Le Québec a peur du pétrole

C'est noir, c'est sale, ça pollue, mais ça vaut une fortune. Rendons-nous à l'évidence: quand une nappe de pétrole dort dans le sous-sol d'une région pauvre et d'une province surendettée, il est difficile de s'en priver, n'en déplaise aux écolos ou aux Gaspésiens.

Oui, la planète se réchauffe et les banquises fondent à un rythme inquiétant. Oui, les automobilistes qui laissent leur moteur tourner sont irresponsables. Oui, les changements climatiques constituent l'un des plus grands défis de l'humanité, comme viennent de le reconnaître 1000 grands experts du Forum économique mondial, à Davos.

Cela dit, ce n'est pas demain la veille que nous pourrons nous passer de pétrole. La planète consomme 4,1 milliards de tonnes de pétrole par année. L'or noir accapare 33% de l'énergie consommée dans le monde, contre 30% pour le charbon, 24% pour le gaz naturel et seulement 6,4% pour l'hydro-électricité. Le reste va au nucléaire (4,9%) et à l'énergie renouvelable (1,5%).

C'est dans ce contexte que s'inscrit l'imbroglio à Gaspé entourant le forage d'un puits de pétrole. L'entreprise Pétrolia veut creuser un trou d'un kilomètre de profondeur pour atteindre une possible nappe de pétrole de neuf kilomètres carrés. C'est le projet Haldimand 4.

Quelque 7,7 millions de barils de pétrole s'y trouveraient, d'une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars. Pétrolia a obtenu le feu vert du ministère des Ressources naturelles le printemps dernier, lorsque les libéraux étaient au pouvoir. Il est question d'un forage conventionnel et non d'un forage par fracturation - plus polluant - comme c'est le cas pour le gaz de schiste.

Le problème, c'est que le projet est au coeur de la Gaspésie touristique, près du parc Forillon. Il est à 350 mètres d'une quarantaine de maisons et de leurs puits de surface et à environ cinq kilomètres d'une rivière à saumon, populaire auprès des touristes.

La Ville de Gaspé a vivement réagi. Pour protéger les sources d'eau potable, elle a adopté un règlement interdisant tout forage à moins de 2 kilomètres d'un puits de surface et à moins de 10 kilomètres d'une rivière. L'amende pourrait atteindre 2000$ par jour.

La municipalité veut savoir quels produits chimiques seront injectés pour permettre à la foreuse de percer la roche. Elle veut également connaître l'impact sur la nappe phréatique.

De son côté, Pétrolia affirme être une entreprise responsable, dont le projet comporte des risques minimes. La population est craintive, dit-elle, parce qu'elle n'a pas l'habitude de la production pétrolière. Pétrolia soutient que l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) - une université de chercheurs - sera présente lors du forage pour vérifier l'impact sur la nappe phréatique. «Si l'INRS concluait que le milieu est trop sensible, Pétroila s'en retirerait», écrit l'entreprise sur son site internet.

Le gouvernement du Québec s'est mis de la partie. Et maintenant, il n'est pas impossible que l'affaire se rende devant les tribunaux. Le règlement de Gaspé a-t-il préséance sur le permis du ministère?

En toile de fond, des données incontournables: la Gaspésie a, de loin, le plus fort taux de chômage, à 14,6%, et le Québec est, de loin, la plus endettée des provinces canadiennes. Les revenus éventuels du pétrole, nous en avons cruellement besoin. Et à tout prendre, notre pétrole ne serait-il pas plus propre et plus «éthique» que celui de l'Alberta ou d'outre-mer?

Bref, les négociations se poursuivent et l'arbitrage n'est pas simple.

Il y a une néanmoins chose sur laquelle tous les intervenants s'entendent: le gouvernement doit adopter une loi sans tarder pour encadrer les hydrocarbures. D'autres projets seront débattus dans les prochains mois, avec des potentiels autrement plus grands que celui de Haldimand 4, qu'on pense au gisement Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent à ceux d'Anticosti.

L'industrie et les municipalités ont besoin de normes pour guider leurs interventions. Par exemple, la loi devra définir des zones d'exclusion, déterminer le pouvoir des municipalités et des citoyens, donner des droits clairs aux entreprises.

Dans ce sens, les libéraux avaient déposé un projet de loi 14 sur les mines, qui déplaisait aux promoteurs miniers. Le projet a suscité de longues discussions, mais il est mort au feuilleton avec les élections. Le gouvernement péquiste doit maintenant déposer un nouveau projet de loi à ce sujet, suivi d'un second sur les hydrocarbures.

Avant d'être adoptées, les lois feront encore l'objet de longs débats. Certes, les lois proposées ne plairont pas à tous, mais il faudra finir par mettre fin aux discussions et aller de l'avant, car le Québec en a vivement besoin.

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Commentaires (76)
    • @matoune, votre cas anecdotique et vos insultes envers math150 ne changent rien aux faits qu'il a décrit. Ces faits demeurent...

    • @math50:
      2 options.
      1- vous êtes de la jeunesse ignare et au fait que de ce que vous voulez bien;
      2- vous êtes un vieux frustré et jaloux de ne pas avoir su profiter des congés parentaux.
      «les personnes qui n'ont pas le courage de s'exiler pour travailler qui aiment mieux se faire vivre par leurs concitoyens comme les gaspésiens par hasard sont bénéficisaires»
      À voir les fautes... je dirais 1. J'ai dû m'exiler, je suis revenu. J'ai fait vivre la ville pendant 10 ans (vous avez bien lu ?). Je suis de retour depuis 7 ans, choyé d'avoir pu profiter de mes enfants 5 semaines à la maison. Persone ne m'a fait vivre, même pendant mes 8 années universitaires. Objectivité, vous connaissez ce mot ? Allez, un bon vieux Robert (illustré si vous préféré car il y a des images) et vous vous sentirez mieux j'en suis certain.
      Bon courage.

    • Quand vous lisez les commentaires de djobert ou de math50 le matin avec un café, je pense à la chanson de Sylvain Lelièvre pour en faire ma propre version sans respecter l'air de la chanson:

      Petit matin, j'ouvre mon ordi,
      Petit matin, j'me fait un café,
      Je lis les blogues de Cyberpresse,
      Qui parle de questions importantes ou pas,
      Pis y en a qui répète, qui rouspète,
      Qui radote que le Québec,
      Est un p'tit pays avec du p'tit monde,
      Sont eux-mêmes petits avec un pois,
      À la place de la matière grise,
      Nous font suer et nous pompe l'air,
      Je ferme mon ordi, je veux passer une belle journée.

    • http://www.vigile.net/Anticosti-les-traces-de-Power-Corp


    • Question: à supposer que ce gisement va effectivement permettre d?extraire 7.7 millions de barils de pétrole brut ? quelle sera le bénéfice pour les habitants de la Gaspésie?
      Directement et indirectement sous forme de redevances et d?impôts payés sur les revenus de cette exploitation.
      Et : qui payera d?éventuelles pertes causées par cette exploitation?
      En cas d?accident écologique majeur surtout.
      De toute façon, il n?y a aucune raison de précipiter cette exploitation ? dans quelques années le pétrole sera encore plus cher, l?exploitation plus rentable
      Il y a bien longtemps - bien avant la discussion du réchauffement climatique et CO2 - un des mes collègues devenu chimiste me disait qu'il était scandaleux de brûler simplement une importante matière première en quelques générations.
      Je suis de plus en plus de son avis.

    • il a parfaitement raison c,est avec cet argent que nous payons les garderies 7 $, les congés parentaux pour les papas paresseux ,les bien heureux du premier du mois ,les prestations de chomages pour les régions éloignées ou si vous voulez pour les personnes qui n,ont pas le courage de s,exiler pour travailler qui aiment mieux se faire vivre par leurs concitoyens comme les gaspésiens par hasard sont bénéficisaires

    • A voir les differents commentaires, on va faire comme d'habitude au Qc, on bloque tout projet d'envergure, on demande des etudes, on est pas certain, on demande d'autres etudes, finalement on change de gouvernement et on recommence a zero ... la, le nouveau gouvernement trouve un trou dans les finances publiques et doit couper partout, faque zero investissement et hausse d'impot pour combler ce trou! Ah oui j'oubliais, il nous reste quand meme un peu d'argent qu'on va mettre : Reseau routier, egout, compteur d'eau, trottoir, bon si j'en oublie la ceic va me le rappeler bientot!

    • En tant que Gaspésien exilé à Montréal, je ne souhaite qu'une chose : qu'on trouve du pétrole sous la maison de ce journaliste.

    • Félicitations, M. Failles! Vous vous révélez pour ce que vous êtes : un thuriféraire des puissants qui vous payent! Pétrolia n'appartient-elle pas à votre patron? Bravo, vous jouez à merveille votre rôle de porte-parole des riches et puissants, et démonisez à merveille ceux qui s'opposent aux projets de vos maîtres. Quelle noblesse! Vraiment, on a besoin de plus de "journalistes" comme vous au Québec! Merci encore, nous nous en souviendrons.

    • J'ai bien ri en voyant comment vos articles étaient agencés dans le cahier Économie. Sur la même page, Oui au pétrole en Gaspésie, Non à sauver la filière EXISTANTE de l'éolien en Gaspésie. Honnêtement, je sais pas si vous avez fait exprès, mais c'est comme si vous disiez:
      Pour le bien de la Gaspésie, tuons les emplois existants de l'éolien pour les remplacer par moins d'emplois dans le pétrole, ça va aider la région.
      Le résultat final me semble peu brillant en tout cas. Je vais donc recycler ce cahier immédiatement, ça doit être parce que je suis un écolo. D'ailleurs, parlant d'écolo, je voudrais vous faire part de la une de Novembre 2012 du Bloomberg Businessweek (un repère d'écolos carré rouge bien entendu).
      http://tinyurl.com/bamwbun

    • @honorable
      Vous dites : « 1 millions de Montréalais devraient avoir 10 fois plus de votes que 100 000 Gaspésiens, et non 5 fois plus.»
      Je vous réponds que les Montréalais comptent sur près de 25 députés provincials. Pas si mal, non? C'est plus que 10 fois plus que la Gaspésie qui en compte 2. Et je ne m'y objecte pas d'ailleurs...
      Je répète mon argumentaire, ce qui est bon pour un électeur de Crémazie, par exemple, une école, un hôpital ou une entreprise est également bon pour les électeurs de Viau ou d'Acadie en raison de la faible distance pour se déplacer...
      Par contre, ce qui est bon pour un résident de Ste-Anne-des-Mont n'est forcément bon pour l'électeur de Percé.
      Volà pourquoi il y a un équilibre à faire entre le nombre d'électeurs et la géographie.
      Par exemple, les Madelinots, qui parlerait pour eux s'il fallait respecter la logique étroite d'une représentation parlementaire strictement proportionnelle au nombre d'habitant? Ce n'est pas parce qu'ils ont un député pour les représenter qu'ils ont plus de pouvoir que les électeurs d'une circonscription montréalaise. Il ne faut pas voir des injustices où il n'y en a pas. Ça ne fera pas apparaître là-bas un médecin spécialiste par enchantement...
      Désolé pour les autres de faire dévier le débat ainsi...

    • Bravo M. Vallières, mission réussi ! On en parle...
      @honorable Quand vous comprendrez les enjeux des régions (celles qui VOUS nourrissent), peut-être que vous pourriez comprendre leur réalité.
      «Avis à la Gaspésie: abusez moins de ceux qui vous subventionnent et de votre avantage électoral non mérité.» Ah ! parce que l'on abuse ? Eh ben, vous me l'apprenez, merci du tuyau. Avantage électoral ? Si vous parlez de quantité de gens, bien sûr. Mais vous avez fait le tour de la Gaspésie ? Vous comprenez les enjeux de CHACUNE des MRC et des villes et de CHACUN des villages et autres patelins ? Pas certain..sauf votre respect.
      Je peux vous donner un cours rapide si vous voulez, c'est mon métier...un petit tour avec moi, à mes frais, me ferais un grand plaisir. Mais prévoyez quelques jours svp, c'est ça la Gaspésie.
      @Félix: Merci , c'est toujours un plaisir !

    • @felixhoude: 1 millions de Montréalais devraient avoir 10 fois plus de votes que 100 000 Gaspésiens, et non 5 fois plus. La démocratie la plus juste, ce n'est pas 1 km carré un vote, mais 1 homme 1 vote...

    • Encore une fois la droite regarde les écolos et autres gaugauches, prend son petit aire condescendant, et réclame d'un ton faussement patient qu'on regarde enfin la réalité en face.
      La réalité plate: "Cela dit, ce n'est pas demain la veille que nous pourrons nous passer de pétrole. La planète consomme 4,1 milliards de tonnes de pétrole par année."
      Monsieur vous avez une tumeur aux poumons. Ah oui, ben moi je fume deux paquets par jour alors va falloir que mes poumons acceptent la réalité.
      Et la réalité de notre planète elle? Un récent article de Bill McKibben, Global Warming's Terrifying New Math, en parle justement de cette réalité.
      En résumé:
      1- Il a été admis que la limite pour éviter le pire de la catastrophe est une hausse de 2 degré Celsius. Remarquez qu'il y a quand même catastrophe à moins de deux degré. Cette limite est une estimation scientifique pour éviter le pire et l'irréversible.
      2- Pour rester sous ce seuil il faut limiter les émissions de CO2 à 565 Gigatonnes d'ici 2050.
      3- Les réserves déjà connues de charbon, pétrole et gaz contiennent 2,795 Gigatonnes de CO2. Il faut mettre l?emphase ici sur "réservent déjà connues" car les pétrolières en cherchent encore et toujours. Ce nombre ira donc en augmentant si on ne fait rien.
      Conclusion: 80% des réserves déjà connues doivent restées sagement dans le sol pour éviter le pire. Ignoré ça c'est mettre en périls toutes nos société (pas seulement celles qui sont sur des terre basses). Le péril inclus notre économie globale, si chère à nos très réalistes néo-libéraux et autres analyste de la droite.
      Nous devrions être en train de négocier pour décider comment gérer ce 80% d'abstinence. Qu'elles ressources devraient être exploiter pour que le sacrifice soit juste pour tous. Le Marché n'a absolument aucun pouvoir dans ça. Au mieux le Marché peut être un des outils à notre service. La question est fondamentalement politique. Elle nous met face à la pauvreté de nos systèmes démocratiques.

    • @honorable
      Vous avez regardez la taille de l'île de Montréal et le nombre de député qu'on y trouve? L'électeur du compté de Crémazie profite de la force du nombre des électeurs des autres comptés voisins. Oubliez ça la force politique de la Gaspésie versus Montréal, c'est beau la démagogie. En ce qui concerne lesdites subventions et les transferts de richesse, c'est le propre de toutes les régions du Québec. Avec une population inférieure à 100 000 habitants, ne me dites pas que la Gaspésie coûte chère. De plus, je le répète, la diaspora gaspésienne contribue largement au trésor québécois.

    • Dans ce débat, il ne faut pas seulement opposer environnement et développement économique. Il faut réfléchir aux termes même du développement économique.
      Une fois les installations en place, la gestion du site représente combien d'emplois? Et l'exploitation rapporterait combien à l'État québécois?
      Pour avoir fouillé un peu la question, l'actuelle loi sur les mines du Québec fait en sorte que les redevances seraient minimes pour le gouvernement alors que les profits, si la ressources est avérée, seraient versés à une entreprise privée, québécoise certes mais dont l'actionnaire majoritaire est étranger.
      C'est dans ce contexte, que les riverains de ce paradis terrestre que constituent la rivière St-Jean et son estuaire sont réticents à accorder le privilège à des étrangers de venir pomper leur sous-sol sachant que le risque de gâchis environnemental est présent.
      Le maire de Gaspé est tout simplement éclairé et est à l'écoute des préoccupations de la population, on appelle ça la démocratie.
      Quelqu'un peut m'expliquer par quelle entourloupette des étrangers peuvent s'approprier pour eux seuls une richesse collective non-renouvelable? Comment la population peut être suffisamment dupe pour cautionner cela?(En fait, je sais déjà la réponse, merci!)
      Le maire Roussy n'est pas contre l'exploitation pétrolière. Il l'a dit souvent. Mais il veut que cela soit fait à nos propres conditions. Dans mon cas, je serais d'accord à la seule condition que la ressource soit nationalisée.
      Quant au chômage en Gaspésie, bien que le taux soit élevé, le nombre de chômeur en nombre absolu est minime ( ou - 5000 pour toute la région). Ne me faites pas verser de larmes avec vos histoire de BS. La diaspora gaspésienne, estimée à plus de 200 000 âmes travaillant à la grandeur du Canada contribue largement à la caisse d'assurance-emploi. La Gaspésiens sont de fiers travailleurs reconnus dans tous leurs milieux.
      Félix Houde
      Haldimand, Gaspé

    • Moi je veux bien que nous prenions toutes les précautions avant d'exploiter quelque chose. Mais, il ne faut pas abuser. Il faut aussi comprendre qu'une entreprise qui investit ici ne peut pas éternellement être en attente que quelque chose se passe et payer des salaires, des infrastructures, etc, sans que ça ne rapporte un sous ou ni même savoir quand ils pourront aller de l'avant dans un projet. Il y a des limites aussi à faire poireauter les compagnies. Les fonds ne sont pas sans limites. Plus il y a des frais pour attendre, moins rentable est le projet. Et moins rentable il est, moins intéressant il devient. Avec le temps, se construire une réputation où rien n'est jamais possible, c'est amorcer une spirale descendante.
      Quoique nous en pensions, les compagnies ont le droit de faire des profits, et des profits intéressants. Fonctionner sur la corde raide avec des profits minables, ça donne des rendements minables pour nos fonds de pension, ça donne des entreprises fragiles. Et une entreprise fragile ne peut pas planifier à long terme. C'est globalement très néfaste à terme.

    • 1 homme 2 votes en Gaspésie: le comté de Gaspé a 35 000 habitants alors que le comté de Bourassa-Sauvé a 76 000 habitants, le comté de Crémazie a 65 000 habitants et le comté de Verdun a 66 000 habitants.
      Avis à la Gaspésie: abusez moins de ceux qui vous subventionnent et de votre avantage électoral non mérité.

    • On ne détruit pas une des plus belles régions touristiques pour quelques millions de dollars qui ne profiteront pas la population locale. La beauté de la région reste mais si on détruit cette beauté il n'en reste plus riens et la région deviendra encore plus pauvre. Allez voir des endroits ou on explore le pétrole, l'air est mauvaise et il n'a riens de touristique sauf une main d'oeuvre spécialisé qui amènent souvent le crime, l'alcool, la drogue et la prostitution. Si je virai en Gaspésie je dirai NON MERCI!

    • @gerard.mahar: la Gaspésie est pauvre ET suce l'argent des autres régions. C'est cela qui devrait la pousser à accepter le développement même un peu "sale".
      Si la Gaspésie était pauvre ET indépendante, ou pauvre tout en refusant les subventions venant des autres régions, elle pourrait bien faire ce qu'elle veut, effectivement, sans qu'on ait à porter de jugements de valeurs.
      Déjà qu'on accorde 1 homme 2 votes à la Gaspésie, comparativement à 1 homme 1 vote à Montréal (1): faut pas ambitionner les Gaspésiens.
      (1) Chiffres ronds: les comtés de la Gaspésie sont beaucoup moins peuplés que les comtés de Montréal, ce qui donne à la Gaspésie un poids électoral injustement surélevé.

    • mais oui, ici on n'a pas besoin de richesse, ici on taxe les riches et les entreprises et s'ils quittent, tant mieux, ils sont des sales profiteurs. Ici on préfère être pauvres mais moralement corrects, ici on cherche d' être au niveau le plus bas, mais on se sent ,oh tellement bien!

    • Les "écolos" seraient donc des paresseux. Merci pour cette fine analyse. Mais la vraie paresse, intellectuelle, morale, est du côté de ceux qui entendent continuer sans réfléchir à détruire le Québec, à empoisonner ses habitants et à voler les générations futures.

    • Donc, en résumé, la Gaspésie est pauvre et ne devrait pas refuser une telle opportunité de créer de l'emploi.
      L'environnement, la qualité de vie, le bien-être ce n'est pas que du cash ! Réveillez-vous !

    • @Mh188888 : Pour vos notions de compréhension du réchauffement climatique vous avez la note ''échec''.
      Le CO2 est un acide. L'augmentation de ce gaz entraine une acidification des océans. Il en résulte un appauvrissement de la population marine et une baisse de production du phytoplancton. Le phytoplancton absorbe le CO2. Comme le ¾ de la planète est couverte par les océans, sont impacte est non négligeable. La croissance botanique par le CO2 est également fausse. Les plantes n'ont pas une croissance supérieur parce qu'il y a d'avantage de ce gaz, pas plus qu'un humain va grandir 2 fois plus si il mange 2 fois plus. De plus, avec la déforestation massive que nous connaissons (sauf peut-être quelques un qui préfère l'ignorer) nous avons de moins en moins de plante pour absorber tous ce nouveau CO2.
      Aux autres qui voie des avantages au réchauffement. Il y a une hausse de 3% en 2012 et une autre prévu de 5% en 2013 du prix des aliments à cause de la sécheresse que nous avons connu. Et le réchauffement en est seulement à ces débuts. Il n'y a pas juste notre petit territoire dans la vie!

    • Encore une fois c'est l'immobilisme.
      On ne semble plus être capable de distinguer le rapport entre les risques et les bénifices.
      Les autorités gouvernementales de crainte à perdre quelques votes "gèlent" les projets en les soumettants à des études qui atterrissent sur les tablettes.
      Continuons avec cette attitude qui nous appauvris. Laissons les générations futures payer pour les services que nous exigeons du gouvernement.Comment voulez-vous que le Québec devienne un pays s'il ne peut exploiter et s'enrichir de ses ressources.

    • Mais quelles sont EXACTEMENT, les retombées positives pour la population locale si cette compagnie engrange les millions ???????

    • "Le" Québec (enfin, un certain Québec) a peur du pétrole, du nucléaire, de l'uranium, du développement, du travail salissant, exigeant, difficile ou stressant. Tout particulièrement le Québec qui veut recevoir des services qui sont tous "gratuits" (scolarité, médicaments, santé) mais payés par d'autres. Ces autres étant les travaillants qui exploitent nos ressources, sachant bien que toute exploitation perturbe nécessairement l'environnement.

    • @ grosbonsang et autres mangeurs de pétrole (non mais tant qu'à se manquer de respect...)
      Si vous pensez que ces compagnies font du reboisement parce qu'elles se sont soudainement découvert un côté environnemental, alors vous êtes mal informé. Si vous pensez que le reboisement est suffisant alors c'est vous qui n'êtes pas informé. Vous êtes comme ceux qui pensent que le recyclage c'est super écologique. Quand vous aurez un peu de notions en environnement, en biodiversité, etc., alors vous viendrez dire aux autres qu'ils sont mal informés.
      Quand on voit le niveau de confiance qu'on peut avoir pour ce genre de compagnies avec lesquelles il n'y a jamais de problème. Alors à qui la faute si on n'a absolument pas confiance en elles?

    • Restez respectueux, je vous prie, on élève ainsi le débat. Par ailleurs, dois-je comprendre qu'aucun blogueur n'est influencé par les idées des autres? Par les positions contraires aux siennes? N'y a-t-il que deux voies: accepter béatement le projet Haldimand 4 ou rejeter tout forage pétrolier au Québec?

    • @horguelin: une autre raison pour laquelle le réchauffement climatique a peu d'impacts sur le Canada est que nous n'avons essentiellement pas de basses terres, i.e. des terres situées pendant des km et des km à moins d'1 m du niveau de la mer (comme en Floride, en Hollande, etc.). L'océan peut monter d' 1 m sans que cela dérange grand chose au Canada. Sandy a particulièrement fait des dommages dans les régions de basses-terres.

    • @ Mainguy
      "Apprenons à nous faire confiance, on sera ainsi moins souvent déçus....."
      AUCUNE confiance dans les sociétés minières. Il y a 679 sites miniers orphelins au Québec: orphelins de leur compagnie-mère, mais adoptés par... l'État. Les BS, ceux dont la collectivité doit payer les factures, ce ne sont pas les Gaspésiens, ce sont les minières!

    • C'est sûr et certain qu'il y a des risques. Mais, quel projet porteur de divers espoirs ça pourrait être ?
      Ce qui serait quand même avantageux pour toute cette région défavorisée par une activité économique plutôt aléatoire, qui se résume surtout au Tourisme et à l'exploitation forestière possiblement déjà trop active pour les surfaces concernées.
      D'autant plus que, la pêche commerciale n'est plus possible depuis longtemps et pour combien de temps encore...?
      Avec les années, les expériences accumulées dans ce genre d'activités d'extraction de ressources pétrolières, sur un site assurément pétrolifère, le risque devrait être moindre.
      Et puis, le maire de Gaspé, Monsieur Roussy, a possiblement vu en cette occasion la possibilité de faire ce qu'on appelle un "power trip" en bloquant cette possibilité du Québec de s'enrichir un peu, si c'est bien géré...
      Car, il va s'en dire que la question de redevance est primordiale. Donc, est-ce que le Québec saurait profiter de ses expériences antérieures, pour cette fois-ci exiger le plus de profits possibles de la ressource qu'on viendrait extraire de "son" territoire...?
      Répondre à ces questions devrait permettre de peser le pour et le contre puis, se faire une idée sur laquelle il ne faudra plus revenir parce qu'un coup engagé d'un côté comme de l'autre, il ne devrait plus y avoir de revenez y. Ou bien on donne l'aval à ce projet, ou bien on développe d'autres attraits pour permettre de sortir la Région du marasme économique dans lequel on la maintient.
      Merci de votre Attention

    • @MrChose
      et autres écolos mal informés.
      En Alberta, on réhabilite le sol et on plante plus d'arbres qu'il n'y en avait avant. J'y ai travaillé et je sais de quoi je parle.

    • @ honorable: Virginia Beach?!? Vous voulez dire Sandy? Estimation préliminaire des dommages: 65 milliards $ US, et ça inclut New York, un endroit où on n'avait pas trop l'habitude de ce "climat" jusqu'à présent...

    • Je trouve tout à fait dommage de voir que nous refusions systématiquement la possibilité d'exploiter les réserves pétrolières du Québec, alors que ceux qui s'y opposent roulent tout de même avec du pétrole tiré du sous-sol, ailleurs dans le monde.
      La pureté du pétrole que Pétrolia a trouvé dans le sous-sol de la gaspésie est suffisamment propre, pour faire tourner une tondeuse à gazon, c'est dire que nous utiliserions un pétrole de première qualité.
      Il faut cesser de toujours être en faveur d'être contre, pour plutôt, participer pleinement à assurer une exploration et une exploitation sécuritaire. Si le pétrole de Gaspé devait entraîner des inconvénients, pourquoi ne pas négocier les modalités de corrections de ces inconvénients, au lieu de dire non ?
      Il est vrai que la Gaspésie connaît un fort taux de chômage et la réforme de l'Assurance-Emploi du gouvernement Harper, risque d'entraîner plus d'inconvénients aux travailleurs saisonniers et à leurs familles, que l'exploitation pétrolière SÉCURITAIRE.
      Apprenons à nous faire confiance, on sera ainsi moins souvent déçus.....

    • Et pendant ce temps on autorise la construction du plus grand parc éolien du Canada dans Charlevoix pour produire de l'électricité dont on a pas besoin tout en déparant un des beaux paysages du Québec.Bravo!Bravo!et encore bravo!

    • @elcast: Vous avez peur de ce que vous ne connaissez pas et c'est normal, mais il faudrait au moins savoir comment un coffrage est fait et jusqu'à quelle profondeur il va. Pour la proximité, ce n'est évidemment pas idéal, mais on ne décide pas d'où se trouve le réservoir. À 10km d'une rivière, c'est quand même relativement loin. L'important ici est l'écoulement souterrain (et non les ruisseaux souterrains) pour savoir si jamais il arrivait quelque chose, où ça se déplacerait. Des ruisseaux il y en a partout, c'est l'héritage de la dernière glaciation. Pour l'endroit d'où je viens, ça n'a rien à voir ici, mais pour ton bonheur sache que je viens d'une ville située dans la région touristique de la Gaspésie...
      Il faut quand même y songer... Quand vous prenez l'avion il sécrase à coup sûr? La perception de risque ici est complètement disproportionnée.
      C'est évident que l'exploitation des sables bitumineux en Alberta est un échec au niveau environnemental, mais de la à penser que c'est du pareil au même partout, je vous prierais de considérer la Norvège...

    • Bon! Ca a l'air que Pétrolia vient d'annoncer qu'elle se retire du projet.
      Bravo! Les manifestants ont encore gagné! Alors maintenant que la compagnie s'en va, les manifestants vont pouvoir aller manifester pour que le gouvernement améliore l'assurance chômage et le BS!!
      Bravo les gaspésiens! Il vous reste toujours l'industrie florissante de la pêche pour vous créer de l'emploi!
      Sinon, any way, vu que les Québécois sont un peuple de quêteux qui veulent tout avoir mais payer pour rien, on continuera à vivre au dessus de nos moyens en utilisant l'argent qui vient de l'Ouest grâce à la péréquation! Pendant qu'eux, ils travaillent, nous, on pourra manifester et chialer.

    • Les québécois veulent retirer tous les profits du pétrole extrait. Pour cela, il faudrait qu'ils fassent tous les travaux d'exploration et non laisser payer tous ces frais par les autres. Lorsque l'on fait des travaux d'exploration, il arrive que l'exploitation ne soit pas rentable et les frais engagé sont perdus.
      Dans ce dossier, on laisse les autres engager tous les frais et lorsque les résultats sont positifs, on veut en retirer tous les profits.

    • @horguelin
      Eh oui...Sans parler des sécheresses, des récoltes qui fléchissent déjà. On pourra manger du plastique, j'imagine.
      Mettons qu'à fixer le regard de trop près sur le billet de banque, on perd un peu de perspective. Mais, bon, ce n'est ni la première, ni la dernière fois.

    • @horguelin, entre un climat plus chaud (celui de Virginia Beach, disons) et ses inconvénients (plus d'ouragans et de tornades) la plupart des gens préfèrent un climat plus chaud, malgré les quelques inconvénients.
      Preuve; essayez de vendre aux gens de Virginia Beach le climat de Montréal sous prétexte que ça leur donnera moins d'ouragans et de tornades. Je pense qu'ils vont vous dire: " un climat plus chaud a des avantages que vous choisissez d'ignorer".
      Ou essayez de vendre le climat de Rouyn-Noranda aux Montréalais, pour voir!

    • Certains ne semblent pas comprendre grand chose aux changements climatiques. Il ne s'agit pas de "réchauffement". Pensons plutôt inondations, tornades et ouragans. Les coûts seront monstrueux.
      La voiture électrique ne se rend pas encore à Rimouski, mais l'autobus et le train, si. (Le train pourrait être plus rapide, cela dit...)
      Quant aux Albertains-qui-l'ont-l'affaire, on en reparlera quand il faudra payer pour réhabiliter des kilomètres carrés de paysage lunaire et dédommager les populations humaines empoisonnées. Tout ça sera à vos frais, citoyens.

    • Ouf, j'ai plutôt l'impression que c'est vous qui avez peur des écolos, comme vous les appelez.
      C'est facile d'être pour un projet quand on n'en a que les avantages et pas les désavantages. Oui l'Alberta fait beaucoup d'argent. Mais au détriment de bien des choses. Leur modèle économique n'est pas viable à long terme. Négliger l'environnement, c'est comme négliger l'entretient d'un bâtiment. Au début, ça donnes des beau bilans financiers. Mais à la longue...
      Et l'économie d'énergie, vous en faites quoi? Et les redevances minables qu'on reçoit? Et vous voulez en rajouter?
      Le problème des finances publiques est de deux ordres:
      Le plus important, c'est l'entrée d'argent. Le fardeau fiscal étant rendu sur les épaules des contribuables.
      Mais il y a aussi les dépenses. Oui, le gouvernement pourrait être plus efficace. Mais on parle de réduire les taxes de 5 à 15%.

    • C'est vrai que la planete se rechauffe mais pas a cause du CO2.
      Le rechauffement de la planete est certainement la. On ne peut se fier aux prises statistiques de temperatures puisqu'on a prouve quelles n'etaient pas fiable. Par contre, il y a la fonte des glaciers comme preuve. Peut-etre neige-t-il simplement moins?
      Le CO2 nourrit les plantes comme l'oxygene nourrit les animaux. En augmentatn le CO2, on augmente les plantes et leurs croissances. Les plantes generent plus d'oxygene. Et le cycle recommence. C'est un equilibre entre deux limites durent a exagerer. Alors, il ne faut pas s'en faire avec le rechauffement ou le refroidissement climatique. Ca balance, mais ca se restabilise constamment. La terre en a vue d'autres: volcants, crash meteoritiques, supernova, vent solaire, etc. Arretez de vous en faire ou vous allez en developper une maladie. Lisez plutot sur les scientifiques qui comprennent vraimenet bien le phenomene.

    • @Mendell Je n'ai aucune expertise en matière de forage, mais nous ne sommes tout de même pas stupide au point de croire qu'il n'y a aucun risque d'associé à celui-ci. Ils parlent de faire un forage à même pas 500mètres d'un quartier résidentiel, et à moins de 10km d'une rivière à saumons.. Je présume que tu viens pas des régions, donc pour ton information, ils se trouvent énormément de petits ruisseaux dans les sous-terrains qui sont connectés à ces rivières. Les risques sont considérables selon moi et je trouves ça stupide de mettre en péril l'environnement et la qualité touristique d'une région renommée afin d'en extraire une si minime quantité de pétrole. Peut-être que pour toi c'est bénin, mais pour la population Gaspésienne ça représente de l'inquiétude pour leur région.

    • Pour ce qui concerne l'éthique et la morale, la réalité est que les Québécois consomment du pétrole. Si le Québec pouvait produire tout le pétrole qu'ils consomment ce serait l'idéal parce que l'argent qu'ils dépensnet en pétrole n'irait pas, primo à l'étranger, secundo encourager des régimes qui ne sont pas plus éthiques et moraux que nous et tertio, parce que c'est peut-être ce qu'il faudrait pour prendre véritablement conscience de ce que représente le pétrole.
      Que Petrolia exploite ou non ce réservoir, les Québécois acheteront quand même de l'essence et ils ne diminueront certainement pas leur consommation parce que Petrolia n'exploite pas ce réservoir.
      Donc, la seule vraie question est de savoir si ce gisement peut être exploité sans dommages à l'environnement ou sans dommages excessifs (parce que écraser une seule grenouille ne saurait être considéré comme un dommage suffisant).

    • En "kekpart" faut que ça commence .......Gaspé a raison. Ça ne se boit pas du pétrole.

    • @kalinelle: heureusement que vous n'étiez pas ici il y a 15 000 ans, pendant la dernière ère glaciaire, qui a duré environ 100 000 ans (nous somme présentement dans une ère interglaciaire), alors que Montréal était recouvert d'1 km de glace en permanence. Vous militeriez en faveur d'un arrêt climatique (le climat d'il y a 15 000 étant nécessairement pour vous le meilleur de tous les climats!), et m'avertiriez de toutes sortes de conséquences apocalyptiques (des inondations au printemps, par exemple!) si jamais le climat se réchauffait:
      "Croyez-vous vraiment qu'une fois emballé le climat va épargner le Québec à long terme? ", me dites-vous...
      Il y a 15 000 ans, vous auriez vu toutes sortes de négatifs à l'éventualité d'un Montréal vivable, i.e. un Montréal qui ne soit plus couvert de 1 km de glace en permanence.
      Eh bien, si le climat s'emballe, nous aurons un été qui dure 4 semaines de plus et un hiver qui dure 4 semaines de moins et nous vivrons dans un climat aussi apocalyptique que celui de NY City et du New Jersey présentement. Et les gens de Rouyn-Noranda vivront dans un climat aussi apocalyptique et repoussantes que le climat du Montréal actuel. Vous m'excuserez, mais ce type d'apocalypse est très vivable!
      Vos craintes présupposent que le climat présent, que ce soit le climat actuel ou celui d'il y a 15 000 ans, est le meilleur de tous les climats. Cette crainte est sans fondement logique. D'ailleurs, les snow birds vous le rappellent chaque année!

    • @Kallinelle: Quand vous serez capable de faire Rimouski Gaspé en voiture électrique l'hiver, on s'en reparlera. En plus, ce n'est que la moitié de la production mondiale du pétrole qui s'en va pour la combustion, l'autre moitié sert à produire des produits de consommation (comme les plastiques). Alors, même avec les énergies vertes, on a encore besoin de pétrole (comme pour produire des cellules photoélectriques par exemple).

    • @ Honorable
      Vous représentez parfaitement le citoyen moyen et son questionnement existentiel : Qu'est ce que ça va me rapporter à moi, moi et moi....
      Si moi, moi, moi je bénéficie d'un été plus clément le reste de ma vie, qu'est ce que ça peut me f..... que les générations futures en souffrent. Croyez-vous vraiment qu'une fois emballé le climat va épargner le Québec à long terme? Quelle vision réductrice et égocentrique!
      @ Mendell
      Et le développement d'énergies vertes? Avez-vous entendu parler de la voiture électrique, de l'autobus électrique (à Laval depuis cette semaine)...? Encore une fois, on reste ici dans un raisonnement passéiste.

    • En gaspésie, le développement est un sujet tabou!
      Que ce soit le pétrole, les mines ou le projet de cimenterie, tous se buttent à une contreverse entre écolos souvent nouvellement installés, ou de braves gens trop habitués à recevoir du gouvernement tous les programmes d'aide financière qu'ils exigent.
      "C'est pas une job que j'veux, c'est de l'argent" comme dit la chanson.
      J'habite dans cette région. Nombreux de mes amis sont prestataires de l'aide sociale ou de l'assurance emploi. Ils attendent leurs chèques de remboursement de T.P.S et de T.V.Q. et tous les moyens sont bons pour tirer le maximun de l'État. Programme de CLE, allocation-logement, prime au travail,,etc,etc.
      Ils sont devenus des" chialeux chroniques"
      J'ai travaillé quelques années dans les provinces de l'ouest et je compte y retourner prochainement. Là bas lorqu'on développe une route, une seule personne responsable donne les consignes comment construire le petit pont et la truite du ruisseau survie...Ici, ça prend 2 ans d'études à travers différents organismes gouvernementales et après multitudes recherches..on finit par construire le même pont, mais la truite meurt parce qu'on a trop eu de plans d'interventions.
      Avec ses gros "pick-up", le québecois consomme du pétrole mais le syndrome du "pas dans ma cour" est bien présente!
      Bonne chance aux investisseurs et aux développeurs de nouvelles
      façons d'agir!

    • Si je comprends bien, les ressources de 7,7 M de barils récupérables se trouvent uniquement dans le sous sol de la propriété Haldimand, près de Gaspé, qui appartient à Petrolia. Le potentiel de toute la région est beaucoup plus grand. On estime les réserves pétrolières en Gaspésie à des centaines de millions de barils. Mais encore là, il faut distinguer les réserves de ce qui est récupérable.

    • Le bel exemple de pensée unique. Le bel exemple de "c'est comme ça, et ça va rester comme ça". Citons :
      "il est difficile de s'en priver, n'en déplaise aux écolos ou aux Gaspésiens." = le ton un peu méprisant en prime.
      "Cela dit, ce n'est pas demain la veille que nous pourrons nous passer de pétrole" = Ah, vraiment ? Il le faudra bien un jour...mais bon, pourquoi s'en faire ?
      " la Gaspésie a, de loin, le plus fort taux de chômage" = Et vous croyez que ce sont des Gaspésiens qui travailleront sur ces puits ??
      " L'industrie et les municipalités ont besoin de normes pour guider leurs interventions" = C'est déjà mieux, comme affirmation, mais qui aura le courage de résister à l'appât du gain, à la dictature des sondages, et le reste ?
      "4,1 milliards... 33% ...7,7 millions...14,6 %,...." Ah, les beaux calculs. Les beaux chiffres. C'est si convaincant. Devant tout ça, on ne peut que se taire, right?Lâchez pas, M. Vailles et tous les autres. Lâchez pas. Plus on ira à fond de train, plus vite on sera forcés de passer à autre chose.

    • «Les revenus éventuels du pétrole, nous en avons cruellement besoin.»
      Y a-t-il encore quelqu'un d'assez naîf pour croire que les revenus du pétrole vont profiter à d'autres que les actionnaires de Pétrolia?

    • "...Il est à 350 mètres d'une quarantaine de maisons et de leurs puits de surface et à environ cinq kilomètres d'une rivière à saumon..."
      je suis convaincu qu'aucun d'entre vous qui écrivez ici n'en subiront les consequences commes ces residents et vous vous permettez de faire le gérant d'estrade... ah j'oubliais, ils sont subventionnés, ça vous donne tous les droits... deplaçons la fonction publique de Quebec vers Gaspé, on va voir si Quebec peut vivre sans subvention... faut vraiment etre hypocrite...
      - selon vous ils devraient dire oui, that's it, accepter l'offre tel quel - je voudrais bien voir ça le jour où cela se produira dans votre cour...pas à 20km... 350 m...
      anyway...

    • @basel: vous oubliez les emplois, l'expertise et les moyens pour permettre la découvertes de nouveaux gisements.
      @elisef: Le pétrole d'Anticosti est beaucoup plus difficile à extraire. S'ils en sortent 10%, c'est déjà très bien.
      @yvespj: Vous pensez pas que c'est mieux que rien? Au moins il se crée une expertise au Québec...
      @elcast: Vous basez vos dires sur combiens d'études en hydrogéologie? "Ce type de forage", vous êtes un spécialiste là dedans?
      @Kallinelle: Et vous pensez que faire venir du pétrole d'Afrique ou de la mer du nord c'est plus propre que de l'exploiter ici? Ça brule de diesel ces bateaux là...
      http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-import-export-petrole.jsp

    • La dette brute du Québec avoisine les 190 milliards de dollars. En supposant que 100% de la valeur de tout le pétrole de ce site soit versé directement à la dette (oui, j'ai bel et bien écrit 100%), à 100$ du baril, cela diminuerait la dette d'un spontaragonflant 0,4%. Cela diminuerait le paiement des intérêts sur la dette québécoise d'environ 23 millions de dollars par année. Bref, des peanuts quand on compare les bénéfices par rapport aux risques. La ville de Gaspé a raison.

    • Le débat est enflammé, mais très intéressant. L'environnement me tient à c?ur depuis plusieurs années. Je crois que c'est LE plus important problème sur notre planète. Mais dans l'état actuel de nos finances et de la Gaspésie, il sera difficile d'empêcher le développement du pétrole. J'avais une chronique facile à écrire jusqu'à ce qu'on m'explique les paramètres du forage en question. Je comprends que plusieurs autres forages ne posent aucun problème en Gaspésie et qu'ils sont bien acceptés par la population. M'enfin. Je suis confiant qu'on trouvera bientôt une solution, "à la québécoise", n'en déplaise aux détracteurs de notre modèle. Ne lâchez pas: personne n'est perdant à débattre respectueusement.

    • @Kalinelle, le réchauffement climatique, c'est une excellent nouvelle pour le Québec, le Canada et la Russie (1). Donc, on n'a vraiment aucune raison de se faire les promoteurs d'une réduction du réchauffement climatique. Laissons ceux que ça préoccupent s'en occuper et acceptons avec magnamité la possibilité que l'été dure 2 semaines de plus, que l'hiver dure 2 semaines de moins, que les routes soient moins souvent enneigées ou glacées, qu'il y ait autre choses ques des épinettes noires qui poussent sur la plus grande superficie du Québec, etc...
      Et surtout: qu'on développe ou non le pétrole de Gaspé ne va absolument rien changer au réchauffement climatique. Cessons de se mettre sur les épaules le fardeau et le salut de la planète.
      (1) ou, si vous n'aimez voir que les effets négatifs de ce réchauffement: ces effets négatifs sont beaucoup moindre au Canada et en Russie qu'ailleurs dans le monde.

    • Vendre la Gaspésie pour si peu de profit? Jamais. Les conséquences sur l'environnement sont très imprévisibles avec ce type de forage. Biensûr, Pétrolia vont dire que le risque de contamination est presque nul.. quel entrepreneur va être franc et honnête, au risque de perdre son profit? Les conséquences vont apparaitrent graduellement et lorsqu'il sera trop tard, nous entreprendrons des poursuites.. mais ça ne les effecera jamais. Bien que l'économie est en branle au Québec, je suis contre un forage pétrolier à si près des citoyens.

    • Je ne comprend pas l'argument des profits dans une région avec un fort taux de chômage contre la protection de l'environnement! Es-ce que la protection de l'environnement est plus importante dans une région avec un PIB élevé? L'accès à l'eau potable est un droit fondamentale qui ne peux être bafoué au nom de la création de la richesse.
      Il est aussi de bon ton de rabaisser les québécois à de simple petit chialeux qui se complaise dans la pauvreté. Pourtant, au Texas, royaume des gros camions, de la droite américaine et d'une région qui connait déjà une forte exploitation pétrolière, des écologistes se sont enchaînés pour bloquer un projet d'oléoduc (http://www.radio-canada.ca/regions/alberta/2012/09/25/004-tar-sands-blockade.shtml). Nous avons asser eu de catastrophe causé par les pétrolières que faire preuve de vigilance démontre un minimum d'intelligence.

    • @oktobte7
      Je suis bien d'accord vous. On ne touche à rien et les citoyens continuent de vivre leur existence dans le plus paisible paysage bucolique. Mais vous y touchez au problème (sans toutefois le citer) et j'ai nommé le citoyen! Ce cher citoyen du Québec qui veut tout gratuit mais le faire avec l'argent des autres. Il y'a une limite à ce petit stratagème. Comprenez-vous concrètement les implications d'une faillite?

    • "Et si les citoyens choisissent une autre voie pour préserver leur existence, ça vous est venu à l'idée? " (oktobre7)

      Pas de problème avec ça, mais SEULEMENT si les citoyens en question ne sont pas parmi les plus subventionnés du Québec. Trop facile de cracher sur le développement quand ce sont les travaillants d'ailleurs qui nous subventionnent.

      La région de Gaspé est TROP subventionnée par le reste du Québec et du Canada pour se permettre une telle attitude méprisante envers l'argent âprement gagné le reste du Québec et du Canada et siphonné vers Gaspé la nonchalante.

      Il y a une limite à ce que les fourmis subventionnent les cigales. Gaspé devrait relire la fable de LaFontaine...

    • De mon point de vue c'est une question éthique et morale.
      Est ce que le Québec veut vraiment contribuer au réchauffement climatique ou s?il ne veut pas, plutôt, s?inscrire dans la lignée des nations qui cherchent de nouvelles ressources moins polluantes pour soutenir son économie? À vous lire j'ai l'impression d'entendre un vieux slogan des années 70 : "Tout le monde le fait, fait le dont!"
      Je pense que, peut importe la nature de cette exploitation, les citoyens de Gaspé et tous ceux du golfe Saint-Laurent en général, ont raison de se montrer réticents. De nombreux accidents pétroliers ont fait la manchette dernièrement. Ce n?est rien pour rassurer!
      Allez lire le dernier rapport de Greenpeace sur les prévisions mondiales d'augmentation du CO2 dans l'atmosphère. Allez voir Chasing Ice, ce documentaire percutant sur la fonte des grands glaciers. Je pense qu'il faut savoir s'arrêter à un moment. Se montrer visionnaire. Chercher des alternatives.
      Bien sûr, remplir les coffres du Québec et renflouer le déficit est un objectif plus que louable. Nous sommes économiquement mal foutus. Devons nous absolument le faire en prenant des risques écologiques et en contribuant au réchauffement climatique déjà très avancé? Poser la question, à mon avis, c'est y répondre!

    • Il est quand même étonnant de voir tant d'obstruction au développement économique de cette richesse naturelle. Il me semble que ce serait une étape importante d'ouverture de d'aller de l'avant avec ces projets prometteurs. Si au Québec on laisse passer cette opportunité d'autres ne seront pas aussi frileux. Lorsqu'on met de l'avant des arguments tel que: ce n'est pas écologique, c'est polluant etc. je m'interroge. De nos jours, nous avons une kyrielle de spécialistes qui travaillent sur ces dossiers. Je crois que nous avons fait des progrès énorme depuis le début du siècle, pourquoi s'arrêter en chemin.

    • 7.7 Millions de barils à 100$ le baril = 707Milions $
      Si on assume une redevance (mettons) de 40%, ca fait 280Millions $.
      Bref, on veut possiblement détruire une région et un parc nationale pour des peanuts qui ne représentent même pas 1.1 MILLIEME de la dette du Québec. C'est rentable pour qui ce projet? pour La gaspésie? Certainement pas. Pour le Québec? C'est une goutte d'eau dans l'Océan du budget. Pour les actionnaires de Pétrolia? Ah! Ca oui, un petit 400Millions de revenus, c'est sur que c'est le fun.
      Oui aux projets Pétroliers qui vont enrichir les Québecois. Non aux projets pétroliers (et gaziers) qui vont enrichir les ex-cadres d'Hydro-Québec
      Basel Al-Kana

    • 7.7 Millions de barils à 100$ le baril = 707Milions $
      Si on assume une redevance (mettons) de 40%, ca fait 280Millions $.
      Bref, on veut possiblement détruire une région et un parc nationale pour des peanuts qui ne représentent même pas 1.1 MILLIEME de la dette du Québec. C'est rentable pour qui ce projet? pour La gaspésie? Certainement pas. Pour le Québec? C'est une goutte d'eau dans l'Océan du budget. Pour les actionnaires de Pétrolia? Ah! Ca oui, un petit 400Millions de revenus, c'est sur que c'est le fun.
      Oui aux projets Pétroliers qui vont enrichir les Québecois. Non aux projets pétroliers (et gaziers) qui vont enrichir les ex-cadres d'Hydro-Québec
      Basel Al-Kana

    • En gros, on nous parle de 7.7 M de barils... À 100$ du baril, ca fais 707 millions de $. Disons que le gouvernement va chercher une redevance de 40% (mettons...), ca nous donne 308 Millions... Des peanuts, autrement dit. Franchement, depuis le temps qu'on nous casse les oreilles avec le pétrole du Québec, j'espère qu'on est pas en train de vendre la Gaspésie pour 300 millions de dollars ou pour 0.1% de la dette du Québec.
      Oui aux projets pétroliers rentables pour les QUÉBECOIS, pas pour les actionnaires de Pétrolia.

    • yvespj nous fait la démonstration parfaite des conséquences d'une mentalité de subventionné. Il se demande, en substance: "est-ce que ça vaut la peine de produire quelque chose quand on sait que d'autres pays peuvent le faire à notre place".
      Une personne qui doit payer pour son pain quotidien, au lieu de le recevoir en paiements de péréquation, d'assurance-chômage, de bien-être social, en assurance ceci ou cela "gratuite", en scolarité gratuite ou en crédits de ceci ou de cela, ne se poserait jamais cette question.
      Mais quand de choses nous sont fournies "gratuitement", comme présentement au Québec, il est facile d'oublier que pour fournir ces services "gratuits" quelqu'un quelque part dans NOTRE pays plutôt qu' au Moyen-Orient, doit travailler à la sueur de son front.

    • Je vous cite: "quand une nappe de pétrole dort dans le sous-sol d'une région pauvre et d'une province surendettée, il est difficile de s'en priver, n'en déplaise aux écolos ou aux Gaspésiens." C'est évident que le seul argument valable est de mettre fin aux discussions, mettre en veilleuse toute réglementation et faire comme une certain Sarah Palin l'exigeait durant la campagne présidentielle américaine de 2008, "Drill, baby, drill". Et si les citoyens choisissent une autre voie pour préserver leur existence, ça vous est venu à l'idée? L'impératif économique auquel vous souhaiter la soumission de la population gaspésienne, il doit donc toujours s'appliquer au détriment de tout le reste?
      Et puis tant qu'à poursuivre l'interrogation, vos sources d'information proviennent-elles des thinks tanks établis par les évangélistes du marché?
      A. Pérusse

    • La rareté de plus en plus apparente du pétrole contribue à augmenter le prix du baril à chaque année qui passe. Je me demande alors quel est la raison de cet empressement puisque notre pétrole continue de prendre de la valeur plus les jours passent. Je vous rejoins sur l'idée que nous ne sommes pas à la veille de cesser de consommer du pétrole, mais je crois que nous avons l'obligation morale et environnementale d'y tendre. Pour y arriver, il faut réunir les conditions. Je ne suis pas vraiment opposé à ce que nous utilisions notre pétrole afin de diminuer le déficit de notre balance commerciale (consommer notre pétrole plutôt qu'en importer)mais le problème pour le moment au Québec, c'est que tout les projets énergétiques ne s'inscrivent dans aucune stratégie énergétique à long terme prévoyant l'utilisation de chaque filière. Par exemple, pourquoi autoriser le plus gros projet éolien dans la réserve faunique des Laurentides (300MW), énergie que Hydro-Québec devra acheter le MW à un prix beaucoup plus élevé (à des intérêts privés) qu'il ne pourra le revendre alors que le Québec sera en situation de surplus d'électricité jusqu'en 2027. Si nous avions un plan afin de substituer une utilisation d'énergie fossile (chauffage au mazout par exemple) pour le convertir à l'électricité ou à la biomasse forestière, afin d'améliorer notre balance commerciale, peut-être qu'alors ces projets deviendraient intéressants. Si seulement on pouvait nous garantir que nous allions profiter de la production pétrolière sur notre territoire et non se retrouver dans une situation où ce pétrole soit exporté au plus offrant. Bref, l'exploitation de nos ressources ne semblent pas toujours profiter au québécois ou si peu et je me demande pourquoi il en serait autrement avec le projet Haldimand 4. La réaction de Gaspé a au moins comme mérite de nous mettre sur pause quelques instants et de poser certaines questions que notre gouvernement provincial aurait dû peut être anticiper.

    • Il me semble aussi que la quantité de pétrole est plutôt minime pour justifier toute cette exploitation. Quand on pense à tout l'or noir qui dort à l'île d'Anticosti qu'Hydro-Québec à eu le malheur de vendre pour des PINOTTES, je ne comprend pas pourquoi les énergies ne sont pas mis sur les gisements vraiment payant. Je n'ai rien contre l'exploitation pétrolière, tant qu'elle est fait de manière responsable et que le gouvernement fasse d'excellentes redevances.

    • Il est désolant de voir une ville hyper subventionnée comme Gaspé faire la fine bouche face à des emplois lucratifs et un enrichissement collectif. Hyper subventionnée? Deux fois plutôt qu'une: 1) par la péréquation, dont une bonne partie provient des Albertains parce qu'ils travaillent fort et développent leur sous-sol au lieu de faire la fine bouche; 2) par les paiements d'assurance-chômage, paiements qui sont énormes à Gaspé et qui proviennent surtout des contributions provenant des autres régions.
      Je ne serais pas surpris si les gens de Gaspé retiraient 10 ou 20 fois plus de la caisse d'assurance emploi que ce qu'ils contribuent.
      Vite, appliquons le modèle suédois de l'assurance-chômage afin de responsabiliser Gapré et inciter ses résidants à un peu plus d'ouverture envers les possibilités d'emploi:
      "En Suède, la prime payée varie en fonction du risque que vous avez de perdre votre emploi. Par exemple, si vous travaillez dans le secteur financier, la prime demandée sera d?environ 13$ par mois*. Si vous travaillez dans la restauration et l?hôtellerie, des emplois plus précaires, la prime demandée sera de 60$ par mois*."
      http://www.antagoniste.net/2013/01/22/chomage-suedois/#comments

    • bah, le Québec est une province de chialeux de salon qui ne savent pas ce qu'ils veulent. Les écolos, les carrés rouges, les souverainistes, les gérants d'estrades, les connaisseux de cossins.
      Tout le monde a une idée sur tout et penser tout savoir sur tout et surtout avoir raison pardessus tout!
      Si on devait écouter l'opinion de chacun, et en tenir compte, la province serait en faillite d'ici 6 mois.
      Les gens ne veulent pas de nucléaire, de pétrole, de gaz, et charbon? Ok, on va faire des barrages... ahh non non non! pas de barrages, ca va modifier cette si belle rivière!! hmmmm... ok, on va dépenser 10 fois plus et construire des éoliennes! ahh non non non!!! Ca va gacher le paysage! Ok pour les éoliennes, mais ailleurs! Chez quelqu'un d'autre!!
      Les étudiants sont pauvres!! Il faut surtout pas augmente les frais de scolarité, même s'ils ne paient déjà que 13% de la valeur de leur éducation! Allez, on gèle les frais de scolarité! Même, on augmente les prêts et bourses! Allez! pas grave, ce sont les autres qui paient. Hen, les autres paient déjà 60% de leur salaire en taxes, impôts et autres frais? On ne peut pas aller chercher plus de revenus? hmmm... pas grave, on verra plus tard! Quoi, les universités sont déjà dans le trou de plusieurs millions, les hôpitaux aussi, les infrastrucutes, et tout le reste? Pas grave! Allez, on augmente les dépenses parce que les pauvres tit étudiants en ont besoin pour pouvoir vivre sur le bras des autres!
      On a du chômage, on veut de l'emploi! Ok, telle compagnie va venir s'installer chez vous! ahhh non non non! Leur siège social est aux États-Unis! Ils ne veulent pas accorder assez d'avantages sociaux! L'entreprise serait proche d'un quartier de 175 habitants et ca ferait un peu de bruit. On veut pas de cette entreprise chez nous!
      Le Québec s'enligne tout droit vers un beau gros mur, et ce sont les québécois qui pédalent le plus fort pour s'y envoyer le plus fort possible. Un bien petit peuple de grands-parleux / rien-faiseux.

    • Il serait intéressant de demander au maire de Gaspé pourquoi la ville permet l'entreposage de millions de litres de carburant sur son territoire? La ville a-t-elle pu avoir la preuve HORS DE TOUT DOUTE qu'il y a aucun risque pour la nape phréatique et les eaux de la Baie?

    • J'ai une question pour vous: est-ce que ça vaut vraiment la peine d'exploiter un gisement de 7,7 millions de barils quand on sait que les pays du moyen-orient pompent 1 million de barils par jour?

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