Chers étudiants, j'ai une solution

Chers étudiants, j'ai une proposition à vous faire. Que diriez-vous d'une baisse draconienne des droits de scolarité pour la plupart d'entre vous? Que diriez-vous de couper de moitié les droits pour les étudiants du premier cycle en lettres, en sciences humaines, en droit et en administration?

Je comprends, vous êtes sceptiques. Mais cette suggestion n'est pas un rêve: elle est basée sur les estimations très sérieuses de Michel Poitevin, le directeur du département de sciences économiques de l'Université de Montréal. L'économiste a chiffré les droits de scolarité qui pourraient être facturés si le ministre Pierre Duchesne acceptait la formule de Guy Breton, le recteur de l'Université de Montréal.

Rappelons la formule. Guy Breton propose que chaque étudiant paie une part égale de ses coûts de formation, comme ça se fait presque partout ailleurs en Amérique du Nord. Actuellement, au Québec, un étudiant en histoire paie environ 40% du coût de sa formation, contre 5% pour un étudiant en médecine vétérinaire. Est-ce équitable?

Michel Poitevin a simulé les nouveaux droits de scolarité des 24 disciplines universitaires en fonction de cette hypothèse de part égale. Il a établi ces nouveaux droits pour que l'université obtienne les mêmes revenus, au bout du compte. Son modèle est basé sur la situation qui prévaut à l'Université de Montréal.

Les résultats sont étonnants (1). Actuellement, les droits de scolarité annuels s'élèvent à 2167$, en moyenne, pour 10 cours (30 crédits). En appliquant la nouvelle formule, les droits de scolarité de la discipline la moins coûteuse, les lettres, chuteraient à 815$ au premier cycle, une baisse de plus de 60%! Les étudiants en sciences humaines et en administration ne paieraient que 900$, ceux en droit, 1140$ et ceux en génie, 1720$.

Globalement, 85% des étudiants au premier cycle - le baccalauréat - verraient leurs droits de scolarité diminuer de 5% à 62%. Qu'en pensez-vous?

Évidemment, pour que l'Université de Montréal obtienne les mêmes revenus, il faut que certains paient plus. Et Michel Poitevin estime que six disciplines sur 24 écoperaient d'une forte hausse. Les futurs médecins verraient leurs droits grimper à 3340$ (+54%), les futurs optométristes, à 4395$ (+102%), les futurs dentistes, à 6510$ (+200%) et les futurs vétérinaires, à 7900$ (+265%).

Certes, leur hausse est salée, mais ces étudiants ne seront-ils pas ceux qui feront la plus grosse paye en sortant? En moyenne, un médecin gagne 254 000$ au Québec, un salaire bien supérieur à ce que fera un bachelier en histoire ou en lettres. Rembourser les dettes d'études leur est beaucoup moins douloureux.

C'est connu, les étudiants les plus militants venaient des facultés de sciences humaines, de sciences sociales et de politique. Si la formule Breton est adoptée, ces carrés rouge foncé vont-ils remplir les rues de Montréal pour défendre les étudiants en médecine, eux qui sont sagement rentrés étudier quand leur session a été compromise?

Selon les calculs de l'économiste, les étudiants en musique et en beaux-arts seraient aussi frappés par une hausse, de l'ordre de 250$ (+12%), leur formation étant plus coûteuse en raison des instruments et des équipements, notamment. Mais ce n'est pas la mer à boire, non?

Bien sûr, le modèle de Poitevin est imparfait. L'économiste base ses calculs sur la structure de coûts de l'Université de Montréal, qui compte probablement une plus grande proportion d'étudiants de disciplines éventuellement payantes que la moyenne des universités. Si son analyse avait été faite avec l'ensemble des étudiants au Québec, il y a lieu de croire que les écarts avec les droits de scolarité actuels auraient été moins grands, à la hausse comme à la baisse.

Autre facteur: les études de deuxième cycle connaîtraient elles aussi une hausse importante des droits, puisque la formation coûte plus cher, notamment en raison du plus faible nombre d'étudiants par professeur. Mais prises ensemble, les années du bac suivies de la maîtrise reviendraient moins cher à une majorité d'étudiants, estime Michel Poitevin. Tout de même, le système devrait prévoir des bourses généreuses pour ne pas freiner l'accès aux études de deuxième cycle et de doctorat.

Au bout du compte, faut-il ajouter, ce scénario a été proposé pour moduler une éventuelle hausse globale des revenus des universités. En supposant une hausse raisonnable des droits, la proportion des étudiants épargnés ne serait plus de 85%, comme dans les calculs de Poitevin, mais peut-être de 80% ou 75%. C'est encore beaucoup!

Dernier élément: la formule Breton pourrait désavantager quelque peu les universités qui n'ont pas de facultés de médecine ou de dentisterie, comme les universités régionales et l'UQAM. Leurs revenus pourraient diminuer un peu, mais rendu là, les politiciens pourraient sûrement trouver un ajustement acceptable, ne croyez-vous pas?

Chers étudiants, ce n'est pas la gratuité, mais pensez-y avant de dire non. En ce moment, c'est la proposition la plus sérieuse depuis des lunes pour accommoder les carrés rouges, les carrés verts et les recteurs.

(1) Le rapport sera publié à la mi-février.

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Commentaires (66)
    • Hasdrubal
      Je n'ai pas parle de regler la situation, mais seulement d'alleger le fardeau des payeurs de taxes et aussi d'ameliorer le sort de certains etudiants finissants.
      Pour le hockey, un bien mauvais exemple. Premierement, jouer au hockey coute tres cher. Je n'ai pas hate que l'association des joueurs reclame la gratuite ! De plus, on ne forme pas des milliers de jeunes pour recolter la creme, mais plutot des milliers de jeunes visent la LNH, le seul employeur (ou presque), en esperant y faire un gros salaire. Donc l'employeur choisi la creme puisqu'il a le choix ...
      A vous ecouter, il faudrait former un surplus d'historiens et de sociologues pour choisir la creme ... a moins que ceux qui etudient ce domaine paye aussi cher qu'il en coute pour jouer au hockey, en tant que payeur de taxes je trouve votre idee pas tres efficace pour la societe. Mais une chance, comme vous dite, que dans la vrai vie ce n'est pas comme ca que ca se passe ...

    • Lorsque les superprofessionnels vont sortir des universités,
      ils vont pouvoir revendiquer des tarifs et autres émoluments beaucoup plus élevés en disant que l'investissement était couteux pour obtenir la formation, le diplôme et le droit de pratique.
      Aussi, il n'y a pas que les carrés rouges, verts et les recteurs qu'il faut accomoder, mais aussi les payeurs de ces frais pour étudier, soit les 60% de la population qui paient des impôts.

    • Cher chroniqueur, toute solution n'est pas bonne pour tous même si à première vue, elle parait bien. Il faudrait aussi tenir compte de la capacité de payer dans le futur du professionnel. C'est certain qu'un médecin gagnant 250,000$ annuellement ne devrait avoir de difficulté à rembourser ses droits de scolarité. Mais quand je vois les vétérinaires dont le salaire moyen est d'environ 65,000$ annuellement devoir en payer 40,000$ pour leur 5 années d'études, alors là, je décroche. Il n'y aura que des fils d'avocat et de médeins qui pourront se payer cette formation. Je suis fils d'ouvrier qui vient du quartier Hochelaga-Maisonneuve et je fier d'avoir pu atteindre l'université et devenir vétérinaire. Avec votre belle solution, il est évident que jamais je n'aurais pu me permettre ces frais aberrants. Alors je dis non à ce genre de solution

    • @supercorm
      mon commentaire s'adressait à yvonmontana, je suis surpris de voir que vous répondiez à sa place.
      au début de mon texte, je questionnais yvonmontana, je le questionnais si la perception que j'avais de son texte, était la bonne, peut-être que je me trompais, je n'en suis pas encore certain, j'attend de lire sa réponse.
      le verbe couper peut avoir plusieurs significations, ca peut-être une coupure totale ou partielle.c'est ce que je voulais savoir.
      de votre coté,vous semblez penser qu'en formant le nombre de gens pour les postes disponibles, ca règlerait la situation?.désolé mais dans la vie, ca ne fonctionne pas comme ca.
      un exemple au hockey,combien de jeunes peuvent espérer atteindre la ligne nationale à chaque année, une centaine? pourtant combien de milliers de jeunes à chaque année espèrent être repêchés et jouer dans la grande ligue?, beaucoup d'appelés, peu d'élus.
      seuls les meilleurs ont une chance mais pour savoir qui sont les meilleurs.il faut qu'il y ait plusieurs candidats.pour ramasser la crème, il doit y avoir du lait en dessous,
      ce que je n'aime pas du tout de votre intervention, c'est que vous croyez que je méprise les métiers, désolé mais les 10 premières années sur le marché du travail, j'ai été pompiste, livreur d'huile à chauffage, travailleur d'entrepot et quelques autres métiers.mais malgré toute ma bonne volonté, je n'étais pas assez habile manuellement, pourtant j'adorais ca, être chauffeur de truck, tu l'as ou tu ne l'a pas.donc j'ai du changer d'orientation.
      je ne fais peut-être pas un salaire dans les 6 chiffres comme vous, mais ca ne veut pas dire que je vous suis inférieur en tant qu'être humain.
      Hasdrubal

    • Lisez, ou plutôt lisons cela, et peut-être que nous nous contenterons des revendications de l"ASSÉ". J'ai trouvé cette perle quelque part sur Cyberpresse.
      "...En n'allant pas plus loin que Paris, on trouve en effet des associations étudiantes pour demander - pardon: exiger - beaucoup plus.
      Ainsi, SUD Étudiant (qui vient tout juste de changer de nom pour celui, plus descriptif, de «Solidaires Étudiant-e-s/Syndicats de luttes») a historiquement mis de l'avant une liste d'épicerie autrement ambitieuse. D'abord, on veut des résidences pour la totalité des 2,2 millions d'étudiants français. Ensuite, des garderies dans toutes les maisons d'enseignement ainsi que le transport en commun gratuit. Enfin, le versement aux étudiants d'un salaire leur permettant d'échapper aux parents et aux McJobs!".......Pas pire, hein? C'est bien vrai que "quand on se compare on se console". Mario, de Ville Saguenay.

    • @michel3352: Je supporte votre point de vue quand aux frais de scolarité et le principe d'utilisateur/payeur: mais votre point de vue illustre le nombrilisme du monde.
      On veut tous notre chez grand chez soi en Banlieue à 50km du travail, aucune restriction pour pouvoir utiliser la voiture, ce faux sentiment de liberté.
      Si c'est ainsi, c'est parce qu'il n'y a jamais rien d'autre que la grosse maison de banlieue qui a été offert en tant que «rêve américain».
      Et aujourd'hui, on est aux prises avec notre phénomène d'étalement urbain, on a pas assez d'argent pour entretenir tous les km de chaussés qui ont été pavés, et qui continuent de l'être. On s'enfonce au lieu de s'en sortir. En plus, instaurer un service soutenu de transport en commun serait un suicide financier.
      C'est pour ça que vous subventionnez le train, c'est entre autres pour vous sensibiliser à la congestion automobile et autres pistes de solutions pour diversifier les accès à Montréal.
      Bon revenons au sujet:
      Je veux bien comprendre que «ces bébés avec bébelles» soient assez malvenus de posséder, ô traîtrise, les damnés bébelles pendant leurs études. Mais dans notre merveilleux monde de surconsommation effrénée, qui est visé par les intenses campagnes publicitaires de produits?
      Certainement pas vous, les vieux croûtons démagogiques qui rechignent au moindre changement technologique!!
      Voilà pourquoi aussi:
      1-Certaines écoles encouragent fortement les tablettes électroniques. (même au primaire!)
      2-Ce ne sont pas tous les étudiants qui possèdent les dites bébelles.
      3-Ces bébés profitent généralement de l'augmentation des conditions de confort des parents, ça fait un beau cadeau de noël je trouve! En général, le pouvoir d'achat des années actuelles est un multiple de celui de voilà 10 ans. Voilà un côté positif de la mondialisation.
      4-Sans cette jungle de bébelles, vous pourriez dire adieu à une foule d'emplois extrêmement bien payés qui rapportent plus au Québec que vous pourriez l'imaginer.
      Et voilà!

    • Est-ce-que j?ai bien compris ?
      Si mon diplôme m'amène à faire plus d'argent plus tard ça implique que je devrais payer plus en frais de scolarité.
      Mais là encore, si je gagne plus d'argent plus tard ça veut aussi dire que payerais plus d'impôts?
      La logique est pervertie, je dois payer plus cher pour avoir la chance de faire plus d'argent plus tard!
      Question, les frais de scolarité représentent comme quoi en pourcentage dans l?ensemble des coûts d'un étudiant par année?

    • C'est entre autres au nom de la mobilité sociale que je supporte la gratuité scolaire, ou du moins des frais scolaires symboliques, comme au cégep. La proposition de M. Breton est justement de détruire un des piliers de la mobilité sociale au Québec. Je m'oppose donc fortement à cette proposition.
      Par contre, je suis plus ouvert aux propositions du type "les étudiants choisissent en commençant leurs études entre des frais style U.S ou bien la gratuité accompagnée d'un contrat social" comme celle que Jean-François Lisée a proposée durant le printemps érable.

    • @ DCSAVARD: tout à fait avec vous :)
      @ Honorable: Avec le niveau de formation et votre évolution dans un mileu de recherche d'un certain niveau, il faudra un jour que vous nous expliquiez pourquoi vous n'avez toujours pas compris l'importance d'avoir quelques personnes dans le temps présent qui produisent des "marchandises intellectuelles" qui ne se vendront pas pour une ou deux générations (ou jamais). Je n'ai jamais vu d'études en "liberal arts" qui n'ajoutaient pas à la valeur d'un candidat. J'ai à mon emploi directement ou indirectement plusieurs PH.D. mais beaucoup plus de diplomé de maitrise de sciences dites "pure" au Québec qui ont les mêmes positions que vous sur le sujet. Ca les emerde royalement que des diplômés de maitrise, Ph.D ou Post-Doc en Sciences Humaines soient leur patrons et gagnent 20 à 30 fois leur rémunération.. S'il y a une marchandise intellectuelle dans notre société, c'est bel et bien le Ph.D. en sciences dites "pures" qui fait de la recherche et du développement :)
      Finalement, Je crois que la proposition serait plus intéressante si on occtroyait la gratuité scolaire tout court, sans pénalité pour le décrochage, mais que que les diplomés (ou non diplomés mais anciens étudiants universitaires) aient un traitement fiscal distinct pour les 10-15 années suivant leur dernière année d'étude. Cela permettrait de rembourser une partie des frais. 1-2% de taux d'imposition additionnel ne tuerais personne et même si certains quitteraient la province, l'apport des étudiants étrangers pourrait combler la différence.
      Personnellement, mes 6 ou 7 première années n'auraient pas rapportées gros au trésor public, par contre les trois années suivantes auraient probablement permis de rembourser plus de 100% des coûts de mes différentes formations.
      F. Dumas

    • Le Québec étant l'endroit ou est subventionné en grande partie, il est grandement temps d'y faire le ménage et d'adopter l'utilisateur/payeur...La classe moyenne en a assez de payer sans cesse pour tout ce que la majorité qui crie demande. Nous sommes la majorité silencieuse malheureusement et on nous fait payer continuellement pour toutes les bonnes idées des comités, recherches ou lois quelconque.
      Il est grandement temps que chacun paie sa part équitablement. Je ne prend pas le train, alors pour quelle raison dois-je le subventionner. Essayer d'imaginer un seul instant l'argent que vous sauveriez en un an. L'automobiliste subventionne le transport collectif, sauf que le transport collectif utilise aussi nos routes que les usagers du dit transport ne paie pas.
      C'est comme cela pou tout ce qui vous vient à l'esprit.
      Personne n'a subventionné mon père pour mes études, pourtant je les ai complété. Les petits bébés d'aujourd'hui avec leur Iphone et tablette désirent la gratuité. Hé bien sachez qu'il n'y a rien de gratuit dans la vie. Il faut y mettre un point.
      J'ai payé mes taxes comme tout le monde et personne ne me subventionne lorsque je désire quelque chose car je suis dans la classe moyenne...Utilisateur/Payeur...pensez y...il en va de votre porte feuille.

    • @Paulcorteo
      Désolé vous n'avez pas fait la grève, car vous n'êtes pas dans une relation employeur-employé.
      Vous devez contribuer à vos frais de scolarité. Si ce n'était que de moi, vos frais de scolarité serait le double de ce qu'ils sont aujourd'hui et les frais seraient indexés.
      Le diplômé universitaire est le premier bénéficiaire d'études universitaires. Il doit donc être le premier à contribuer.
      En terminant, j'ai fait 10 ans d'études universitaires.

    • @balofilm "C'est un mythe, un stéréotype erroné de l'étudiant qui n'est pas le reflet de la réalité et que la société se complait à véhiculer parce que ça la conforte dans son mépris, sa colère et sa jalousie de payer toujours trop pour tout le monde...d'autant plus qu'elle perçoit les étudiants comme des enfants plutôt que des citoyens à part entière."
      Disons que je n'ai pas connu le problème d'une société méprisante, colérique et jalouse (écoeurée) de payer toujours trop pour moi, puisque je suis autonome car j'ai toujours tout payé: la garderie, mes congés parentaux, les frais de scolarité de mes jeunes avec prêts mais sans bourse. Ici je suis considérée dans le tiers inférieur de la classe moyenne mais avec des obligations de riches par rapport à des choix tentaculaires d'une société qui n'a aucune conscience, aucun respect et aucune reconnaissance envers le payeur. Les grèves des mois derniers sont le reflet d'une proportion de "notre civilisation québécoise" qui s'imagine que le bien public prend place dans l'espace québécois par la puissance de la pensée créative sans que nul effort salarial n'en soit tributaire. Après cela, essayez de me faire croire que cette perception destructrice des biens publics ne s'étende pas à la comptabilité des frais de scolarité! Qui s'est déjà excusé d'avoir détruit gratuitement ce que la société "travaillante" a généreusement mis à la disposition de gens de peu de conscience. " On ne donne pas de perles à des pourceaux!"

    • Idée intéressante d'un lecteur:
      Ma solution est un nouveau contrat social gagnant-gagnant pour les étudiants et pour le gouvernement. D'entrée de jeu, les étudiants doivent être responsabilisés dans leur quête scolaire. Nous savons tous que le taux de décrochage est élevé. Il est de 40% au secondaire et de 35-40 % au niveau post-secondaire (CEGEP, BACC, Maîtrise et doctorat).
      En NÉGOCIANT un nouveau contrat social où l'étudiant paie les frais réels liés à son programme (Votre chronique). Lorsqu?il termine avec succès ses études UNIVERSITAIRES, il pourra obtenir une bourse de réussite (l'innovation!). L'étudiant sera interpelé et sera responsabilisé . Cette bourse correspondrait aux frais de scolarité sur 3 ans (pour les programmes de 3 ans) ou sur 4 ans (pour les programme de 4 ans) d?où la possibilité d?obtenir une gratuité scolaire!
      Dans le concret, l'étudiant paie pendant ses études les frais de scolarité liés à son programme (la position du gouvernement- gagnant!) et à sa graduation, l'étudiant reçoit une bourse de réussite correspondant aux frais de scolaires attribués aux programmes réussis, donc hausse des frais de scolarité remboursée et gratuité scolaire obtenue (position des étudiants-gagnant!). Les 3 premières années, le gouvernement du Québec ne sort aucun argent pour ces bourses (donc aucun impact sur les budgets des 3 prochaines années) et pendant ces 3 années, encaisse de façon permanente les frais de scolarité des étudiants qui décrochent à l'université (soit près de 1 étudiants sur 2!) qui iront alimenter un fonds pour les bourses de réussite.
      Le côté POSITIF de ce contrat social est l'obligation de résultats de nos jeunes. Il y a des étudiants qui passent 5 à 10 ans à l'Université en changeant de programme à tous les 2 ans, donc sans atteindre le niveau de la réussite attendue. Ces étudiants surchargent le réseau et augmentent les coûts des universités. Cela va les obliger à mieux s'orienter dès le départ.

    • @paucorteo: dans la mesure où c'est principalement les autres (le payeur d'impôt) qui paie les coûts de votre éducation, elle doit servir à quelque chose. Elle doit donc pouvoir se marchander, être une marchandise, si vous voulez.
      Si vous voulez, 100 % à vos frais, vous éduquez sur un sujet dépourvu de tout intérêt pour la société, mais d'un grand intérêt personnel, vous avez tout mon appui. Mais dans la mesure où vous voulez qu'en plus je vous finance, NON merci.
      PS: mais qu'avez-vous donc contre la "marchandise"? Enlevez le mot "marchandise" de votre vocabulaire, et vous êtes flambant nu, sans maison ni rien, comme Adam et Eve avant vous savez quoi.
      Je remarque que ceux qui se plaignent le plus de la "marchandisation du savoir" sont ceux qui produisent le moins, ou qui produisent de la pacotille. Un poème, une chanson, un livre sur une culture morte, c'est de la marchandise. Si personne ne l'achète, ne la lit ou ne l'entend, et ce, pendant des siècles, elle ne vaut rien et on a fait une erreur si on a subventionné une telle activité.
      Les enseignants sont des producteurs de marchandises: de diplômés bien formés et de publications appréciées et lues.

    • @L.Moga
      Je comprend très bien votre point de vue. Malheureusement, je crois que c'est une utopie de penser que l'ont trouvera un moyen qui fera en sorte qu'il n'y aura plus aucun étudiant paresseux profitant du système pour faire le party. En fait, l'une des problématiques majeures des moyens proposés visant cet objectif est que ces moyens ont toujours des effets pervers et nefastes, par exemple sur l'accessibilité à l'éducation. Et sincèrement, pour être passé par le système d'éducation universitaire, oui il y a des partys à gauche et à droite, mais je n'ai à peu près jamais vu d'étudiants qui cumulent échecs par-dessus échecs. Il y a des exigences et règles qui encadrent ce genre d'édutiants et qui fait en sorte qu'il ne peuvent rester longtemps dans le système. Par exemple, un étudiant peut se faire explusé automatiquement en raison d'une cote académique trop faible...et un échec, ça fait très mal à cette fameuse cote. Par ailleurs, il faut avoir une piètre fierté pour se prélasser dans le système...ce qui n'est vraiment pas représentatif de la quasie totalité des étudiants...faut pas associer partys et paresse académique. C'est un mythe, un stéréotype erroné de l'étudiant qui n'est pas le reflet de la réalité et que la société se complait à véhiculer parce que ça la conforte dans son mépris, sa colère et sa jalousie de payer toujours trop pour tout le monde...d'autant plus qu'elle perçoit les étudiants comme des enfants plutôt que des citoyens à part entière.

    • @balofilm "Je crois que ce qui me choque le plus dans la plupart des commentaires c'est de voir à quel point beaucoup trop de gens associent université et étudiants paresseux."
      Je ne crois pas que tous les étudiants soient paresseux mais ceux-ci font monter le coût de la formation post-secondaire. A-t-on les moyen de payer pour les paresseux, ceux qui privilégient le party à leur formation, ceux qui considèrent leurs études comme un emploi éternel... ceux qui s'éternisent sur les bancs de l'Université pour toutes les raisons possibles qui n'ont rien à faire avec "une tête bien faite". Déjà, si on fait un écrémage, on aura fait un pas dans l'économie des services post-secondaires. Je constate que cette option est une hérésie seulement pour ceux qui pensent que toute la société devrait être au service de l'expression absolue, au libre choix éternel, au droit de dépendre des autres jusqu'à la nausée des supporteurs. Une société qui ne conduit pas à la maturité est une absurdité.

    • Je suis un étudiant en sciences humaines et je vous dis non !!! Je pense que vous n'avez vraiment pas compris le mouvement etudiant si vous croyer que c'est pour notre interet personnel que nous avons fait la greve. Ce que nous remettons en question c'est le fait que l'éducation soit associée à une simple marchandise. Votre modele traite l'éducation comme un investissement dans son propre capital ... alors que lorsque l'on forme des individus éduqué c'est toute la societe qui en profite. De toute maniere si ils font plus d'argent ils vont payer plus d'impots .... donc payer pour leur education.

    • Je crois que ce qui me choque le plus dans la plupart des commentaires c'est de voir à quel point beaucoup trop de gens associent université et étudiants paresseux. Allons, cessez donc ces généralisations outrancières et puériles, elles ne font que pourrir le débat et n'est pas le reflet de la réalité. Personnellement, je suis mitigé face à toutes les solutions proposées tout simplement parce que chacune d'elle comporte des lacunes sérieuses. De plus, j'ai la ferme impression qu'au Québec, de plus en plus, on semble voir l'éducation comme une marchandise et qui vise uniquement à acquérir des compétences, alors que l'éducation que l'on acquiert va au-delà des compétences techniques. Qu'un universitaire diplômé ne travaille pas dans son domaine par manque de demande, qu'est-ce que ça peut bien faire! Il restera toujours que pour plusieurs de ces étudiants, l'acquisition de leur diplôme leur aura conféré une certaine ouverture d'esprit, un curiosité et une rigueur qui sera bénéfique dans tout ce qu'ils entreprennent. Des étudiants qui profitent du système, il y en a. Comme partout ailleurs il y a des gens qui profitent des autres. Est-ce la majorité? Réfléchissez-un peu...

    • Hasdrubal
      Quand yvonmontana dit "couper" dans les programmes sans debouches, il ne dit pas "eliminer", mais former moins de gens. Il y a trop de gens formes en histoire pour les postes disponible. D'ou l'idee de couper pour 1) sauver sur les couts de formation et 2) augmenter les chances d'emplois en bout de ligne.
      La meprise des postes en sociologie, anthropologie ou autre ? Je sais pas, mais si vous mepriseriez moins les metiers comme la plomberie ou l'electricite, vous pourriez peut etre trouver un emploi plus payant que vos $20k que certains citent ici. Ce n'est pas de ma faute si certains metiers sont moins payant, je n'ai pas a payer plus de taxes pour "egaliser" la situation, vous n'avez qu'a choisir uin metier qui ne requiert pas d'univesite et qui paye dans les 6 chiffres. Lisez dans vos temps libre comme tout le monde !

    • On pourrait demander aux étudiants de payer les reprises de cours ou leur abandon... c'est ce que j'ai imposé à mes jeunes et ils ont obtenu leur formation dans des délais raisonnables: je n'avais pas les moyens de financer les échecs ou les pertes de temps. Les frais afférents dus au manque de talent et d'ambition ou à la paresse représentent quel pourcentage du coût des études supérieures?

    • @Mendell et Tisafo: j'ai parlé d'un étudiant "brillant et débrouillard". Pas de l'étudiant lambda. Au fait, je suis dans le milieu aussi, et je suis passé du B.Sc. au Ph.D. en 4 ans. Mais il est vrai qu'il y a des patrons qui aiment faire trainer les choses (c'est dans leur intérêt d'entreprise de production de publications), et aussi des étudiants moins travaillant que d'autres.
      Pendant ce temps, il y a des Facultés de Droit aux USA qui réduisent la scolarité à 2 ans (au lieu de 3) parce qu'ils savent que plusieurs étudiants peuvent faire un cours de Droit en 2 ans. Mitt Romney a fait Droit et Business Administration en même temps à Harvard dans le temps alloué pour faire uniquement Droit.
      Si vous considérez que c'est "normal" de faire son Ph.D. en 6 ans, alors il y a problème dans ce système, eu égard aux possibilités d'emploi qui suivent.
      Allez, Martine Desjardins, cesse de nous casser les pieds et termine-le, ton doctorat. Plus tu prends de temps pour le terminer, plus tu prouves qu'il y a problème dans ce système.

    • Petite mise-au-point, un étudiant gradué ça n'existe pas. On dit un étudiant diplômé. Un bécher, un erlenmeyer, une règle, une tasse sont graduées. A la limite, quelqu'un est gradé s'il est dans l'armée, la police ou les pompiers.
      On en dit pas non plus des études graduées, mais des études supérieures ou des études de 2e et 3e cycle. Les étudiants à la maîtrise et au doctorat relèvent de la Faculté des études supérieures à l'Université de Montréal, par exemple. A McGill il s'agit de graduate studies.
      Alors, forcez-vous un peu pour parler un langage correct et français. Autrement, vous faites colons sur les bords.

    • C'est une solution qui va directement dans le sens de la marchandisation de l'éducation et qui par ailleurs va encore augmenter le clivage social. Déjà les riches se plaignent de payer pour les moins nantis. Si en plus on leur demande de payer aussi davantage à l'avance pour leurs études...De plus, le système a plein de défauts que plusieurs ont mentionnés dans cette discussion. 7900$ par an pour un vétérinaire qui peut s'attendre à un salaire de 60000$ (à condition qu'il ne travaille pas pour le gouvernement, auquel cas il gagnera plutôt 40 ou 45000 en commençant) contre 3500 pour un futur médecin qui, même en comptant tous ses frais, gagnera au moins 2 à 3 fois plus. Pas très équitable et probablement beaucoup d'effets secondaires néfastes... On semble oublier qu'un rôle important de l'état, c'est de viser à tenter de répartir assez équitablement les coûts des services et la richesse. Notre système actuel de frais de scolarité indépendants du domaine d'étude et de remboursement ultérieur par le biais de l'impôt n'est peut-être pas parfait, mais il ne faudrait pas le changer pour pire...

    • @ honorable: votre calcul ne marche pas. 2 ans maîtrise, 4 ans doctorat, ça fait 6.
      Sur le sujet, je suis plutôt pour faire payer au complet ceux qui profitent de notre système généreux pour aller pratiquer leur profession ailleurs immédiatement après les études.

    • Voilà une solution qui permet de faire avancer le débat. Espérons que la solution retenue, celle-là ou une autre sera de calbre de l'éducation supérieure !
      C Raymond

    • votre m. breton est dans les patates, ce monsieur ne possède pas une culture d'être responsable financièrement, aucune imputabilité, désolé mais un aussi piètre gestionnaire ne ferait pas long feu dans le privé,
      plutôt que d'essayer de trouver des solutions loufoques, il faudrait peut-être s'attaquer à la source du problème.comment gèrons nous nos ressources???, pourquoi payer un an de salaire en surplus à tous cadres qui prennent leur retraires.un employé prend sa retraite le vendredi et le lundi suivant, on l'engage comme consultant au double prix, les primes de séparations, les constructions de batiments, à laval, sherbroke ou le fameux flop de l'UQAM, qui va nous couter près d'un demi-milliard.et un tas d'autres dépenses aussi loufoques qu'inutiles.
      je ne prétend pas qu'être recteur ou gestionnaire dans l'éducation est une sinécure, loin de moi cette idée.mais bon sang, il faut être créatif un peu.avant d'aller chercher du financement dans les poches des contribuables, faites le ménage dans vos comptes, pensez à trouver des solutions sensées et novatrices, c'est tellement une solution facile d'augmenter les taxes.
      Hasdrubal

    • Cette solution risque d'encourager les étudiants à se diriger davantage vers des disciplines comme les arts, les sciences humaines ou la philosophie, ou les besoins sur le marché du travail sont limités. C'est, autrement dit, une solution pleine de bonnes intentions, mais qui risque à créer davantage de chômeurs instruits, et par là diminuer davantage la valeur des diplômes dans ces disciplines.
      Une solution qui pourrait éviter ce problème serait d'instaurer la gratuité à tous les niveaux, mais accompagnée d'un contingentement à tous les niveaux, en fonction des besoins sur le marché du travail. Ainsi on assure à la fois l'accessibilité aux études et la valeur des diplômes.
      Une autre solution qui pourrait être envisagée serait de moduler les frais de scolarité en fonction de la capacité de payer des étudiants. Ceux issus de milieux plus aisés paieraient plus cher que ceux issus des milieux pauvres.

    • Martine Desjardins a complété sa formation dans les temps que vous suggérez être normaux. (B.a. maîtrise) Elle a travaillé comme chargé de cours et en 2007, elle a commencé le doctorat. En 2009 a commencé son implication étudiante. Règle générale, les doctorants sont à l'emploi de l'université, les spécialisation permet de faire évoluer les cursus.
      Le mode de fonctionnement des associations étudiantes n?est pas parfait. Malheureusement la situation que vous décrivez a été vue à plusieurs endroits, mais sachez que ce n?est pas partout la même chose. De notre côté, un vote secret a été tenu et tous les étudiants avaient droit de vote. Comme dans la politique en général, ce ne sont pas tous les étudiants qui se sont prévalu leur droit de vote.
      L?étudiant typique qui fait 3 ans d?université, n?est pas intéressé à prendre au sérieux ces associations?
      Que faites-vous de la situation d?un étudiant-athlète? Considérez-vous que les regroupements qui permettent à des futurs ingénieurs de construire un véhicule de course soient inutiles? Que c?est mauvais pour le développement de réelles aptitudes de travail? Et les étudiants qui font des stages universitaires de développement humanitaire dans d?autres pays? Le partage des connaissances de base peut p.e. rendre plus autonome certaines communautés très pauvres. Certes, ça ne semble pas faire partie de vos valeurs, mais toutes ces situations représentent une vitrine exceptionnelle des collèges et universités du Québec à travers le monde.
      Pour revenir aux associations étudiantes, justement, leur rôle est de s?assurer d?un traitement équitable reçu par les étudiants durant leur cheminement. Elles ne jouent pas seulement le rôle d?enfant gâté qui revendique contre les augmentations.
      Dans votre dernier paragraphe, vous méprisez les sciences de l?éducation? Pourtant c?est notre besoin le plus criant par les temps qui courent.

    • @yvonmontana
      tiens, je te croyais seulement sur les blogues de sport.
      couper dans les programmes sans débouchés, quelle belle idée, si je suis ta pensée, tout ce qu,on a besoin ce serait d'ingénieurs, de gestionnaires et des médecins, quelque chose du genre, c'est ca?
      tiens la muséologie et l'antropologie, la géographie, l'histoire,l'histoire de l'art etc... pas besoin de ca, presque pas de débouchés on ferme, out,finito.donc kaputt, les musés des civilisation a gatineau et a québec, le musée des beaux arts a montréal, tant qu'à y être fermons le village québécois d'antan à drummondville et tout les autres musés et centre d'interprétations du québec.si ces musés existent et peuvent fonctionner, c'est grace à tous ces spécialistes qui ont étudiés dans des programmes "sans débouchés", chaque année, des millions de visiteurs fréquentent ces musées, et parmis ces visiteurs, il y a plein de médecins, ingénieurs et même des fans de sport.
      je termine en te demandant de te poser une seule question; pour quelle raison, il y a tant de gens qui visitent ces endroits.
      qu'est-ce qui les attirent?
      Hasdrubal

    • @Honorable
      1- Martine Desjardins a allégé ses sessions pour accommoder son implication. Vous êtes dans le champs en prétendant qu'elle gaspille les fond publique...Étirer une session ne coûte pas plus cher aux contribuables...Elle étire pour justement ne pas collectionner les échecs. Vous êtes dans le champs complètement.
      2- Descendez des rideaux et laissez-donc vos préjugés de côté...vous portez très mal votre nom...Ayez donc un tant soit peu de respect dans vos propos.
      3- Puisque de toute évidence vous n'avez aucune idée de ce que c'est l'implication étudiant, je vous invite à vous taire...pour votre bien.
      4- Martine Desjardins vous casserait en moins de 2 min dans un débat!!!

    • Ah! Ha!
      En l'absence des pavolviens supérieurs de l'ASSEZ, il devient évident qu'un nouveau moratoire sur le gel deviendra sous très peu nécessaire. De même qu'un nouveau moratoire sur le0s dégels dans un prochain sommet à venir pour la semaine des 4 jeudis si possible; et cela étant, de moratoires en moratoires, et de boucles en boucles, tel que proposé ce soir à 24-60 avec le mot magique qui n'est pas sans rappeler quelque chose comme un mantra pour les fétichistes de Lady banana et de quelques autres, il ne restera plus aux pavloviens de la Fée Mélusine qui tiennnent mordicus à leur no-nos qu'à aller se les geler dans la rue tout le temps qu'il leur faudra par -40 C si nécessaire, puisque la réponse des électeurs moyens restera toujours NON MERCI, et rien d'autre de plus, comme de raison vraiment gelée. Capiche?

    • @honorable
      04 février 2013
      12h27
      Vous dites absolument n'importe quoi. La durée moyenne du doctorat au Québec est près 6 années, toutes disciplines confondues avec quelques écarts-types variant en fonction des disciplines. Le Phd obtenu après passage direct du BSc ou BA est aussi long sinon plus. Je suis dans le milieu depuis 20 ans, je n'ai jamais eu d'étudiant qui ont suivi le cursus direct auquel vous faites référence en moins de 5 ans et demi. Renseignez-vous.

    • Des solutions, il y en a plein. Des idées et des opinions, encore plus. Mais ce qui me dégoûte dans ce débat, c'est le mépris que certain ont pour les étudiants. La majorité d'entre nous vont avoir entre 20 000$ et 50 000$, travail à temps partiel, ont peu ou pas d'aide de leur parent et font les efforts nécessaires à leur réussite. Et pendant ce temps, on fait énormément de sacrifices. Les répliques méprisantes, vous pouvez nous en épargnez.

    • @slabo :
      Aussi, dire que les externes travaillent gratuitement, c'est vraiment faux. Premièrement, les externes sont règle générale très peu utile, quand il ne retarde pas carrément le travail. Ils n'ont d'ailleurs aucune responsabilité par rapport au patient.
      Aussi il y a tout plein de domaines où les gens font des stages non-rémunérés. Vous voudriez que les étudiants en médecine commencent à se faire payer après 2 à 3 ans d'études? C'est pas déjà assez bon comme ça?

    • @Slab0 :
      Pour les médecins (je suis passé par là) la formation dure de 4 à 5 ans, incluant l'externat. Ensuite c'est la résidence de 2 à 5 ans où le salaire passe de plus de 40 000 à environ 60 000 la 5ème année. Puis c'est le salaire moyen de 250 000 (et beaucoup plus pour certains) Vous connaissez beaucoup de formation où après 5 ans d'université on fait un salaire à 40 000 avec un taux de placement de 99% avec augmentation de plus de 10% assurée par année puis après 2 à 5 ans un salaire assuré dans les 6 chiffres? Non, ça n?existe pas, on est certainement pas à plaindre. En passant les frais de scolarité dont vous parlez à la résidence sont en majorité payés par la RAMQ (on paie environ 700 par année, déductible d'impôts) et se sont ces frais qui maintiennent les facultés en vie
      @ceux qui disent qu'augmenter les frais ferait en sorte que seuls les fils de riches pourraient aller en médecine :
      Aller visiter une faculté de médecine. Vous allez voir que la très grande majorité de étudiants viennent de familles aisées. Je trouve ça complètement farfelu que la société paye pour ces fils et filles de riches, en plus des prêts et bourses automatiques après 90 crédits quand plusieurs on un condo et/ou un char payé par papa, surtout quand ils ont tous accès a des marges de crédit incroyables à faible taux (j'avais 90 000$ la première année, à 3,5% et je peux rembourser en bonne partie sur mon salaire de résident)
      En fait aucun élève accepté en médecine ne pourrait refuser pour des raisons financières car avec les marges et le salaire dans les 6 chiffres assuré à 99% après 7-10 ans de formation, c'est une offre qui est gagnante sur toute la ligne.
      Cessons de financer les enfants des riches, ce n'est pas du socialisme, c'est de la stupidité.

    • @alexkeith: le rôle d'un étudiant, c'est d'étudier, ce que n'a pas fait Martine Desjardins. Qu'elle joue aux matamores syndicaux quand elle aura un emploi d'une durée potentielle de 35 ans. Ces associations étudiantes sont pour la plupart inutiles, ou pire. On a justement vu le pire l'an dernier.
      Ce n'est pas pour rien que ces associations favorisent avant tout des votes bidons dépourvus de signification (réunions dans des salles qui ne peuvent accommoder toute une école; vote qui ne se prend qu'après 6 heures de réunion afin d'écoeurer ceux qui ne sont pas les plus militants et faire tourner le vote du "bon bord", etc.)
      L'étudiant typique qui est au CEGEP 2 ans, ou à l'université 3 ans, n'est pas intéressé à prendre au sérieux ces associations. S'il anticipait de demeurer au CEGEP ou à l'université pendant 35 ans, comme le travailleur dans une entreprise normale, il s'intéresserait à ces syndicats étudiants.
      Mais s'y intéresser quand on reste dans la même boite 2 ou 3 ans? Allons donc.
      En somme, Martine Desjardins ne représente nullement LES étudiants. Elle ne représente qu'un sous groupe minoritaire de militants étudiants peu enclins aux études et avides de diplômes faciles à obtenir, tels que des diplômes de sciences de l'éducation, de communication, de sciences politiques, d'histoire, etc.. Vous ne verrez pas beaucoup d'étudiants en sciences infirmières s'intéresser à ces associations étudiantes, ou chercher à en devenir président... manque de temps, justement...
      Mais du temps, Martine en a...

    • Je doublerais les frais de scolarité, et ensuite je les indexerais. Que ceux qui ne sont pas contents aillent travailler.

    • @honorable
      Son implication dans les associations étudiantes aux cycles supérieurs remonte à 2009. De plus la FEUQ est une association de regroupements d'étudiants, ce n'est donc pas seulement sa première implication, mais elle a été élu par l'ensemble des associations.
      Ceci dit, je comprends votre point point sur le boycott, mais on peut conclure que sa charge de cours est réduite vue son implication.
      C'est prendre un raccourci de dire que les représentants étudiants gaspillent les fonds publics. Elle représente 145 000 étudiants dans la province, au même titre qu'un député représente les citoyens de son comté, le salaire en moins.

    • Et si on coupait dans les programmes sans debouches plutot ? Comme cinema americain, anthropo., geographie, et autres diplomes qui serviront pas ??
      Pourquoi ? Parce que pas un recteur a le guts de couper dans les profs et leurs avantages sociaux !

    • D'accord, mais faudrait que le calcul tienne compte non seulement du cout de la formation, mais aussi des avantages sociaux et fonds de pension de chaque profession. Dans l'esprit de bien des gens, 254,000$ pour un médecin, c'est bien riche, mais ces derniers paient beaucoup d'impôts, ont une foule de frais à assumer (assurances, association, comptabilité, bureau), n'ont aucun fonds de pension à leur retraite (ils doivent donc mettre BEAUCOUP d'argent de côté tous les ans), et n'ont droit à aucun congé de maladie, etc. Tandis que ceux qui auront payé 900$ pour une formation en administration peuvent espérer obtenir un salaire moins élevé, mais qui comporte de nombreux avantages.
      Ce que je lis dans toutes ces demandes de gratuité des carrés rouges, c'est un grand sentiment d'insécurité chez nos jeunes. S'endetter pour étudier, ce n'est pas la fin du monde, et on finit - pour la plupart qui savent compter - par s'en sortir au bout de quelques années. Je le sais car je suis passé par là. Il faut aussi croire en l'avenir, et être prêt à faire quelques sacrifices au début, comme l'on fait nos parents avant nous.

    • Et pourquoi ne pas tenir compte de salaire gagné par le "gradué" pour la période durant laquelle il rembourse ses prêts? Un ancien étudiant en art qui gagne un gros salaire paierait autant qu'un vétérinaire à $60 000 par année... Il y a sûrement moyen de mettre ;e facteur "salaire" dans l'équation.

    • @alexkeith, quand Martine Desjardins prend la tête de la FEUQ en avril 2011, elle venait de terminer 6 ans d'études post B.A. Je répète: une personne brillante et débrouillarde aurait déjà terminé son Ph.D. depuis deux ans, i.e. depuis 2009.
      C'est peut-être ce qu'elle aurait fait si elle avait du payer de sa poche 50 % des frais de sa formation graduée. Il y a des effets pervers à la quasi gratuité scolaire qu'il faut regarder en face. Un autre de ces effets pervers: il est facile de choisir de boycotter ses cours quand c'est quelqu'un d'autre (le payeur de taxe) qui les paie.

    • Bref, le diplôme devient un investissement monétaire individuel au lieu d'être un outil de construction de la société.
      À quoi cela sert d'avoir une université financée par l'État si c'est pour recréer les mêmes inégalités sociales à l'intérieur de cette dernière?
      Si un critère devait différencier l'admission dans les différents programmes, ce serait les places disponibles en fonction des notes et en fonction des besoins de la société. Pas le montant que le diplôme va rapporter.


    • @Slab0
      Le salaire des médecins n'est peut-être pas pharaonique, mais il est au moins 4 fois supérieur au revenu moyen d'un québécois qui travaille à plein temps. C'est amplement suffisant pour être riche et pour supporter une hausse des droits de scolarité. Certes, leurs études sont longues, mais je vous ferais remarqué que c'est également le cas pour une foule de professions qui donnent accès à des salaires significativement plus faibles : psychologues, professeurs d'université et j'en passe. Arrêtez, vous allez me faire pleurer.

    • Pour les médecins:
      à l'externat, le médecin en formation travaille sans salaire.
      Pendant la résidence, alors que les frais de scolarité demeurent présents (et bien élevés, vue la quantité et qualité d'enseignement limitées) alors que ce sont des travailleurs, qui paient des impôts et qui assurent le roulement à l'hôpital...
      Et puis comme le mentionnait un autre commentateur, la majorité des médecins n'ont pas des revenus pharaoniques, une fois tous les frais payés et certainement pas de retraite à prestation déterminée comme le Dr Breton ....

    • @honorable. Comment dire... vous tirez sur le messager. Est-ce vous réalisez ce que l'implication à titre de présidente de la FEUQ demande en temps à Mme Martine Desjardins?
      À moins que vous ne soyez de ceux qui obtiennent un beau 4.3 sans effort, mes félicitations, vous devriez vous impliquer un peu! Sans doute, pourriez-vous apprécier le travail de représentant des étudiants qui est effectué par Martine Desjardins.
      Elle fait un travail, selon mon opinion, que 99% des étudiants ne veulent pas faire.
      Que vous soyez pour ou contre l'augmentation des frais de scolarité, vous serez probablement bien heureux de constater que la hausse est moins forte que prévue sur votre facture d'étudiant. (En admettant bien sûr que vous êtes étudiant)
      Merci
      Alex

    • C'est un faux débat complètement. Le gouvernement est entrain de mettre à l'envers les Universités pour moins de 20% des étudiants et surtout ceux de Montréal en 'sciences humaines'. C'est drôle, les étudiants pas en grève étaient ceux qui avaient le plus de chance d'avoir un emploi après leurs études.
      Tiens, pourquoi ne pas fermer simplement les départements des étudiants qui étaient en grève ? Plus besoin de coupe dans les services des université et moins d'étudiants en histoire, arts et lettre qui n'ont que très peu de chance d'avoir un emploi dans leur domaine. Posez-vous la question, sur 300 étudiants en histoire, combien ont un emploi comme historien ? Moins de 20 probablement.

    • Comme déjà mentionné par mbardelli, le remboursement des études en fonction de la discipline existe déjà dans notre formule d'imposition. Les gens avec des revenus élevés, donc ceux ayant étudié dans ces disciplines que vous identifiez, paient déjà une plus large part de nos impôts collectifs.
      Ce que cet économiste propose c'est de faire payer deux fois ces étudiants dans ces disciplines avec les effets pervers d'écarter de ces disciplines ceux qui n'auront pas les moyens d'y accéder.
      On est toujours un peu fatigué des économistes qui inventent le bouton à quatre trous après tout le monde.

    • Le systeme de M Poitevin ne tient pas la route.
      Autrement dit, on va decourager les etudiants qui etudient dans un domaine ou il y a une demande d'emploi en les faisant payer plus cher, et encourager les autres qui ne savent pas quoi faire de leurs temps en les faisant payer moins cher pour un domaine sans debouche.
      Ca va marcher a court terme, mais a long terme on va deplacer des etudiants qui ne veulent pas payer pour un domaine en demande pour les envoyer vers des domaines moins en demande ... beau projet de societe !
      A mon avis, faites le contraire ... il va y avoir moins de gens dans des domaines sans debouche, donc a long terme il y en aura peut etre un peu plus.

    • Il y a une autre façon super simple de faire payer plus ceux qui vont gagner plus: un impôt réellement progressif. Charger en aval plutôt qu'en amont.
      Le désavantage que vous oubliez de mentionner, c'est que la modulation a tendance à réserver les secteurs auxquels sont rattachés des emplois plus payants à ceux qui ont déjà de l'argent. Pour simplifier exagérément, les enfants des pauvres vont aller en socio, et rester pauvres, alors que les enfants riches vont pouvoir aller en médecine spécialisée, et rester riches.
      De plus, ça signifie qu'un gradué de médecine ou de droit aura tout intérêt à aller dans un secteur lucratif pour rembourser ses dettes d'études. Plus personne pour aller dans le communautaire ou les ONG.
      La modulation, c'est pas juste une formule économique. Ça sert également à mouler un type bien précis d'étudiant et à l'orienter vers le rendement économique plus que vers le savoir.

    • J'ai aussi une solution!
      Que l'on soit aussi exigeant pour les admis en programmes "mous" qu'on l'est dans les programmes difficiles d'accès comme la médecine, sciences et autres semblables.
      De cette manière, il y aurait moins d'étudiants qui n'on rien à foutre dans nos universités sinon qu'à s'y trouver pour se bâtir un mode de vie sur le dos des payeurs de taxes.
      Que de programmes techiniques plus payants pourraient les accomoder au secondaire et au professionnel collégial!
      Vrai que certaines universités n'y trouveraient pas leur profit par une baisse de la clientèle, mais n'est-ce pas leur rôle de rechercher l'excellence?
      Et une fois au travail, ces jeunes qui auraient choisi le marché du travail, il leur sera toujours possible de faire un effort et d'étudier en cours du soir ou de jour et de cheminer à temps partiel si le diplôme les intéresse toujours.

    • @dine59

    • «Que faisiez-vous au temps chud?
      Dit-elle à cette empunteuse.
      - nuit et jour à totu venant
      je chantais, en vous déplaise.
      -Vous chaitez? J'en suis fort aise.
      Ah bien

    • L?idée a surement du sens mais c?est une approche comptable qui zap bien des questions. On pourrait comparer les droits de scolarité à l?impôt. L?impôt est une forme de droits aux privilèges qui sont fournis par l?état d?une société. Il ne nous viendrait pas l?idée d?avoir un impôt au montant unique pour tous!

      Mais la comparaison a des limites évidentes par la disparité bien plus grande des revenus de chacun que ne peut l?être le coût d?une formation post secondaire et par le fait que cette formation postsecondaire, même s?elle est en partie souhaitable pour une importante proportion de la population, est avant tout un choix personnel qui amène de nombreux avantages a ceux et celles qui choisissent cette voie.
      En autres, est-il vraiment souhaitable que l?état finance de façon proportionnellement égalitaire n?importe quelle faculté d?étude que les universités peuvent bien mettre sur pied. Peut importe l?intérêt sociale des études offerte en question?

      Et on revient sur un sujet tabou qui est habituellement vite expédié en mode idéologique/idéaliste: doit-on financer ce qui dans les faits devient un loisir et une activité de culture personnel pour certain? Il me semble qu?il y a plus d?intérêt a largement financer des études de médecines que d?histoire.

    • Martine Desjardins de la FEUQ en est à sa 8ème année d'études post B.A. Deux ans pour aller du B.A. à la Maitrise en Education; et elle en est maintenant à sa 6 ème année d'études post Maitrise.
      Un étudiant brillant et débrouillard va du B.A. au doctorat en 4 ans.
      Parions que si elle devait payer ne serait-ce qu'un petit 20 ou 30 % des frais qu'entrainent sa formation, elle serait un peu plus respectueuse du payeur de taxe.
      Il devrait y avoir révolte des payeurs de taxes contre des étudiants de ce type. Libres à eux de prendre le temps qu'ils veulent pour faire leurs études, mais uniquement s'ils doivent en défrayer au moins la moitié des couts.

    • Il est vrai que cette approche mentionnée par notre ami Vailles est intéressante, mais il y a une variable qu'il ne faut pas négliger, soit celle du salaire moyen. En effet, il faut tenir de ce dernier aspect dans le calcul des droits de scolarité. Autrement dit, la capacité de rembourser ces dettes d'étude est tributaire à l'obtention d'un emploi. Sans cela, il n'y aucune approche qui ne tienne la route en vue de moduler les droits de scolarité.

    • Guy Breton est un danger public pour l'avenir de nos universités. À force de voir nos universités comme des Wal-Mart, avec des intrants et des extrants et des rapports trimestriels où l'on doit maximiser à chaque session les revenus et diminuer les dépenses, on perd l'essence de l'université.
      Que les universités balancent leurs budgets, c'est attendu. Il ne faut pas par contre prendre comme excuse ce besoin d'équilibre budgétaire pour transformer nos universités en "manufacture à toaster" pour justifier une rentabilité.
      Un jour peut-être, les gens comprendront la différence entre être inventif et être innovateur et comprendrons aussi que de demander aux universités d'être innovatrices les détournera de leur mission: être inventive.
      À quoi ça sert des philosophes? À produire des règles de logique qui sont la base de l'informatique! À quoi ça sert des sociologues? À donner les fondements du marketing efficace! Sans le universités pour réfléchir dans ces domaines-là sans savoir dans quelle direction ça nous amenera, il n'y aura pas d'innovation.
      "L'approche Breton", c'est de transformer des universités inventives en vulgaire manufacture à saucisse comme Elvis Gratton l'aimerait. On regarde le profit à chaque trimestre au lieu de regarder où l'on sera dans 10 ou 20 ans. "Kodak", "Nortel", "Blockbuster" quelqu'un?

    • Cela peut sembler être une solution adéquate; par contre, les étudiants en médecine, dentisterie, génie et autres disciplines du genre paient déjà beaucoup plus que les étudiants en sciences humaines et administration via leurs frais afférents, qui peuvent varier d'une université à l'autre. Bien que la différence de frais afférents n'est peut-être pas exactement à la hauteur de la différence de coût, ne serais-ce pas que de jongler avec les frais de la fréquentation universitaire pour donner l'illusion d'une meilleure équité?
      Moduler davantage les frais afférents serait probablement une meilleure solution. Avec le même résultat, on écarte le problème éthique que pose de mettre un prix plus élevé à l'éducation (les cours, l'enseignement comme tel) dans une certaine discipline plutôt qu'une autre. En ayant les mêmes frais de scolarité mais des frais afférents modulés, les étudiants de disciplines différentes paient tous pour la même éducation; par contre, ils financent eux même les ressources matérielles dont ils ont besoin.

    • Reçu d'un lecteur:
      Je suis moi-même étudiant finissant de 5e année en médecine vétérinaire. Le salaire d'un vétérinaire finissant est loin, mais très loin du salaire qu'un médecin fera. En 2012, le salaire moyen tournait autour des 65 000 $. Ces chiffres sont disponibles, je pourrai vous trouver les sources. 65 000 $ !!! Je comprend que notre formation coûte cher, même très cher et que nous sommes choyés d'avoir pu en bénéficier à des coûts très raisonnables. Par contre, je connais certains de mes collègues qui ont des dettes d'environ 50 000 $ pour les 5 ans d'études nécessaires à notre formation. Imaginez ce que ce serait avec une hausse de 265 %.
      Avec le salaire que nous allons faire, il prendra des années à rembourser ces dettes. Bref, rembourser nos dettes d'études sera assez douloureux merci, et pour plusieurs années.
      Quelle est la solution idéale? Je ne sais pas. Mais si les frais de scolarité augmentaient de cette façon, je suis certain que plusieurs jeunes aimant les animaux devraient se diriger ailleurs...

    • Totalement daccord avec DINE59
      Pourquoi pas un autre systeme ou on paye en fonction de la demande ? On a pas assez d'ingenieurs, alors on paye moins pour attirer des gens. On a trop d'historiens ou d'ethymologistes, alorrs on paye $5000 ou plus pour aller dans ce domaine ou il n'y a pas de debouches. Ainsi, on economisera la societe de creer des chomeurs, ou de payer pour des gens qui n'ont rien a faire ou ne veulent rien faire ...
      ... en ce moment, je paye plus de $90/heure pour un electricien ou pour un plombier, un metier ou on a besoin que d'un secondaire 5 et un cours de formation. C'est plus de $180,000/an, et malheureusement certains trouvent que ce sont des metiers degradants. Il n'y a pas de sots metiers. J'en ai marre de payer des taxes pour permettre a trop de gens de "profiter" carrement du systeme, a tragiverser a l'ecole parce que c'est presque gratuit. La societe doit prendre ses responsabilites, et arreter de blamer les autres ou toujours demander pour la gratuite ...
      Un autre systeme ... garder les memes couts, mais contingenter. Peut etre que si l'on formait moins de metiers en "...logie", peut etre y aurait il plus d'emplois pour eux et qu'ils pourraient se permettre de payer un peu plus pour leurs etudes. Il faut arreter de former des chomeurs, point final ...

    • Il semble évident qu'au Québec, une bonne proportion d'étudiants vont à l'université sans désir réel de travailler dans leur domaine de formation. Pour certains, pour obtenir des connaissances, pour d'autres décrocher un diplôme universitaire, quel qu'il soit, pour d'autres pour tripper, et pour certains pour retarder le temps où ils devront travailler et prendre leur responsabilité.
      Notre système actuel (chômage, aide social,soins de santé gratuits, etc) permet ce choix de vie.
      De nombreux parents insistent sûrement aussi à ce que leurs enfants décrochent un diplôme universitaire, pour satisfaire leur égo. Ils aideront leurs enfants qui travailleront dans de petits boulots à boucler leurs fins de mois,et comme les familles sont petites maintenand, leurs enfants un jour ou l'autre hériteront de leurs baby-boomers de parents.
      Moduler les tarifs de formation en fonction de la valeur monétaire du diplôme n'est pas un problème, en ce qui concerne l'accessibilité. Les étudiants inscrits en médecine trouvent facilement à se financer auprès des banques, et obtiennent leur diplôme à plus de 80%. De même pour la plupart des autres formations qui assurent de bons revenus. Sinon,les bourses et prêts sont accessibles et vite remboursés.
      La question selon moi, serait de se demander s'il est normal que des citoyens subventionnent à même leur travail, d'autres citoyens qui ont décidé d'accumuler des connaissances pour leur culture personnelle (ou pour avoir l'air plus intelligents dans leurs conversations),souvent en méprisant leurs concitoyens moins instruits. Il suffit de lire les commentaires de nombreux lecteurs du journal le devoir pour comprendre à quel point des intellectuels dits de gauche, utilisent leurs connaissances principalement pour afficher un mépris incroyable vis-à-vis du "peuple" qu'ils disent défendre.
      De plus, comment compétitionner mondialement avec une génération peut-être cultivée (ha, le culte de la culture), mais sans aucune compétence de travail.

    • Quand comprendrons-nous au Québec que les honoraires d'un médecin sont des honoraires d'entreprise? Avec cette moyenne de $240,000 par année, le médecin doit payer: loyer, personnels, frais accessoires, fournitures pour son bureau: spéculum, seringues, stérilisation, etc., etc....?

    • Les dettes d'études pharaoniques font peur, surtout pour les moins nantis (à ce niveau, ça fait peur à la classe moyenne aussi). Pour que cela fonctionne, il faudrait des mécanismes spécifiques pour encourager les moins nantis dans leurs études.

    • Au sujet de la hausse pour les étudiants en musique vous dites : " leur formation étant plus coûteuse en raison des instruments et des équipements".
      De quels instruments vous parlez exactement? J'ai fait un bac et une maîtrise en musique et l'université n'a jamais fourni d'instrument. Les seuls instruments fournis étaient des pianos, pour la plupart peu couteux et qui étaient sur place depuis très longtemps. Pour le reste, faite enquête, chaque instrumentiste assume entièrement la charge financière de son instrument. Que ce soit une flûte à 10 000$, un basson à 20 000 $, un violon ou un violoncelle à 25 000$ ou plus, c'est l'étudiant qui se l'achète avec ou sans l'aide de ses parents. Les seules exceptions à cette règles sont quelques instrumentistes plus talentueux qui bénéficient parfois d'un instrument prêté par un organisme tel que le Conseil des arts du Canada ou autre.

    • Cette idée est complètement ridicule, d'une part parce qu'elle fera en sorte que les médecins seront fils de médecin encore plus fréquemment qu'avant. Bien sur vous pourriez me dire que les étudiants démuni vont être aider à part égale par l'AFE mais cette mesure pourrait en décourager certain dans des situations plus ambiguë avec l'AFE que ceux avec plein prêt et bourse. Ainsi cette mesure favorise l'accès aux plus nanti de la société aux métiers les mieux rémunéré. Belle formule d'égalité des chances.
      D'autre part, du coté un peu moins politicly correct, favoriser l'accès à des baccalauréats avec moins de débouché n'est pas, je crois, favorable à long terme pour la compétitivité du Québec sur la scène internationale. d'accord on a beaucoup de ressource naturelle mais on a vu avec la suède ce que sa fait de ce fier seulement sur ça.
      Samuel McNicoll

    • La relativisation des frais de scolarité est une opinion défendable, en autant qu'on s'assure que tous les étudiants fassent leur juste part, i.e. payer de leur poche au moins 20 % du cout réel de leur formation, coût qui est inférieur pour un philosophe que pour un vétérinaire en puissance.
      Au niveau des études graduées (M.Sc., Ph.D., M. A.), l'étudiant devrait devoir payer de sa poche au moins 30 % du cout réel de ses études. Pourquoi? Parce que das ces études, les étudiants commencent à devenir utiles aux professeurs (qui sont, aussi, des manufactures de publications au moindre couts possibles). Ce professeurs auront donc tendance à accepter un nombre totalement exagéré d'étudiants à leurs fins d'avancement professionnel dans leur carrière (plus de publications), sans se soucier s'il y a des débouchés pour ces étudiants une fois obtenu leur diplôme.
      Finalement, un bémol: favoriser la relativisation revient à dire que les étudiants en lettres et en sciences humaines reçoivent un éducation à rabais (souvent par voie de chargés de cours), qu'ils en sont fiers et qu'ils ne demandent pas mieux. C'est certainement le cas des carrés rouges, mais est-ce vraiment le cas de la majorité étudiante?

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