Pourquoi la gratuité est une mauvaise idée

La banlieue est remplie de voisins qui, durant les belles journées d'été, s'amusent à arroser leur asphalte pour le rendre propre, utilisant leur tuyau d'eau pour repousser les petits cailloux.

Je n'ai rien contre les voisins ou les tuyaux, comprenez-moi bien. S'ils veulent faire briller leur asphalte, c'est leur droit. Sauf que pendant que la poussière s'écoule vers la rue, l'eau potable chèrement filtrée est gaspillée. Et c'est bibi qui paye.

La raison de ce comportement est bien simple: dans la plupart des municipalités, l'eau est gratuite, du moins en apparence. En fait, les citoyens paient l'eau dans leur facture d'impôts fonciers, mais comme il n'y a généralement pas de tarifications en fonction du volume consommé, les citoyens peuvent la gaspiller sans conséquence.

C'est un peu ce qui se passerait avec un système gratuit à l'université, comme le propose l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). L'idée est appuyée par Québec solidaire et la CSN.

Comme l'eau du tuyau, cette gratuité aurait nécessairement des conséquences: les étudiants pourraient étirer leurs études, changer de programmes ou abandonner, le tout sans impact financier.

Bien sûr, un étudiant a droit à l'erreur. Cette indécision finit toutefois par coûter cher lorsqu'elle est répétée des milliers de fois. Et au bout du compte, ce sont les contribuables qui paient.

Des droits de scolarité substantiels permettent de minimiser ce gaspillage. Et chaque dollar récupéré peut servir à désengorger les urgences dans les hôpitaux ou aider les familles pauvres, par exemple, un souhait cher à Québec solidaire.

Au cégep, le système est pratiquement gratuit. Et devinez quoi: seulement 44% réussissent leur formation générale dans les deux années prescrites. Il faut cinq ans pour que le taux d'obtention du diplôme atteigne son sommet, à 73%.

Rendre un bien gratuit incite à le surconsommer. Au contraire, avec des droits de scolarité d'un certain niveau, on envoie le signal aux étudiants et à leurs parents que l'éducation a une valeur et que gaspiller coûte cher.

Évidemment, des droits trop élevés peuvent freiner l'accès. Le système de prêts et bourses doit remédier à ce genre de problème et faire en sorte qu'un fils d'ouvrier avec une cote R de 32 ne soit pas freiné par l'argent.

En somme, des droits de scolarité judicieux ne servent pas seulement à récolter des fonds, mais aussi à inciter les utilisateurs à consommer judicieusement.

D'autres pays sont souvent cités en exemple par les partisans de l'ASSÉ pour leur système gratuit. Mais ces systèmes ont des effets pervers, note le professeur d'économie Robert Gagné, de HEC Montréal.

En France, il y a, d'une part, les universités gratuites et, d'autre part, les grandes écoles. Toutefois, rappelle M. Gagné, les universités gratuites souffrent de problèmes de qualité. «Elles tombent en ruines», dit-il.

Certaines se distinguent, comme l'École polytechnique de Paris, mais les tests d'admission sont très sélectifs et les étudiants doivent aimer l'armée, puisqu'ils sont sous statut militaire pendant leur scolarité.

Quant aux grandes écoles, comme HEC Paris, les droits s'élèvent à l'équivalent de 16 000$ par année.

En Finlande, l'accès est aussi totalement gratuit, mais n'entre pas qui veut, fait remarquer Robert Gagné. En psychologie, seulement 6% des candidats sont admis au terme des examens. Les taux d'admission sont aussi faibles en histoire de l'art (8%), en communication (8%), en sciences politiques (12%) et en médecine (13%).

Certes, le système est gratuit, mais il faut exceller pour y entrer et les chanceux y pensent à deux fois avant d'abandonner.

Pour l'école secondaire, la situation est différente. Au Québec comme ailleurs, l'État considère qu'il s'agit de la formation minimale pour bien fonctionner en société, d'où la gratuité et la fréquentation obligatoire jusqu'à 16 ans au Québec.

Bref, je n'ai rien contre les voisins ou l'ASSÉ, mais leur gratuité est une fausse bonne idée.

Partager

publicité

Commentaires (127)
    • fantastique comme article très profond,

    • Certains ont mal lu l'article car on ne dit à aucun endroit que l'exemple finlandais démontre que la gratuité est une mauvaise idée. Il s'agit seulement d'un exemple montrant un système différent du nôtre. Les sociétés scandinaves semblent souvent avoir une longueur d'avance.

    • Je suis un étudiant en entièrement contre la gratuité scolaire. Le modèle finlandais devrait être appliqué afin de contingenté tous les programmes. Peut-être devraient-on réserver l'université à ceux qui sont vraiment doués et peuvent travailler les fins de semaine sans nuire à leurs études? Certes, cela signifie de sacrifier des sorties entre amies, mais on ne peut pas tout avoir.
      Nous somme présentement dans un modèle inflationiste de scolarité: le bac diminue de valeur et ne cesse de devenir plus facile, les gens vont donc chercher une maîtrise, et bientôt il faudra un doctorat pour occuper des emplois qui n'impliquent même pas de recherche. Comme l'université cherche à faire graduer le plus de gens possible sans n'avoir aucune préoccupation de leur capacité à se trouver un emploi, les cours sont de plus en plus faciles. On sort d'un bac avec aucune expertise.
      D'accord pour former une société de savoir. Le savoir, c'est aussi le savoir-faire: de la main d'oeuvre qualifiée avec des DEP, des techniques, de l'expérience, etc.
      Je suis dans le domaine de la recherche en santé. Il y a présentement un grand déséquilibre entre la quantité de gens avec des techniques et les gens avec des doctorats et ces derniers ont de grandes difficulté a se trouver des emplois. L'université cache les taux de placement et un grand nombre de doctorant font des post-doc sous-payés en attendant et ce autour de l'âge de la trentaine. En parallèle, des gens avec des techniques comment des emplois bien payés en début vingtaine. Trouvez l'erreur.
      Il y a aussi cette espèce d'image qu'on suit des cours universitaires pour en assimiler l'information. Or, bien des gens n'ont pas la capacité de comprendre et n'ont pas leur place à l'université.
      En bref: modifier les frais de scolarité en fonction des coûts réels des programmes pour une moyenne similaire à celle actuelle au Québec, indexez les frais de scolarité à l'inflation, augmentez la difficulté des programmes et contingentez plus.

    • Perso, je ne m'oppose pas à la gratuité scolaire mais ma formation fait aussi en sorte que je suis conscient des coûts et je trouve que les étudiants doivent l'être eux aussi. Par contre, comme nous l'avons démontré plus tôt le savoir est un bien public dans lequel il faut investir et il faut des étudiants pour cela mais tout en respectant notre capacité de payer et en faisant payer qui ? Quels contribuables ?
      Je peux croire en la gratuité mais j'opterais plutôt pour des bas frais et même plus bas que ceux que nous avons ici et ensuite je les indexerais à l'inflation. Et modulation par programme mais dans aucun cas je voudrais des frais très élevés ou bien alors que le privé prenne cela en charge complètement avec zéro subvention de l'État.
      À HEC Paris, les droits s'élèvent à l'équivalent de 16 000$ par année ? Cela risque de coûter 100 fois plus cher non seulement que la gratuité scolaire mais que de payer les étudiants pour étudier. Pourquoi ? Car avec des frais élevés on risque de perpétuer une caste de bourgeois et disons plusieurs petits fils à papa (attention certains sont qualifiés pareil) qui vont agir ensuite avec arrogance et détruire vos entreprises et votre économie.
      Ramassez un vagabond sur la rue au hasard et en 21 jours nous pourrions en faire un dirigeant plus qualifié que la quasi-totalité de ces enfants de parvenus là pour diriger des entreprises ( remarquez la logique de l'argumentation par une certaine exagération). Bien oui, en s'inspirant de la théorie d'un des frères Duke dans Trading Places avec Eddie Murphy et Dan Aykroyd.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_fauteuil_pour_deux
      Alors quoi Quels frais imposés ?
      Au hasard...
      En sciences humaines et arts , 400$ par année.
      En administration et en génie, 1000$ annuel
      En médecine, 2500$.
      Et on indexe à l'inflation. Oui, les jeunes payeraient moins que nous mais le bien public et les externalités en valent la peine. Les écoles de parvenus, un risque de catastrophe sociale et économique.

    • L'avis de quelqu'un qui gagnerait à être connu.
      http://urbania.ca/blog/3748/quand-ca-vaut-trop-cher-pour-ne-pas-etre-gratuit

    • Très juste. L?éducation carbure à deux éléments:
      1. Le savoir, fruit de la recherche et de la poursuite de l?excellence, et qui nécessite un financement adéquat et surtout compétitif vis-à-vis les autres pays.
      2. L?effort, conséquence d?un engagement du participant (l'étudiant), notamment stimulé par une participation financière et un enseignement de qualité.
      Il n?y a pas de corrélation directe entre la gratuité et le taux de diplomation; dans les faits c?est plutôt l?inverse qui tend à être démontré pour les raisons que vous mentionnez. Et il existe une foule de manières de permettre l?accessibilité sans pour autant donner le service, et comme vous le dites si bien en retirer la valeur.
      Une majorité est d'avis que la race d?étudiants et de Québécois qui réclament cette gratuité ne forment pas la majorité qui contribue ou contribueront à payer le système. L?éducation coûte cher certes, mais l?ignorance de ce groupe encore davantage car elle ne contribue(era) rien au système.
      Le sommet de l?éducation n'est qu'une bête et coûteuse mascarade car l?issue est déjà déterminée par les ministres en poste. On donnera aux étudiants le gel que leur minorité de gauche réclame, et on a déjèa invité les recteurs à faire des déficits car ils n?ont pas le choix. Plus pour les étudiants, une carte de crédit aux recteurs, et nos enfants paieront plus tard! Voilà la solution!
      La remarque suivante n?est pas partisane; je ne suis pas Libéral. Ou bien le clan Marois ne sait pas compter, ou bien ils sont irresponsables, ou bien ils sont tout simplement hypocrites.

    • @tisafo
      Effectivement, je crois aussi qu'en écoutant la population, le gouvernement québécois se doit de gouverner au centre. Je suis contre ceux qui disent que la vérité est toute droite ou toute gauche. J'ai comme vous avez pu le lire un faible pour la gauche, mais on ne peut pas imposer ça à un peuple. Et il faut aussi, malheureusement pour moi, tenir compte de ce que font nos voisins. Pour certains nord-américains, le montant qui se retrouve dans la colonne impôts de leur paie est synonyme d'urticaire et de flots de larmes. D'autres peuples vivent toutefois très bien et très heureux avec des taxes et impôts élevés. Le genre de peuple à avoir des citoyens qui ont de belles choses à raconter sur leur lit de mort... :) Il faut aussi dire que notre argent n'est pas toujours très judicieusement dépensé, j'en conviens.
      Malgré tout, j'ose espérer qu'avec un peu d'intelligence et de charisme, il est encore possible de prendre certaines bonnes idées à gauche et à droite, et d'en faire quelque chose de bien. Nous avons besoin de moins de cynisme et de plus de projets rassembleurs. Nous détacher collectivement du pétrole, peut-être? Oups, revoilà mon jupon vert qui dépasse...
      Comme vous le mentionnez, je ne crois pas que notre système d'éducation soit à ce point une catastrophe. Et je viserais d'en améliorer la qualité en priorité, avant de revoir le financement. Les Libéraux étaient selon moi bien mal placés pour demander plus d'efforts à quiconque. Commençons donc par mieux dépenser les deniers publics. Sur ce, je retourne à ma commission Charbonneau! :)

    • Belle suite à ce débat, HEC Montréal donne l'équivalent du cours de PPE, gratuitement ce printemps.
      Bien sûr ce son des cours à la pièce et on pourrait y voitr une forme de marketing et un accord avec leur philosophie en économie mais cela va dans le sens des externalités et du bien public pareil et de la pertinence d'une certaine gratuité même s'ils sont en faveur d'une tarification, règle générale et du mécanisme de prix.
      Le savoir se doit d'être partagé et mêmes les économistes HEC le reconnaissent en partie.
      https://edulib.hec.ca/access/content/public/ppe.html
      Bien public alors que si vous voulez obtenir un poste d'économiste et travailler à la Banque du Canada, il ya l'aspect bien privé qui entre en ligne de compte. Cela ne veut pas dire que des externalités n'existent pas toujours et notamment dans les échanges entre étudiants, dans la simple vie étudiante.
      Il suffirait juste d,avoir des personnes de bonne foi voulnt travailler ensemble et vous en trouveriez des solutions acceptables pour la presque totalité des gens.

    • @lecteur_curieux: Merci! Je crois aussi aux vertus de l'université et de leur influence nécessairement gagnante, à long terme. Mais je me rends compte que je n'ose pas le dire. pas encore. Mais merci.:-)

    • 2 choses qui me démange
      1 - comparer arroser l'asphalte avec l'éducation, c'est pas fort. Les objectifs sont pas les mêmes, les retombées non-plus..en fait rien n'est pareil..du n'importe quoi.
      2 - Toute liberté et gratuité peut attirer de l'abus, et comme toutes ces autres liberté, il suffit d'avoir des règles pour empêcher ces abus.

    • Les arguments du texte plus haut de notre journaliste pourraient être tirés de l'ouvrage de Jacques Raynaud et Yvan Stringer à l'époque pour le cours de PPE. Au chapitre, traitant de la tarification des services publics et s'opposant à la gratuité.
      Par contre, en éducation, il faut plutôt s'arrêter aux chapitres sur les externalités et les biens publics. Et les économistes néoclassiques pourraient aussi les reconnaître au niveau universitaire mais ils vont croire que le bien privé et l'investissement dans son éducation par l'étudiant est l'aspect le plus important alors ils seront en faveur de l'augmentation des droits de scolarité sauf que...
      Cela dépend des valeurs de votre société et c'est difficile à mesurer et le bien public et les externalités aussi... Jusqu'à quel point ?
      Le savoir c'est un bien public, l'obtention d'un diplôme, c'est surtout un bien privé.
      Alors quels doivent être vos frais ? Comment financer vos universités ? Qui admettre et combien ? Toutes des questions à se poser et ¸des choix à faire ayant des impacts économiques mais aussi sociaux'
      Quelles sont les valeurs de votre population ? Cela se chiffre difficilement mais vous pouvez quand même pouvoir évluer que pour vos concitoyens telle priorité domine sur une autre. Selon, disons un économiste consulté cela aurait un coût de tant ? Et si la valeur est plus importante pour votre population devriez-vous vous empêcher de le faire ?
      Pour ma part, je ne m'oppose as à la gratuité scolaire mais je ne crois pas que notre population soit encore prête économiquement et socialement pour cela. Rien n'empêche d'en discuter.
      Le régime des prêts et bourses tiens aussi compte des revenus des parents mais contibuent-ils tous selon les montants prescrits par le régime ou plus ? Pas certain.
      Dans le livre de Raynaud on parle d'un journal étudiant, qui est un bien privé car on peut exclure des lecteurs , par contre si le journal sert la cause étudiante là vous avez un bien public, l'information.

    • @Fredel
      Je respecte totalement votre point de vue bien que je ne le partage pas entièrement. Quoiqu'il en soit, "In medio stat virtus" comme disait l'autre. Il y certainement un terme médian sur lequel tous nous pourrions nous entendre. J'aimerais que tous puissions réaliser néanmoins que notre système éducatif, malgré ces imperfections "systémiques" est réellement égalitaire ; à mon avis il s'agit d'une des plus belles réalisations de notre société, de ces sociétés que l'on dit libres.

    • Ma foi, les journalistes nous sortent de plus en plus souvent des argumentaires d'une démagogie hallucinante!!! Et bien, démago pour démago: En revenant quelque peu sur vos propos concernant le gaspillage de l'eau dû à sa gratuité:. J'ai été étudiant au collège privé (coût par tronche d'étudiant 6000$/année) et j'ai vu des jeunes -dont je faisais partie- "foxer" leurs cours et poser ce geste en se foutant carrément du caractère gratuit ou pas de l'établissement. Sachez que je n'ai pas non plus subit de conséquence. Gardez vos arguments démagos pour vous ou retournez étudier le journalisme, visiblement vous avez oublié la signification de ce mot.

    • @Elchi: Bien essayé, mais non, ce ne n'est pas parce que les étudiants danois sont "payés" que leur taux de décrochage est faible (15%): les étudiants suédois bénéficient des mêmes largesses, mais leur taux de décrochage est supérieur au nôtre (45%) - et en effet j'ai rencontré beaucoup de monde à l'université de Lund qui changeaient sans arrêt de discipline sans jamais décrocher de diplôme, malgré des bourses mensuelles de 300~400$ (et des prêts de 600~700$). Il faut croire que l'argent n'est pas la réponse à toutes les questions. Peut-être faut-il regarder la qualité de l'orientation pré-universitaire, ou la culture (la Corée du Sud et le Japon possèdent les taux de décrochage les plus faibles de l'OCDE, sans surprise).

    • (suite) Bizarre, on a coupé pour la 2e fois, 2 liens sur 3, comme référence à mes commentaires! Peut-on m'expliquer le tout? Voici les deux liens manquants: http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201205/01/01-4520583-hausse-des-droits-de-scolarite-profitable-pour-les-moins-nantis.php
      http://lavitrecassee.com/2012/05/16/les-impots-des-etudiants/

    • @tisafo
      Si nous n'étions que nous deux au sommet de l'éducation, il y aurait sûrement moyen de s'entendre! Je n'ai pas d'opinion complètement tranchée sur la question. Je trouve par contre que l'article dont nous parlons depuis le début manque de rigueur.
      J'avoue aussi avoir un faible pour la gratuité balisée. S'il n'y a ne serait-ce que 2% des jeunes qui cessent d'étudier pour des raisons financières, je trouve ça dommage.
      Tout le monde n'a pas envie de s'endetter grandement à un si jeune âge. Certains deviennent parents plus vite que prévu. Ce ne fut pas mon cas, mais je connais des cas semblables. Et ce dont j'entends rarement parler, c'est de ceux qui sont allés à l'université, mais qui ont dû s'arrêter en cours de route. Infirmière plutôt que médecin, baccalauréat plutôt que maîtrise ou doctorat. Je crois qu'une société n'est jamais trop éduquée.
      Je ne voudrais pas augmenter les impôts pour financer la gratuité. Pas parce que ça me dérangerait personnellement. Je serais bien prêt à payer plus, car je crois qu'il s'agit d'un investissement. Mais je crois que bien des Québécois seraient contre. Quand je vois toutes les télés HD 60 pouces et autres inutilités que les gens achètent, je les trouve bien gâtés et bien plaignards quand ils parlent de leurs impôts élevés. Mais on ne devrait pas décider de ce genre de chose sans un certain accord de la population.
      Il y a toutefois bien de l'argent qui se perd dans notre système, et bien des moyens d'en économiser. La gratuité serait possible en coupant dans le budget de l'armée par exemple. Il serait aussi possible d'adopter le rapport d'impôts unique au Québec comme dans d'autres provinces. Et étant un écolo un peu extrême, j'aurais aussi bien des idées pour dépenser. Je ne sais donc pas si la gratuité serait pour moi un but à atteindre éventuellement, ou une promesse électorale!

    • (suite) Hier, je donnais 4 raisons qui font en sorte que je suis contre la gratuité scolaire et je suggérais, pour les non convaincus, 3 liens qui pourraient aider à comprendre le principe d'endettement des étudiants. Malheureusement, il y a seulement le premier lien qui est apparu; alors, les revoici, de nouveau:
      http://www.youtube.com/watch?v=2-FGu-iFqT0

    • Combien coûte un décrocheur du système ? Mais voyons donc... Chaque cas est unique.
      La personne peut très bien avoir eu raison de décrocher pour ensuite se raccrocher d'une autre manière. Chaque cas est différent et on ne connaît pas le futur.
      Il faut, bien sûr, encourager les gens à persévérer mais il se peut que dans certaines situations le système ne soit pas ou plus la bonne voie du moins temporairement... Alors, il faut rester ouvert à tout.
      Quand on ne regarde qu'à court terme ou encore que l'on ne tente pas réellement de comprendre le cheminement d'un individu et ses véritables aspirations bien les échecs sont plus nombreux.

    • @Horselever
      Les études ce n'est pas du tout comme lancer une entreprise c'est une formation.
      Un entrepreneur peut lui aussi aller étudier direct sur le terrain avant de se lancer en affaires et oui, lui il le fera à ses frais mais il existe quand même des lieux de socialisation et de rencontres pour eux avec un financement collectif qui leur permet de mieux élaborer leur projet.
      Pas une usine à diplômés, l'universités, un lieu de Savoir et qui devrait être là pour le bénéfice de la majorité, pas juste des étudiants.
      Pour les étudiants, on peut en parler longtemps des frais et aussi de la capacité d'accueil. Les bas frais permettent d'avoir des gens venant de plusieurs milieux bien que l'objectif n'est pas réellement atteint. On ne peut pas changer complètement une société si facilement.
      Bien oui, je le sais que parmi les étudiants actuels, plusieurs pourraient être des mauvais citoyens rendus sur le marché du travail. Et alors ? Pendant qu'ils sont à l'université, ils reçoivent au moins un certain enseignement les incitant à ne pas trop devenir mauvais. Et en étant là, ils permettent aux brillants étudiants eux de performer et de faire avancer la société, le savoir et tout cela, la même chose pour les profs. Cela prend du monde pour remplir la place suffisamment et une communauté assez large. Jusqu'à quel niveau ?
      Autre comparaison, le sport d'élite et le sport de masse. Les élites ont besoin de faire du sport tout le temps donc ils ont besoin de courir avec la masse aussi et la masse a besoin des élites pour bouger sinon elle ne ferait pas de sport du tout.
      Les Universités devraient être plus ouvertes pour tous mais peut-être produire moins de diplômés, admettre moins d'étudiants dans certains programmes. N'empêchant pas les motivés qui ont été refusés de représenter leur candidature l'année suivante ou alors de suivre un autre programme mais qui les mènera vers leur objectif réajusté. Discutons et réfléchissons, trouvons les solutions et maintenons-les!

    • Combien coûte un décrocheur du système au fait, avant d'élaborer de nouveaux moulins à vent gratuits pour Rossinante?

    • @francis-beland
      Je ne donnais qu'un exemple pour répondre à l'autre intervenant, peut-être trop particulier, mais juste pour dire que vous ne polluez pas nécessairement plus mais peut-être qu'en moyenne oui, sauf qu'en étant plus informé et plus conscient de vos faits et gestes, l'augmentation de votre degré de pollution relative devrait être moindre.
      Je comprends que c'est pas tout le monde qui va le faire ou que cela peut prendre du temps à chnger les mentalités mai je crois pareil qu'une plus grande richesse financière aide... Cela aide aussi aux villes de banlieue à l'aménagement d'espaces verts au développement du transport en commun.
      L'autre intervenant disait qu'il ne serait pas surpris de voir les futurs diplômés être ceux réclamant des baisses d'impôt par la suite... Certes, c'est possible, mais c'est pas le diplôme ou leur futur emploi le bien public mais le savoir et le dynamisme de la communauté universitaire.
      Le diplôme et l'emploi futur bien qu'engendrant des ''retombées économiques'', on est plus dans le domaine du bien privé là, le bien public dans ce cas c'est surtout si les futurs apportent vraiment du neuf dans leur profession et cela est encore relié au Savoir. Pourquoi des frais bas ou la gratuité ? Pour les gens qui utiliseront le système juste comme un bien privé ? Mais par la seule présence et en étant inscrit dans les programmes, même s'ils appliqueront pas ou mal les enseignements reçus, ils permettent au savoir de continuer à se transmettre. Et tant pis s'ils deviennent des mauvais hommes d'affaires ou des professionnels imbus d'eux-mêmes gagnant 300 000$ et plus mais en étant toujours pas plus éthique qu'avant... Imaginez ce qu'ils feraient s'ils n'avaient pas reçues au moins quelques recommandations à l'université...
      Bon mais restons en au bien public qu'est le savoir et le dynamisme de la communauté universitaire dont les étudiants. Mode, changements sociaux, musique, sport universitaire, toutres des choses inspirantes...

    • @kobayashi
      Je ne faisais que vous répondre en disant pas nécessairement et je pensais à certains exemples avec des revenus encore beaucoup plus élevés que cela situés près d'institution d'enseignement ou dans le milieu culturel. Je ne parlais pas de moi. Je vous ai juste répondu pas nécessairement.
      Bon vous croyez vous que règle générale et en moyenne, un individu gagnant plus et ayant un plus gros train de vie va polluer plus. Bien, je suis d'accord avec vous jusqu'à un certain point sur le sens de cette relation.
      Je crois aussi, par ailleurs, que plus un individu est éduqué et l'éducation ce n'est pas seulement dans les maisons d'enseignement, plus il est conscienceux de son comportement envers l'environnement, du moins il est au courant de ce que ses actes peuvent causer comme dommages, notre population générale est plus éduquée de nos jours et il y a du recyclaged en plus grand nombre, les gens font plus attention qu'avant mais bien sûr la pollution de la planète continue pareil à augmenter, la croissance de de la population et de l'économie qui n'est pas verte fait son oeuvre.
      L'économie verte ? Voilà un sujet sur lequel les chercheurs universitaires doivent encore planchedr et où les étudiants peuvent servir à les motiver en s'impliquant dans toutes sortes de comités.

    • (Suite...)
      Cependant, quand je vois du monde qui propose de limiter à 2 ou 3 le nombre d'échecs possibles avant d'en payer les frais, je crois que c'est trop drastique. La vie ce n'est pas blanc ou noir. Je crois que nous devrions juger (via les professeurs) si l'élève a fait les efforts nécessaires pour passer le cours. S'il juge que l'étudiant n'a pas fait les efforts, il doit payer sa reprise de cours au plein prix.
      En revanche, la même chose pourrait s'appliquer en santé. Une personne qui ne fait pas les efforts nécessaires pour être en bonne santé en mangeant mal, ne pas faire d'exercice, fumant, devrait assurer les coûts des soins qu'il recevra. Nous pourrions aussi recourir au ticket modérateur pour empêcher les gens d'aller à l'hôpital pour des problèmes mineurs. Cependant cette pratique devra être encadrée par le médecin qui serait en mesure de décider si une personne est allé consulter pour une bonne raison. Une personne étant vraiment malade et requiert des visites répétées à l'hopital serait exclus de ce type de limitation.
      En conclusion, il est possible de changer les choses mais ce n'est pas vrai qu'en changeant simplement un aspect, comme l'éducation, nous serions en mesure de nous payer la gratuité scolaire. Il faudrait une révision de fond en comble de notre système public.

    • @lecteur_curieux Personne ne peut être contre la vertu et il est vrai que le savoir est une magnifique richesse mais je crois que ce que vous parlez est une utopie basée sur vos aspirations personnelles et non de société. Pour ma part, le centre-ville n'est pas compatible avec mes aspirations familiales d'avoir 2 enfants qui peuvent jouer dans une cours.
      De plus, je crois que vous avez totalement raison que toute personne, peu importe son statut social a droit de s'exprimer et de faire avancer les débats de société mais la réalité est tout autre. Les gens jugent selon le statut social et le concierge du HEC qui connait probablement plus le fonctionnement de l'université que bien du monde ne sera pas pris au sérieux du fait de son emploi. Un médecin disant des âneries recevra une plus grande couverture à cause de son statut social.
      Je n'ai pas fait d'études universitaires mais je ne me considère pas une personne ayant moins d'importance ou étant moins intelligent que quelqu'un qui a fait un doctorat. Je gagne très bien ma vie en faisant quelque chose que j'aime et je développe mes idées en tentant de me faire ma propre opinion au lieu de prendre l'opinion des médias.
      Vous vivons dans une société individualiste où les revendications vont changer au fur et à mesure que notre vie avancera. Je ne serais pas surpris que si les étudiants recoivent leurs études gratuitements, qu'ils soient les premiers, une fois sur le marché du travail, à dénoncer le haut taux d'imposition pour pouvoir payer les services auquels ils ont eu droit.
      Mon idée sur le sujet, c'est que nous ne pouvons simplement absorber comme société les frais de scolarité présentement. Il serait effectivement possible d'offrir la gratuité scolaire en encadrant étroitement les abus possibles mais il faudrait faire en même temps la même chose an santé. Juste en encadrant les abus en santé, nous serions capable d'économiser une fortune.
      1/2

    • @lecteur_curieux
      Vous dites n'importe quoi. Un salarié de 60 000$ et un de 40 000$, le 20 000$ de différence, ce n'est sûrement juste en billet de théatre ou de bienfaisance. Il consommue plus, dont pollue plus.
      Montréal perd des habitants au profit des banlieux. Ces jeunes familles aisée, diplômées, ont une grosse maisons, deux voitures: une pour monsieur et une autre pour madame. Ils consomment et polluent plus que ceux qui sont en logement ou condo à MTL, et qui sont en transport en commun ou ont juste une voiture pour toute la famille. Plus tu as un salaire élevé, plus tu consomme et pollue.
      Vous dites que l'université est un lieu de réflexion et de savoir. Les étudiants vous ont contredit en passant leurs messages par la violence, la casse, l'intimidation et le non respect des lois en bloquant des routes et des ponts.

    • comme vous dites Mr Vailles, a plusieurs endroits ou la gratuité existe, c'est pas tout le monde qui y accède pour autant...
      et... de mettre des moyens en place qui forcent l'étudiant a terminer ses études ou ne pas changer de domaine à répétition serait la solution.
      comme on ditL: ''tout est possible!''

    • @Fredel
      20h22
      J'en conviens avec vous, "mourir sans dettes et les poches pleines" ne devrait pas être l'unique finalité de la vie. Vous m'avez fait sourire.
      Soyons toutefois objectif : notre système d'éducation est-il si mal foutu au Québec lorsque l'on se compare avec ce qui se fait ailleurs dans le monde ? Tous peuvent y accéder et ce peu importe leur situation financière ou leurs aptitudes. Le Rapport Parent a quand même eu des effets bénéfiques non ?
      La gratuité pure est...une pure folie selon moi. "Rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme" comme le disait Lavoisier au 18ième siècle. Il faudra bien trouver l'argent quelque part à moins, je dis bien à moins que l'on me démontre hors de tout doute le poids et les effets des externalités positives de la gratuité dans l'économie globale de la province. Seriez-vous prêt vous à voir vos impôts augmentés ou vos services diminués pour pouvoir payer cette gratuité ? Moi j'en serai excédé et ce, malgré mon attitude plus que raisonnable envers les charges fiscales que nous devons assumer nous les Québécois au nom de l?universalité.
      Tout l'ensemble de la société québécoise fait de grands efforts (par le biais des impôts) pour permettre à nos jeunes d'aller étudier. J'en ai bénéficié de même probablement que plusieurs intervenants ici et je trouve particulièrement choquant l'attitude vindicative et totalement inconsciente d'une certaine frange plus radicale du mouvement étudiant qui refuse de voir cet état de fait.

    • Non mais personne ne se rend compte que ce qui est vraiement en jeu ici, c'est l'approche de l'utilisateur payeur de Raymond Bachand ou de la de-d-roite ramasse-tout, versus le financement collectif de nos grands chantiers de la Révolution tranquille, Santé, Éducation, Retraite, de la ge-g-auche sociale-démocrate. J'aimerais comprendre ce que vient faire la-dedans tout ce fiel sur nos jeunes. Que vous ont donc fait vos enfants pour que vous les haissiez autant..?

    • Avec la gratuité ou la quasi-gratuité actuel, il faudrait instauré le service communautaire obligatoire de 16 ans à 19ans.
      Il pourrait se faire à temps partiel,de façon saisonnière,localement,à l'étranger,pour des oeuvres humanitaires...etc.
      Les jeunes pourraient y trouver un sens de contribution,prendre une pause de l'école, essayer et trouver une orientation à leur vie.

    • M. Vailles, vous n'y comprenez rien...
      Si vous n'êtes pas en faveur de la gratuité, vous êtes soit un ignorant mal informé qui ne comprend pas vraiment le problème, soit un escroc.

    • @kobayashi
      Pas nécessairement. Mais, oui une personne avec un revenu plus élevé si c'est cela son objectif a les moyens de dépenser plus annuellement. Mais cela ne veut pas dire que sa consommation est polluante. Elle pourrait vivre au Centre-Ville près de tout ne pas avoir de voiture ou si peu, dépenser en théâtre en dons aux oeuvres de bienfaisance, en s'impliquant dans sa communauté et plein d'autres choses.
      Aussi vous parler des diplômes mais les institutions d'enseignement supérieur doivent être des lieux de Savoir et de débats et non des usines à fabriquer des diplômés. Alors mêmes ceux qui ne sont pas des étudiants inscrits devraient avoir plus de liens avec les Universités et contribuer eux aussi au débat et eux aussi recevoir de la formation citoyenne et gratuite dans un sens.
      C'est le Savoir qui est le Bien Public amenant des Externalités énormes et qui doit être diffusé et partagé au plus grand nombre et la même chose pour le dynamisme de la communauté étudiante universitaire mais pas seulement étudiante, les profs et tout le personnel venant enrichir leur milieu. Les menuisiers allant faire des rénovations dans le secteur doivent eux aussi en profiter.
      Un lieu de réflexion et de débats où tiens dans le débat sur la santé un préposé au bénéficaire devrait avoir autant droit de citer que les médecins. Pour les universités, qu'attendent donc les journalistes pour aller interroger des concierges de HEC Montréal ou encore des gardiens de sécurité de McGill qui sont là depuis plusieurs années ? Ils connaissent souvent mieux l'institution que plusieurs profs de même que les recteurs. Cela ne veut pas dire que je serais d'accord avec ce qu'ils disent mais ils méritent largement d'être entendus. Malheureusement, notre société ne sait pas donner la parole aux véritables gardiens du temple qui voient à son bon fonctionnement.

    • Dans les abbayes de Thélème de Messire Rabelais et sa Dive Bouteille, chacun y faisoit tout comme bon bon lui sembloit d'Utopia. Pendant leur voyage au ''Pays des Lanternes''(Uquanisthan?)Panurge se prit de querelle avec le marchand Dindenault.
      Pour se venger, il lui acheta un de ses moutons, qu'il précipita dans la mer. L'exemple et les bêlements de celui-ci, tout comme ceux de Candide, entraînèrent tous ses congénères et le marchand lui-même, qui, s'accrochant au dernier mouton se noya.
      Livre Quart, Chapitre VIII

    • @R.Lucas
      Au Danemark on est payé pour étudier, même au niveau du premier cycle. Ça pourrait expliquer votre point d'exclamation ;)

    • Mes chiffres étaient complètement à côté de la plaque dans mon commentaire précédent (pas mon point en revanche), et je m'en excuse. Au Québec, un peu plus de 30% des étudiants universitaires de premier cycle ne décrochent pas leur diplôme. Selon des données de l'OCDE (2010), c'est environ 55% aux États-Unis, 45% en Suède, 30% en Finlande, 15% au Danemark (!) et 10% au Japon, pour une moyenne de 30%.
      Il n'y a donc aucune corrélation systématique entre le décrochage et le montant des frais de scolarité; en revanche, si quelque chose doit être dit, c'est que les États-Unis sont bons premiers - qui a dit que la motivation se payait au prix fort?
      Bref, les frais de scolarité n'écartent pas les décrocheurs, pas plus que la gratuité ne les attire.

    • @lecteur_curieux
      "Le gaspillage ? Il vient plutôt de la société productiviste et de surconsommation qui détruit la Terre."
      C'est drôle, parce que plus tu riches, dont plus diplômes, tu consommes plus.

    • Quatre raisons motivent le fait que je suis toujours contre la gratuité scolaire.
      La première. Les contribuables québécois paient assez d'impôts et de taxes, sans en rajouter, suite à une gratuité des droits de scolarité.
      La deuxième. Personne ne m'a encore prouvé que les droits de scolarité actuels empêchent vraiment un étudiant de poursuivre ses études universitaires. Pourquoi suis-je aussi affirmatif? Parce que je l'ai vécu. Mes parents ne pouvant pas m'aider financièrement, j'ai fait ce qu'il fallait: application au service de l'aide financière, travail à tous les étés pour me ramasser des sous, prêts personnels... Voilà ce qui m'a permis d'atteindre mon baccalauréat! Ah oui, j'oubliais: pendant mes 3 années d'études universitaires, j'ai partagé tous les coûts reliés à l'appartement avec d'autres étudiants; nous avions aussi acheté des meubles usagés... Un dernier élément: nous étions tous très motivés!
      La troisième: le système des prêts et bourses est un des plus généreux du monde occidental et il répond parfaitement à l'objectif d'aider, non pas les plus riches, mais les étudiants dont les parents ont un revenu faible et même moyen.
      La quatrième. Une proposition intéressante : que les droits de scolarité soient indexés au coût de la vie, modulés selon les coûts réels du programme et les perpectives d'emploi, et payables seulement quand l'étudiant commencerait à travailler, semblable au principe du remboursement des prêts étudiants du gouvernement.
      Avec toutes ces mesures, qui, maintenant, peut affirmer honnêtement qu'il ne pourrait poursuivre des études universitaires?
      Vous n'êtes toujours pas convaincus! Peut-être le serez-vous davantage en allant voir les 3 liens suivants:
      http://www.youtube.com/watch?v=2-FGu-iFqT0

    • Malheureusement, M.Vailles, vous ne présentez que l'un côté de la médaille, comme vous le reproche plusieurs intervenants. Tous les opposants à la gratuité, systématiquement, présentent celle-ci comme un buffet où il y aurait beaucoup de gaspillage.
      Pourtant, il y a la possibilité d'avoir une gratuité BALISÉE, c'est-à-dire qui ferait en sorte que l'étudiant qui ne prendrait pas au sérieux ses études paierait pour celles-ci. Un genre de taxe à l'échec comme nous avons déjà eu au cégep il y a quelques années. Les étudiants étrangers continueraient de payer leurs frais et les finissants qui quitteraient directement vers d'autres cieux sans faire profiter de leur formation ceux qui l'ont financée devrait tout rembourser, rubis sur ongle.
      Le principal problème des grands médias québécois tout comme du gouvernement, c'est de ne pas aller au fond des choses pour débattre de l'option de la gratuité scolaire ou de présenter des chifres tendancieux. J'en profite pour vous donner ce lien vers un texte qui fait une démonstration intéressante du supposé calcul de 1,1 milliards qu'avancent le PQ et M.Fortin, économiste de profession:
      http://velotour.org/eduuni/estimation-de-la-gratuite-scolaire-partie-i/
      L'idée de la gratuité doit être inscrite dans un mouvement plus large afin de redorer l'image d'une bonne éducation, tout cela commençant à l'école primaire.
      Avec la mondialisation, notre capacité de se démarquer viendra certainement du savoir et de l'innovation. Parce que les travailleurs sous-éduqués des pays émergents sont bien moins payés que les notres et que nous ne pourrons pas, à moins de devenir nous-mêmes une nation décrépie, compétitionner avec la Chine, l'Inde ou les pays latino-américains au niveau du coût de la main-d'oeuvre.

    • Je connais des étudiants médiocres qui pensent avoir le droit à leur diplôme simplement parce qu'ils l'ont payé. Les "slackers" n'ont pas besoin de la gratuité pour exister malheureusement.
      D'ailleurs il n'y a aucune corrélation entre le niveau des frais de scolarité et le taux d'obtention du diplôme. Nos 44% sont très proche de la Suède (40%), mais bien loin du Danemark (25%). C'est tentant d'écrire que la gratuité incite à la "surconsommation", mais c'est faux.
      Il y a déjà assez de bons arguments contre la gratuité M. Vailles, inutile d'en inventer. (Au passage, personne n'a proposé la gratuité sans restrictions - même l'ASSÉ s'est déjà dite en faveur de critères d'admission renforcés il me semble. Un débat constructif reconnaît d'abord les positions opposées pour ce qu'elles sont.)

    • Les taux d'obtention du diplôme, le délai pour l'obtention ce sont des faux critères de réussite. Il faut en tenir compte mais ce ne doit pas être le principal critère...
      Un peu comme Mintzberg quand il parlait du temps d'attente dans les hôpitaux :
      http://affaires.lapresse.ca/economie/200901/06/01-676715-une-administration-malade.php
      ''Évaluer, par exemple, la performance des hôpitaux par le temps d'attente aux urgences est beaucoup plus problématique.
      Que veut-on? Être traité rapidement par des incompétents, ou attendre quelques heures de plus pour avoir des soins de premier ordre? ''
      Les journalistes ne savent pas mesurer la performance comme il faut.
      Au Cégep, prenet le cas d'un étudiant qui ferait disons 4ans de Cégep, mais écrirait dans le journal étudiant et en plus ferait de la radio étudiante. Par contre, il n'obtient jamais son DEC. On s'en fiche du bout de papier, son expérience vaut 100 fois plus !
      Il y a des journalistes, des économistes et des dirigeants d'entreprises qui devraient réapprendre à compter et à penser, la gratuité scolaire devrait être pour eux aussi si on l'instaure. Quelques cours de philosophie et d'économie autre pourraient faire du bien à Monsieur Gagné, lecture complète des oeuvres de Georges Bataille pour commencer ensuite du théâtre. De façon à décloisonner. Sinon, le discours ressemble à un étudiant suivant son cours de PPE à HEC Montréal et qui a peur de dire autrement que son professeur. Pas fort !

    • C'est certain que si on laisse ça aller n'importe comment sans contrôle, il y aura de l'abus... Il suffit de laisser un accès gratuit sous certaine conditions: La première fois, c'est gratuit... Ensuite, on paie les reprises.. ok c'est un peu intense... on permet 2-3 reprises dans le même diplôme car ça peut arriver à tous le monde de "pocher" un cours mais ensuite, les reprises deviennent payantes... comme ça le les étudiants y penseront à 2 fois avant de sécher les cours!
      Et pour ceux qui se sont trompés de vocation, un dossier pourrait être monté dans un centre local d'emploi ou auprès d'un orienteur et l'étudiant pourrait être réaccepté dans le système gratuit sous certaines conditions...
      C'est mon humble avis!

    • Un appartement plus tout les dépenses que ça entoure coûte de 5000 et 8000$ par an. Les gens en région n'ont pas le choix de quitter la maison familliale pour suivre une formation. Comme près du 3/4 des étudiants proviennent des grands centres et que la très grande majorité ont la possibilité de rester chez leur parent, c'est choquant de les entendres dire que les frais de scolarité sont déraisonnable.

    • @Bilovan
      Votre texte est incomplet. Est-ce que votre fils poursuit des études universitaires ? Et dans le sport il en fait encore ? Aurait-il mieux profité dans le sport en faisant une cinquième session au cégep ?
      Vous avez expliquer le régime des impôts au Québec et c'est ce qui a convaincu votre fils ? Permettez-moi d'avoir des gros doutes. Mais qu'il vienne nous expliquer lui-même son cheminement et pourquoi il a suivi votre conseil. Il a probablement pris la bonne décision mais nous aimerions l'entendre de sa propre bouche autrement cela ressemble à un père qui pense plus à lui qu'aux intérêts de son fils. Et cela semble pas très beau.

    • La gratuité pousse au moindre effort et l'irresponsabilité.
      Une année à 5000$, un étudiant va faire beaucoup plus d'effort que s'il était gratuit. Dans ce dernier cas, il s'en fou du temps pour finir ses études puisque ça ne le coûte rien. L'état, lui, doit assumer l'irresponsabilité de ces individus.
      Et rien n'est gratuit pour ceux qui ne comprennent pas. Le salaire des profs augmentent à chaque année, le chauffage et le bien matériel également. Si ne n'est pas l'étudiant qui paie, ce sont les contribuables qui doivent l'assumer. Avec une dette de 200 milliards, l'état, c'est à dire les contribuables, n'a plus de marge de manoeuvre.

    • En considérant que des notions telles que le vrai ou le faux sont des termes objectifs qui ne peuvent pas s'appliquer sans discernement à d'autres termes de nature plus subjective comme le rêve ou la réalité, de toutes petites tables de vérité sont donc nécessaires pour mieux pouvoir en discourir comme au Sec. V, par exemple.
      Pour pouvoir prouver que p = q, en effet, il faudra d'abord démontrer que p et q sont vrais; mais les dialecticiens pouvant par contre démontrer que même si p et q sont faux, l'affirmation initiale que p = q pourra toujours être considérée comme une affirmation valide; sauf si p est vrai ou si q est faux comme de raison.
      Et ni les sophistes ni les sémanticiens ne pouvant rien dire de plus à ce sujet, ce tout petit problème d'idées réelles plutôt que supposées ne pourrait alors se régler qu'en donnant des valeurs X ou des vecteurs Y à ces mêmes idées Z vraies ou faussées par voie de conséquence apparemment logique évidemment.
      Si la gratuité est égale à zéro et le gel à 1, combien vaudra alors une indexation indéterminée dans un contexte social donné plus particulier que celui d'un coulage d'examen, par exemple?

    • D'abord, ce sera très difficile de faire pire que le gouvernement Charest. Il a été minable.
      Je crois qu'il y a moyen de bien gérer le monde de l'Éducation.
      Il me semble aussi que la gratuité est possible, mais pas n'importe comment. Il faudrait un contrôle pour que les étudiants ne puissent pas faire comme bon leur semble. Par exemple, si un étudiant veut reprendre un cours, il devrait le payer en totalité ou en partie.
      Je fais confiance aux dirigeants, je ne prends pas tout le monde pour des tordus ou des imbéciles.

    • Il est quand même dommage que vous contaminiez votre argumentaire avec une citation des frais de scolarité aux HEC de Paris. Vous parlez des grandes écoles, allez donc voir les frais de scolarité de ces grandes écoles et vous contaterez qu'elles sont plus accessibles que nos universités. Vous citez une exception pour un peu tromper vos lecteurs en leur laissant croire que les grandes écoles en France facturent des frais de scolarité comparables à HEC Paris, ce qui n'est pas du tout le cas.

    • @tisafo
      Loin de moi l'idée de dire que la solution est toute simple, au contraire. Mais ne donner que des arguments qui vont dans le même sens sans pousser la réflexion ne m'intéresse pas. Surtout quand les arguments peuvent être facilement contestés.
      Oui, je suis pour ma part d'accord avec le fait que la gratuité pure, celle dont on parle dans l'article, n'est pas souhaitable. Mais c'est beaucoup trop simplifier les choses. Tout comme d'autres commentaires, le vôtre (vers la fin et jusqu'au mot "mondes") est déjà plus intéressant.
      Et je tolère mieux que vous le romantisme, surtout quand je remarque jour après jour à quel point la sacro-sainte économie mène le monde. Nous ne sommes pas que des portefeuilles sur deux pattes. Sur mon lit de mort, j'espère avoir autre chose à raconter que : "Je meurs sans dette et les poches pleines". D'ailleurs, un tout petit peu dans la même veine, l'article de Foglia d'aujourd'hui est à ne pas manquer.

    • Moi non plus je ne suis pas pour la gratuité. Vraiment pas. Je veux juste que le revenu d'une personne, ou de sa famille, ne soit pas un critère qui va déterminer si oui ou non elle ira aux études ou pas, ni en quoi. Autour de ça, il y a des tonnes de formules possibles, avec leurs forces et faiblesses respectives.
      Mais ce avec quoi je suis encore moins d'accord est à la base du raisonnement de M. Vailles et de plusieurs, vraiment plusieurs personnes, au point de maintenant sembler être un acquis: c'est qu'on considère l'éducation comme un bien de consommation. En être rendu là est pour moi signe d'une pauvreté intellectuelle, culturelle et morale déprimante.

    • J'ai 53 ans, mon fils en a 20. L'an dernier il finissait son CEGEP. "Je veux faire mon CEGEP en 5 sessions" qu'il me dit. Il faut dire qu'il est très fort au soccer, il jouait collégial AAA.
      "Tous mes chums font ça, ça permait de jouer au soccer une session de plus. De toute façon le CEGEP ça ne coute rien". Vous savez quoi, on a eu une petite conversation sur le régime d'impôt au Québec et il a fait son CEGEP en 4 sessions. Malheureusement ce n'est pas tous les étudiants qui ont la "chance" d'avoir un père qui communique bien ou qui est écoeuré de payer des impôts.

    • Marrant les commentaires.
      Ce pauvre M. Vailles se sert d'une analogie pour vous faire comprendre ce que, de toute evidence, la majorite d'entre vous ne veulent pas comprendre. C'est pourtant bien simple -- les etres humains repondent aux incitatifs.
      Par contre, je trouve cette discussion tres utile. Il en sort qu'il y a trois modeles possibles pour l'education
      (1) gratuite, de haute qualite, et tres fortement contingentee
      (2) gratuite, non contingentee, et de qualite minable
      (3) payee au prix fort, non contingentee, et de tres haute qualite
      Bien sur, les systemes qui existent sont un melange de ces trois modeles. Mais les choix, entre la qualite, le contingentement, et le prix a payer, sont fondamentaux. Quand on essaye d'avoir les trois en meme temps, on finit avec aucun des trois -- un peu comme au Quebec aujourd'hui.

    • D'abord, je trouve la comparaison de la gratuité scolaire et du gaspillage d'eau ridicule. Comment est-ce qu'on peut gaspiller l'éducation?! La gratuité scolaire favoriserait l'éducation de tout le monde au Québec, peu importe l'origine (culturel ou dans l'échelle sociale).
      J'avoue qu'il serait possible que plus d'étudiants changent de matière où qu'ils qu'ils étirent leurs études, et c'est sûr qu'on ne veut pas favoriser des étudiants paresseux profitant des impôts du monde qui travaille.
      Mais à mon avis, ce n'est pas un argument contre la gratuité: On pourrait facilement introduire une règle obligeant les étudiants à payer s'ils étirent leurs études. En plus, je trouverais ça bon si on pourrait changer de sujet sans penser aux conséquences financières. C'est décourageant être puni pour avoir pris une mauvaise décision. Comment est-ce qu'on peut apprécier la valeur de l'éducation si en termine épuisé, endetté après des études pendant lesquelles on n'a fait rien d'autre que d'étudier? Il y a plein de choses à apprendre, pourquoi pas en profiter selon ses interêts?
      En outre, les exemples choisis sont les extrêmes. Justement la France, étant connu partout en Europe pour son mauvais système d'éducation!
      Moi, j'étudie en Allemagne, et ici il y a la gratuité scolaire presque partout, sauf en Bavière, où on paie 1000 euros par année, les allemands ainsi que les étudiants internationaux, et où il y a justement un référendum sur l'abolition des droits de scolarité. Pourtant l'Allemagne est un endroit où l'éducation est de très bonne qualité selon moi (et j'ai aussi étudié au Québec).
      C'est une question de préférances d'investition. À part de la santé, il y a peu qui vaut davantage qu'une société bien éduquée.

    • Vous avez entièrement raison.
      Je voterai péquiste aux prochaines élections si les péquistes doublent les frais de scolarité.
      De toute façon, c'est une discussion dépassée; le gouvernement PQ va augmenter les frais de scolarité.
      Les étudiants se sont fait bourrer( en québécois remplacer le b par un f).
      Je ris tellement que j'en ai mal aux côtes.

    • @fredel
      @ pepe55
      Je crois que c'est vous deux qui faites des raccourcis intellectuels grossiers, réducteurs et démagogiques. D'abord j'ose croire que vous faites dans l'ironie lorsque vous vous offusquez du fait que M. Vaille utilise l'exemple des voisins et leur boyau d'arrosage pour illustrer de manière saugrenu son argumentaire. Si ce n'est pas le cas, ça va mal...ça va bien mal au Québec....
      D'autre part ce qui est exposé dans ce billet repose sur des faits (contrairement à votre exposé qui n'est que spéculation). La France maintient un système d'éducation publique gratuit qui tombe littéralement en ruine et duquel sont issus des diplômes dont la qualité est souvent perçue de manière douteuse. Par contre, ceux qui ont les moyens de se payer les grandes écoles peuvent le faire. Système d'éducation à deux vitesses. Discrimination par l'argent et la situation financière. En Finlande, autre modèle fréquemment évoqué, une sélection sévère basée sur les aptitudes intellectuelles des candidats est effectuée. Environ 25% des demandes d'admission sont acceptées. N'entre pas qui veux. Même chose dans les Université de l'Ivy League sauf que les frais de scolarité sont faramineux et non pas gratuit. Encore pire. Au Québec la gratuité n'existe pas. Les Universités sont payantes. Néanmoins les frais demeurent raisonnables. Nous avons le meilleur des systèmes d'aide financière aux étudiants et près de 70% des demandes sont acceptées. C'est donc dire que quiconque désire étudier à l'Université peut le faire. Les chances sont égales pour tout le monde.
      Je persiste à croire que nous avons le meilleur des deux mondes et je rejette du revers de la main les délires romantico-idéologiques d'une poignée de révolutionnaires en goguette de leurs groupies hystériques, telles que vous. D'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi les médias accordent autant d'importance à ce que pense l'ASSEE...

    • @ qualitas::: quote: "Mais le bilan du gel ou de la gratuité scolaire est une hausse des revenues de l'état puisque il y a une hausse des diplômés universitaires qui vont augmenter plusieurs fois plus les revenues de l'état que le coût de la gratuité." Quelle sera le taux d?absorption des diplômes dans le marché?
      Leurs salaires reflèteront-ils tous leurs qualifications? L'abondance n'aura t-elle pas d'influence a la baisse sur leurs salaires?

    • Les études :
      Ça prend des philosophes pour nous faire comprendre qu?il est essentiel qu?elles soient accessibles
      Ça prend des psychologues pour nous expliquer qu?un incitatif minimum est nécessaire pour générer l?effort chez un individu (pas nécessairement monétaire)
      Ça prend un sociologue pour nous donner notre portrait et nos tendances
      Ça prend un administrateur public pour gérer à profit ces mêmes tendances
      Des historiens pour ne pas refaire les mêmes erreurs et grandir des bons coups du passé
      Ça prend des vérificateurs-comptable pour s?assurer que chaque élément d?une société paie la part qu?il lui est DÉJÀ demandé.
      Ça prend des fiscalistes publique pour s?assurer de fermer les brèches qui mène a l?évasion fiscale.
      Ça prend des individus qui s?occupe d?eux même avant de s?occupe des autres
      Ça prend des individus qui donne à leurs milieux au lieu de leurs réclamer
      Ça prend de la rigueur budgétaire gouvernemental en ne finassant pas un ministère avec l?argent d?un autre.
      Tout ça, c?est une partie de solution.

    • Le théorème du perroquet Nofutur inventé par Denis Guedj dans son roman du même titre pour des lycéens de niveau 5 est en fait une anthologie sur toute la belle histoire des mathématiques; dont celle du facteur Epsilon, couramment utilisé par les comptables sur leur règle d'algorithmes pour leur calcul des intérêts composés tel que présenté comme suit:
      Soit un Pécule P placé à intérêt de 100 % pendant un an, qui pourrait facilement rapporter P P, soit 2 P. À supposer que P (1 1/2)exposant 2 pourrait rapporter 2,25 P en 6 mois; ou P (1 1/4) exposant 4 ou 2,441 P en trois mois, voire même P (1 1/12) exposant 12 ou 2,596 P en un mois en replaçant toujours le même capital pour un an à chaque mois, le même P à intérêts composés avec le facteur Epsilon replacé à chaque seconde pour un an passerait à 2,721 P. Le pactole, mes chers-z-amis. Péculons, péculons, comme dirait si bien un ministre des Phynances devenu déficitaire par suite de trop de dépenses, mais encore?
      Voir wiki pour tous les détails s.v.p...
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Théorème_du_Perroquet

    • Il est toujours navrant de voir des journalistes mal informés, utiliser des comparaisons boiteuses.
      C'est vrai que d'arroser son trottoir augmente les dépenses de l'état.
      Mais le bilan du gel ou de la gratuité scolaire est une hausse des revenues de l'état puisque il y a une hausse des diplômés universitaires qui vont augmenter plusieurs fois plus les revenues de l'état que le coût de la gratuité.
      La hausse de 1989-1995 aura réduit, à terme, le nombre de diplômé universitaires de 140 000. Presque tous des étudiants à temps partiels, qui n'ont donc pas droits aux déduction fiscales, aux prêts et aux bourses et qui abandonerèrent définitivement leurs études supérieurs. Pour plus d'information: http://yvesmarineau.com/blog/?p=387
      Yves Marineau
      Socilogue

    • Lire les commentaires des articles traitant des frais de scolarités universitaire me fait toujours tourner la tête. Tout le monde est dans son coin, aucunes nuances, jugements rapides et catégoriques, insultes faciles, aucune tentative de créer une solution ou une discussion.
      Trouver une solution c?est comprendre que toute chose est multi-variable et qu?aucune relation n?est à sens unique. Aussi faut- il comprendre qu?une solution doit toujours tenir comptes des caractéristiques de l?ensemble dans lequel elle sera versée :
      Les québécois ne sont pas scandinaves
      Nos frais universitaire ne sont pas comparables à ceux ayant cour au sud de la frontière
      L?éducation et ses acteurs ne sont pas respectés à leur juste valeur
      L?université n?est pas une fin en soi et ne donne pas le bonheur éternel.
      Une société a besoin de plus de «métier » que de professionnel universitaire
      Le premier bénéficiaire de son éducation et de son diplôme est le diplômé (et sa famille).
      Arrêtez de regarder à côté, de penser que l?étudiant est pur et juste, que tous les administrateurs publiques sont des fraudeurs, que les fonctionnaires sont paresseux, que les entreprises sont le mal incarné, qu?il faut abolir l?anglais au lieu de valoriser le français, de se séparer du canada au lieu d?en faire un Québec a mari usque ad mare etc??.
      Si les choses sont ce qu?elles sont, c?est que les méandres de la vie les ont menés à leurs situations actuelles. Au lieu de regarder et lancer des solutions manichéenne à tous vents, analyser leurs parcours et comprenez les motivations qui ont mené aux résultats d?aujourd?hui. Vous les trouverez surement justifiées, ou moins, souvent bienveillantes.

    • Bravo @pepe55, vous avez bien expliqué pourquoi les raccourcis du présent article ne sont pas valables. En politique, les décisions sont rarement aussi simples qu'on voudrait nous le faire croire (à gauche comme à droite d'ailleurs).
      Jean-Martin Aussant et l'Option Nationale parlent par exemple d'une gratuité scolaire balisée, puisqu'il est évident que l'on veut éviter le gaspillage. Il ne serait bien sûr pas permis de commencer 15 baccalauréats différents, ou d'en réussir un en 25 ans, et ce entièrement aux frais des contribuables. Il faut éviter que moins de 5% des gens nuisent à l'ensemble.
      Il est aussi facile de prendre seulement l'exemple des pays où la gratuité fonctionne moins bien. Un peu de rigueur!

    • Pour ce qui est de HEC Montréal, c'est très d'aller interroger les profs d'économie qui étaient pour la presque totalité de l'école néo-classique, aujourd'hui je crois que plusieurs n'ont pas de difficulté èa se décrire comme néolibéraux et libertariens.
      D'accord, très bien d'obtenir leur point de vue, sauf qu'un diplômé compétent de cette école doit aussi avoir le discours des profs de management et adoptant l'approche humaniste. Il vous faut les deux, le Ying et le Yang, sinon vous avez une pensée dichotomique et incomplète.
      Le prof, le plus connu, en management à HEC Montréal est sûrement Omar Aktouf mais pour faire changement vous devriez aller interroger disons Alain Chanlat et Jean-François Chanlat...
      Sinon bien ce n'est que le famuex cours de PPE (Problèmes et Politiques Économiques) mais on est dans le domaine des échecs du marché, des biens publics et des externalités. Les étudiants comme communauté amenant des nouvelles modes, des nouvelles valeurs, consommateurs de nouvelles technologies et de musique et plus que ceux allant directement sur le marché du travail car l'Université est un lieu de rencontres et d'échanges formidable rapportent des bénéfices énormes.
      Des mauvais économistes parleront de retombées économiques ce que M. Gagné dénoncerait et j'en suis aussi.
      Donc, il vous manque le point de vue humaniste et philosophiaue et une réévaluation de la valeur des externalités.
      On pourrait aussi comparer cela à des entreprises qui innovent et sont en croissance versus celles à maturité et qui cessent d'innover et qui par conservatisme ne cherchent qu'èa protéger leur patrimoine plutôt que d'en créer du nouveau et pire les dirigeants gardent la valeur pour eux plutôt que pour les actionnaires.
      Bonne poursuite de réflexion.

    • Je préfère encore qu'il y ait des abus que de voir des jeunes dans les gangs de rue. Au moins, quand ils sont sur les bancs d'école, ils font quelque chose de constructif de leur vie et s'en vont sur un bon chemin.

    • Une seule faille dans votre raisonnement, vous voyez surtout l'éducation comme un bien privé et pour le bien public vous ne l'évaluer qu'à partir d'une seule perspective.
      Non, les étudiants qui étirent leurs études, changent de concentration et des choses comme cela ne gaspillent pas nécessairement des ressources, ils coûtent certes plus mais peuvent également rapporter.
      Les étudiants sont ceux qui stimulent les profs, ceux qui s'intéressent à la mode et les créent, s'intéressent aussi mais pas tous aux groupes musicaux créatifs et non à ceux ne faisant que de la musique plate et conventionnelle. La communauté étudiante de par sa seule présence et en étant nombreuse rapporte à la société sur la voie de la création et de l'instauration de valeurs nouvelles. Voilà pourquoi, les frais doivent être bas et non pour l'égalitarisme.
      L'étudiant militant aurait beau prendre huit ans à terminer des études universitaires de premier cycle, il apportera tout de même une plus grande valeur à la société qu'un prof économiste et conservateur défendant les privilèges d'une petite caste.
      Et surtout quand les entreprises se délocalisent et ne pensent qu'à augmenter les rémunérations des hauts dirigeants.
      Le savoir est un bien public mais vous n'avez pas nécessairement à travailler directement dans votre domaine de formation. Le père Pierre Péladeau, avec son diplôme de philosophie s'inspirait de Nietzsche et la volonté de puissance. En visant le surhumain et non le dernier homme qui se contente de son petit confort.
      Ce sont les étudiants pendant leurs études qui apportent de la valeur au bien public qu'est le savoir et pendant qu'ils sont sur le marché du travail dans les premiers temps quand ils apportent des valeurs et des méthodes nouvelles... C'est cela le gros de la valeur du bien public que monsieur Gagné devrait recalculer bien que c'est très difficile à chiffrer.
      Le gaspillage ? Il vient plutôt de la société productiviste et de surconsommation qui détruit la Terre.

    • @troy24: donc si je comprend bien votre point de vue, vu que le gouvernement ne contrôle pas bien ses dépenses c'est une bonne idée qu'il offre gratuitement un bien financé par le public qui est précieux pour s'assurer de gaspiller au maximum l'argent des contribuables en surplus.
      Je vous suggère de faire quelques petites recherches au sujet du système d'éducation publique de la France (gratuit), surtout le bout qui explique pourquoi il y a une augmentation vertigineuse d'étudiants français qui viennent maintenant fréquenter des universités québécoises, vous savez celles qui imposent des frais qu'on juge trop élevés ici. Merci!

    • @pgaboury: ce que vous décrivez est ce qu'on appelle la majoration des notes et elle se produit autant à la Polytechnique en génie civil qu'en science des religions à l'UQAM.
      À la polytechnique un futur ingénieur peut passer avec une note de 52% si le reste de la classe a obtenu moins, c'est un procédé normal et ça n'indique en aucun cas de la médiocrité.

    • Avons-nous une étude qui parle des effets pervers de la non-gratuité? Une étude qui tient compte des parents avec un bon revenu, qui servent dans le calcul de L?AFE (Aide financière aux étudiants) et qui, n?aideront jamais leurs enfants. Mes parents ont tenté de m?apprendre à économiser avant d?acheter un bien ou un service alors qu?étudier ressemble de plus en plus à la célèbre? Ne payez rien avant?
      Le calcul de l?AFE étant fait, en partie, sur le revenu familial et qu?en cette période de REER-CELI on nous bombarde à l?effet néfaste d?une mauvaise planification financière jumelé à une incertitude économique. Je me sens obligé de suivre votre logique déjà exprimée sur les SNC Lavallin, sur un Québec de plus en plus succursale, dans les propositions de M. Breton qui parle de facturer ceux qui feront la plus grosse paye en sortant, les CA qui s?anglicisent sur notre argent s?en va se faire administrer ailleurs, sur la méfiance envers le Québec Inc.
      C?est pourquoi vous me convainquez de plus en plus pour que j?aide financièrement mes enfants seulement s?ils étudient en anglais à Mc Gill ou Concordia car s?il y a hausse des frais je veux en avoir pour mon argent et surtout pour leurs futurs si étroitement liés à l?argent.
      J?aiderai donc mes enfants à faire la plus grosse paye et ainsi remboursé les prêts au plus vite. Je les aiderai ainsi à faire partie de l?élite qui continuera à être choyé même avec une augmentation des frais de scolarité. Ils pourront aller plus facilement à l?extérieur de ce Québec dépeint si négativement?
      Le CCAFE chiffrait, basé sur le 1625,00$ de Charest en 5 ans, une baisse de 7000 étudiants soit 2,5% et en majorité des gens à faible revenus et je ne veux pas que mes enfants en fassent partie
      L?impact de la hausse des droits de scolarité a reçu ces constatations de la part d?au moins 2 études différentes. Dans un premier temps voici un extrait du COMITÉ CONSULTATIF SUR L?ACCESSIBILITÉ FINANCIÈRE AUX ÉTUDES (CCAFE) suivi de 2 autres

    • Le problème majeur des universités québécoises n'est pas au niveau de l'accèssibilité ou du financement, c'est un problème de médiocrité patente. J'achève un certificat à l'UQAM et je peux attester que plus du tiers de mes profs ou chargés de cours étaient franchement incompétents. Du côté des étudiants, c'est encore pire. Si toute la classe échoue, on ne recale personne, on ajuste les notes jusqu'à ce que la majorité passe. On encourage la médiocrité chez les étudiants qui bondent nos universités ce qui nous force à embaucher des profs incompétents pour meubler tous les cours offert. Le système au complet est mûr pour un régime amincissant.

    • @Lapieuvre::: Il n'y a pas de démagogie, le journaliste explique seulement que les fonds additionnelles injectés dans l'atteinte de la gratuité universitaire se ferait au détriment des autres programmes gouvernementaux.

    • Et si c'était seulement les 3 premières années qui étaient gratuites? Je trouve drôle votre comparaison, comme si entamer un Baccalauréat serait aussi simple et facile que de laver son asphalte un dimanche d?été. Je me pose aussi comme question qu?est-ce qu?il en coûte à l?état d?un étudiant qui ne finit pas ses études universitaires par manque d?argent? Peut-être autant que cette dite gratuité! Et ce, sans compter les faillites étudiantes. Le financement de notre savoir collectif n?obéit pas à un modèle unique, tout comme l?idée d?une gratuité scolaire unilatérale. La culture du savoir et l?envie d?apprendre commencent dès l?entrée à la maternelle. N?en reste qu?à nous de permettre à tous d?en profiter.

    • @rex007can
      Merci d'illustrer que vous avez, comme trop de gens au Québec, une vision strictement limitée de ce qu'est une société. Eh non, ce n'est pas une business, avec des bilans comptables... Une société, c'est aussi une culture, une histoire, ça ne se chiffre pas en dollars...
      Ça ne prend pas seulement des ingénieurs, des comptables et des médecins pour assurer le développement d'une société vous savez...
      Les fameuses études, j'aimerais bien que vous me les citiez... Je parle d'études SCIENTIFIQUES, pas de la propagande de l'IEDM svp. Se pourrait-il que ces études n'existent que dans votre imagination ?
      Par ailleurs, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, les petits travailleurs paient peu d'impôts. Ceux qui en paient plus, ce sont les gens qui sont diplômés et qui gagnent un bon salaire justement, surtout s'ils n'ont pas une lourde dette étudiante sur les épaules.
      Justement, je ne vois pas pourquoi il faudrait imiter les États-Unis et le reste du Canada en alourdissant l'endettement étudiant. C'est ça l'idée, ne pas avoir les mêmes problèmes qu'eux !
      Le problème actuellement est que nos entreprises ne font tout simplement pas leur part, tout en profitant des universités pour former leur main d'oeuvre et faire de la recherche pour elles. Le taux d'imposition des entreprises au Québec est l'un des plus bas en Amérique du nord, dans un continent où les impôts des entreprises tendent déjà à être très bas. Ce n'est pas normal, ni juste.
      Il est temps qu'elles mettent la main un peu à la poche, plutôt que de profiter de près de 4 milliards de subventions et de divers avantages en payant peu d'impôts en retour.
      http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/08/20100819-095911.html

    • Votre argument sur le temps mis par le cégépien moyen pour décrocher son bout de papier me semble une excellente illustration des dérives de la gratuité à tout crin, quoique, à 44 % qui réussissent en deux ans, il semble que la situation se soit grandement améliorée -- ou bien que les standards ont été encore passablement abaissés -- depuis ma glorieuse époque il y a une quinzaine d'années... De toute la cohorte que je fréquentais assez bien pour les connaître au CÉGEP, je ne connais qu'une seule personne qui ait complété son diplôme dans le délai prévu de deux ans...
      Quand à tous ceux qui crient (et écrivent) à la démagogie et au sophisme sans plus d'explications dans les commentaires de l'article, ça illustre que le propos du chroniqueur semble faire mouche et touche une corde sensible. Allons messieurs dames: plus d'arguments, moins d'invectives...

    • Le théorème des restes chinois inventé par le mathématicien Qin Jiushao et publié en 1247 pourrait peut-être résumer la problématique ainsi :
      Une bande de 17 pirates possède un trésor constitué de pièces d'or d'égale valeur. Ils projettent de se les partager également et de donner le reste au cuisinier chinois. Celui-ci recevrait alors 3 pièces d'or. Mais les pirates se querellent entre eux et six sont tués.
      Un nouveau partage donnerait au cuisinier 4 pièces d'or. Or, dans un naufrage ultérieur, seuls le trésor, six pirates et le cuisinier sont sauvés, et le partage donnerait alors 5 pièces d'or au cuisinier chinois. Quelle est la fortune minimale que peut espérer le cuisinier chinois s'il décide d'empoisonner le reste des pirates?
      Voir sur wiki pour la réponse s.v.p...
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorème_des_restes_chinois

    • @Stridulation
      "c'est un investissement dans le développement futur de notre société. "
      Encore faudrait-il investir dans des domaines qui auront une chance de rapporter quelque-chose plus tard. Les plus hardent defenseurs de la gratuite sont generalement ceux qui rapporteront le moins...
      "Des frais de scolarité élevés n'ont qu'un effet: rendre les études moins accessibles."
      La tres TRES TRES grande majorite des etudes ET des exemples que nous connaissons disent exactement le contraire.
      "Les étudiants se retrouvent lourdement endettés et doivent souvent retarder longtemps l'achat de leur première maison"
      Et les petits travailleurs qu'on taxe a outrance pour faire payer les etudes des autres eux?? Ils vont la payer comment leurs maison??
      "Aux États-Unis, le phénomène de l'endettement des étudiants commence à inquiéter."
      Comparer le Quebec aux USA en fait de frais de scolarite c'est purement de la malnonetete intellectuel. Vous osez comparer 5000$ a 150000$!... non mais...

    • L'analogie avec le compteur d'eau est excellente. Mais dans votre exemple, est ce que les entreprises et les municipalités contrôles leur dépense d'eau? (Voir ici les recteurs et les gouvernements) Parce que s'ils ne contrôlent pas dépenses d'eau (i.e. dépense en éducation), je ne vois pas pourquoi moi je contrôlerais la mienne? Justice pour tous....

    • Les prêts et bourses favorisent surtout... les banquiers, les bourses se réduisant de plus en plus et les prêts allant en augmentant.
      C'est un système qui favorise l'endettement des étudiants et entrave leur départ dans la vie. Pas une bonne idée pour une société qui veut investir dans son développement futur.
      Surtout que les étudiants auront tendance à écourter leurs études. Une statistique dont on ne parle beaucoup : le Québec est le champion au Canada pour les études de deuxième et de troisième cycle. Le phénomène a certainement quelque chose à voir avec les frais universitaires moins élevés:
      http://www.cirano.qc.ca/icirano/public/pdf/webevents201009_etat_de_la_situation.pdf
      Faire des études de cycles supérieurs est déjà difficile, si en plus des préoccupations économiques s'y greffent, cela décourage beaucoup d'étudiants de poursuivre au-delà du bacc.
      Aux États-Unis, il n'est pas rare de voir des gens à leur retraite continuer de payer leur prêt étudiant:
      http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/11/ces-prets-etudiants-qui-etranglent-les-seniors
      Dans le reste du Canada aussi, on se préoccupe de l'endettement étudiant. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'Ontario a décidé d'accorder une baisse de 30% des frais de scolarité:
      http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2012/01/05/006-frais-scolarite-ontario.shtml

    • Je suis totalement d'accord avec vous...la gratuité attire les abus. C'est vrai pour le voisin, pour la gratuité scolaire et...pour les hopitaux gratuits. J'ai hâte que quelqu'un mène le combat pour un ticket modérateur ou simplement la privatisation des soins de santé. Allez-vous appliquer votre logique dans un texte sur ce sujet aussi?

    • Geler les mathématiques pour avoir droit à des cartes de crédit gratuites ne me semble pas très logique. Mais encore? Un petit dessin pour Titine avec ça peut-être?

    • Les frais de scolarité permettent de désengorger les urgences ou aider les pauvres????
      Démagogie, quand tu nous tiens...

    • D'accord avec quelques autres commentaires: pourquoi ne pas offrir la gratuité en resserrant les admissions? Ça assurerait les finissants d'une certaine reconnaissance de la qualité de leur diplôme tout en limitant le débit du "boyau", pour reprendre votre analogie?
      @rex007can
      Le service militaire obligatoire a été aboli en Suède en 2010, et dans les autres pays scandinaves il est généralement possible de compenser en travaillant dans le domaine public pour un certain temps. Pas une mauvaise idée à mon avis.
      Bonne journée,
      François Mercier

    • L'exemple finlandais montre au contraire que la gratuité universitaire relève d'un choix de société qui nécessite une restructuration globale des façons de faire. Le journaliste est un peu de mauvaise fois en n'en tenant pas compte, en supposant qu'on plaquerait la gratuité sur le système actuel, alors que les assos et plusieurs penseurs importants ne cessent de décrier les soucis de gestions fondamentaux qui accablent notre système universitaire au-delà du financement et de la logique marchande. La base du système finlandais et de sa sélection serrée fait justement en sorte que l'accessibilité se fonde sur la capacité et la volonté de mener des études supérieures, plutôt que sur les moyens financiers, éliminant ce soi-disant gaspillage évoqué par l'auteur pour justifier son raisonnement. Quant à son exemple douteux du fils d'ouvrier, il est ridicule, car il ne tient pas compte de l'endettement étudiant. Je ne sais pas pourquoi on présume toujours que le fils d'ouvrier sera médecin spécialiste et qu'il remboursera ses prêts haut la main... je suis fille d'ouvriers, j'ai cumulé près de 40 000 $ de dettes pour des études de troisième cycle, mais il se trouve que j'ai étudié dans le secteur culturel. Du coup, plus de 10 ans et trois enfants après la fin de mes études il me reste encore 15 000 $ à rembourser. Peut-on dire que j'avais les moyens, ou que le système actuel me les a donnés ? Allez dire ça à mon budget qui en souffre toujours. Mais bon, selon la logique des défenseurs des « droits de scolarité substantiels » ou « judicieux » (!), logique de l'utilité s'il en est une, je suppose qu'un travailleur culturel est encore une plaie à la solde de l'État et des subventions. À quoi bon hein, la littérature, la philosophie, les doctorats en arts... pelleter des nuages, arroser son asphalte, même combat, monsieur Vailles ?

    • La gratuité accompagnée d'un contingentement sérieux pourrait être un point de discussion interessant. Par contre, pour une raison que j'ignore, je crois que le groupe qui demande la gratuité au Québec ne veuille jamais discuter contingentement.

    • @rex007can
      J'aimerais bien que vous m'expliquiez le rapport entre la gratuité scolaire et le service militaire en Norvège. Bel exemple de sophisme qui ne tient pas debout deux secondes, mais que des gens comme vous nous sortent bêtement dès que l'évoque l'exemple des pays scandinaves. En passant, de plus en plus de pays européens abolissent le service militaire. La Suède l'a fait il y a quelques années. Bref, c'est un autre débat, qui n'a rien à voir avec la gratuité scolaire:
      http://www.laliberte.ch/faitdujour/le-service-militaire-dans-la-ligne-de-mire
      M. Vailles, votre article est, à l'évidence, tellement biaisé que l'on peut carrément parler de manque d'éthique journalistique ici. Vous évitez soigneusement de mentionner les pays qui ont adopté la gratuité au niveau universitaire pour vous en tenir au seul exemple de la France. Pas très honnête.
      L'éducation n'est pas un bien. Comme le dit un intervenant, c'est un investissement dans le développement futur de notre société. Oui, il faut investir pour obtenir le maximum de résultats, pas pour donner accès à l'université à des gens qui n'ont en réalité ni la motivation, ni le talent pour y être. Contrairement à ce que laisse entendre votre exemple parfaitement boiteux, il est parfaitement possible d'encadrer la chose pour éviter les abus, et les pays qui ont adopté la gratuité y parviennent très bien en général.
      Des frais de scolarité élevés n'ont qu'un effet: rendre les études moins accessibles. Les étudiants se retrouvent lourdement endettés et doivent souvent retarder longtemps l'achat de leur première maison et la venue de leur premier enfant, ce qui a un impact sur le nombre d'enfants qu'ils auront en fin de compte.
      Aux États-Unis, le phénomène de l'endettement des étudiants commence à inquiéter.
      http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/350033/endettement-etudiant-une-bombe-a-retardement-aux-etats-unis

      Stéphane Thibodeau

    • Les étudiants prennent en moyenne 2,5 ans pour finir leur Cégep... Je ne vois pas en quoi c'est dramatique.
      Surtout qu'un diplômé collégial paie en moyenne 125 000$ de plus en taxes et impôts au cours de sa vie qu'un diplômé du secondaire, ce qui paie amplement les coûts de sa formation.
      Pour les diplômés universitaires, c'est 500 000$ de plus. Si on considère que la formation universitaire d'un étudiant coûte en moyenne 10 000$ à l'État, il faudrait qu'un étudiant universitaire reste à l'université 50 ans pour que sa formation soit non-rentable pour l'État!

    • @Jijirose
      Ma femme est brésilienne et vient d'une famille pauvre. Ça ne l'a pas empêché de faire un bac et 3 diplômes de 2e cycles. J'ai aussi une amie qui est pédiatre-néonatal et devinez quoi? Elle vient aussi d'une famille pauvre! S'agit d'un minimum de détermination pour s'en sortir. Je ne cacherai pas qu'il y a de gros problème au niveau de l'éducation pour se rendre à l'Université au Brésil mais au niveau de l'enseignement Universitaire, ce pays est un exemple même s'il n'est pas considéré comme "développé".
      @DenisSera
      Vous mélangez corruption et éducation, la redistribution de la richesse n'est pas contrôlée par les Universités, attention à ne pas changer le sujet. Aussi, mon point était de comparer Universités publiques et privées.
      @GoingBusto
      Vérifiez vos sources car elles sont fausses. L'économie globale ET le PIB du Brésil sont tous deux 6e au monde selon La Presse. D'ailleurs, Sao Paulo est la 9e ville la plus riche du monde mais ça, c'est une autre affaire.

    • Si je n?avais pas fait mon Cégep en 8 sessions au lieu de 6, je n?aurais jamais pu entrer en informatique, faire mon Bac et ma Maîtrise, publier des articles de recherche dans des revues prestigieuses et me trouver un bon emploi. J?aurais fini en échec scolaire ou dans une job peu payante, forcé de mettre mes aptitudes au rencart. Je crois que la société est gagnante même lorsque le parcours scolaire est un peu plus long.
      H. Dufort

    • Je ne comprend pas pourquoi nous sommes encore capable de croire en la gratuité de l'éducation au Québec en 2013, je croyais qu'un seul cours d'Économie 101 serait suffisant à tout étudiant universitaire pour comprendre que c'est un mauvais projet de société.
      J'aime beaucoup votre exemple du gaspillage d'eau et je me permet de faire du pouce dessus: j'habite à Boisbriand où des compteurs d'eau sont obligatoires; notre consommation d'eau est contrôlée annuellement et nous devons payer un excédent si nous utilisons plus que 227 mètres cube par année (oui, oui, 227 pas 250). À ma première année à Boisbriand, ma famille a dû payer $200 d'excédent. Dans les jours suivants cette facture, nous avons réduit le volume des réservoirs de chasse d'eau de nos deux toilettes et avons convenus de plus utiliser de l'eau inutilement en restreignant de plusieurs façon notre utilisation (plus de robinet qui coulent sans fin, etc). Dix ans plus tard, nous payons $10-20 une année sur deux, l'autre année est sans frais supplémentaire. Je me demande combien moins d'eau le réseau d'aqueduc de Boisbriand doit nous fournir et combien cela leur fait économiser...
      Je n'ai aucun mal à faire comprendre à mes deux fils de 10 et 13 ans la notion de utilisateur/payeur de biens publics?

    • Comment se fait-il que le paupérisme soit demeuré rampant au Mexique, même avec des cours d'économie gratuits? Cuba serait-il la seule et unique solution tout comme en Uquanisthan par hasard?

    • @ cliver. Vous êtes généreux, pour moi, il mérite un E. Je crois que c'est pour cette raison qu'il veut que l'université coûte quelque chose. Il veut moins de compétition en éliminant les pauvre, ainsi il aura peut-être un diplôme en journalisme. Malgré mes nombreux sophismes, je suis moins pire que M. Vailles.

    • Vous nous dîtes que 66% des élèves du cégep (dans le secteur préuniversitaire j'imagine?) ne finissent pas leur cégep en deux ans.
      Une bonne partie d'entre eux travaille déjà plusieurs heures par semaine (hé oui, même si on n'a pas à payer des frais de scolarité en plus des frais afférents, la nourriture, le loyer, etc. ne sont pas gratuits...).
      Vous pensez qu'en alourdissant leur fardeau financier cela les inciterait a terminer plus rapidement. Moi j'ai plutôt l'impression que cela inciterait plusieurs personnes à ne pas s'inscrire...
      Guillaume Lahaie

    • Encore une chronique blindée de sophismes...

    • La comparaison avec le banlieusard qui arrose son asphalte est malhonnête.
      Tout d'abord parce que on ne voit plus ce genre de comportement. M. Vailles ne fait que répéter une fausse image véhiculée sur les réseaux sociaux, par les humoristes, etc.
      De plus, jeter l'eau potable à la rue est une dépense injustifiée. L'éducation de la jeunesse est un investissement. Depuis près de vingt ans qu'on nous répète que nous, la génération des babyboomers, nous ne laisserons rien aux générations suivantes...
      Alors pourquoi ne pas leur donner l'éducation gratuite en héritage? Je suis prêt à payer plus d'impôts pour cela.
      Augmenter les frais de scolarité? Non, pas tant qu'on n'aura pas fait le grand ménage dans les directions des CEGEPS et des Universités qui mènent un train royal, avec des salaires et des comptes de dépenses et de déplacements pharaonesques. Qu'on m'explique pourquoi un directeur d'université gagne plus que le premier ministre. Moi je ne veux pas que les jeunes s'endettent afin que ces parasites continuent à gaspiller le bien public.
      Mes parents n'ont pas eu la possibilité d'avoir l'éducation que j'ai reçu. Mais ils ont eu la générosité de payer suffisamment d'impôts pour que la jeunesse du Québec soit plus instruite qu'eux. Tout ce que M. Vailles encourage, c'est l'égoïsme d'une génération qui ne veut plus payer pour les autres.

    • @campd les taux qui semble très bas (c'est limité c'est vrai) d'admissions ne tienne pas compte qu'un étudiant fait 2 à 3 demande du même coup... donc les demande sont 2à 3 fois plus nombreuse que le nombre d'individu réel (alors, on peut extrapolé les taux plus près des 15% à 25%)

    • Serait-ce possible que les finlandais aient mis le doigt sur la véritable question à se poser : pourquoi avons-nous besoin d?autant de finissants universitaires? N?y aurait-il pas lieu de repenser la structure scolaire en favorisant d?autres types de cheminements académiques au lieu de former des universitaires qui occuperont éventuellement des emplois sous-spécialisés par rapport à leurs compétences académiques? La surqualification des ressources est une forme de gaspillage économique et humain. Et ce peu importe qui paie la facture.
      By the way, dans le contexte actuel, je considère utopique l?idée d?instaurer la gratuité scolaire universitaire au Québec.

    • Il faut distinguer gratuité et accessibilité.
      Gratuité implique un nivellement économique. Tous devraient y avoir droit, indépendamment de leurs qualifications.
      Accessibilité implique que ceux qui ne peuvent financièrement accéder à des études supérieures ou autres, devraient y avoir accès avec une aide quelconque, en autant qu'ils soient en mesure de démontrer qu'ils en sont capables. Pourquoi financer les études d'un cancre en moyens financiers et pourquoi refuser l'accès au système éducatif à un génie financièrement désavantagé!
      L'universalité, bien que socialement défendable, n'est pas nécessairement la solution à tous les maux. On pourrait même comparer l'universalité à la socialisation. L'universalité devrait être envisagée en fonction , non pas de la gratuité, mais de l'accessabilité.
      Car c'est de l'accessabilité dont il est véritablement question. Un jeune qui n'a pas les moyens financiers d'aller à l'université pour réaliser son rêve ne devrait pas être préjudicié parce qu'il n'en a pas les moyens financiers. Par contre, un jeune qui profite du système, va de Bac en Bac, de faculté en faculté, pour passer le temps et profiter de la gratuité, ne devrait pas être encouragé.
      Faites vos preuves! Démontrez votre désir d'apprendre, votre soif de savoir, de perfectionnement, d'entrepeneurship et nous vous épaulerons. Profitez du système et nous vous dénoncerons!
      L'éducation dans une société moderne est un droit. Mais avec ce droit viennent des responsabilités! La responsabilité de redonner à cette société qui nous a formé, subventionné et épaulé!
      Alors cessons de revendiquer, prenons nos responsablités et exigeons plutôt l'aide que nous méritons.

    • Les etudiants devraint arreter de vouloir se comparer avec les pays Scandinaves... a moins qu'ils acceptent le retours du service militaire obligatoire...

    • @Jean-Philippe007,
      Le brésil est la 6e meilleur économie en absolue, mais en relatif (PIB par habitant), ce chiffre descend drastiquement.
      Cela justifie-t'il toujours votre argumentaire?
      ---
      Il faut récompenser l'effort, valoriser la valeur du diplôme tout en gardant le tout accessible. Notre environnement est non loin de l'optimum.
      Il faudrait que le nombre d'étudiants par faculté représente les besoins futurs et augmenter les critères d'accessibilités.
      Revoir le rapport entre l'éducation et les loisirs.
      Est-ce aux contribuables de financer le désir d'un individu d'en appendre plus sur la philosophie? Bien que le Québec ait besoin de philosophe (par exemple les professeurs), il y a un nombre fini de ce besoin et celui-ci devrait être davantage représenté lors de l'admission. Ce n'est pas aux contribuables de faire les frais d'un individu voulant maximiser son savoir; nous finançons déjà les bibliothèque pour ça.

    • @jeanphilippe007
      En terme de qualité de vie, le Brésil est en position 85 sur la planète terre.
      Le Brésil est une plus grande économie que le Canada, mais les citoyens y sont en moyenne beaucoup plus pauvres qu'e les Canadiens. Il suffit de voir les dizaines de millions de pauvres qui vivent dans les favelas, sans aucune couverture sociale. Dans ces endroits, c'est un miracle quand les enfants vont à l'école primaire. Des dizaines de millions de Brésiliens vivent comme dans le tiers-monde.
      Pour ce qui est de ses universités: Elles sont peut-être les meilleures d'Amérique du Sud, mais elles valent beaucoup moins quand on les compare au reste du monde.

    • Les milliers de jeunes décrocheurs au secondaire ne sont pas important eux ? Ce n'est que 30 à 40% de nos jeunes qui se retrouvent sans diplômes, pas de quoi en faire un plat.

    • Je trouve pour ma part que les faibles taux d'admission observés en Finlande sont problématiques, ils ne laissent aucune chance à l'erreur. Les gens qui excellent doivent être encouragés, bien sûr. Sauf que discriminer à ce point par le rendement scolaire, ça revient bien souvent à discriminer par le milieu d'origine, pour de nombreuses raisons socioéconomiques.
      Le jeune qui provient d'un milieu familial qui place l'éducation supérieure très haut dans l'échelle des valeurs a des chances de réussir bien meilleures que celui qui se fait dire toute sa jeunesse que c'est pour les autres, ou qui doit travailler 20 heures par semaine pour payer ses études.
      Je veux valoriser l'excellence. Mais je ne veux pas qu'un jeune qui, à 20 ans trouve ce qu'il aime faire et est prêt à mettre des efforts, soit empêché d'accéder à l'université parce qu'il a coulé une session en sciences humaines à 17 ans. Un système humain, c'est important. Ce qui ne veut pas dire qu'on doive y accepter n'importe quoi/qui.

    • Si on analyse votre raisonnement, on ne peut que vous suggérer de suivre un petit cours de philosophie. Comme si, pour limiter les excès de quelques-uns, il fallait taxer l'ensemble.
      Les études universitaires sont plus qu'un simple bien de consommation. Et où prenez-vous que "Pour l'école secondaire, la situation est différente. Au Québec comme ailleurs, l'État considère qu'il s'agit de la formation minimale pour bien fonctionner en société"? Cet article est bâclé et prendre pour acquis que si l'État le dit, c'est certainement vrai vous mérite un D-.

    • Complètement d'accord!
      @jeanphilippe007
      En fait, si vous prenez le temps de discuter avec des Brésiliens, ils vous diront peut-être que les universités gratuites demandent de réussir leur examen d'admission, et que cet examen en question est si difficile, que ceux qui peuvent se permettre d'étudier à temps plein (sans un travail à côté) ont beaucoup plus de chance de le réussir. Qui peut étudier à temps plein? Sûrement pas ceux dont la famille a un revenu moindre. Il y a un autre système d'universités payantes, celles-là sans examen d'entrée. Peut-être qu'on arriverait à ne pas reproduire ce système à 2 vitesses, mais disons que ça semble être la tendance une fois la gratuité installée.

    • Quel bel exercice de démagogie. M. Vailles, vous devriez reprendre quelque cours de journalisme, puisque votre recherche est loin d'être complète et vous utilisez votre média comme source de propagande! C'est grossier.
      Comparer l'utilisation de l'eau potable avec les universités... Il fallait y penser, mais c'est totalement malhonnête, intellectuellement parlant.
      Évidemment, vous prenez les exemples qui vous plaisent pour illustrer l'impossibilité d'instaurer la gratuité scolaire à l'université. Si l'exemple de la France n'est pas des plus reluisants, il n'en demeure pas moins qu'il y a pas mal de pays scandinaves qui ont opté pour cette voie et qui sont parmi les pays les plus performants!
      Loin d'être une dépense, comme vous le prétendez joyeusement, l'université doit être perçu comme un investissement. Ainsi, les citoyens qui la fréquentent ont généralement un salaire plus élevé; ils paient donc plus de taxes et d'impôts. Ils contribuent ainsi davantage à la caisse commune, au bien commun.
      Prétendre que la gratuité scolaire aurait pour conséquence que "les étudiants pourraient étirer leurs études, changer de programmes ou abandonner, le tout sans impact financier" est un mensonge éhonté! En réalité, les pays qui mettent en place des dispositifs pour la gratuité scolaire encadrent le tout avec des règles strictes afin d'éliminer les abus et pour faire comprendre qu'il s'agit bien d'un privilège. Ainsi, les étudiants qui échouent, changent de programme ou abandonnent doivent rembourser ou payer leurs études à un prix plus élevé.
      Lorsqu'on regarde ce qui se passe dans les pays scandinaves où il y a la gratuité scolaire, on réalise que les étudiants sont plus susceptibles de poursuivre leurs études jusqu'à la maîtrise, voire même le doctorat. Résultat: en sortant de l'école, ils ont des postes hiérarchiquement plus élevé, avec de meilleurs salaires, contribuant ainsi davantage à l'impôt et aux taxes.

    • Je ne m'en cacherai pas : je suis pour la gratuité scolaire, jusqu'à la limite du potentiel et de la volonté de chacun.
      Je lis très bien vos arguments et vos inquiétudes face à une gratuité scolaire qui ne demande rien comme engagement de la part des étudiants. Nous travaillons tous très fort, puis oui, une gratuité comme vous la présentez c'est un chèque en blanc pour les glandeurs.
      Pourtant, même gratuite, l'eau de votre exemple n'en est pas moins purifiée et oui, nous la payons de toute façon.
      L'idée de la gratuité scolaire est financièrement prouvée comme rentable là où on la fournit. C'est le concept du payeur de taxes et d'impôts qui ne profite pas directement des universités et qui est inquiet de voir son argent gaspillé qui parle ici. C'est tout à fait légitime.
      On ne pourrait pas rallier les deux? Ici je ne parle pas de faire payer les étudiants (ce ne sont pas que des jeunes) pour qu'ils se rendent compte que leur formation coûte cher. Je parle d'un contrat avec chaque étudiant qui garantit la gratuité d'un Bac en 3 ans, où l'étudiant qui prend plus de temps doit commencer à payer pour ses études. Une bourse à la réussite.
      De cette façon, l'étudiant a la chance d'étudier gratuitement (même pour une maîtrise s'il en a la capacité) mais se doit d'obtenir un diplôme dans un temps raisonnable.
      C'est comme avoir le droit d'utiliser l'eau potable gratuitement pour une quantité définie, puis paie plus s'il l'utilise en excès. On le fait dans plusieurs municipalités et ça fonctionne bien.
      Est-ce si déraisonnable?

    • Pourquoi se comparer au pire quand on peut se comparer à mieux? Au Brésil, les meilleures Universités sont gratuites et en santé. Certaines d'entre-elles font même parties des meilleures en Amérique Latine comme USP, UNESP et UNICAMP. Le modèle brésilien est-il parfait? Non mais vise à l'amélioration et ça porte fruit puisque le Brésil à la 6e meilleure économie au monde, bien en avant celle du Canada. Pourquoi dans un pays dit "civilisé" nivelle t'ont par le bas en faisant de l'éducation une ségrégation des classes sociales (avec le système de prêts et bourses, c'est encore la classe moyenne qui est désavantagée) au lieu de donner une chance égale à tous et peut-être en donnant des punitions en cas d'abus?

    • Même si votre analogie est un peu boiteuse j'ajouterais à vos arguments que le Québec n'a pas fait la démonstration de l'importance culturelle qu'on accorde à une formation universitaire; et ce malgré des décennies de frais de scolarité inférieurs au Québec en comparaison des autres provinces canadiennes. Le taux de diplômation demeure tristement inférieur ici. La gratuité ne changera rien à cet état de fait, sinon de diminuer encore la perception de valeur d'un diplôme universitaire. Comme ce qui se vend chez Dollorama. Si notre tissu social valorisait cet élément du développement d'un individu, il n'y aurait pas de limite au prix qu'on voudrait payer pour y avoir accès. Mais ça ce n'est pas la gratuité qui va y changer quelque chose.
      La devise du Québec devrait plutôt être "Si tout le monde ne peut se le payer, alors personne ne devrait l'avoir !"

    • "Comme l'eau du tuyau, cette gratuité aurait nécessairement des conséquences: les étudiants pourraient étirer leurs études, changer de programmes ou abandonner, le tout sans impact financier"
      Vous semblez oublier que les humains réagissent aux incitatifs. Pour l'eau potable, l'homme gagne du temps. Pour les frais de scolarité, je crois que si l'on compare le salaire d'un employé à temps plein (diplômé) et d'un employé étudiant, on voit facilement un impact financier. Pire encore, peut-être que pour certains individus, la baisse du frais de scolarité leur permettrait de faire 5 cours au lieu de 4 par session.
      L'éducation n'est pas gratuite, elle est financée. Vous avez tout à fait le droit de vouloir garder vos impôts pour vous et lorsque ce sera le temps de votre retraite, ces étudiants qui seront travailleurs pourront conserver leurs impôts. Chaque idéologie a ses avantages, mais un bon vulgarisateur n'a pas besoin de prendre de raccourci pour que les gens le suivent.

    • Que de sophismes dans ce texte... sans nuance. Mon voisin a un char bleu donc tous mes voisins sont bleus...
      Pierre Tremblay

    • Seule la sexologie devrait être gratuite pour tout le monde, y compris les politiciens, et il n'y aurait plous des pôblèmes.

    • Doit-on en déduire que vous êtes également contre la gratuité de notre système de santé? Car voyez-vous, de nombreuses personnes fument et boivent comme des trous et auront inévitablement besoin de soins spécialisés qui coûteront chers. C'est comme le gars qui arrose son asphalte finalement.... Vous vous trompez de question en vous demandant si la gratuité est une bonne ou une mauvaise idée. En fait c'est une question de choix. En offrant un système de santé gratuit, on est conscient que certains vont en abuser, mais on fait le choix délibéré de ne refuser l'accès à personne et que l'argent ne sera jamais un facteur déterminant l'accès, malgré les abus. Je pense que c'est le même genre de réflexion que l'on doit avoir avec la gratuité scolaire: est-on prêt à faire le choix que l'argent ne sera jamais un facteur déterminant l'accès, malgré le fait que certains en abuseront probablement. Moi je crois que cette question mérite un débat.

    • personnellement, j'étais contre la hausse excessive de l'an passée.
      Mais malgré tout, je suis contre la gratuité. La gratuité déprécie tout.
      Un élémemt de modulation en fonction des facultés serait toutefois souhaitable. les sciences molles seraient moins chères et les sciences dures aux possibilités d'emploi plus rémunérateurs seraient plus tarifées. Avec un balancement de l,aide financière aux étudiants bien sur...

    • M. Vailles,
      Vous proposez que le coût lié aux études soit le symbole de valeur de celles-ci. Pour appuyer votre point, vous soutenez également que la gratuité favoriserait les cancres et embourberait l'éducation post-secondaire dans une culture de tolérance de la médiocrité. Avec égards pour votre opinion, je considère que votre raisonnement sur la question comporte quelques problèmes.
      Permettez-moi de suggérer que votre analogie du voisin qui nettoie son asphalte dénature le système de gratuité scolaire. En effet, dans votre exemple, on ne peut empêcher le gaspillage d'eau.
      ---Remarquez que notre système de santé universel permet également une certaine forme d'abus, mais qu'il est vachement plus facile de jeter de l'eau chez-soi que de jeter de son temps à l'hôpital ou à l'école.---
      Bien évidemment, si l'université devient un buffet à volonté dans lequel tous peuvent se servir impunément (ce qui semble être votre vision de la chose), cette mesure d'accessibilité sera trop chère payée. Or, il est possible (et nécessaire) d'y ajouter des balises, telles qu'un seuil de réussite minimal, un contingentement plus serré ou l'obligation de payer un coût de pénalité pour un étudiant qui étire ses études dans le temps en raison d'échecs répétés. De cette façon, l'accessibilité aux études post-secondaire est favorisée dans un esprit de réussite académique.
      L'idée de "droits de scolarité substantiels" que vous appuyez est un ticket modérateur qui relègue l'excellence d'un étudiant derrière sa situation économique. L'aide financière aux études? Une belle façon de s'endetter à vitesse grand V qui ne réussit trop rarement à amener des jeunes de milieux défavorisés dans une institution universitaire.
      Non je ne puis souscrire à votre argumentaire qui fait l'apologie du système d'utilisateur-payeur dans le domaine de l'éducation. Le savoir profite à tous (et oui, à bibi aussi!).
      Je n'ai rien contre les chroniqueurs d'opinions, mais votre statut quo est un faux bon raisonnement.

    • Je vous cite: * Bien sûr, un étudiant a droit à l'erreur. Cette indécision finit toutefois par coûter cher lorsqu'elle est répétée des milliers de fois. Et au bout du compte, ce sont les contribuables qui paient.*
      Je suis pour la gratuité. Nos étudiants d'aujourd'hui vont en avoir "en masse" à payer demain. Donnons-leur une chance. Pour le droit à l'erreur qui peut mener à l'abus du système, je vois ça comme ça: l'étudiant s'inscrit pour un métier x, s'aperçoit qu'il s'est trompé et change de cours. Si après ce deuxième choix de cours ça ne va toujours pas, alors il paie totalement tout les coûts reliés à ses études pour son troisième choix. Pas de prêt, pas de bourse. Si je ne me trompe, les étudiants qui sont dans l'armée, leurs cours sont payés à eux sur, pourquoi se serait différent pour les autres?

    • Pour un rural comme moi (et bien d'autres), le fameux 1200$ que ça coûte pour payer ses cours durant une session n'est qu'une dépense parmi tant d'autres. Ce qui a coûté cher durant mes études c'est le prix du logement que j'ai dû louer, l'épicerie et tout ce dont je devais acheter puisque je ne pouvais plus rester chez mes parents demeurant trop loin d'un campus universitaire.
      La gratuité aiderait certainement plusieurs autres étudiants à limiter les impacts mais ne règlerait certainement pas le problème de l'accessibilité.

    • Vous oubliez une chose: les voisins n?ont pas le droit de gaspiller l?eau. Presque toutes les municipalités ont réglementé l?utilisation de l?eau potable, généralement en imposant des horaires d?arrosage et des normes pour le remplissage des piscines. Ceux qui abusent ou qui sont en infraction risquent des amendes.
      L?utilisation de l?eau est donc à la fois gratuite et encadrée, ce qui démontre en quelque sorte que la gratuité PEUT fonctionner.
      H. Dufort

    • Vous ne présentez qu'un côté de la médaille.
      1. La France n'a pas le meilleur système. C'est un système à 2 vitesses, ou les universités gratuites sont sous financés et mal perçues par le privé. Si on s'offre la gratuité, toutes les universités doivent avoir le même financement, aussi non on se retrouve en position d'injustice. Vous auriez pu nommer l'Allemagne, la Suède, le Danemark, Le Mexique qui ont des universités gratuites avec de bonnes réputations.
      2. Vous énoncez la gratuité non balisée. Option Nationale par exemple ne propose aucunement la gratuité scolaire non balisée. L'état pourrait payer par exemple la première admission et si un étudiant venait qu'à échouer il devrait en assumer les frais.
      3. Comme plusieurs commentateurs le mentionne, pourquoi se donner des barrières supplémentaires quand le taux de diplomation est déjà inférieur à la moyenne des pays comparable au Québec?
      4. La gratuité scolaire se chiffre entre 500 millions et 800 millions. Québec est la seule province qui produit 2 rapports d'impôts, cela revient à 500 millions seulement pour avoir cette bureaucratie de plus. On subventionne nos entreprises à coups de 3 milliards par année (soit 3 fois plus que l'Ontario). Est-ce que ce genre de dépenses et de subvention est réellement rentable? Faudrait se questionner l?efficacité et l?allocation de ces dépenses.
      5. On entre dans une phase ou la main d'?uvre spécialisée sera en forte demande (beaucoup de mise à la retraite à prévoir). Ce serait tout à notre avantage d'augmenter les incitatifs aux études dans ce contexte. On parle souvent des coûts de la gratuité scolaire, mais as-t ?on chiffrés les bénéfices? Tous ces gradués auront certainement un revenu plus élevé, donc plus d'impôts pour l'état et ainsi de suite.
      Votre argumentation économique ne semble pas faire le poids. Je comprends votre position idéologique néanmoins.

    • Concernant le bayau d'arosage
      Des fois, un balet ne suffit pas pour enlever les choses qui sont colles a votre alsphalte. Ca prend une pression d'eau pour dilluer la chose. S'agit de le faire rapidement, car de toute facon c'est juste un petit coin.

    • Je ne remets pas en question le principe de la gratuité au cégep, je dis qu'il a des incidences sur le taux de diplomation. Il n'explique pas 100% du problème, mais tout de même. Par ailleurs, le Québec encourage fortement la formation universitaire en n'exigeant qu'environ 15% (sauf erreur) du coût de formation aux étudiants. Me semble que c'est un très beau compromis. Et pour les pauvres, il y a un système de prêts et bourse généreux. Le problème vient aussi des parents: plusieurs sont disposés à payer le privé au secondaire, mais pas disposé à payer l'université.

    • Étant étudiante à l'université, je considère que la gratuité est une bonne chose, mais pas à n'importe quel prix. La gratuité, ça ne veut pas dire "free for all". Je crois qu'il faut une réforme complète des universités. Je pense que cette même gratuité doit être encadrée par des tests d'admission et qu'un suivi rigoureux doit se faire auprès des étudiants qui ont des échecs.
      Le but de la gratuité, c'est de permette à chaque personne qui en a les capacités intellectuelles de pouvoir accéder à l'université. La restriction doit donc s'appliquer au niveau des capacités intellectuelles et non pas au niveau financier.
      Par ailleurs, d'autres mécanismes pourraient être mis en place pour bien baliser le parcours universitaire afin d'éviter certains abus. Par exemple, on ne pourrait changer de programme que 2 fois au premier cycle, mais il y aurait plus de souplesse pour les cycles supérieurs, cycles où les étudiants commencent à être "productif" parce qu'ils font de la recherche, etc.

    • @Machiavellien
      L'excellence, c'est un résultat. On le voit à la sortie, pas à l'entrée. Quand on te dis que seulement 6% des étudiants sont accepté en psychologie, ça veut surtout dire que ce sont les meilleurs étudiants du secondaire. Ceux-ci sont plus souvent qu'autrement issue de millieu aisé et stable. Tant mieux pour eux, on s'entend.
      Mais je connais plusieurs personnes qui ont été des étudiants moyens au secondaire et qui sont montés en force à l'université et un certain nombre de 'bollé' du secondaire à qui l'université n'a pas réussi. Mais dans un système fortement contingenté, les premiers n'aurait pas été admis.
      Notez que c'est un peu ce qui se passe en medecine au Québec. N'entre pas en medecine qui veut. Le résultat c'est que les étudiants en medecine du Québec sont un groupe assez uniforme si je me fie au camarades de classes de ma soeur medecin. Ils étaient tous issu de famille aisé (incluant ma soeur). Provenir d'une famille bien nanti n'est pas nécessaire pour payer les frais de scolarité mais ça rend drôlement plus facile l'obtention de la cote R requise (études dans école/collège privé, tuteur), les centaines d'heures de bénévolats qui paraissent si bien sur la demande d'application (pas besoin de travailler), les lettres de recommendations provenant de professeur respecté et habitué au processus etc.
      Bref, le contingentement sévère de l'université à la finlandaise est nuisible à la mobilité sociale. Si seulement 6% des demandes en pyschologie sont accepté, ça veut dire qu'a peu prêt chaque pauvre qui réussi à être admis mérite son propre feel-good movie! Parce qu'il y en aura pas des masse.

    • Bonjour
      Excellent. C'est pourtant simple à comprendre et je suis d'avis que ceux qui ne comprennent pas cela n'ont pas les aptitudes nécessaires pour faire de véritables études universitaires. À moins de vouloir transformer notre réseau universitaire en piteux état en un réseau de "Paper Mills"...
      2 règles:
      1- Rien n'est gratuit
      2- Si c'est "gratuit" alors quelqu'un d'autre paye.
      Voir règle #1
      --
      Claude LaFrenière

    • L'accès gratuit mais contingenté ne m'apparaît pas une fausse bonne idée...

    • Ah ok. Alors l'éducation gratuite au Mexique c'est parce qu'ils ont pas beaucoup d'eau. Là je comprends!

    • Les jeunes qui décident de partir en affaire après le CEGEP, empruntent de l'argent, investissent leurs propres fonds, prennent des chances et paient leurs dues! En quoi c'est différent pour les études universitaires. Ceux qui décident d'aller aux beaux arts même s'ils n'en ont pas le talent, ceux qui choisissent des branches dans lesquelles ils sont certains qu'ils ne pourront pas trouver de travail... Pourquoi ne devraient-ils pas s'assumer et investir dans leur avenir au même titre que les entrepreneurs?? La gratuité en soi n'existe pas, il y aura toujours quelqu'un qui devra payer la facture et nous les payeurs de taxes en avons assez de payer pour ces éternels revendicateurs! Si ces groupuscules sortent encore dans la rue, je me propose d'y opposer la voix des payeurs de taxes, il est temps qu'on leur montre qu'ils ne sont pas seuls à avoir des droits dans cette province! Et la première ministre devrait arrêter de faire la belle devant eux pour obtenir quelques votes, elle a assez fait de problèmes comme ça à ce jour!! Elle pense y gagner au change, ça aura tout à fait l'effet contraire!!

    • "Au cégep, le système est pratiquement gratuit. Et devinez quoi: seulement 44% réussissent leur formation générale dans les deux années prescrites. Il faut cinq ans pour que le taux d'obtention du diplôme atteigne son sommet, à 73%."
      Tout dépend de l'objectif qu'on recherche. Si c'est simplement un taux de graduation élevé, alors oui, ne suffirait que d'augmenter les frais. Sauf qu'on aurait moins d'étudiants au total.
      Sauf que si notre objectif est d'avoir plus d'étudiants qui graduent en terme absolu, alors le taux de complétion est inutile.
      Mesurer le taux de réussite et s'en servir comme seul indicateur, c'est réducteur au point de la mauvaise foi.
      Puisque que M. Vailles souhaite abordé la question en terme économique d'offre et de demande, alors il faut prendre en compte qu'une société peut très bien décider que certains biens devraient être consommé plus que leur prix de base ne le permettrait et subventionner ces biens. L'éducation en est un bel exemple.
      Au Québec, où notre taux de graduation est inférieur à des sociétés occidentales comparables, est-ce que c'est vraiment le temps de mettre plus de barrière et d'embuche à l'éducation?

    • Votre argumentaire est simpliste. Il suffit d'instaurer des paramètres pour pouvoir entrer et rester à "l'université gratuite" et ce que vous dites ne tient plus.
      Par ailleurs, même gratuite, l'université n'attirerait pas du jour au lendemain une quantité phénoménale de nouveaux étudiants, ce qui exclut une débandade pour les finances publics.
      Et par gratuité, on parle toujours de _frais de scolarité_ nuls, pas le reste, d'où une facture de 500-800$ par session. Pas si gratuit de que ça finalement...

    • M. Vailles,
      Vous dites: "En Finlande, l'accès est aussi totalement gratuit, mais n'entre pas qui veut, fait remarquer Robert Gagné. En psychologie, seulement 6% des candidats sont admis au terme des examens. Les taux d'admission sont aussi faibles en histoire de l'art (8%), en communication (8%), en sciences politiques (12%) et en médecine (13%)."
      En quoi est-ce un problême? Le système finlandais encourage l'excellence. N'est-ce pas ce que l'on veut? Comme quoi, excellence et gratuité peuvent coexister.

    • Après la gratuité, il y aura le plein salaire avec full bénéfices et bonus de départ pour tous les futurs citoyens de 16 ans et plus de Titine qui couleront leur année scolaire à cause des Recteurs. La Grosse Vie, Man! Votez pour Titine! Avec Titine, c'est tout plein de binnes. Et cela vaut bien le gaz de Chine!

    • Je ne vois pas en quoi l'exemple finlandais démontre que la gratuité est une mauvaise idée. Oui, il y aurait des critères d'entrée, et ce n'est pas tout le monde qui pourrait étudier dans le domaine de son choix. Et puis après? Je trouve que ce serait une très bonne chose. Il ne faut pas tout mélanger...

Commenter cet article

Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.

Nous vous invitons à commenter les articles suivants:


Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer