À propos du salaire des profs...

La question a fait beaucoup jaser au cours de la campagne électorale: faut-il augmenter le salaire des profs?

L'idée lancée par le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, ne manque pas de mordant. Le comptable propose de valoriser le métier d'enseignant en haussant substantiellement les salaires. Le chiffre de 20% a été évoqué.

La suggestion est intéressante quand on connaît les défis grandissants des enseignants du secteur public. Ils doivent composer avec une clientèle aux origines ethniques diverses, qui a été écrémée par le secteur privé et qui est ébranlée par les ruptures familiales. Parlez-en à n'importe quel prof: la tâche est rude, et rares sont ceux qui enseigneront jusqu'à 65 ans. La vocation s'étiole.

En théorie, une hausse des salaires pourrait attirer de meilleurs candidats dans le milieu et donc améliorer l'enseignement et diminuer le décrochage. En principe, il n'est pas évident qu'un meilleur salaire redonnerait aux profs leur vocation d'antan. Qu'importe, valoriser les enseignants, surtout les meilleurs, n'est certainement pas une mauvaise idée, avec de l'argent ou avec de meilleures ressources.

À ce sujet, une étude fort intéressante vient d'être publiée par le CIRANO, le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations. Les économistes Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot ont voulu comparer la rémunération des travailleurs du secteur public du Québec à celle des autres provinces.

Leurs travaux comparent une vingtaine de métiers ou professions avec les plus récentes données disponibles, soit les années 2008 à 2010. Leurs résultats sont frappants pour les enseignants, mais aussi pour les infirmières, les professionnels en finance, les éducatrices de service de garde et les secrétaires.

Les deux chercheurs s'attendaient à ce que les salaires des profs et des infirmières soient moindres ici qu'ailleurs, en valeur absolue, puisque le Québec est une province plus pauvre, en particulier face à l'Ontario et aux provinces de l'Ouest. Le Québec ne peut verser plus que ce qu'il a les moyens de payer.

Pour vérifier si la rémunération est adéquate, les chercheurs ont plutôt mesuré l'écart des salaires des fonctionnaires avec ceux de l'ensemble des travailleurs de la province, privés ou publics. Ils ont ensuite comparé cet écart avec celui des autres provinces.

Voyons ce que ça donne. Au Québec, un enseignant gagne en moyenne 45% de plus que le travailleur moyen québécois. Il s'agit, constatent les chercheurs, du plus grand écart des quatre régions analysées. En Colombie-Britannique, cet avantage en faveur des profs est de seulement 33%. Il est de 44% en Ontario et de 41% dans les autres provinces.

Autrement dit, les profs du Québec sont les mieux traités des quatre régions analysées si on compare leurs salaires à la moyenne des travailleurs.

L'avantage relatif du Québec sur l'Ontario pourrait même s'accroître au cours des prochaines années. Le gouvernement de Queen's Park est dans le rouge. Il vient de voter une loi spéciale qui gèle les salaires des profs pour deux ans. En 2010, selon l'étude de CIRANO, les profs du Québec gagnaient environ 7% de moins que leurs collègues ontariens.

Les conclusions des deux chercheurs sont radicalement différentes pour les infirmières. Non seulement leur salaire est moindre en valeur absolue qu'ailleurs, mais leur traitement est aussi nettement moins avantageux par rapport à la moyenne des travailleurs.

Ainsi, une infirmière au Québec gagne 38% de plus que la moyenne des travailleurs québécois, comparativement à 46% en Ontario et 50% en Colombie-Britannique. L'écart grimpe à 54% dans les autres provinces du Canada.

En valeur absolue, les infirmières du Québec gagnent environ 4,30$ de moins l'heure (13%) que leurs collègues de l'Ontario et 5,50$ de moins que celles de la Colombie-Britannique (16%).

Ce genre d'étude a évidemment ses limites. Les auteurs n'ont pas spécifiquement comparé la tâche des fonctionnaires dans chacune des provinces. De plus, l'étude ne tient pas compte de certains autres éléments de rémunération, comme la valeur des régimes de retraite, les journées de maladie remboursées, etc.

N'empêche, elle nous offre des renseignements éclairants sur les salaires relatifs de nos fonctionnaires par rapport à ceux des autres provinces. Étant donné notre capacité de payer, il faudra donc trouver autre chose que le salaire pour motiver les profs. Désolé.

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Commentaires (51)
    • Tous les conseillers en ressources humaines et les études de motivation du capital humain vous diront que le salaire n'est pas une variable qui augmente la motivation au travail.
      Baisser ou geler les salaires permet de retenir les gens qui aiment vraiment leur travail. Le rendement va donc augmenter avec les gens qui aimemt vraiment leur travail. De plus, les sommes économisées permettront de ré investir dans d'autres services aux citoyens , réduire le déficit ou de rembourser la dette public.

    • Je suis enseignant au primaire et suis près de la limite supérieure de l'échelle salariale. Toutefois, je dois dire que j'ai six années à l'université. Je ne me plains pas de mon salaire, ce que je revendique pour nos écoles c'est simplement des services pour nos élèves, mais attention, une vraie augmentation des services non pas uniquement un déplacement de personnel en disant qu'on vient de créer des postes en psychologie, en orthopédagogie, en éducation spécialisée ou autres. Ce que je ne comprends pas avec cette étude c'est comment on peut mettre dans un même panier le salaire des profs d'université et ceux du primaire. C'est là deux mondes et je ne parle même pas des conditions de travail. C'est comme si l?on pesait un melon d'eau et une pomme et qu'on déclarait que les pommes pèsent en moyenne 2 Kg...
      Pour terminer, sachez que dans le merveilleux monde de l'éducation, plus vous travaillez loin des élèves, plus vos conditions de travail sont bonnes.

    • @sauvageau, merci de votre commentaire. Je dis que les sciences sociales sont moins rigoureuses que les sciences biologiques. Vous m'amenez que les sciences biologiques cliniques sont imparfaitement rigoureuses. En somme vous calez encore plus les sciences sociales en montrant que leur rigueur laisse énormément à désirer puisque je les comparais, bienveillamment, à des sciences imparfaitement rigoureuses.


    • @gus18 10 janvier 2013 11h47 qui disait: Connaissez-vous beaucoup de métier ou l'échelle salarial compte 17 échelons après 4 années universitaire?
      Oui j'en connais beaucoup: Presque TOUS les professionnels du réseau de la santé, de l'éducation et de la fonction publique québécoise qui sont membres d'un ordre professionnels et qui requièrent un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat ont 18 échelons. Je pense à travailleur social, psychologue, psychoéducateur, orthophoniste, audiologiste, ergothérapeute, les agents de recherche, traducteurs, etc. Ingénieurs et avocats c'était le cas jusqu'à récemment aussi (c'est peut-être différent maintenant). Donc au Québec, non, les enseignants ne sont pas seuls.
      Et oui, ça devient un problème, cette loooongue route vers le top salarial.
      De plus en plus de jeunes professionnels (je pense aux orthos, physios et psychologues notamment) se tournent vers la pratique privée plutôt que la pratique publique car ils peuvent dès le départ avoir un salaire plus proche du top de l'échelle. Gagner 21$/h quand tu peux en faire entre 75 et 100$/h (selon la profession) au privé...Même en incluant le temps administratif non payé et les frais de bureau, pour un finissant, le choix du privé est très tentant. Surtout quand on constate que les conditions de travail sont loin d'êtres faciles au public.

    • Ce genre d'études a effectivement ses limites, comme vous le dites. Il y a plusieurs variables, outre le salaire moyen, à considérer. La différence salariale entre l'enseignante expérimentée et sous contrat et celle qui débute à peine est énorme. Mettre une enseignants sous contrat étant plus couteux, les écoles essaient parfois d'éviter de le faire. C'est arriver à ce salaire moyen dont vous parlez qui est long et difficile.
      Il reste qu'il en va de la logique de la CAQ de tout solutionner avec de l'argent. Cela pourrait aider partiellement, mais il est faux de prétendre qu'on réglera tout comme ça.
      Les profs se disent souvent sous-payés, mais surtout débordés par des classes trop nombreuses. Ce dont nous avons besoins, c'est de plus d'enseignant(e)s, de classes plus petites et de plus de financement institutionnel. Allons voir les 20% des enseignants qui quittent leurs fonction lors des 5 premières années de pratique et demandons leur ce qu'il faut pour les retenir. Allons voir les étudiant(e)s des facultés d'éducation qui abandonnes (dans certains programmes, le taux d'obtention du diplôme est inférieur à 30%) et demandons leur pourquoi ils ont abandonné. Si certains nous diront qu'ils ne se sentaient pas à leur place, je suis sûr que nous saurons aussi beaucoup de choses sur les difficultés de commencer ce métier. C'est de plus d'enseignants et enseignantes dont nous avons besoin, à une époque où de moins en moins de gens semblent s'intéresser à cette profession.

    • Balo: «Pouvez-vous justifier les raisons qui vous permettent de dire que l'état est mal géré?» Vous êtes sérieux là? Pour vous, l'État québécois est bien géré? Et puis quoi, vous croyez sérieusement que ce qui se passe au municipal ne se passe pas aussi au provincial en matière d'infrastructure routière par exemple?

    • Balo: un petite lecture des derniers rapport du vérificateur général, peut-être? Par exemple, en matière de TBI, on ne peut pas affirmer que ce fut une mesure particulièrement judicieuse...

    • Si les profs gagnent en moyenne 45% de plus que le travailleur moyen québécois, cela voudrait dire que la majorité des profs sont sur le bord de la retraite. Parce que le salaire de base d'un enseignant est de 38 000$ par année et cela prend 15 ans avant d'attendre le top des échelon et de gagner 72 000$. Avec 38 000$ on est très proche du salaire moyen québécois. Je serais curieux de savoir combien gagne un chauffeur d'autobus de la stm. Ça prend combien de temps pour un policier de Montréal pour atteindre son top échelon: seulement 4 ans, pompier même chose. Les cols bleus on n'en parlera pas. Ça va être difficile d'attirer des jeunes vers la profession, quand presque tout est plus payant qu'être prof pendant au moins 15 ans.

    • honorable :
      « Dommage que les sciences sociales n'aient pas la rigueur des sciences physiques ou biologiques.
      Je parie que l'étude de Montmarquette ne sera pas publié par un journal muni de comités de pairs.»
      Le même jour le devoir écrivait(1) : « Une grande proportion des publications relatant les résultats d?essais cliniques qui visaient à évaluer de nouveaux traitements contre le cancer du sein sont biaisées et ne rendent pas clairement compte des réelles efficacité et toxicité des thérapies expérimentées ». Quand on crache en l'air... !
      1- http://www.ledevoir.com/societe/sante/368034/plusieurs-publications-sur-le-cancer-du-sein-sont-biaisees

    • @Mme Vadnais
      Vous dites:"Le gouvernement est-il pauvre parce qu'il verse de trop gros salaires à ses employés ou parce qu'il contrôle mal ses dépenses et gère mal ses budgets? Juste ce qu'on apprend à la commission Charbonneau devrait vous suffire à réponde à cette question, il me semble. On a beau investir beaucoup, on investit mal."
      Je tiens à préciser que la commission Charbonneau ne s'est jusqu'à présent penchée que sur le domaine MUNICIPAL...qui n'est pas d'une juridiction gouvernementale...vous aussi faites des liens douteux. Pouvez-vous justifier les raisons qui vous permettent de dire que l'état est mal géré? Autre que par vos sophismes et vos arguments populistes?

    • M. Failles: par ailleurs, vos propos reprennent les éternels préjugés quant aux secteurs privé et public. À vous lire, aucun jeune du privé n'est d'origine ethnique, n'est ébranlé par des crises familiales ou vit des difficultés personnelles. Or, la réalité de l'éducation est bien plus complexe que cela...

    • M. Failles: vous écrivez: «Le but de l'étude, à mon avis, est de s'interroger sur la rémunération des salariés de l'État en fonction de notre capacité de payer. Comme nous sommes plus pauvres, l'État doit faire des choix. Or, le Québec est l'un des endroits dans le monde qui consacre la plus grande part de sa richesse à l'éducation.»
      Votre analyse est bien faible puisque vous ne considérez que deux variables. Or, notre capacité de payer ne dépend pas uniquement du salaire que l'on verse aux enseignants mais aussi de la façon dont on gère les dépenses en éducation et ailleurs. Le gouvernement est-il pauvre parce qu'il verse de trop gros salaires à ses employés ou parce qu'il contrôle mal ses dépenses et gère mal ses budgets? Juste ce qu'on apprend à la commission Charbonneau devrait vous suffire à réponde à cette question, il me semble. On a beau investir beaucoup, on investit mal.
      Faucon canadien: «S'ils ne sont pas satisfaits de leurs conditions d'emploi, y compris le salaire, qu'ils aillent travailler ailleurs.» Puis-je vous souligner deux éléments.
      1- La CAQ présume que la faiblesse actuelle des salaires des enseignants détourne d'excellents candidats de cette profession. Vous semblez donc ne pas accorder d'importance à la qualité de ceux qui enseignent à nos jeunes, finalement.
      2- Actuellement, dans certains domaines d'enseignement, on connait des pénuries de personnel.
      On remarque qu'aux difficultés actuels de recrutement de candidats valables en éducation, vous ne proposez aucune solution. Pour vous, l'éducation semble être un domaine comme un autre, au même titre qu'une entreprise de saucisses. Pensée simpliste et réductrice. Édifiant.

    • J'en ai marre de ces comparaisons. Elles ne tiennent pas compte du coût de la vie qui est moins élevé au Québec qu'en Ontario et encore moins qu'en Alberta. Elles tiennent encore moins compte des bénéfices marginaux qui viennent avec l'emploi d'enseignant.
      S'ils ne sont pas satisfaits de leurs conditions d'emploi, y compris le salaire, qu'ils aillent travailler ailleurs. De toute façon, ils avaient une bonne idée de ces conditions d'emploi lorsqu'ils se sont inscrit à l'université.

    • Bonjour M. Vailles,
      Bonne année 2013 et franc succès à titre de chroniqueur. L?étude publiée par CIRANO, est-ce la seule source qui a été considérée pour forger votre opinion? Le cas échant, est-ce possible de nous partager vos sources, démarches et réflexions? Merci.
      Cordialement,
      Pierre Sioui, Ing. Jr.

    • Le but de l'étude, à mon avis, est de s'interroger sur la rémunération des salariés de l'État en fonction de notre capacité de payer. Comme nous sommes plus pauvres, l'État doit faire des choix. Or, le Québec est l'un des endroits dans le monde qui consacre la plus grande part de sa richesse à l'éducation. Voici d'ailleurs ce qu'en dit l'excellent service de statistiques du ministère de l'Éducation:
      En 2008-2009, la dépense globale d?éducation par rapport
      au produit intérieur brut (PIB) est estimée à 7,7% au
      Québec1; par comparaison, ce taux est estimé à 7,1% dans les
      provinces de l?Atlantique, à 6,6% en Ontario et à 5,6% dans
      les provinces de l?Ouest. Lorsque l?on considère cet indicateur, il apparaît que l?effort financier en éducation demeure plus
      important au Québec que dans la moyenne des autres
      provinces. Aux États-Unis, la part du PIB allouée à l?éducation
      était de 7,5%.
      Si l?on compare la part du PIB allouée à l?éducation au Québec
      à celle des pays de l?OCDE en 2007, il ressort que le Québec se
      situe parmi les États dont l?effort financier est le plus
      important2. Cela s?explique surtout par les coûts de
      l?enseignement, qui sont relativement plus élevés au Québec
      que la moyenne de ceux des pays de l?OCDE. Il faut souligner
      également le fait que l?enseignement postsecondaire, plus
      développé au Québec que dans les pays de l?OCDE, a contribué
      de façon importante au plus grand effort financier en éducation
      au Québec.
      Par ailleurs, pour expliquer pourquoi le Québec a investi une
      plus grande part de son PIB dans l?éducation que le reste du
      Canada en 2008-2009, on peut considérer les quatre facteurs
      suivants : la dépense globale par étudiant, la richesse collective
      (définie par le PIB par habitant), le taux de fréquentation
      scolaire (défini par la proportion que représente l?effectif
      scolaire total dans la population des 5 à 24 ans) et le facteur
      démographique (défini par la proportion que représentent les
      jeunes de 5 à 24 ans dans la population totale).

    • Bonjour ! Se comparer aux autres provinces est justifiable, même que cette comparaison sert souvent d'arguments à la hausse des salaires. Le problème demeure que notre système d'éducation ne s'est pas adapté à sa clientèle ...''avec une clientèle aux origines ethniques diverses, qui a été écrémée par le secteur privé et qui est ébranlée par les ruptures familiales''. L'éducation est l'affaire de tous et le rôle de l'enseignant s'est élargi: pédagogue, psychologue, sociologue, philosophe, éducateur etc. Comme le dit un vieux proverbe : ''À chacun son métier et les vaches seront bien gardées.'', Le ministère de l'éducation doit rehausser les services surtout dans les écoles primaires, qui est la base. Il manque d'éducateur spécialisé, d'orthophoniste, de psychologue, de travailleur social, même de gardiens dans les cours d'école qui aiderait beaucoup à contrer le harcèlement. Il existe beaucoup d'incohérence comme dans une garderie, le nombre maximal d'enfants pour une technicienne de la petite enfance est de 20 avec des enfants de 5 ans et plus et 10 avec des enfants de 4 ans à 5 ans. On exige des enseignants un ratio d'enfants beaucoup plus élevé et on s'attend, comme parents à des miracles avec notre enfant. L'enseignant pourra accomplir son véritable rôle seulement si on le supportait dans la diversité de sa clientèle en engageant les autres professionnels afin de répondre adéquatement aux besoins de plus en plus criants. Au sujet de la comparaison des infirmières avec Ontario, il faut comparer la même chose. Au Québec, nous avons des techniciennes infirmières et des bachelières. En Ontario, ce sont uniquement des bachelières.

    • "un peu plus de 25 % des infirmières québécoises détiennent une formation universitaire. À cette enseigne, le fossé demeure avec les autres provinces, où en moyenne près de 35 % des infirmières ont fréquenté l?université. L?Alberta en compte plus de 40 %.

      Le nombre d?infirmières praticiennes spécialisées a doublé depuis 2007 : elles sont 2777 à pratiquer, mais ne représentent toujours que 1 % des effectifs. Au Québec, elles ne sont que 104, mais la progression est constante. En comparaison, l?Ontario compte 1653 superinfirmières.?

      Ni Montmarquette ni Vailles n?ont tenu compte de cela. La faute principale retombe sur Montmarquette, évidemment. Montmarquette aurait pu comparer des oranges à des oranges, mais il a préféré comparer un mélange d?oranges et de bananes à des oranges?
      http://www.ledevoir.com/societe/sante/368157/la-profession-infirmiere-gagne-en-popularite-et-rajeunit

    • Je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de Gus18. J'en suis à ma 13e année d'enseignement et il me reste encore 2 échelons (2 années) avant d'atteindre le plafond salarial de ma profession. C'est sûr que le plafond à 74 000 $ est intéressant, mais quand on commence à 36 000 $ (32 000 $ dans le temps) après 4 ans d'études universitaires, on n'enseigne vraiment pas pour le salaire gagné.

    • Je suis professeur au cégep et j'enseigne dans une discipline scientifique depuis 25 ans. J'ai une maîtrise dans ma discipline et bien que je suis presque au sommet de l'échelle salariale, cela m'a pris de longues années pour y accéder. Si vous critiquez mon salaire, mes conditions de travail et mes vacances, considérez aussi l'enseignement à dispenser...et vous verrez qu'enseigner, ce n'est pas si facile qu'il n'y paraît. J'ai travaillé dans une compagnie privée il y a 5 ans (j'avais pris une année sans solde)....et si je compare les deux emplois, je suis loin d'être trop payé.... Vous payez 50 $ l'heure le plombier qui débouche votre toilette...croyez-moi, dans bien des cas, vos enfants sont encore plus bouchés (dans le sens de leur horizon de pensée). Alors donnez-nous un break pour le salaire et laissez-nous faire notre travail. Si ce qu'on fait est facile et surpayé, ne vous gênez pas et venez enseigner...

    • Je ne prends pas au sérieux la CAQ. Qui ne se souvient pas du budget l'an 1 de François Legault d'un Québec souverain?
      Avec une dette de 200 milliards de dollar et l'économie mondiale fragile, il n'est pas le temps d'augementer subsentiellement le salaire d'aucun des employés de l'état. Comme le démontre le dernier budget, Québec n'a aucun marge de manoeuvre. On coupe même le bugget des ministères. On oublie que les employés de l'état sont chanceux avec leur sécurité d'emploi et leur généreux régime de retaire comparé au privé.
      Encore une fois, Legault a montré qu'il n'est pas sérieux et pas prêt pour être premier ministre. On ne règle pas une situation complexe d'une simple équation.

    • Vous prenez un drole de raccourci en vous servant de cette etude pour decider si les profs doivent ou non etre mieux payes. En tant que societe, le Quebec peut decider de mieux payer les profs tout comme il peut decider de la gratuite scolaire. Le fait d'etre mieux paye que dans une autre province n'indique pas qu'il faille s'en contenter. Votre question est interessante mais personne n'a vraiment explique le pouvoir d'attraction des meilleurs candidats par le salaire. On voit que les ingenieurs sont alles vers le prive et ont delaisse la ville de Montreal a cause entre autre des salaires...ce qui a laisse un vide d'expertise. Les profs peuvent aller au prive ou dans un autre champ d'activite...Comme dans n'importe quel domaine tous n'ont pas le meme niveau de passion pour l'enseignement.

    • M. Francis Vailles, vous comparez des choses incomparables.... Comment pouvez-vous comparer le salaire des profs avec le salaire moyen au québec....???? Il faut plutôt comparer notre salaire avec le salaire des professionnels québécois....!!!! Comparez-vous le salaire des avocats ou des comptables québécois avec le salaire moyen des québécois...???? Non..... Votre grand titre dans La Presse est tout à fait insultant pour une prof qui pratique au pays depuis plus de 30 ans.... et qui a même enseigné en Colombie-Britannique au début de sa carrière.... Le salaire est beaucoup plus intéressant là-bas.... entre parenthèses.... faut regarder le pouvoir d'achats aussi...! Mais mis à part les autres provinces,.... si les gens comme vous nous considéraient à notre juste valeur...., on ne comparerait pas notre salaire avec le salaire moyen.... mais avec le salaire moyen des professionnels......... Ce qui fait une nette différence.....
      Allez réfléchir, M. Vailles..... Votre comparaison est loin d'être acceptable..... et juste......!!!!
      Marie-Pierre Ancel, enseignante au primaire, Commission scolaire des Grandes seigneuries, Qc

    • Bien entendu, ça ne prouve rien, mais quand même: j?adore enseigner, je suis chargé de cours à l?UQAM depuis 10 ans, je donne plusieurs cours en sus de mon travail à temps plein, mais je ne deviendrai jamais prof à temps plein parce que j?y perdrais beaucoup trop d?argent. Je préfère garder mon job et enseigner à temps partiel. Les profs sont beaucoup trop mal payés et la profession n?attire pas nécessairement les meilleurs candidats ou ne les retient pas.

    • Si on augmente de salaire des enseignants, alors on doit aussi augmenter leur imputabilité.
      Je n'ai pas de problème avec des salaires plus élevés, même que je trouve que c'est une excellente idée. Mais il faut aussi s'attaquer à la sécurité d'emploi. Les mauvais profs, dehors.

    • Monsieur Vailles,
      Vous concluez: «Étant donné notre capacité de payer, il faudra donc trouver autre chose que le salaire pour motiver les profs. Désolé.»
      1- En quoi des comparaisons avec des provinces canadiennes anglophones sont-elles valables quand il s'agit de se prononcer sur l'impact d'une augmentation de salaire d'individus travaillant au Québec? Un jeune québécois, qui se demande quel métier il occupera plus tard, ne se soucie pas du salaire d'un enseignant en Ontario mais bien de celui au Québec par rapport à d'autres emplois demandant une formation universitaire similaire, par exemple. Il s'en moque de l'écart canadien. Il compte généralement travailler au Québec.
      2- Pour motiver les enseignants, peut-être faudrait-il encore savoir ce qui les motive, le leur demander au lieu de le présumer? Or, quand je demande à mes collègues enseignants, une augmentation de salaire vient bien loin dans leurs pensées. Les réponses les plus fréquentes sont l'ajout de spécialistes efficaces, la réduction de la taille des classes, l'achat de matériel...
      Par ailleurs, la forme que devrait prendre une éventuelle valorisation des enseignants est biaisée dans votre approche. Vous ne la concevez uniquement que par les aspects économique et financier: «Qu'importe, valoriser les enseignants, surtout les meilleurs, n'est certainement pas une mauvaise idée, avec de l'argent ou avec de meilleures ressources.»
      Or, la valorisation de la profession d,enseignant, outre par de meilleures conditions de travail fournies par l'employeur, relève d'une pensée sociale favorisant le savoir et l'éducation, comme l'ont souligné des intervenants précédents.

    • Avec l'exigence d'un doctorat pour pratiquer, les psychologues gagnent moins que les professeurs...

    • @Mcsween: votre opinion est très bien élaborée. Je suis 100 % d'accord avec vous. Le travail de journaliste est difficile, mais ce n'est pas une raison pour se faire simplement le haut-parleur de résultats très mal documentés et très mal contrôlés pour susciter la controverse.
      En tout et pour tout, la faute principale est celle de Montmarquette et du CIRANO, je dirais. Leur étude est fort peu sérieuse: elle est une loghorrée de chiffres superficiels presqu'impossible à interpréter, ce qui ouvre la voie aux interprétations les plus loufoques. Et dans ce que j'en ai lu, il me semble que bien des caveats y sont manquants.
      Dommage que les sciences sociales n'aient pas la rigueur des sciences physiques ou biologiques.
      Je parie que l'étude de Montmarquette ne sera pas publié par un journal muni de comités de pairs.

    • @honorable
      Le prof qui aura 28 élèves fera une meilleure job que celui qui en a 35. Pour en arriver à la même qualité de travail, il devra en faire plus en dehors de la classe s'il en a 35. Son taux horaire sera donc le même. Aucun gain pour le prof. Juste pour l'employeur.

    • @gus18
      La "pyramide" hiérarchique en éducation a une base très large comparé à un autre emploi dans le privé. 30 profs dans une école et un directeur plus son adjoint. Il fallait leur donner une façon de monter dans l'échelle sans qu'ils changent de poste. Et de toute façon, il n'y a pas un grand évantail de poste en éducation.
      Moi, j'ai monté de trois échelons en 25 ans : programmeur, analyste, DBA. Et je n'irai pas plus haut. Ca ne m'intéresse pas d'être boss. Mais mon expérience fait que mon salaire monte pareil. J'ai changé de langage programmation. Ca fait monter le salaire également.

    • Je ne comprends pas trop comment l'étude en question a pu arriver à la conclusion que le salaire des enseignants québécois est de seulement 7% inférieur à celui des enseignants ontariens. J'habite en Outaouais. Ma femme enseigne au Québec et j'enseigne moi-même en Ontario. Calculez ça comme vous voulez mais pour le même nombre d'années de service, j'ai un salaire de 95 000$ et ma femme de 62 000$. Je suis au plafond de mon échelle salariale alors que me femme atteindra son plafond dans seulement 5 ou 6 ans. À ce moment là, il y aura tout de même un écart d'environ 20 000$ dans nos salaires annuels. Il faudrait vraiment préciser les données de cette étude car cela donne une mauviase impression de la situation. Notez que nous avons ma femme et moi le même nombre d'années d'études universitaires.

    • Si je ne m'abuse, la taille des classes dans les écoles est plus petite au Québec que dans le ROC. L'étude de Montmarquette n'a pas tenu compte de cette variable. Toutes autres choses étant égales, l'enseignant d'un groupe de 35 étudiants mérite un plus haut salaire que l'enseignant d'un groupe de 28.
      Somme toute, l'étude de Montmarquette semble extraordinairement superficielle. Je doute qu'elle soit jugée acceptable dans n'importe quel journal académique sérieux. Il aurait été préférable de se concentrer sur une ou 2 professions, comme enseignant et infirmières par exemple, et contrôler de manière minimalement sérieuse pour les diverses variables.
      Là où l'étude tient le moins est sans doute le cas des infirmières, pour les raisons indiquées à 10h17.
      Le tout me rappelle la caricature suivante:
      http://xkcd.com/451/

    • Je crains malheureusement que la question de valorisation de la profession d?enseignant ne puisse être réglée que par une bête augmentation salariale. L'argent ne règle pas tous dans la vie. Ce n'est pas l'argent qui prévient les burn-out et l'épuisement professionnel. Personnellement, je crois que l'évolution du contexte social et des mentalités envers la profession et l'éducation en sont pour beaucoup. Par exemple, aujourd'hui le fardeau de la réussite n'est plus sur l'étudiant, mais bien sur les professeurs et le système d?éducation. Certaines personnes ne semblent également pas bien comprendre leur rôle en tant que parent dans l?éducation de leur(s) enfant(s). Trop souvent les parents prennent aveuglément le parti de leur enfant au détriment de l?enseignant. Il semble toujours y avoir une bonne raison pour justifier l?échec de son enfant. Aujourd?hui, l'éducation est trop souvent vue comme un service que l'on paie et que par conséquent, ce service nous est redevable en nous octroyant un diplôme, ce qui tend à déresponsabiliser les étudiants. Le rôle du système est de nous fournir un service de qualité dans des conditions propices à la réussite. Mais c?est au bénéficiaire que reviendra toujours la tâche de réussir. Lorsque l?inverse se produit, c?est là que le fameux nivellement par le bas fait son apparition?
      Je crois également que la majeure partie de la population comprend très mal les conditions de travail, l?accès à l?emploi en début de carrière, les tâches, le rôle de l?enseignant, etc. On est malheureusement trop souvent aveuglé par les préjugés et les arguments populistes liés à la profession.
      Bref, c?est d?un changement de mentalité envers l?éducation dont la société québécoise et la profession d?enseignant ont grandement besoin?pas juste une augmentation de salaire...

    • @fvailles: j'ai posé une question sans faire aucune insulte. Relisez le 11h37. Il suffisait de répondre par la dernière ligne de votre 11h57. Votre préambule était superflu.

    • Une question pour les sceptiques: un enseignant qui gagnerait 70000$ en Haïti serait-il mieux traité qu'un enseignant ici gagnant le même salaire, toute chose étant égale par ailleurs?

    • Je trouve tout ça extrêmement drôle, les salaires des fonctionnaires, les avantages des fonctionnaires... comme si personne ne pouvait en être un! Mais bizarrement, côté "serré" la ceinture, personne ne parle du préposé à l'imprimante qui gagne 45 000$ par année... ni non plus des de nos très utiles et oh! combien dispendieux assistés sociaux... Dans une société ou le nombre d'emplois dépasse la quantité de main d'oeuvres, je trouve tout ça très drôle! oh! mais faut pas en parler! je risque d'être vulgaire et raciste, faciste même! alors lançcons des pierres sur tous les fonctionnaires tout en évitant d'en envoyer à ceux, payer par l'état aussi... mais pour rien faire!

    • @c_olivier: j'aime bien votre commentaire. Cependant, puisque je fais partie de la liste des professionnels que vous avez énumérés, je peux vous affirmer que le salaire moyen d'un notaire en pratique privé est loin de faire de lui un bien nanti. La croyance répandue est que le notaire est bourré de fric. La réalité dans son bureau est que la concurrence est féroce et que dans peu de cas, une fois les frais payés, fait-il au-delà de 40 000$. J'ai oeuvré 4 ans en pratique privée et mon année la plus payante aura été de 33 000$ brut. Peut-être que pour certains 33 000$ est être bien nanti. Pour les professionnels qui ont quitté le milieu privé, la situation est meilleure, je suis tout à fait d'accord. Je ne cherche pas à contredire votre affirmation, mais je parle pour ma profession. Autrement, je suis d'accord avec vous.

    • Un mois de vacances la première année en Ontario?
      Retraite à 55 ans?

    • méchante étude inutile. Pourquoi ne pas comparer sur le coût moyen d'acquisition d'une voiture tant qu'à y être. Tsé, une patate a beau s'appeler pomme de terre, ça n'en fait pas une pomme pour autant

    • Bon point Gus18!

    • Cher honorable, en quoi l'insulte alimente-t-elle le débat? Pourquoi me prêter de mauvaises intentions? Surtout sous le couvert de l'anonymat. Et ça vaut pour tous: peut-on s'élever un peu et laisser les insultes et insinuations de côté? J'ai tenté tant bien que mal de mettre le lien, hier soir, mais il était indisponible au moment de la tombée.

    • Connaissez-vous beaucoup de métier ou l'échelle salarial compte 17 échelons après 4 années universitaire.La question n'est pas tant au niveau du salaire ,que le nombre d'année pour y parvenir.

    • Voici le texte de Montmarquette et Viennot-Briot:
      http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2012RP-20.pdf
      Pourquoi ne l'avez-vous pas donné dans votre article, afin de permettre aux lecteurs de juger par eux-mêmes?

    • Merci dcsavard. Et merci à tous pour les commentaires. Par ailleurs, l'étude n'a effectivement pas tenu compte de l'expérience du bassin d'emplois ou d'éléments de ce genre. Mais cela dit, je n'ai fait part que des cas où les conclusions sont nettes. Dans le cas des profs et des infirmières, le salaire relatif est plus élevé ici (profs) ou plus bas (infirmières) que dans les trois autres régions. La tendance est claire. Par ailleurs, l'État rémunère ses employés en fonction de ses moyens, mais ce principe pose problème quand la concurrence internationale intervient, comme c'est le cas pour l'embauche de profs universitaires. Parlez-en à HEC Montréal! Bien heureux de voir que le sujet provoque un certain débat, en autant qu'il reste respectueux.

    • "L'avantage relatif du Québec sur l'Ontario pourrait même s'accroître au cours des prochaines années."
      Le profs du primaire ont été gelés pour deux ans et ils auront 0.5% les deux autres années. Tout un accroissement !!!
      @honorable
      Bonne idée de comparer l'expérience. Mais avec les départs anticipés qu'on a eu ici il y a 10-15 ans, il me semble qu'on devrait être moins expérimenté ici.
      Il faudrait également comparer les études pour arriver à être prof. Ici, c'est un CEGEP 4 ans d'université. En Ontario, ils ont une année desecondaire de plus, pas de CEGEP et quatre ans d'université.
      @rex007can
      Touché !!

    • @kurtz,
      je pense que vous n'avez pas bien saisi le noeud de cette argumentation. Il ne s'agissait pas de justifier une baisse de salaire en comparant à la moyenne régionale, mais bien de comparer des régions en utilisant un barême ayant une certaine neutralité et qui prendrait implicitement compte des particularités régionales. Donc, la moyenne salariale s'est imposée comme barême simple. Cela ne dit pas tout, mais comparer l'écart entre le salaire moyen d'une région avec l'écart d'une autre région permet tout de même de mettre les choses en perspective. Ce sont les écarts entre régions qui sont comparés ici. Pas l'écart avec la moyenne d'une même région comme justification à une baisse comme vous le prétendez.

    • Vous avez effleurer la vrai source du probleme. Les enseignants ne manque pas d'argent... c'est de ressources quils ont besoin.

    • L'étude est basée sur l'hypothèse implicite que le niveau d'expérience des enseignants et infirmières au Québec vs ailleurs est le même. Est-ce le cas? Sinon, il faut corriger les données en conséquence.
      Par exemple, supposons que l'âge moyen des enseignants au travail est le même au Québec et ailleurs. Cela confirmerait la conclusion.
      Supposons maintenant que l'âge moyen (proxy pour le niveau d'expérience) des infirmières au travail au Québec est inférieur à l'âge moyen des infirmières ailleurs. Cela pourrait faire paraitre artifciellement bas leurs revenus.
      De plus, alors qu'il n'y a qu'un sorte d'enseignants, en gros, il y a plusieurs catégories d'infirmières: auxiliaires, techniciennes, practiciennes, cliniciennes, etc. Peut-être que la distribution de ces catégories est différentes au Québec et dans le ROC.
      Un autre exemple: aux USA, la moitié des anesthésies sont faites par des infirmières, alors qu'ici elles sont toutes faites par des médecins. Les infirmières anesthésistes gagnent en moyenne $ 180 000 aux USA.
      Je crains que ces contrôles élémentaires n'aient pas été faits par l'étude que vous décrivez. S'ils n'ont pas été faits, les chiffres que vous nous montrez sont intéressants, mais il n'est alors pas clair de déterminer ce qu'on peut en conclure.

    • omni-tag, vos conclusions sont fausses puisque 35% peut aussi bien être 35 000$ que 35$. Selon le salaire maximal des profs, on peut donc compter aux alentours de 40 000$ pour le salaire moyen. Ce qui comprends autant les étudiants à 9.90$ que les mieux nantis, (avocats, médecins,notaires ou ingénieurs). Notez que si tous les travailleurs avaient plus de moyen, ils n'auraient pas nécessairement plus de pouvoir d'achat. On appel ça l'inflation.

    • Vous me corrigerez si je me trompe, mais je trouve que cette étude comporte deux biais:
      1) elle ne considère pas les taux de diplômation: puisque le taux est moindre au Québec, il est normal que l'écart soit élevé. Autrement dit: le travailleur ontarien ou albertain moyen est plus diplômé que le travailleur moyen québécois, donc c'est normal que sa rémunération se rapproche de celle d'un professionnel.
      2) elle ne considère pas non plus les salaires nets, influencés fortement par les taux d'imposition. Le gouvernement québécois reprend une grande partie du salaire offert à ses employés (ce que les autres provinces font beaucoup moins) et par conséquent, au même salaire, l'enseignant ontarien aura plus d'argent qui lui restera dans ses poches que l'enseignant québécois. Le lien avec l'étude? L'écart de 45% pour les enseignants québécois se rétrécit comme peau de vache une fois imposé (en considérant que tous les petits salariés du Canada ne payent presque pas d'impôts).

    • Votre propos n'a aucune profondeur. On pourrait aussi utiliser votre argument pour BAISSER le salaire d'autres fonctionnaires: ingénieurs, directeurs de service, des procureurs du gouvernement, juges, députés, conseillers municipaux (sans parler des policiers et des chauffeurs d'autobus)
      Combien tous ces gens gagnent-ils de plus que la moyenne des Québécois? Cette argumentation est absurde. Prenez tous les métiers qui demandent une formation universitaire et vous verrez que la plupart sont payés beaucoup plus que la moyenne québécoise.
      Pour caricaturer, vous nous dites: "Hey, un prof gagne plus qu'une caissière de banque, donc pas besoin de mieux le payer, c'est pas si pire"
      Quant à la comparaison avec les infirmières, elle ne tient pas compte du fait qu'il y a des infirmières bachelières et d'autres qui ont seulement une technique collégiale. Le salaire n'est pas le même.
      Comparez le salaire d'un ingénieur du gouvernement (4 ans d'université) avec celui d'un prof au secondaire (4 ans d'université) et vous aurez un portrait plus juste de la situation salariale des enseignants. Combien de burn out de moins chez les ingénieurs vs les profs?
      Vous avouez que l'études a des limites...pour mieux les ignorer. Bref, vous parlez à travers votre chapeau Monsieur. Désolé.

    • Ici, "45% de plus que la moyenne des travailleurs Québécois", là "38% de plus que la moyenne des travailleurs Québécois"...
      Et ce ne sont pas des présidents de compagnies ni même des directeurs adjoints !
      Ça ne prouve qu'une chose ultimement : Les travailleurs Québécois ne gagnent vraiment pas grand chose.
      Benoît Duhamel.

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