Claude Picher en quatre chroniques

(Montréal) Le chroniqueur Claude Picher prend sa retraite après une longue et fructueuse carrière journalistique. Nous reproduisons ici quatre textes de M. Picher, dont nous avons retenu des extraits dans La Presse Affaires du 14 octobre 2011.

Samedi 22 octobre 1994

J'ai mon voyage! Mon maudit voyage!!!

Dans La Presse d'hier, mon collègue André Pépin nous apprenait que l'administration Doré s'apprêterait à accorder la semaine de quatre jours à ses cols bleus. Voilà qui semble assez irresponsable en soi. Mais ce qui est pire, bien pire, stupéfiant même, c'est que le syndicat refuse l'offre!

Apparemment, ces pauvres petits choux ne veulent fournir que 35 heures par semaine, alors que la grosse méchante administration leur en demande 37 et demie. Et ce n'est pas tout: la municipalité, ô abomination, voudrait introduire des horaires de travail flexibles. C'est, pensez donc, une inadmissible atteinte aux droits acquis!

Mais, grands dieux, sur quelle planète ces gens vivent-ils?

Voilà des employés (nous les avons tous vus «à l'oeuvre», dans les rues de la ville; vous serez certainement d'accord avec moi, amis lecteurs, pour dire que le terme «travailleurs», dans leur cas, ne s'applique pas), voila des employés, donc, qui profitent déjà de conditions de travail exceptionnelles.

Sans aucune formation ou compétence particulière (comme par exemple, les infirmières qui travaillent beaucoup plus fort mais gagnent beaucoup moins), sans qu'on leur demande de prendre la moindre initiative, sans avoir à assumer de responsabilités de quelque importance, le col bleu coûte en moyenne 54000$ par année à la Ville de Montréal (et encore plus si on tient compte de sa caisse de retraite).

Ce sont des privilégiés dont la sécurité d'emploi est garantie par une convention collective blindée mur à mur. Ils ont une caisse de retraite, des clauses normatives, des congés fériés, des assurances collectives en or.

Toutes ces largesses, évidemment, sont financées à même les taxes des contribuables montréalais, déjà écrasés par un des régimes fiscaux les plus voraces au pays. Toute cette inépuisable générosité se produit dans une des villes les plus pauvres du Canada, dans une ville où la misère saute aux yeux pratiquement à tous les coins de rue, dans une ville qui compte 30 p. cent de chômeurs et d'assistés sociaux.

Compte tenu du rendement des cols bleus, c'est déjà un authentique scandale.

En rejetant la semaine de quatre jours, le syndicat des cols bleus démontre son profond mépris à l'endroit de la population montréalaise.

Ce n'est pas la première fois.

À chaque fois que les cols bleus ont quelque différend avec leur employeur, il se trouve que la propriété publique est mystérieusement saccagée, que l'équipement de la Ville est inexpliquablement saboté, que les dauphins de l'aquarium meurent d'une maladie inconnue, que les portes de l'Hôtel de ville sont défoncées, que les rues deviennent subitement encombrées de déchets, que la violence et l'intimidation s'installent dans la vie des Montréalais. La liste des méfaits de ces grand bébés est trop longue. Assez, c'est assez!

Un temps, l'administration Doré a cru candidement qu'elle parviendrait à amadouer ces matamores en diminuant la sous-traitance, se pliant ainsi à la vieille rengaine syndicale voulant que les sous-traitants soient moins efficaces que les employés syndiqués (ce qui est loin d'être prouvé). Cela n'a servi à rien.

En bout de ligne, les cols bleus ne comprendront qu'un seul langage, celui de la camisole de force.

Peu importe qui sera le maire de Montréal dans quelques semaines, sa priorité devra consister à régler le cas de ces gras durs qui empoisonnent le vie des Montréalais depuis trop longtemps. Quoiqu'en disent Pierre Bourque ou Jérôme Choquette, ce dossier dépasse la compétence de la Ville de Montréal. Il est grand temps de demander l'intervention du gouvernement du Québec. Cela pourrait aller jusqu'à l'imposition de la tutelle, ou le retrait de l'accréditation syndicale, ou encore une loi spéciale.

Le gouvernement péquiste a beau avoir des sympathies syndicales, il y a quand même une limite au tolérable.

D'autant plus que le syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, peut être sans s'en rendre compte, est en train de forcer l'opinion québécoise à réfléchir sérieusement sur le mouvement syndical lui-même.

Les syndicats peuvent-ils encore prétendre être des agents de progès social? Ne se comportent-ils pas plutôt comme des corporations, dans le sens médiéval du terme, c'est-à-dire comme des chapelles intéressées d'abord à la défense des privilèges de leurs membres, même si cela se fait au détriment de l'ensemble de la population?

Dans le cas des cols bleus montréalais, la réponse est claire.

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Samedi 10 février 1996

Deux Québécois sur cinq dépendent de l'État

On parle beaucoup de l'importance de l'État dans l'économie, particulièrement à une époque où les finances publiques sont dans le cul-de-sac que l'on sait.

Deux étudiants au programme de maîtrise en sciences de la gestion, à l'École des hautes études commerciales, Yves Gagnon et Steven Gonzalez, viennent de me faire parvenir à ce sujet un document fort intéressant.

Les deux chercheurs se sont intéressés à chiffrer l'ampleur de la contribution de l'État au revenu des particuliers. Leur conclusion : d'une façon ou de l'autre, 40 % des Québécois vivaient directement grâce à l'État en 1993. Une estimation pour 1995 permet de croire que cette proportion a légèrement baissé. Le chiffre peut sembler énorme, mais en y regardant de plus près, on réalise à quel point le gouvernement prend de la place dans notre vie.

Il y a d'abord un premier groupe de personnes, celles dont la survie est assurée par les transferts aux particuliers : assistés sociaux, prestataires de l'assurance-chômage, et retraités dont la majeure partie des revenus provient des rentes gouvernementales. On peut ajouter les bénéficiaires de pensions d'orphelins et les détenus, qui vivent à la charge de l'État, chaque détenu coûtant quelque 40 000 $ par année au gouvernement.

Un deuxième groupe concerne les employés des gouvernements et de leurs organismes : fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux, enseignants, infirmières, policiers, cols bleus, militaires, chauffeurs d'autobus, employés d'Hydro-Québec, de la SAQ, de Radio-Canada, et autres sociétés d'État.

Attention : il ne s'agit surtout pas ici de conclure que ces travailleurs vivent aux crochets de l'État. Ils sont payés parce qu'ils le méritent, pour leur temps, leur travail, leur expertise, comme dans le secteur privé. Quand on dit qu'ils «vivent» de l'État, cela veut dire la même chose, par exemple, qu'un journaliste qui «vit» de son salaire à La Presse.

Les auteurs de la recherche expliquent d'ailleurs très bien que leur but n'était pas de porter un jugement sur les groupes qui dépendent financièrement de l'État, que ce soit par l'intermédiaire de leur emploi ou de programmes sociaux, mais de faire «ressortir la vulnérabilité des économies canadienne et québécoise».

«À l'aube de compressions majeures dans les dépenses gouvernementales, écrivent-ils, il est évident que des millions d'individus seront très durement atteints et que le mode de vie d'une grande part de la population risque d'être bouleversé.»

Ces précisions étant faites, voyons de plus près le résultat de leurs travaux.

Les chiffres les plus récents sont ceux de 1993, que l'on pourra consulter dans la colonne de gauche, dans le tableau au bas de cette chronique. Toutefois, il existe fréquemment des écarts importants entre la réalité, telle qu'elle se vit sur le terrain, et les chiffres officiels qui fournissent un portrait périmé dès leur publication.

Ainsi, dans le dossier qui nous occupe, on sait que de nombreuses retraites anticipées, licenciements et autres départs ont été observées dans la fonction publique et les sociétés d'État entre 1993 et aujourd'hui. On sait aussi que le taux de chômage est moins élevé qu'il y a deux ans, mais que le nombre d'assistés sociaux et de retraités a augmenté. C'est pour cela que les auteurs ont établi une estimation pour 1995, que l'on retrouvera dans la colonne de droite.

Leur méthodologie est simple et rigoureuse : ils ont procédé par addition, en consultant les documents officiels de différentes sources, tout en ajustant les chiffres dans certains cas. Ce ne sont pas tous les retraités, par exemple, qui peuvent être considérés comme dépendant des pensions gouvernementales. L'étude ne porte donc que sur les 66 % de personnes âgées dont les pensions constituent la principale source de revenus.

Il est important de rappeler que ces chiffres ne concernent que les personnes dépendant directement de l'État, donc qui reçoivent un chèque du gouvernement ou d'un de ses organismes, et que ce chèque constitue leur principale source de revenus. Sont donc exclus de la compilation les pigistes et travailleurs contractuels, les administrations autochtones, ainsi que tous ceux qui, indirectement ou partiellement, doivent leur emploi à des subventions ou des abris fiscaux comme le Fonds de la FTQ.

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Samedi 2 septembre 2000

Le compte courant, cet inconnu

Oui, oui, je sais, amis lecteurs, il n'y a à peu près rien de moins sexy que le titre qui coiffe cette chronique.

À part une poignée d'économistes, à peu près personne, au Canada, ne s'intéresse à l'évolution de cette bizarre et rébarbative chose qu'est le compte courant. Cette semaine, comme d'habitude, c'est dans l'indifférence générale que Statistique Canada a publié ses chiffres trimestriels sur le sujet.

Et pourtant, le solde du compte courant, qui chiffre l'ensemble des échanges canadiens avec l'étranger, constitue sans aucun doute un des instruments les plus efficaces pour mesurer la santé de l'économie.

Les chiffres les plus récents montrent que le Canada a dégagé, pour le deuxième trimestre consécutif, un énorme excédent au compte courant. C'est un revirement complet par rapport à l'année dernière.

En 1999, pendant les six premiers mois de l'année, le Canada a subi un déficit de 3,5 milliards au compte courant. Cette année, pour la même période, il dégage un surplus de 8,4 milliards.

Voici, à titre d'exemple, l'impact de ces chiffres sur le marché canadien du travail. Entre janvier et juin 1999, les Canadiens ont dépensé en moyenne 20 millions de dollars par jour pour créer 110 000 emplois à l'extérieur, principalement aux États-Unis. Cette année, pendant les mêmes six mois, les étrangers, surtout les Américains, ont dépensé 45 millions par jour pour créer 275 000 emplois au Canada.

La nouvelle, ce me semble, est de quelque importance...

Le tableau ci-contre permet de comprendre, en un coup d'oeil, ce qu'est le compte courant, et comment il a évolué par rapport à l'an dernier. Le calcul que je vous propose a été considérablement simplifié par rapport aux documents officiels. S'il fallait reproduire le tableau complet fourni par Statistique Canada, nous n'aurions pas assez de toute cette page.

On considère d'abord le commerce des marchandises, c'est-à-dire les exportations et les importations. À ce chapitre, le Canada a toujours enregistré des surplus. Certes, comme le montre le tableau, les importations ont beaucoup augmenté depuis un an, mais l'explosion des exportations a amplement suffi à combler l'écart. Dans l'ensemble de ses échanges commerciaux avec l'étranger, le Canada dégage, pour les six premiers mois, un surplus de 24,5 milliards, en hausse de 62 % sur l'an dernier.

Il tombe sous le sens qu'un surplus d'une telle ampleur contribue largement à maintenir et à créer des centaines de milliers d'emplois au Canada.

Vient ensuite une série de secteurs où le Canada est déficitaire. Le solde touristique mesure la différence entre ce que les Canadiens dépensent à l'étranger, et ce que les touristes de l'extérieur dépensent au Canada. À ce chapitre, le Canada est traditionnellement déficitaire, notamment à cause de la popularité des destinations-soleil en hiver. Cette année, on voit que le déficit touristique du premier semestre est légèrement plus élevé que l'an dernier, mais il ne s'agit pas là d'une détérioration préoccupante.

Dans les services, le Canada fait davantage appel à l'expertise extérieure qu'il ne réussit à vendre ses services (consultats, génie-conseil et autres services professionnels). On remarque toutefois, cette année, une amélioration sensible, avec un déficit de deux milliards, presque 400 millions de moins que l'an dernier.

Amélioration sensible, également, du côté des revenus de placement, et notamment des intérêts. Le Canada demeure un pays lourdement endetté, mais les dettes publiques et privées ont commencé à diminuer de façon importante, surtout depuis que les finances publiques ont retrouvé l'équilibre. Le paiement des intérêts sur la dette extérieure contribue fortement à détériorer le compte courant. Cette année, les Canadiens ont payé 13,7 milliards de plus en intérêts à leurs créanciers étrangers que ce que les prêteurs canadiens ont perçu de leurs débiteurs internationaux. L'an dernier, l'écart se situait à 14,1 milliards.

Très nette amélioration, également, sur le front des profits et divididendes. Il s'agit ici de l'ensemble des bénéfices que les entreprises canadiennes rapatrient de leurs opérations internationales, moins les bénéfices des multinationales qui sont rapatriés au siège social. Depuis un an, le déficit du premier semestre est passé de deux milliards à moins de 500 millions.

Le Canada, enfin, dégage un surplus dans les transferts privés et publics (l'étudiant étranger qui reçoit des fonds de son pays d'origine, les Néo-Canadiens qui expédient de l'argent dans leurs familles, les transferts entre gouvernements, notamment).

Le plus simplement du monde, c'est en additionnant tout cela que l'on parvient à voir dans quelle mesure le Canada profite (ou est victime) de ses échanges avec les autres pays.

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Mardi 24 novembre 2009

L'arnaque du lait

Peu de consommateurs le savent, mais il existe au Canada, entre les gouvernements et les producteurs agricoles, une connivence pour maintenir les prix des produits laitiers à des niveaux élevés.

On appelle pudiquement ce système la "gestion de l'offre", et c'est un sujet rigoureusement tabou. Vous n'entendrez jamais un politicien dénoncer le système, et les rares commentateurs qui osent le remettre en question se font clouer au pilori par le puissant lobby des producteurs laitiers.

Il a donc fallu une bonne dose de courage au Conference Board, organisme de recherche économique réputé, pour publier, hier, un rapport-choc qui décortique, en 45 pages bien tassées, "les pratiques, les acteurs et les pressions" qui se cachent derrière la "gestion de l'offre".

Vrai, les producteurs laitiers ne l'ont pas toujours eu facile. Dans les années 60, ils sont plus ou moins victimes de l'instabilité des prix internationaux et se considèrent à juste titre les otages de l'industrie de la transformation qui impose ses propres politiques de prix. Les producteurs de fromage perdent leur principal marché d'exportation avec l'adhésion du Royaume-Uni au Marché commun européen. Ça va mal.

C'est le gouvernement Trudeau, dans les années 70, qui inaugure le système de gestion de l'offre. L'objectif est simple et bien intentionné: assurer aux producteurs laitiers des revenus stables et des rendements équitables. C'était il y a 40 ans. Beaucoup de choses ont changé depuis ce temps, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la formule vieillit mal.

Le document identifie les trois piliers qui soutiennent le système: le contrôle des prix, le contrôle de la production et le contrôle des importations.

Au Canada, les prix des produits laitiers ne sont pas déterminés par le marché, mais par les administrations publiques, qui se basent sur les coûts de production. Cette approche comporte plusieurs défauts.

D'abord, les consommateurs paient trop cher. Aux prix de détail, le litre de lait entier coûte 64 cents de plus au Canada qu'en Australie, un pays où la gestion de l'offre n'existe pas. Pour une livre de beurre, la différence est de 1,50$.

L'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) considère d'ailleurs que ce transfert des consommateurs vers les producteurs constitue une forme de subvention agricole.

De plus, puisque les prix sont fixés en fonction des coûts de production, les producteurs n'ont aucun intérêt à mieux contrôler leurs coûts. C'est ainsi que les prix à la consommation des produits laitiers augmentent plus vite que l'ensemble des prix alimentaires: 38% de hausse en 10 ans, contre 27% pour l'ensemble des prix alimentaires.

Les grands gagnants sont évidemment les producteurs laitiers, dont les marges de profit sont très largement supérieures à celles des autres producteurs agricoles: une plantureuse moyenne de 13% par année, contre une perte moyenne de 2% chez les producteurs non assujettis à la gestion de l'offre.

Le deuxième moyen, c'est le contrôle de la production. On y parvient au moyen d'un système de quotas. À partir du moment où vous limitez la production, il est clair que vous allez faire grimper les prix. Évidemment, avec les marges de profit que l'on vient de voir, il est payant de détenir des quotas. C'est ainsi que les producteurs laitiers d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec l'image classique du petit producteur artisanal. Ce sont de véritables gens d'affaires.

L'étude évalue de façon prudente que la valeur marchande moyenne du quota laitier au Canada dépasse les 2 millions de dollars; dans l'ensemble du pays, il y en aurait donc pour 28 milliards, dont 11 milliards au Québec, la principale province productrice. Dans ces conditions, on comprend que seulement 3% des producteurs laitiers déclarent des revenus inférieurs à 50 000$. En revanche, 64% d'entre eux ont des revenus supérieurs à 250 000$. Chez les producteurs agricoles non protégés par le système, 52% déclarent des revenus inférieurs à 50 000$, et seulement 14% dépassent les 250 000$.

Enfin, le contrôle des exportations vise à bloquer l'entrée de produits laitiers au Canada en imposant des tarifs prohibitifs. Ainsi, sur le lait de consommation, le Canada impose un tarif de 241%; sur la poudre de lait écrémé, de 270%; sur le beurre, de 299%. Les producteurs locaux sont ainsi protégés de la concurrence étrangère, mais ce sont encore les consommateurs qui en font les frais. Sans compter que de tels tarifs nuisent à la réputation du Canada.

Quarante ans après l'introduction de la gestion de l'offre dans le secteur laitier, il est grandement temps de se demander si le système a encore sa raison d'être. Évidemment, l'influent lobby des producteurs laitiers fera tout pour maintenir un système qui le sert si bien. Le mérite du Conference Board est d'avoir attaché le grelot au cou du chat. Reste à savoir si l'appel sera entendu.

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