humaines mais pas tous vont le devenir et ils le savent, ils vont aller travailler ailleurs eux tout en respectant grandement les génies de leur promotion plutôt que de les envier. Mais la jalousie pourrait être là aussi, l'humain reste l'humain, imparfait. Le but n'est pas de mettre les gens en compétition inutilement c'est de permettre à chacun de se développer au mieux et à l'élite d'éclore.

    • Je me permet de vous citer M.Vailles 2 extraits intéressants provenant de de l?Institut de recherche en économie contemporaine.
      Par exemple, une étudiante ou un étudiant ayant une dette élevée à la fin de ses études de premier cycle sera plus enclin à aller sur le marché du travail plutôt que de continuer à la maîtrise (FCBEM, 2007 Fonds can. des bourses d'études du millénaire). Cette décision est d?autant plus contraignante qu?une fois sur le marché du travail, les probabilités d?un retour aux études sont grandement restreintes (Dubois, 2006).
      (IREC) : En regard de tous ces effets, le régime de gratuité scolaire étudié dans notre étude permettrait d?assurer l?accessibilité du réseau universitaire pour tous. Peu d?études se sont penchées de manière scientifique sur cette question, mais selon les recherches de Vierstraete (2007), les effectifs universitaires augmenteraient entre 7,8 % et 12,1 % selon les scénarios sous un régime de gratuité scolaire.
      Avons nous le droit, au nom de la collectivité, de nous priver de cette augmentaion de diplômés qui contribueront à la richesse par le pourcentage d'impôt sur un revenu plus élevé.
      Si oui, ben trouvons des solutions chocs du genre. Privatisons les Universités, les dépassement de coût disparaitront car les profits seront lois. Les programmes déficitaires disparaîtront par eux-même et les facultés à libre-penseur se trouveront regroupées au même endroit car profit oblige. On pourrait même souhaité un standard ISO9001 qui permettrait de mettre à la porte l'incompétence. Je pourrais acheter des actions, dividende vers mon enfant
      Les bénéfices de ces nouvelles entreprises pourront être taxés et modulés en fonction d'un programme d'aide aux étudiants visant vraiment celui qui en a besoin au détriment de l'élève dont les revenus parentales sont assez élevés pour l'aider. Et même si ces parents aisés n'aide pas leurs enfants nous pourrions créer un loi du type pension alimentaire prélevé sur la paye des parents.

    • @Mh188888
      Le lien que vous faîte entre la tarification (droits de scolarité et frais afférents) ne s'applique pas nécessairement du tout.
      1- La dévalorisation des diplômes ne date pas d'hier et c'est un phénomème sans en faire une théorie du complot qui est savamment entretenu par les universités et le marché au détriment des étudiants. Alors pourquoi donc veut-on augmenter les droits alors que les étudiants se font déjà flouer ? Sauf, bien sûr ceux qui sont sélectionnés à la sortie plutôt qu'à l'entrée. Et il y a sélection pendant les études aussi...
      Ce n'est pas parce que vous donnez la gratuité ou encore des bas frais que vous êtes obligés de ''produire'' plus de diplômés. Une université n'est pas une usine et dans plusieurs programmes il sont trop nombreux et pas en philosophie contrairement à ce que disent les utilitaristes, les étudiants dans ces programmes eux sont mieux informés. Non dans des domaines de formation très connus mais il faudrait explorer les chiffres de manière très rigoureuse et sur maintes années.
      La tarification n'a pas à être liée au nombre de diplômés. On a besoin de tant d'avocats à la sortie, on en prend juste un peu plus à l'entrée car il y a des abandons normaux et on en fait des excellents avocats et le Barreau aussi, on ne se sert pas de l'université comme de du hockey junior de la LHJMQ ou encore de la ligue américaine.
      2- Encore là, pas nécessairement de lien ce n'est pas parce que vous avez des bas frais que vous devez avoir plus d'étudiants ur le Campus ou aux alentours.
      Puis je pourrais aussi vous dire que sur place, dans beaucoup d'universités, les étudiants sont trop nombreux à être là au même moment, il faut alors plus d'études en ligne tout en maintenant le campus sur place comme point de rencontre essentiel. Et tu as moins besoin de profs ou de chargés de cours ainsi. Et même l'étudiant venant de région pourrait se trouver un appartement dans le Grand Montréal sans être obligé d'être collé sur le campus.

    • Alors voilà! Les dés sont jetés à nouveau et il appartiendra au peuple de faire décider par le peuple et pour le peuple à la fois de ses taxes comme de ses impôts comme dans toute démocratie directe, et le plus tôt sera le mieux. Go!

    • Bonjour M.Vailles,
      Juste pour remettre les pendules à l'heure, M.Parizeau a été mal cité dans votre chronique. Il n'a pas dit que la taxe sur le capital des banques rapportait 600 millions par année. Il a dit que la taxe sur le capital entre 2007 et 2011 aurait pu rapporté plus de 600 millions. «Pour les seules institutions financières, les revenus pour l?État québécois provenant de cette taxe abolie par les libéraux entre 2007 et 2011 ont déjà représenté plus de 600 millions de dollars.» (Le devoir,Février 2013)
      Je respecte le fait que vous soyez contre la gratuité scolaire, mais j'aimerais que vous preniez en considération ce que vous écrivez dans vos chroniques avant de la publier. Les gens n'ont pas tous le temps d'aller vérifier si ce que vous dites est vrai. Vos lecteurs qui ont la même positions que vous sur les droits de scolarité croiront que M.Parizeau divulgue de la fausse information, ce qui n'est pas le cas.
      Bref, tâché de faire attention la prochaine fois que vous citerez quelqu'un. Par ailleurs, j'ai lu votre article et je suis toujours persuadé que la gratuité scolaire est quelque chose d'envisageable sur le long-terme.
      Merci et bonne journée

    • ÉQUITÉ et INDEXATION du financement UNIVERSITAIRE:
      - les étudiants ont peu, avant et pendant leurs études, de source de financement . Limitant ainsi l'accès aux études supérieures malgré le talent démontré par leurs résultats académiques....
      LA SOLUTION serait un pourcentage d'impôt applicable à leur arrivé sur le marché du travail selon l'approche suivante:
      - i.e. 0.05% par cours suivi ( encourageant ainsi les individus à terminer leurs études ). Donc environ 1.5% d'impôt à vie ( au travail ) ... ce qui crée une équité face au domaine de formation et aux coûts associés aux formations les plus dispendieuses. ( répondant ainsi à la modulation des coûts que M. Breton et vous proniez... mais sans les effets pervers d'un filtre pour les plus pauvres...
      - ainsi on obtient une certaine justice et une saine responsabilisation de par un pourcentage du revenu. Les plus favorisé par leurs domaine de diplomation payant alors plus .
      - Ceci permettrait un meilleur financement des université et une indexation . Car suivant les revenus des diplômés au cours des ans. Réglant ainsi les éternels débats revenant hanté le système scolaire aux 5 à 6 ans...
      - Cela amènerait éventuellement des surplus applicable aux prêts et bourses.
      - Les entreprises:
      1) - en payant des redevances aux universités sur les brevets obtenus grâce aux recherches effectuées par les enseignants et les étudiants, enseignants payés par les impôts de TOUTE la population. Un encadrement légal d'un tel système devra être nécessaire. Il est injuste que certaines entreprises utilisent le matériel,les locaux et le personnel payés par les taxes de tous... pour générer plus de profits pour elles-même SANS EN REDONNER UNE PETITE PARTIE pour financer nos universités.
      2) - un impôt minimal pour les 150,000 entreprises qui ne paient aucun impôt au Québec ( disons $ 2,000 - donc au moins $ 300 millions ).
      3) - les Banques , bénéficières des richesses du KNOW HOW des diplômés... doivent participer aux coûts

    • Vue de l'esprit ou pas pour la gratuité au primaire ou au secondaire, le transport scolaire et le 1,6 km à marcher n'est pas nécessairement si grave que cela et des parents vont porter leurs enfants en auto.
      Puis les enfants allant à l'école privée, ils ont pas droit réellement à un meilleur transport scolaire, ce sont les mêmes distances et les mêmes autobus jaunes et malgré le fait que les parents payent des 6000$/7000$ ar année pour envoyer des enfants de l'élémentaire au privé.
      Alors, la vue de l'esprit me emble bien plus chez les parents qui croient avoir nécessairement une meilleure qualité parce qu'ils payent plus ! C'est faux !
      Il faut choisir l'école si on a le choix en fonction des besoins de son enfant et c'est pareil pour l'université ce qui convient à un ne convient pas forcément à l'autre.
      C'est comme la marche pour se rendre à l'école mais disons pour des jeunes un peu plus grands et cela dépend des trajets et de leur sécurité. C'est de meilleure qualité que de prendre la voiture ! Et pourtant c'est plus économique... Plus vert, plus santé...
      L'argent et la qualité ne sont pas forcément liés mais cela en prend pareil. La même chose sur tout. On peut vous faire payer pour des choses complètement inutiles mais flattant l'ego de certains comme avec des produits de luxe ou de snobisme. Aucune qualité réelle supplémentaire, juste des gens qui profitwnt des faiblesses de certains prêts à soulager leur portefeuille pour entretenir leurs ''vices'' comme dirait Benjamin Franklin.

    • Rendez l'universite gratuite et deux phenomenes economiques vont se faire sentir immediatement:
      1- La valeur des diplomes aupres des employeurs va baisser
      2- Le cout des loyer des chambres et appartements autour des universites vont grimper. a) a cause de l'augmentation des etudiants b) plus d'etudiants vont etre capable de payer lour loyer

    • Rogiroux, voici a quoi je faisais reference pour le transport scolaire a Laval. La distance de marche obligatoire a ete augmentée, ce qui fait que les enfants de 6 ans doivent marcher parfois 1,5 km pour aller à l'école, à moins de payer 300$ (je pense que le montant a diminué à 200$ après les critiques des parents). Bref, on cherche partout des sous...
      http://www.courrierlaval.com/Societe/Education/2012-02-01/article-2883383/Coupures-a-la-CSDL/1

    • Ce qui me déçoit, c'est le manque d'imagination des parties en présence, de même que la fait qu'on ne fasse presque pas mention de la qualité des universités québécoises. À titre de comparaison, voyez ce qui arrive dans les pays "socialistes" où l'éducation est gratuite. Soit la qualité est médiocre, soit l'état qui en a la charge croule sous les dettes. Je crois qu'il faut favoriser l'accès aux études universitaires tout en responsabilisant les étudiants. Pour se faire, pourquoi ne pas baser les prêts et bourses sur les résultats académiques au lieu de ne considérer que les revenus des parents? Comme mentionné dans l'article, une majorité de parents ne vont pas payer de toutes façons et l'étudiant se retrouve avec une dette énorme et un bac en philosophie à peu près inutile au marché du travail...!

    • Si c'est gratuit, j'ose espérer que les prêts et bourses vont diminuer. Et que le PQ ne fera pas comme les bonifications que les libéraux donnaient en vue d'une augmentation.
      Ils ont enlevé l'augmentation et ont laissé les bonifications. On peut bien être dans le trou.

    • Et même en augmentant la TVQ des pékysteux zoo des pékysteuses à 8, 9, voire même 10 % pour éponger les éponges des déficits cognitifs ou des trous de mémoire d'une Caisse de Dépôt non participante, ne sont-ce pas aussi tous les pauvres également qui devraient payer pour faire vivre inégalement sur le bras ou gratuitement tous nos hambourgeoisés d'Uquanisthan ou d'Ailleurs?
      Mais dites, voyons! La Fabuliste pure et dure de Perrette et de son Pot au Lait ne serait-elle pas obligée d'y vendre à la fois cotillon tout aussi bien que ses souliers plats???
      « Un Cicéron se vantait d'être
      En éloquence si grand maître,
      Qu'il rendrait disert un badaud,
      Un manant, un rustre, un lourdeau;
      OUI, Messieurs, un lourdeau, un animal, un âne;
      Que l'on m'amène un âne renforcé,
      Je le rendrai Maître passé
      Et je veux qu'il porte la soutane.»
      Le Charlatan/ Jean de La Fontaine/ Livre VI, Fable 19

    • Parizeau me semble perdu avec sa comptabilité. Lorsque nous sommes endettés par dessus la tête et que nous reçevons du BS par coups de Milliards des provinces riches M. Parizeau devrait plutôt éduquer les étudiants et naturellement Madame Marois sur la vrai situation économique du Québec. J'ai parlé avec plusieurs et il n'y en avait pas un seul qui est au courrant de notre piètre situation financière. l'ignorance complèete mais on veut tout gratuit avec l'argent des autres.

    • Si la Fée Mélusine n'est pas capable de se payer des garderies gratuites avec une TVQ de 7 % à peine, que feront les pékistois et les pékystoises sans TPS pour se payer un pont Champlain sans petit train électrique? Augmenter la leur à 15% pour des Universités libres de déficits, peut-être?

    • Pour M totallymezzedup et autres:
      Ben bienvenue dans le monde moderne:
      $10k par annee c'est beaucoup?
      Qu'allez-vous faire quand vous allez decouvrir que dans ce meme monde une maison coute $250k; une voiture $25k; quand les avocats chargent $500 de l'heure; et que pour bien vivre a 65 ans, ca prendra probablement $1MM!!
      $10k c'est beaucoup? C'est le cout d'un appartement a Mtl?!?!?
      Le reveil a la realite va etre difficile hein!!!

    • @carbone-14
      Êtes-vous un diplômé de l'Université de Napierville dont nous a déjà parlé Pierre Foglia ?
      À moins que vous ayez plutôt choisi celle fondée par François Gourd ? Et là, là on parle de gros, gros calibre... LOL ;)

    • Bonjour ,
      "Selon le programme d'aide financière actuel, un étudiant qui gagne 6500$ par année et dont les parents touchent 40 000$ recevrait 12 200$ d'aide financière. L'étudiant n'a donc pas à débourser un seul sou pour payer ses droits. Zéro. Au contraire, il en reçoit plus que nécessaire!"
      Je peut vous dire la vérité sur le montant qu'un étudiant reçois dans ces conditions : 0$ en bourse et p-e 1000$ en prêt.... Je ne sais pas de ou ces informations viennent mais elles sont totalement absurdes.... 60 000 $ on reçoit un beau gros 0 .... un peu de rigueur et aller demander à des vrai famille comment l'aide financière aux études fonctionnent et vous aller voir que c'est du gros n'importe quoi.

    • @ fvailles (15h17)
      Je ne vois pas ce que le respect vient faire ici mais pour votre gouverne, voici l'article de la Loi sur l'Instruction Publique (LIP) du Québec qui régit le transport scolaire dans les écoles publiques du Québec:
      292. Le transport des élèves organisé par une commission scolaire, pour l'entrée et la sortie quotidienne des classes, est gratuit. Lorsque ce transport est effectué sous contrat avec un organisme public de transport en commun ou un titulaire de permis de transport par autobus, au sens d'un règlement du gouvernement, une commission scolaire peut réclamer à l'élève la partie du coût d'un laissez-passer qui correspond à un service additionnel à celui nécessaire pour l'entrée et la sortie quotidienne des classes.
      Une commission scolaire qui organise le transport du midi pour permettre aux élèves d'aller dîner à domicile peut en réclamer le coût à ceux qui choisissent de l'utiliser.
      ___
      Si une Commission scolaire de Laval - où d'ailleurs! - exige un montant pour le transport (matin/soir) des élèves dans leur bassin naturel, elle est dans l'illégalité la plus totale!
      Voici ce qu'on peut lire aujourd'hui sur le site de la CS que fréquentaient mes enfants à l'époque:
      1. ÉLÈVES ADMISSIBLES AU TRANSPORT
      Les élèves fréquentant leur école de bassin et qui ne sont pas à distance de marche de leur école ont droit au transport gratuit, matin et soir.
      Le transport du midi*, le transport en place disponible* pour les élèves à distance de marche de l'école et le transport à une école autre que celle du bassin de l'élève* peuvent être offerts dans certains cas. Il n'existe cependant pas d'obligation pour la Commission scolaire d'offrir ces services.
      * Des frais d'utilisation annuels sont demandés.
      --------
      Avec tout le respect que vous êtes en droit d'attendre...

    • Hier, aux nouvelles de Radio-Canada, on nous présentait un petit tableau en lien avec l'idée de gratuité de Monsieur Parizeau:
      - cela coûterait $ 800 millons à l'État de financer actuellement la gratuité
      - puis on ajoute , HORREUR , que par la suite cela monterait à un peu plus de $ 1 milliards...
      - Pourquoi ? Comment ? ...
      p.c.q., selon eux , il y aurait alors plus d'étudiants au niveau Universitaire...
      Cela ne fait que confirmer que le 20% de moins d'étudiants universitaire au Québec comparé aux autres provinces est essentiellement due aux revenus disponibles pour étudier...
      C'est une source de richesse sociale et économique dont nous ne devrions pas nous priver comme société. Les connaissances sont sources de créativité, de création d'emploies et de richesses.
      Alors faisont en sorte de trouver le financement au moment et aux endroits ou ces sources de revenus sont disponibles. Les étudiants doivent faire leurs part comme je le suggérais plus haut, mais les autres ¨composantes de la société¨ aussi.
      Avant la création de l'éducation publique gratuite accessible à tous, ce sont les entreprises qui payaient pour la formation de leurs personnels spécialisé... Ces mêmes entreprises font tout pour diminuer leur part dans le financement de l'État, payant moins en pourcentage que le contribuable moyen...
      Quant aux Banques... il font des fortunes a aider les grandes entreprises à cacher des revenus au fisc dans des paradis fiscaux... alors , au taux de profits annuel dont elles disposent, la moindre chose seraient qu'elles fassent leur part...

    • M. Vaille ...
      - l'approche utilisant une modulation des frais de scolarités en fonction du domaine d'études aurait votre faveur et celle du recteur de l'U. de M. , M. Breton...
      - Cela ajouterait un filtre de sélection supplémentaire aux domaines d'études potentiellement les plus ¨rentables¨ comme professions. Je parle ici de la situation financìère des étudiants venant de milieu défavorisés... ON ÉLIMINERAIT AINSI LES CANDIDATS APTES ... mais, malheureusement , trop pauvre pour se payer de tels frais exorbitant... ÉLITISME... ÉCONOMIQUE...
      -Les prêts et bourses ? ( ne me faites pas rire , il y a toujours un critère auquel le pauvre ne correspond pas )
      Vous insistez pour une juste part des étudiants, la proposition que je vous ai envoyé plus tôt en est une de solution payable par les étudiants, lorsqu'ils en auront les moyens i.e. lorsque diplômés ( évidemment 2000 caractères ne peuvent suffirent à rendre justice à une telle approche et en prouver la viabilité).
      - si on parlait d'autres sources de financement: les Banques qui profitent en premier de l'augmentation du revenus des diplômés... et les entreprises qui font de l'évitement fiscal (avec l'aide des Banques ) , que ce soit dans les Antilles ou ailleurs dans le monde.
      Vous savez aussi bien que moi que cela prive les divers palliers de gouvernement de plusieurs dizaines de milliars par année en revenus non déclarés ( 150 millairds dans les Antilles ).
      - ceci représente , au taux de 15% , environ $ 2,000 par citoyen payeur de taxe , de moins de revenu pour le fédéral et les provinces... argent perdu... mais comblé par vous et moi...
      - et si on parlais des réductions d'impôts constantes pour les entreprises au cours des dernières décennies ( passant de 25% à 15% d'imposition )... Pourtant ces entreprises sont les premières à bénéficier de la formation de nos universitaires.
      - il y a donc d'autres sources de financement possible, encore faut-il avoir l'honnêteté de regarder là ou se trouve l'argent.

    • En réponse à molybdene.
      SVP, arrêtez de nous faire pleurer avec le fait que les étudiants doivent "survivre" avec les prêts et bourses. J'ai été étudiant à l'UQO et j'habitais en appartement avec ma conjointe. J'ai encore quelques petits prêts à rembourser. Aussi triste que cela peut paraître nous arrivions à vivre assez bien. Le truc est de travailler.... eh oui, TRAVAILLER. Toujours est-il qu'il faut VOULOIR travailler.

    • @inouk
      Je ne défend pas nécessairement la gratuité. Depuis le début, je crois qu'un sérieux ménage dans la gestion des universités permettrait de dégager pas mal d'argent.
      Il y a une étude disponible sur le site du Ministère de l'Éducation qui mentionne que les dépenses des universités québécoises sont supérieures pour la recherche (ce qui est une très bonne chose), pour les immobilisations (la construction de campus satellites à gauche et à droite), les contrats informatiques et l'administration. Les trois derniers points peuvent certainement être resserrés pour libérer de l'argent.

    • Solution équitable au financement Universitaire:
      - la richesse des sociétés industrialisé est de plus en plus dépendante de l'économie du savoir.
      - il faut donc faire en sorte d'en donner l'accessibilité à tous ceux parmis la population qui en ont démontré les capacités et le désir afin de maximiser la richesse de notre société.
      Les coûts:
      - les revenus de étudiants , souvent venant d'emplois payés presque au salaire minimum , lors d'un travail de quelques mois à temps plein l'été et à temps partiel pendant l'année scolaire ( soyez honnête, le support des parents est inexistant pour la majorité d'entre eux )
      les frais de scolarité comprennent aussi les frais de déplacement, d'alimentation, de matériel didactique , informatique, logiciels et de résidence... car ils ne vivent pas tous près des universités.
      Gratuité scolaire:
      - l'opinion de M. Parizeau est loin d'être farfelue car il ne faut pas oublié que les diplômés recevront en moyenne $ 9,000 de plus en revenu que s'ils n'avaient pas étudier... Donc source de revenu supplémentaire pour l'État et les Banques qui auront à gérer leurs avoir, leurs finances et leurs entreprises...
      DONC: je pronerais une ¨GRATUITÉ VIRTUELLE ¨ i.e. créer une taxe réservé spécifiquement au financement universitaire , payable à vie par ceux qui profiteront le plus de ces diplômes, i.e. payer 0.05% par cours suivi ( environ 1.5% pour un Baccalauréat ). CEla aurait pour effet d'indexer les revenus des universités à l'augmentation du coût de la vie ( et payé, en moyenne, $900 sur un surplus de % 9,000... c'est un bon investissement ).
      - Il faudrait aussi penser à des redevences sur les brevets mis au point grâce aux recherches effectuées dans nos universités ( le MIT seul au USA reçoit plusieurs centaines de millions de redevence sur ses brevets...)
      - Il faudrait aussi penser aux 150,000 entreprises Québécoises qui ne paient aucun impôt ( un impôt minimal de ... disons $ 2,000 ne les tueraient pas ... et serait équitable pour la population

    • Le problème quand on se fie sur les chiffres du gouvernement, c'est qu'ils sont loin de la réalité. Je viens de terminer mon Bac et l'aide qui m'était accordée l'était sur la base du fameux 2168$. Cependant, avec les frais afférents, il m'en coutait environ 4500$ par session. Si on ajoute les frais d'achat de fournitures scolaires et les frais d'inscription de la session d'été. C'est plus de 10 000$ annuellement qui étaient destinés à l'éducation dans mon budget. Le montant qui m'était accordé en prêts et bourses était donc totalement erroné par rapport aux besoins réels. D'ailleurs, en considérant les frais afférents, le coût des études supérieures est-il réellement le plus bas au Canada? J'en doute....

    • Toujours en quête d'Harmonie universelle par les petits joints ou autrement, le projet de société supérieure de Fourier et quelques autres fouriéristes de sa suite était basé sur la découverte scientifique de la théorie dite de l'Attraction spontannée, basée sur 810 catégories différentes de passions, sous-passions et sous-sous-passions pour mieux arriver à marier les émotions de tout ce beau monde de la St-Valentin à venir après avoir fait un rêve merveilleux lui aussi, et tel que schématisé comme suit par Wiki pour les malentendants: soit la théorie des 4 Pommes pour les Tout-Petits d'Ailleurs ou d'ICI.
      Celle qu'Ève offrit à Adam pour le séduire, celle que Pâris offrit à Aprhodite pour la bizouner, celle que Newton reçut sur la tête en dormant au gaz durant un cours d'Apologétique socialiste; et la dernière, inventée par lui-même pour ses cours dans les CPE et autres garderies dites supérieures entièrement publiques mais toujours demeurées sans-le-sou assez curieusement, malgré toutes ses flèches d'Amour sans petits coeurs envers tous les politiciens un tantinet demeurés de son temps.
      Pour démontrer le bien fondé de sa théorie socialiste destinée à faire disparaître les inégalités sociales, il prit une pomme achetée à 1 sou à Rouen le matin et qu'il partagea en 2 parties égales pour 14 sous le midi même dans un resto populaire avec un très grand critique culinaire de Paris. Et le prix réel de ladite pomme en question étant de fait retombé à 7 sous pour chacun comme par magie, toute une gent trotte-menu et un tantinet souricière s'empressa de propager la bonne nouvelle dans toute la contrée pour le plus grand plaisir d'une Galerie qui en demeura toutes bouches bées comme de raison.
      On l'appela par la suite la théorie universelle de l'Attraction monétaire spontannée d'Uquani$than, et elle fut dès lors enseignée tout partout par les plus grands économistes du Pays. Voilà! D'autres petits dessins si besoin, peut-être?

    • Je suis allé voir le document "Statistiques fiscales des société" de 2000, soit avant l'ère libérale et j'ai remarqué que le taux de la taxe y est de 1,28% plutôt que 1,05% pour l'année 2006.
      On y apprend également que "en 2000, la taxe sur le capital, incluant l?en-lieu de taxe sur le capital des sociétés d?assurance, totalise 2 milliards de dollars. De ce montant, 602 millions de dollars, soit 30,5 % du total, ont été payés par des
      entreprises financières, notamment 239 millions de dollars par des sociétés d?assurance."

    • Je ne comprends plus rien
      Les étudiants paient 12% vous dites. Mme Beauchamp disait la même chose l'an passé.
      La gratuité couterait un milliard, selon Pierre Fortin.
      L'université coute donc 8 milliards
      Or, le gouvernement ne donne que 3 milliards
      Où vient donc les 4 milliards manquant???

    • Un peu de respect Rogiroux. À Laval, TOUS les élèves utilisant le transport scolaire ont reçu un avis exigeant entre 200 et 300$, pas seulement ceux qui n'y avaient pas droit. Vérifiez les faits. Quand on vous dit que les finances sont serrées...

    • La taxe sur le capital de l'ensemble des entreprises ne rapportait pas 600 millions, mais 1,8 milliard, thegopher001. Celle sur les institutions financières rapportait 164 millions et celles sur les compagnies assurances, 375 millions (ces deux dernières totalisent près de 600 millions). La taxe sur les cies d'assurance n'a jamais été abolie. Par ailleurs, la taxe sur le capital qui rapportait 164 millions a été réintroduite sous une autre forme semblable et rapporte aujourd'hui 210 millions. En somme, les 600 millions n'existent plus. Il faudrait donc lever de nouveaux impôts. Quand on vous dit que les finances sont serrées...

    • m.parizeau devrait continuer sa retraite dans le silence .
      la gratuité ok ..je retourne à l'école pour le plaisir en science politique quand ca va être gratuit pendant 10-15 ans
      je suis jeune ..a la retraite alors je suis partant
      c'est gratuit quand j'ai hâte
      et nous sommes combien qui attende cela
      a vos frais .....
      duschesne ,marois,parizeau ,les carrés rouge de l'incompétence rare
      ah oui et cette été je vais aller manifester avec les amis carrés rouge de madame marois ,juste pour madame bougon marois
      70 % de la population pense comme moi .....la majorité silencieuse
      merci babe le futur étudiant ...

    • @seb.b: je n'en aucune idée du coût de société, mais certainement moins que de prôner une gratuité scolaire totale, car ce ne sera pas l'ensemble des contribuables qui va payer pour tes études universitaire au complet. Surtout pas lorsqu'un étudiant change de cours 10 fois pendant 20 ans pendant qu'il vit au crochet de la société.
      La gratuité a un prix. On fait souvent référence aux autres pays où il y a une gratuité, mais quand on regarde les conséquences ...
      Il faut prôner le juste milieu: l'État doit contribuer, mais l'étudiant doit aussi contribuer. Les études, ce n'est pas synonyme de facilité, alors faisons des efforts pour y arriver, il n'y a rien d'impossible.

    • Alors que les Universités québécoises clament, haut et fort, étouffer par manque de moyens financiers, quelqu'un peut-il nous dire combien coûte la "gratuité des frais de scolarité" que certaines d'entre elles accordent aux enfants de leurs employés réguliers?
      Il y a sans doute quelques centaines et peut-être même des milliers de ces jeunes privilégiées.
      Si la gratuité est bonne pour eux, pourquoi pas pour les autres?
      Merci pour l'information

    • Elle est donc bien bonne celle-là, vous croyez peut-être que les prêts et bourses ne sont bons qu'à payer les frais de scolarité peut-être? Ah oui, c'est vrai, il me semble qu'il faut également qu'un étudiant SURVIVE (logement, nourriture, etc). Et ne venez pas me tanner avec le fait que les étudiants sont gâtés pourri par papa/maman, ce n'est qu'une minorité d'entre eux qui le sont et ce fait est généralité à tous les étudiants......

    • M. Parizeau vient encore une fois s'immiscer dans le débat public. Tel est son droit sacré. Mais quel que soit son opinion sur la gratuité scolaire, il serait plus crédible s'il avait préconisé une telle gratuité lorsqu'il avait le contrôle de la tirelire québecoise.

    • Jacques Parizeau a exprimé l?opinion, comme vous le dites, que la gratuité scolaire universitaire n?est pas une chose farfelue. Son parcours de carrière nous révèle que c?est un économiste sérieux et respecté qui a toujours eu une attitude responsable tant comme haut-fonctionnaire, que comme ministre des finances et premier ministre. Cette opinion n?est donc pas portée par un extrémiste de la gauche. En faisant cette déclaration M. Parizeau reconnait que notre société pourrait légitimement choisir la gratuité scolaire et aurait la capacité financière de le faire si cette voie était priorisée.
      Vous avez le droit de ne pas être d?accord avec cette vision de M. Parizeau et vous pouvez même la contester mais de grâce faites le avec la même rigueur que ce dernier a généralement manifesté. Si vous voulez contester faites le en utilisant des arguments sérieux et non pas en procédant à une manipulation des calculs de prêts et bourses et à une interprétation erronée de leurs résultats.
      En choisissant comme exemple un médecin(peu nombreux dans la masse universitaire) plutôt qu'un professeur et en utilisant des frais de scolarité théorique de $10 000 plutôt que les frais réels avoisinant les $3 000 pour faire faussement ressortir la générosité des prêts et bourses on voit vos orientations.
      Je crois que la réalité est bien loin de ce que le gouvernement a tenté de vendre à la population pendant le conflit étudiant. On est peut-être loin du « quêteux dans le métro» mais on est également très loin de la vie facile avec des salaires avoisinant rapidement les six chiffres comme ceux des médecins. Une très forte proportion des universitaires si ce n?est la majorité n?atteignent pas et sont très loin de ce niveau de revenu même en fin de carrière.Nombreux sont ceux qui ont à rembourser des dettes d\'études importantes et qui sont loin des salaires faramineux auquel semble-t-il donnerait droit un diplôme universitaire.
      Louis St-Lauren

    • Question de rigueur, j'aimerais rectifier vos propos. Jacques Parizeau n'a jamais affirmé que la taxe sur le capital qui venait des institutions financières était de 600 millions. Tiré de l'entrevue du devoir:
      « Réimposer la taxe sur le capital pour les banques, ça ne me dérangerait pas, a-t-il poursuivi. Et on parle de quelques centaines de millions de dollars. Ce n?est pas rien. C?est au moins deux fois ce que le gouvernement [de Jean Charest] attendait de ses propres hausses. » Pour les seules institutions financières, les revenus pour l?État québécois provenant de cette taxe abolie par les libéraux entre 2007 et 2011 ont déjà représenté plus de 600 millions de dollars.
      Parizeau parle de quelques "centaines" de millions de dollar, ce qui n'est pas rien. Le devoir mentionne le 600 millions en incluant tout les entreprises et NON pas seulement les banques! Vous devriez lire correctement avant d'écrire n'importe quoi! Me semble que ce n'est pas dans les habitudes de la presse de publier des faussetés...

    • En passant, j'ai lu l'article de Pratte ce matin sur l'évitement fiscal des entreprises. Je suis l'un des premiers au Québec à avoir dénoncé l'évitement fiscal. Fouillez le web, vous verrez. mes premiers articles remontent à il y a 10 ans et même plus...Alen101?

    • Dans son socialisme dit critico-utopique un peu dépassé date, mais inventé tout spécialement pour des classes dites supérieures de talibans dit supérieurs destinés à un enseignement dit supérieur pour des cours de sexologie dite supérieure tout comme en Uquanisthan de demain, un certain petit drôle dénommé François Marie Charles Fourier un peu mythomane sur les bords avait inventé de toutes pièces tout un ensemble de bâtiments universitaires gratuits pour tout le monde ou presque et destinés à un enseignement universitaire universel donné gratuitement par des enseignants qui travaillaient aussi supérieurement, c'est-à-dire gratuitement.
      Chacun des phalanstères de sa Société dite harmonique mais sans violons étant constitué d'environ 1,500 personnes des trois sexes, le troisième sexe étant ici constitué d'enfants impubères de 3 à 16 ans pour faire le ménage ou la vaisselle à l'occasion, 400 familles sur des domaines gratuits de 400 hectares regroupés dans des dortoirs et des réfectoires gratuits pour ménager un peu sur le pécuniaire, devaient donc en principe partager gratuitement leur numéraire dans de fort belles bâtisses d'environ 1,2000 m, à comparer aux 500 m seulement de Versailles, et agrémentées de stades de foot pour les ados et de toutes sortes de casinos pour les plus vieux; mais assez paradoxalement d'aucune salle de cours de maths dites supérieures pour ne pas embêter les gens selon Wiki.
      La chicane se mit cependant dans la cabane quand des maîtres arpenteurs à l'esprit avant tout géométrique se mirent en tête de diviser équitablement tous ces lots en communes égales de 50 X 50 km égaux et sans tenir compte des lacs et des rivières, tout comme dans une certaine République des Girouettes du temps du Directoire; et le projet fut bientôt oublié malheureusement. Tout comme Montaigne en son temps, tout un chacun se remit bientôt à un régimme drastique de prunes gratuites pour se soigner de ses révolutions de bile et de ses mauvaises humeurs passéistes...

    • Ceux qui veulent la gratuité à l'université, ne disent rien de cette mesure coûterait à l'état, c'est à dire les contribuables, déja endetté de 200 milliards de dollar.
      On voit que ces personnes ne regardent pas plus loin que leur nombril. Pour eux, il faux moins de dette... pour qu'ils s'endettent plus par la suite en achetant pas une, mais deux voiture et une maison en banlieu le plus vite possible.

    • Le même étudiant du quartier pauvre de Hochelaga, transposé en France où s'exerce la gratuité scolaire, n'aurait droit qu'à une aide 4 200 euros (2570 pour le logement et 1640 pour une bourse de premier niveau). Or l'association étudiante FAGE estime qu'il faut compter environ 14 000 euros (dont 12 670 en frais de subsistance). Cet étudiant aurait besoin d'emprunter au privé ou obtenir 10 000 $ de ses parents.Les étudiants allemands(KfW) et les suédois(Csn), contrairement aux français peuvent bénéficier de prêts importants ( de 7000 euros)garantis par leur état pour subvenir à leurs besoins. En somme, les étudiants européens ne cessent de s'endetter alors qu'au Qc, les nouvelles mesures du programme d'AFE du Qc viendront atténuer l'effet d'endettement des étudiants à faible revenus. En somme, le système québécois est le meilleur des deux mondes(Europe-gratuité et surendettement versus ROC et États-Unis avec des droits prohibitifs et un endettement disproportionné)
      Peu importe les analyses rationnelles, l'ASSÉ promeut l'idéologie de l'anarchie sociale telle que décrite dans son mémoire de justif1cation de la gratuité scolaire, où elle indique en page 25 : En contribuant au désengagement des établissements d'enseignement supérieur de l'emprise des entreprises privées, la gratuité scolaire donnerait au savoir la possibilité de retrouver son caractère subversif et révolutionnaire?..!
      Dans ce contexte,même si le Qc bénéfice l'un des systèmes les plus progressifs en matière d'accès à l'enseignement supérieur, l'idéologie de l'ASSÉ soutenue par la CSN vise un modèle de société utopique qui interdit tout dialogue constructif avec ces derniers.

    • En 1974, a titre d'étudiant de soir, adulte et marié avec 2 jeunes enfants, avec un salaire de 5,0000 par année, je payais 45.00 dollars par cours. Si je comprends bien, le coût est présentement de 90.00 par cours, ceci après 38 ans, soit une hausse cumulative de moins de 3 % par année. Il est ou le problème avec la hausse. Je ne recevais pas d'aide de la part de personne. J'ai pris 6 ans pour compléter mon Bac, tout en travaillant et étant le seul a pourvoir aux besoins de ma famille. Donc un étudiant seul peut fort bien étudier et travailler en même temps. Alors les jeunes que faites vous de votre fierté de ne pas vivre au crochet de la société qui a beaucoup d'autres chats a fouetter.

    • Quelle malhonnêteté intellectuelle!! Vous nous dites donc que tout ce que nous achetons avec une carte de crédit est "quasi gratuit", parce que nous ne le payons pas sur le champ et accumulons une dette?
      C'est quoi ce raisonnement?
      Un enfant dont les parents gagnent ensemble 60 000$ recevra l'argent pour payer ses droit de scolarité (10000$) et devra vivre avec 2200$ pour le reste de l'année, car on s'entend que de faire des études de médecine et travailler par dessus ça est extrêmement difficile, particulièrement si on ne possède pas un réseau social qui nous permet d'obtenir un job à 20$ l'heure avec un boss compréhensif pour les horaires. Wow quel "deal"! Les parents sont mieux de s'atteler si l'enfant doit prendre un appartement, hein!
      Je comprendrais un jeune d'un milieu où l'éducation est mal perçue d'hésiter à se lancer dans ces conditions.
      P.S. Le diplôme secondaire est aussi "directement" au bénéfice de l'élève! Cela ne les empêche pas tous de décrocher quelques années, même si on en rattrape déjà beaucoup au final.
      Vos arguments sont presque tous fallacieux!

    • Les frais à l'université ne sont que la poudre aux yeux à la surconsommation. Ça commence à l'adolescence lorsque le jeune trouve son premier travail. Il va dépenser tous ce qui gagne et même plus en crédit, et ça continue jusqu'à la fin de ses jours. Même si l'université était gratuite, les jeunes vont s'endetter pareil. L'argent disponible serait dépensé ailleurs. Exemple, Grabriel Nadeau-Dubois: Il a reçu 20 000$ en bourse gouvernement du Canada, pourtant le cégep est pratiquemment gratuit. Ce qu'il ne dit pas, c'est que son logement coûte 900$/mois.
      Pourquoi n'est pas un problème de fréquenter l'école privée au secondaire, alors que ça chiale rendu à l'université? La parents qui finance le secondaire, ils ont pensé à une certaine aide à l'université, de ceux que je connais. La différence, c'est que le jeune de 20-25 ans est rendu un grand consommateur et ils veulent changer le monde... pour le propre bien! On se fou des contribuables.

    • @inouk
      En sortant de l'université, ça fait déjà un bout de temps que tu es autonome. Quel est le coût pour la société d'avoir des gens qui doivent rembourser leur prêt étudiant jusqu'à 30-35 ans?

    • Monsieur avait la nostalgie de donner des leçons, il doit se dire en lui-même avec le rire caractéristique qu'on lui connait : "Si une Pauline Marois peut se faire aimer en faisant cette sorte de démagogie, combien plus un Jacques Parizeau peut récolter d'amour et d'admiration en l'amplifiant."

      Vous connaissez l?équation suivante : Q = - (F) (GB) (USA)2 ? (R) ? Dans cette formule, F désigne la France, GB, la Grande-Bretagne, USA, les États-Unis et R, Rome."
      Et elle est de Yvan Lamonde
      J'en propose une autre :
      PQ = -(H) (GM) (BLS)ª - (I)
      Dans cette formule, H désigne l'honneur GM : les grosses menteries. BLS : la bullshit et I : l'intégrité.
      Je vous ferais remarquer que, depuis quelque temps, on a cessé de s'intéresser à tous les Québécois et qu'on ne s'intéresse qu'à un nombre assez restreint d'entre eux maintenant : Ceux qui ont une capacité de nuire à l'ensemble de la société. Transposez notre attitude sur un plus petit groupe encore avec une plus grande capacité de nuire (je vous laisse imaginer lequel...) et vous ne serez pas fier de notre comportement.
      On dirait que notre honneur, hérité de la tradition anglaise, d'avoir un gouvernement responsable en Français en Amérique a sacré le camp en même temps que Jean Charest et que même si on avait un pape québécois, on est plus très catholique ni orthodoxe comme société: les grandes décisions se prennent en concile étudiant. :-(

    • À noter que les parents seront bientôt sollicités pour payer le gaz des autoubus scolaires du Primaire pour éponger les déficits des élèves au Sec. qui devront bientôt vendre des limonades à 25 sous tout comme la petite soeur de Charly Brown pour éponger les leurs avec Snoopy pour en récolter tout l'usufruit en catimini.
      Alors, le prix d'une caisse de petites molles pour chaque taliban d'Uquani$than serait-il suffisant comme éponge pour défrayer le prix des recherches sur les petites grenouilles de Maître Jean de La Fontaine ou pas, tant qu'à donner dans le futurisme de classes?

    • Un autre pour Inouk,
      Je n'aime pas tellement le fait d'argumenter en prenant notre exemple et en se disant que si nous on l'a fait d,autres peuvent le faire. Il y aune part de vérité là-dedans, je concède mais chaque cas est différent.
      Si moi, je réussis d'une manière cela veut pas dire que mon ami, mon frère ou ma soeur peuvent faire pareil, je peux quand même leur expliquer mon parcours et dans mes bons exemples, d'autres peuvent aussi faire la même chose sauf que beaucoup vont emprunter d'autres chemins et qui leurs conviennent bien mieux, l'important c'est bien sûr d'avoir un objectif une destination et de garder le cap. Mais, je suis aussi philosophe de nature et alors je vous dirais que c'est plus le voyage qui importe que votre destination.
      Pour revenir à l'exemple... Les filles et les gars que je connais, des jeunes travaillant au dépanneur et à l'épicerie ont tous une voiture ou bien en auront une rapidement rendu à la deuxième année de Cégep, sinon ils devront lâcher un des deux. En banlieue cela.
      Pour travailler cela prend une voiture ou bien vivre en appartement très près du cégep ou de l'université et avec un emploi dans le bout aussi.
      Cela coûte combien et il vous faut combien de colacataires pour arriver ? C'est pas tout le monde non plus qui est fait pour la vie à plusieurs... Certains ont d'autres chances et pas juste aux études , d,avoir un frère environ du même âge et de vivre ensemble pour débuter. Tu peux avoir une maison plus tôt dans ce temps là...
      Pas une situation d'exactement pareil à une autre et l'AFE ou encore le régime des impôts ne peuvent pas tout prévoir, c'est impossible.

    • Vos propos sont fort judicieux. Selon votre approche le citoyen doit payer pour les services qu'il reçoit afin qu'il n'y ait pas de gaspillage... C'est vrai, qu'on apprécie plus ce que l'on paie de sa propre poche que collectivement. Désormais payons tout... il faudrait prendre même exemple sur les systèmes de santé et d'éducation américains... là ils se prennent en main. Personne n'est malade! Il n'y a pas de décrochage scolaire.
      L'université pourrait être gratuite. Ce n'est qu'une question de volonté politique et de société.
      Je n'ai pas étudié au Québec, je n'ai reçu que des prêts grâce aux nombreuses démarches du directeur de mon département. Si je me rappelle bien, ces prêts totalisaient 3,000$ pour les quatre ans d'étude que j'ai réussies sans perdre de temps... 7 cours par session. Les bars, les sorties, les sorties culturelles, les voyages n'ont pas fait partie de ma formation! Les règles d'attribution des bourses tenant compte du fait que j'étais le plus jeune de la famille - situation assimilable à l'enfant unique - et pourtant mon père était le seul soutien financier et ne faisait pas un énorme salaire.
      J'ai hâte de cesser de payer les subventions des CPE, la taxe scolaire, l'assurance-chômage, l'assurance-santé, les assurances solidarités, les congés parentaux et tous ces programmes qui n'encouragent pas la prise en main des individus par eux-mêmes. J'ai hâte aussi qu'on cesse de prendre mon argent pour verser de généreuses contributions aux amis, aux compagnies qui ferment peu après ou se délocalisent, aux... évasions fiscales... et qu'on se traine les pieds pour ne pas mettre un terme à ces pratiques.
      Seulement une chose que l'université m'a apprise c'est que solidairement nous sommes plus forts.
      Si collectivement on ne peut ou ne veut pas tendre vers la gratuité, prenons des moyens pour qu'un certains nombres y aient droit après des concours d'admission ou autre type de sélection. Certaines sociétés l'ont fait alors qu'est-ce qu'on attend?

    • Bonjour Inouk,
      J'ai lu rapidement le billet du professeur Didier Delignieres et je le respecte, mais moi aussi je pourrais vous en donner des chiffres ou des exemples de confrères dans mon groupe en première année d'université qui ont dû abandonner, d'autres ont changer d'université puis certains de domaine. Et pour les droits de scolarité, c'était l'époque de la hausse de Claude Ryan, notre cuvée cela a été parmi les premiers à en écoper et ensuite on pourrait vous parlez des taux de réussite des étudiants québécois à l'EFU des CA à l'époque. Un taux de réussite de 37,2% en 1993 (43,1% pour les étudiants se présentant la première fois).
      Cellulaire, voyage dans le sud et voiture ? Mais c'est notre société de consommation cela. Et en 2012 et même dans les années '90, un étudiant a bien plus de chance de trouver un travail en ayant une voiture et un cellulaire. Il peut aussi se déplacer en transport en commun mais s'il ne vit pas près de tout cela va lui prendre trop de temps.
      Le sud cela m'attire pas tellement mais je peux vous dire que les jeunes que je vois de nos jours dans les domaines disons de la communication que je trouve les plus prometteurs sortent beaucoup et voyagent beaucoup. Par contre, s'ils sont trop endettés, ils peuvent manquer de prudence mais c'est votre réseau, vos amis, vos contacts qui vont vous permettre de parler de mode, de musique...
      C'est l'étudiant qui ne sort pas qui risque d'avoir un problème tôt ou tard. Juste les bouquins, c'est loin d'être suffisant. Et les emplois alimentaires hors du domaine, c'est bien correct mais cela permet pas tellement de progresser, plusieurs parmi eux sont ceux qui prolongent leurs études ou les abandonnent cat ils doivent faire trop d'heures.
      Exactement, le cas d'un gars en première année et je ne me souviens plus combien d'heures il faisait dans son dépanneur, peut-être 20 heures semaines bien après les examens intras, il a abandonné et on ne l'a plus jamais revu. Il est sur notre photo de groupe.

    • Monsieur Vailles, avez vous lu l'article de votre collègue Pratte de ce matin?

    • "Les parents sont de plus en plus appelés à contribuer et certaines écoles font même payer l'autobus scolaire." (Francis Vailles)
      Ça serait bien de préciser qu'on parle ici de *places disponibles* pour des étudiants qui n'ont pas droit au transport scolaire (matin/soir ou midi) parce qu'ils habitent à proximité de l'école où qu'ils fréquentent une autre école que celle de leur quartier!
      Autrement, le transport est gratuit!

    • Le vieux rêve des créditistes de transformer les pékystes d'Uquanisthan en biscuits aux bleuets croquables à volonté par les déficits libéraux serait-il réalisable ou pas?

    • Comme bien d'autres, vous déformez le message de M. Parizeau qui a
      affirmé qu?il faudrait d?abord réfléchir à la mission des universités avant de parler des sommes en jeu. Je le cite: "«On se fixe un objectif, et ensuite, on cherche de l?argent, pas le contraire. À l?heure actuelle, on fait toujours le contraire»
      Mais voilà, ce n'est pas aussi populaire, pas aussi sensationnel que les frais de scolarité. Alors on le met de côté.

    • J'ajoute mais ce serait plus une discussion, un dialogue qu'un blogue que dans le métro vous pouvez y rencontrer des musiciens très doués et certains parmi eux plus doués que les étudiants en médecine.
      On connaît aussi deux cas de médecins ayant fait des études en musique avant de faire médecine et il y en a qui continuent les deux. Je les admire beaucoup, mais je crois qu'ils ont eu un meilleur support que les quelques très brillants musiciens croisés dans le métro de Montréal.
      Évidemment, c'est la vie et elle ne sera jamais juste à 100%. On peut quand même regarder ce qu'on peut faire pour améliorer notre monde.
      Le régime de l'AFE est insuffisant pour permettre cela mais c'est mieux que rien et il faut voir ce qu'on est capable de payer. Alors, le reste ce sont des fondations et Universités mais qui vont en général se consacrer aux suprêmement brillants.

    • Comme vous le dites, votre modèle sacrifie les enfants de parents aisés qui n'apportent pas de soutien à leurs enfants et les enfants des régions éloignées des grands centres. Pou eux, la hausse des frais de scolarité ne fait que réduire leur accessibilité à l'enseignement supérieur. Ils sont les oubliés du syatème.
      Également, vous dites que pour les enfants dont les revenus des parents est de 60,000$ ou moins, le système actuel équivaut à la gratuité. À ce que je sache, un prêt, ce n'est pas gratuit. Ces enfants recevraient un prêt de 3,400$ par année. Ce n'est pas de la gratuité. Quand on emprunte pour acheter un bien, on ne peut pas dire que c'est gratuit.

    • Vous avez sans doute raison sur le fond, mais la question est devenue tellement idéologique qu'il se dit à peu près n'importe quoi sur le sujet. Quant à Jacques Parizeau, il fait des raccourcis(son habitude) et il carbure toujours à l'idéologie sociale-démocrate des années 60. Il oublie seulement que nous sommes en 2013! Tout homme a cependant droit à la nostalgie!
      Michel Lebel

    • @lecteur_curieux: Voici le texte qui provient directement du professeur d'université en France:
      [...]
      Parlons du respect. C?est d?abord le respect que l?étudiant peut éprouver à l?égard de son université et des études qu?il y poursuit. Je ne m?attarderai pas ici sur les bâtiments délabrés, le mobilier avachi et le matériel désuet. Ni sur les enseignants aux salaires misérables. Mais il faut admettre que les étudiants doivent avoir quelques difficultés à respecter une institution aussi dépréciée.
      [...]
      Ref: http://tinyurl.com/ay6p593
      J'ai vécu hors de mon nid familial pour aller aux études universitaires pendant 3 ans avec un revenu de 8000$ par année entre 1997 et 2003. Je suis passé au travers pareil. Ça n'a pas été facile, mais ça se fait. Il faut comprendre que je n'avais pas de char, pas de cellulaire, je n'allais pas dans le sud, je n'allais pas dans les bars aux semaines ... Faut faire des sacrifices, on ne peut pas tout avoir dans la vie.

    • @seb.b: c'est ça le problème, ça veut tout avoir dès le premier jour où que l'on devient autonome. Même nos parents n'ont pas de première maison à la sortie de l'école. Ça se commence par vivre dans l'appartement et le reste viendra tout seul. Il s'agit de faire des bons choix de vie et d'ajuster son budget en conséquence.

    • À la recherche des 600 million$ perdus, ou comment faire de la politique avec du whishful thinking, comme disent les Anglos. À combien les déficits actuels des Universités secondaires à la grève des profs d'Uquanisthan dans une vie antérieure? À combien les déficits actuels des hôpitaux?
      Et à combien les déficits actuels dans les écoles? Et à combien enfin les déficits actuels des municipalités comme cerise sur le beau fromage économique de Parizeau qui aurait eu avantage à se taire tout comme dans la belle Fable pour CPE du Renard et du Corbeau. Si les déficits ne sont pas une religion, beaucoup de politiciens mériteraient certainement d'être empaillés pour ne plus nuire au public en résumé.
      Pourquoi ne pas réinstaurer la taxe sur les bottines d'enfants abolie par Maître Corbeau en son temps avec sa baguette magique d'Harry Potter et faire disparaître du coup la Fée Mélusine sur notre radar de l'Argent mal placé?

    • Pour le brillant d'Hochelaga-Maisonneuve, il faudrait qu'il soit détecter plus tôt, à l'adolescence par exemple ou un peu plus tard mais il faut alors faire remonter ses notes.
      Il lui faut un ou des mentors et cela pourrait passer par le sport étudiant au football, par exemple. De grandes personnalités aux États-Unis y sont parvenues ainsi dans le passé. Je crois que Ralph Bunche en est un.
      Dans les milieux pauvres et des jeunes surdoués d'une brillance exceptionnelle c'est pas l'AFE qu'Il faut viser mais les bourses d'excellence de fondation et celles des Universités elles-mêmes. Il faut plus d'argent que cela pour bien vivre et pour se consacrer sérieusement à ses études.
      C'est encore une fois l'influence du milieu associée à la volonté du jeune de réussir qui vont faire la différence mais le régime de l'AFE est très insuffisant pour permettre cette mobilité sociale, je ne dis pas que des cas vont pas pouvoir réussir pareil mais je crois plus aux surdoués qui iront pour la bourse d'excellence et cela c'est s'ils ont été détectés suffisamment tôt...
      »Mais les surdoués pourront s'en sortir autrement au final, en devenant artistes, entrepreneurs ou encore athlètes professionnels mais là aussi le temps est compté. Artistes mais incluant aussi des écrivains et ils n'ont pas nécessairement besoin de passer par l'université. Sauf que c'est une belle école.

    • J'allais continuer sur l'autre texte et demander des preuves que les Universités françaises gratuites tombent réellement en ruines et que ce n'est pas pareil là où on charge des frais.
      Vous parlez ici des équipements informatiques désuets des écoles mais allez voir dans les écoles privées c'est souvent autant le cas que dans les écoles publiques.
      Pour les chiffres là aussi, on peut discuter longtemps puis je trouve cela très bien que lorsque quelqu'un en lance comme monsieur Parizeau d'autres viennent ajouter leur grain de sel.
      Moi, je vais aller avec votre exemple de l'étudiant pauvre de Hochelega-Maisonneuve. Des parents qui font ensemble 40 000$, c'est possible mais plusieurs gagnent bien moins que cela. Et vous croyez vraiment qu'il va pouvoir se rendre en médecine ? Pas impossible, mais tout ce qu'il aura à affronter, il faut commencer par réussir le secondaire et c'est déjà un défi.
      Mais un vrai de vrai brillant aura besoin de plus d'aide que les montants prévus par l'AFE, c'est une bourse d'excellence et je vous dirais que seul un exceptionnel pourrait réussir dans ces conditions. Autrement le 12 200$ d'aide financière est bien trop peu, surtout si la personne doit sortir de son milieu et faire des efforts extraordinaires.
      Il faut presque un Will Hunting dans ces milieux là pour parvenir à s'en sortir et encore, le plus que brillant va faire ce qu'il veut de sa vie, il a une fille et l'amour de sa vie qui va passer en premier...
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Will_Hunting

    • Remplacez médecine par un métier plus 'normal'. Remplacez Hochelaga-Maisonneuve par n'importe quelle ville ne comptant pas d'université. Il gagne environs 35-40k avec son bac. Il a accumulé 20-25k de dettes puisqu'il n'a pas la chance d'habiter chez ses parents. Donc, tous les projets (acheter une maison, fonder une famille, etc) doivent être reportés pour de nombreuses années à cause des dettes à rembourser.

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